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EXPOSITIONS PASSEES
MONDE
Année 2004 |
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ALLEMAGNE |
KARLSRUHE : Kunsthalle
" Eugène Delacroix
: rétrospective "
Du 8 novembre au 1er février 2004 " |

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Le Musée des Beaux-Arts de Karlsruhe rend hommage à Eugène Delacroix (1798-1863) en
présentant actuellement l'une des plus grandes expositions jamais consacrées en
Allemagne au maître du romantisme français.
Plus de 220 oeuvres, peintures, dessins, aquarelles et gravures en provenance de plusieurs
musées européens et américains, mais aussi de quelques collections particulières ont
été réunies pour donner un aperçu du parcours et de l'oeuvre de Delacroix, et le faire
connaître davantage au public allemand.
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Cette exposition couvre tout le parcours du maître français et développe ses thèmes
les plus chers autour de son fameux voyage au Maroc de 1832, au cours duquel il découvre
la lumière et d'où il raménera de nombreux croquis, études, esquisses et aquarelles
qui lui permettront de réaliser par la suite
ses oeuvres orientalistes . C'est ainsi que l'on découvrir des dessins tels "Noces
juives au Maroc", "Danseurs arabes", "Maure assis", mais aussi des
oeuvres majeures telles que"Kaïd, chef marocain" de 1837, " La
Chasse aux lions" , "Jeune tigre jouant avec sa mère" de 1830.
Une partie de l'exposition est également consacrée aux illustrations de Delacroix
pour les oeuvres de Goethe , le" Faust" en 1828, de Shakespeare,
"Hamlet" en 1843 , tandis que par ailleurs des oeuvres telles que "Le combat du Giaour et du
Pacha" de 1835, ou encore "Apollon vainqueur du serpent python" de
1851, traduisent par leurs couleurs violentes la lutte de Delacroix contre sa maladie
pulmonaire.
Enfin des oeuvres plus tardives, comme "La mer à Dieppe" de 1854, ou
"Paysage près de Baden-Baden" de 1855, sont également présentées dans le
soucis de souligner l'évolution de sa technique qui avec des successions de touches
annonce l'admiration que les impressionnistes lui porteront quelques années plus tard.
Illustration : E. Delacroix : "Femmes d'Alger dans leur appartement (détail)
1834 - Huile sur toile -180 x 229 cm ©
Musée du Louvre Paris
Dossier Delacroix
(LMDA)
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AUTRICHE
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VIENNE : Osterreichische Galerie
du Belvedère
" Fritz
Riedl - Rétrospective "
Jusqu'au 22 février 2004
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images/Riedl4_petit.jpg
non disponible
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Cette importante exposition présente l'oeuvre de
Fritz Riedl, le plus grand maître autrichien de la tapisserie moderne.
Né à Vienne en 1923, Fritz Riedl étudie de1938 à 1939, puis de 1945 à 1947à l'Ecole
des Beaux Arts de Vienne .
En 1948 il découvre l'art de la tapisserie, un art auquel il décide ensuite de se
consacrer presque exclusivement.
Les tapisseries de Fritz Riedl rencontrent rapidement un grand succès. Invité à
participer à la Biennale de Venise en 1954, il accède à une reconnaissance
internationale, qui lui permet de participer à de nombreuses expositions dont celle de
Sao Paulo en 1963 qui consacre son oeuvre.
De 1967 à 1976 Fritz Riedl décide de résider au Mexique, à Guadalajara où il a
établi ses ateliers de tapisserie, tout en faisant des conférences à l'université.
Nommé professseur en 1976 à l'Université des Arts à Linz en Autriche où il a fondé
l'Institut pour la Conception de Textile, il dirige cet établissement jusqu'à sa
retraite en 1991. Depuis lors Fritz Riedl, qui vient de célèbrer son quatre- vingtième
anniversaire réside et travaille à la fois entre le Mexique et Linz.
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Tandis que traditionnellement les tapisseries reproduisent des
images de différentes sources figuratives, chez Fritz Riedl, dès ses débuts, ses
sources d'inspiration sont des figures abstraites ou des formes géométriques. Avec les
années 1950, son inspiration évolue vers des représentations dominées par une
inspiration d'ordre vegetal ou par les couleurs et les flammes du feu, donnant des formes
que l'on dirait inspirée de l'art informel ou du tachisme.
La symbiose entre les formes abstraites et les représentations colorées et matérielles
constituent les caractéristiques essentielles et inimitables de son oeuvre et
caractérisent l'oeuvre d'un des plus grands maître contemporains de la tapisserie
moderne.
Illustration : Fritz Riedl : " Composicion Escudo " - 2003 - ©
Coll.Part. |
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CANADA
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MONTREAL : Musée
des Beaux Arts
" Jean Cocteau, l'enfant terrible"
Du 06 mai 2004 au 29 août 2004 |
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Cette exposition présente la plus grande rétrospective jamais
consacrée au Canada au poète français, 40 ans après sa mort. Elle réunit plus
de 700 oeuvres, dont des dessins, des photographies, des manuscrits, des sculptures,
des objets, et des documents audiovisuels inédits, qui illustrent de manière complète
les diverses facettes de Cocteau, écrivain, dramaturge, poète, dessinateur d'exception
et cinéaste admiré, qui fut sans doute l'un des créateurs les plus féconds du milieu
du XXème siècle.
Figure majeure de la vie culturelle de son époque, Jean Cocteau incarne au-delà de
l'image réductrice de sa disparité et de sa créativité diversifiée, toutes les
contradictions et la complexité de sa personnalité artistique, mais aussi celles
de son temps.
Cette exposition met en scène l'homme rendu célèbre par ses apparitions dans
l'actualité culturelle et mondaine de l'après-guerre et l'artiste qui reste finalement
encore assez méconnu dans la diversité de son oeuvre.
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images/Cocteau05_petit.jpg
non disponible
Sanford Roth :
" Portrait de Jean Cocteau "
© Coll. Part. © ADAGP
Paris.
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Ce sont 335 dessins, 300 photographies, 22 tableaux d'artistes majeurs du siècle
qui l'ont célébré, des manuscrits, des sculptures et des extraits de films et de
documents qui illustrent là, le parcours et la personnalité de l'artiste et du cinéaste
auteur du "Sang d'un poète",
d' "Orphée", du "estament d'Orphée", des
"Enfants terribles", de "La Belle et la Bête", des
"Parents terribles", ce qui permet de découvrir une oeuvre somplexe et
multiple, souvent novatrice et parfois engagée.
Car Jean Cocteau est un homme qui entretient et exploite les contraires pour les
rapprocher. A la fois moderne et classique, révolutionnaire et conservateur, il est
au centre d'une galaxie d'artistes les plus divers, qui lui permet de se lier d'amitié
avec Picasso, de s'opposer à André Breton et à André Gide, de rencontrer Jean Marais,
mais aussi Edith Piaf et Coco Chanel de se faire peindre ou
photographier par Kisling, Picasso, Modigliani, Delaunay, Man Ray, ou Andy Warhol,
d'admirer Chirico, et Stravinsky, dans un croisement des personnalités artistiques
et de disciplines qui s'influencent entre elles en permanence.
L'oeuvre de Cocteau a résisté aux modes successives, et il demeure l'un des tout
premiers artistes du XXème siècle pour qui le temps fût un matériau artistique dans
son éphémère et son inacessible, et par la volonté qu'il voulut à vouloir tout vivre.
(LMDA) |
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ESPAGNE
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MADRID : Musée
du Prado
" Edouard Manet "
Du 6 octobre au 11 janvier 2004
>>> Prolongation jusqu'au 08
février 2004 |
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Cette exposition se consacre pour plus d'un tiers des oeuvres présentes, à Edouard Manet
et à sa "manière espagnole" en référence à Diego
Vélasquez.
Diego Vélasquez (1599-1660), en effet est la référence la plus
élevée en matière artistique, pour les peintres français du milieu du XIXème siècle,
et en particulier pour Manet, car son oeuvre inaugure en effet une nouvelle vision plus
libre de la peinture, plus proche de la vie, et de la réalité des hommes.
On admire beaucoup alors dans son ensemble la peinture espagnole, Murillo, de Ribera,
Zurbaran, mais avant tout Goya, qui apparait alors comme l'artiste qui concrétise le
mieux la transition entre le classicisme espagnol et la peinture moderne. Cette influence s'exerce
fortement sur la manière de peindre des artistes français comme Delacroix,
Millet, Corot, Courbet, Degas et quelques autres, comme Ribot, Legros, Carolus-Duran ou
Bonnat, mais surtout sur Edouard Manet (1832-1883) qui compose durant sa
vie de nombreuses peintures où apparait avec vigueur cette admiration qu'il vouait à la
peinture espagnole.
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Cette exposition met en regard les oeuvres des artistes contemporains d' Edouard Manet,
avec celles des artistes espagnols les plus admirés à cette époque, pour montrer la
véritable fascination des artistes français pour cette nouvelle manière de peindre.
Ainsi parmi les oeuvres importantes de quelques grands maîtres, quelques tableaux de
Francisco de Goya, héritier direct de Vélasquez dominent en nombre, pour montrer les
filiations et les influences immédiates que l'on trouve de lui, par exemple chez Eugène
Delacroix, mais surtout dans plusieurs oeuvres majeures d'Edouard Manet.
lllustration : Edouard Manet : "Le Chanteur Espagnol" 1860 Huile sur
toile 147,3 x 114,3 cm
© Metropolitan Museum New York
voir dossier " Edouard Manet "
(LMDA)
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ETATS-UNIS |
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NEW YORK : Musée Guggenheim
" Brancusi : l'essence des choses "
Du 11 juin au 19 septembre 2004 |
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Après son passage à la Tate Britain de Londres,
cette exposition gagne New York et le Musée Guggenheim, pour honorer une nouvelle fois
Constantin Brancusi (1876-1957), qui fut l'un des artistes majeur de la sculpture moderne
et l'un des plus originaux du vingtième-siècle.
Son abstraction et son primitivisme qui sont présentés ici selon les étapes de son
évolution, attestent qu'il fut un artiste aussi important dans le développement de l'art
moderne que l'aura été Picasso pour la peinture.
Cette exposition réunit plus d'une trentaine de sculptures de Brancusi qui sont
aujourd'hui largement reconnues comme des icônes du modernisme en matière d'art.
Le choix de Brancusi s'est porté sur des matériaux tels que le marbre, la pierre à
chaux, le bronze mais aussi le bois, et son expression l'a consacré, dans sa recherche
des lignes les plus pures, comme l'un des principaux artistes d'avant-garde, en matière
de sculpture. Ami proche de Modigliani et de Marcel Duchamp, son travail a largement
inspiré de nombreux sculpteurs contemporains tels Barbara Hepworth , Karl Andre, Donald
Judd entre autres. Brancusi est né en Roumanie en 1876 et étudie à l'Ecole des Beaux
Arts de Bucarest à partir de 1902 . En 1904 il vient à Paris, où il rencontre
Auguste Rodin qu'il admire, mais avec qui il refuse de travailler, car "Rien, dit-il,
ne pousse à l'ombre des grands arbres". Encouragé par lui, il commence dès 1907 sa
quête d'une recherche des lignes les plus simples pour transcrire sa représentation des
figures, et en arriver jusqu'au point de l'abstraction. Sa recherche des formes et des
lignes pures sont pour lui les mobiles de son art et de son évolution.
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non disponible
Brancusi dans son atelier
vers 1933 -1934 ©
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non disponible
Brancusi : " Le Baiser " 1907
H : 28, L : 26, P : 21 cm
© Musée d'Art Moderne Cracovie
© ADAGP - Paris
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Cette exposition
démontre ce caractère essentiel de l'oeuvre de Brancusi, qui n'aura de cesse au travers
les différents matériaux ses thèmes et ses séries, de rechercher cette intégrité de
la forme. C'est cependant dans le travail de la pierre et du marbre qu'il réalisera ses
premières oeuvres les plus remarquables, telle "Le Baiser" en 1907, dans lequel
Brancusi recherche aussi l'esthétique et le sens d'un équilibre fondamental entre les
corps.
A partir de 1920, il se consacre à réaliser des sculptures de têtes épurées jusqu'à
la réduction des détails pour aboutir à l'ovoïde le plus simple dans le bronze,
tellela célèbre série de
" Melle Pogany". Brancusi s'intéresse également à la
matière que lui offre le bois . C'est ainsi qu il réalise "Adam et Eve",
puis "Socrate" et "Torse de Jeune Homme", " Le Coq" entre
les années 1921 et 1925 par lesquelles, il crée des compositions où domine le soucis de
l'équilibre des formes posées sur des socles travaillés en proportions.
A partir de 1928, il s'installe dans un nouvel atelier à la recherche d'un contexte de
sérénité et de calme, pour une élévation quasi spirituelle qu'il semble vouloir
donner à son travail. Il développe une thématique sur les oiseaux et les animaux en
affinant toujours davantage les formes qu'il reprend sans cesse en les épurant, les
simplifiant, au travers le travail du marbre du bronze et du bois. Des uvres
telles que "Le Grand Poisson" en 1930, "Le Coq"en 1935 réalisé en
bronze sur socle de pierre et de bois, une nouvelle version du "Coq" de 1924
réalisé en noyer poli, "Le Miracle", " le Phoque" en 1936,
"La Tortue" en 1943, traduisent cette recherche progressive d'un sens
transcendental qui caractèrise finalement l'ensemble de son oeuvre.
(LMDA)
Dossier Constantin Brancusi
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ETATS UNIS
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NEW YORK : Metropolitan Museum
" Le Gréco, rétrospective"
Jusqu'au 29 janvier 2004 |
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Cette grande exposition rétrospective rassemble quelques soixante dix des oeuvres
du plus grand des peintres du XVIème siècle Domenikos Theotokopoulos, connu sous le nom
de Le Greco (1541 -1614). Les oeuvres présentées couvrent l'ensemble de son parcours et
de sa carrière, depuis ses origines en tant que peintre d' icônes dans son pays de
naissance, La Crête, en passant par ses travaux réalisés à Venise et à Rome, jusqu'à
son installation à Tolède en Espagne où il finira sa vie.
L'exposition organisée selon une présentation thématique, souligne plusieurs des
aspects essentiels de son oeuvre, par une section consacrée par exemple à sa
représentation des saints, dont le fameux "Saint Dominique en prière", et dont
l'intensité psychologique des portraits fera l'admiration de Velázquez.
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Une autre partie de l'exposition est dévolue au culte
de la Vierge, une autre encore est consacrée à plusieurs de ses immenses toiles
représentant des scènes de l'histoire du Christ, dans lesquelles on peut déceler son
engagement religieux et son adhésion aux thèses de la contre-réforme. D'autres parties
de l'exposition soulignent d'autres aspects moins connus de son oeuvre, en particulier son
travail de sculpteur, mais présente également ses travaux rares et peus connus
consacrés aux sujets mythologiques.
Illustration : Le Gréco : "
Saint Dominique en prière " 1585 - Huile sur toile 118 x 86 cm
© Coll. Placido Arango Madrid |
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ETATS UNIS
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NEW YORK : Metropolitan Museum
" La collection Winthrop"
Du 23 octobre au 11 janvier 2004 |

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Grenville Lindall Winthrop (1864-1943), un riche avocat américain consacra une
grande partie de sa vie à une seule passion qui fut sa collection d'art. Quelques 4000
objets d'arts, dont 850 tableaux et dessins qu'il avait acquis et collectionnés furent
légués à sa mort au Fogg Art Museum de l'Université d'Harvard, selon ses propres
souhaits à la condition que les étudiants de l'université où il avait lui même fait
ses études, aient la possibilité d'admirer et de profiter à tout moment de ces oeuvres.
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Les goûts et les choix de Grenville Lindall
Winthrop portaient essentiellement sur les artistes du XIXème siècle, dans le but seul
et unique de rechercher ce qui était pour lui l'expression de la beauté. Il s'intéressa
beaucoup à la technique graphique en particulier, mais il aimait également le
symbolisme et l'univers fantastique. C'est ainsi qu'un thème comme celui de la
"Divine Comédie" de Dante l'avait particulièrement intéressé, au point
d'acheter des oeuvres de Blake et de Flaxman sur ce sujet. Il avait également fait
l'acquisition d'oeuvres de Gustave Moreau et de préraphaélites. Il aimait également les
portraits et fit l'achat d'oeuvres de Courbet, de Rossetti, de Van Gogh, de Toulouse
Lautrec, ainsi que les nus de David, Géricault, Burnes-Jones, Ingres. Il avait pu
également faire l'acquisition d'un croquis préparatoire de David au fameux "Sacre
de Napoléon" ainsi que celui d'un lavis du "Radeau de la Méduse " de
Géricault.
Après avoir été présentées en France à Lyon et puis à Londres, cette exposition
exceptionnelle, revient aux Etats-Unis. C'est la toute première fois que la collection
Winthrop avait quitté Harvard, pour cause de travaux, et sans doute la dernière fois
avant très longtemps, et qu'elle ne revienne définitivement au Fogg Art Museum. Ce sont
135 oeuvres, dont de nombreux dessins qui ont traversé durant l'année l'Atlantique pour
trouver place ici encore pendant quelques semaines, avant que de retrouver Harvard.
Illustration : Dante Gabriel
Rossetti : "Beata Beatrix" -1862-1869 - Huile sur toile - 86,6 cm x
66 cm
© Tate Gallery - Londres
(LMDA) |
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GRANDE BRETAGNE |
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GRANDE BRETAGNE - LONDRES : Tate Modern
" Edward Hopper"
Du 27 mai au 05 septembre 2004 |
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Cette grande rétrospective consacrée à Edward Hopper (1882-1967) couvre sur plus d'un
demi siècle toute l'évolution artistique de l'un des plus grands maîtres
américain du réalisme, en cherchant à démonter la permanence des thèmes dominants de
son oeuvre, que furent ceux de la solitude, de la lumière, de la situation psychologique,
et son évolution à partir des années 50 vers une peinture réduite à une expression
minimaliste.
Edward Hopper qui a séjourné à plusieurs reprises à Paris, entre 1906 et 1910,
découvre en France la peinture d'avant-garde, qui l'aidera à construire un style et une
lumière, dans des oeuvres de jeunesse dans lesquelles déjà le sujet de la solitude,
apparait comme un thème dominant qui ne la quittera pas. Fuyant le futurisme, le fauvisme
ou le cubisme, ses tableaux ne cherchent pas à se joindre à la modernité : il réalise
des peintures sur toile, dans lesquelles les couleurs deviennent peu à peu plus
lumineuses sous l'influence des impressionnistes, telle dans son "Après-midi de juin
ou l'après-midi de printemps". Il peint des scènes d'une ville sans habitant, comme
dans la volonté de ne retenir que la vision purement architecturale et visuelle des lieux
: "Le pont des Arts" de 1907, "Le Quai des Grands Augustins" de 1909,
"River Boat" de 1909. Ces toiles montrent une cité dont les signes de
reconnaissance s'estompent, ou ne se réduisent parfois qu'à une silhouette, comme pour
souligner davantage encore cet effet de solitude. |

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non disponible
Edward Hopper :
" Chambre d'hôtel à Brooklin" - 1932 -
Huile sur toile 152,5 x 165 cm
© Museum of Fine Art
Boston
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C'est à partir de 1924 que sa carrière prend
essor, grâce à une
première grande exposition, puis par une seconde au Musée d'Art Moderne de New York en
1933 qui l'introduit dans le
cercle des peintres réalistes de l'Amérique moderne, qui ménera dans les années
soixante au pop art et à l'hyperréalisme. Ses toiles se plaisent à souligner la
solitude des individus dans la froideur des villes, montrent des maisons vidées de leurs
habitants, ou des êtres abandonnés à leurs pensées dans leurs chambres d'hôtel ou
dans des pièces vides aux couleurs sombres, comme dans "Nighthawks" de 1942,
où une femme et trois hommes occupent le comptoir d'une cafeteria déserte, dans
des postures figées qui soulignent une mélancolie silencieuse.
D'autres oeuvres peignent de la même façon, des scènes de personnages écrasés de
solitude tel "New York Interior", de 1921, ou comme dans l'une des plus
célèbre de ses toiles "Summertime" de 1943).
Edward Hopper certes a peint d'autres sujets,
tel que peut le montrer cette exposition, comme des paysages, des bords de mers, des
demeures cossues, des rues de villes, des fenêtres, mais tous ces tableaux et même
ses autoportraits démontrent cette constante représentation de l'isolement, et d'une
vision existentialiste de l'individu, comme perdu, sans communication, et comme seul au
monde.
Celle solitude est un thème qui appartient depuis longtemps au
langage cinématographique, mais qui a souvent trouvé son inspiration dans la manière
dont Hopper a traité le jeux de l'ombre et de la lumière dans ses tableaux. Alfred
Hitchcock rend hommage par exemple à Edward Hopper dans un film comme
"Psychose", ou par exemple Wim Wenders, dans "La fin de la violence",
qui reconstitue par exemple la scène de "Nighthawks". Cette exposition est donc
à voir abolument dans le contexte, où cela fait plus de vingt ans,
qu'aucune exposition d'une telle importance avait été proposée pour un
peintre considéré comme l'un des plus grands artistes modernes américain.
( LMDA) |
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GRANDE BRETAGNE |
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LONDRES : The Tate Modern
" Brancusi : l'essence des choses "
... Jusqu'au 23 mai 2004
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Constantin Brancusi (1876-1957) est l'un des
artistes majeur de la sculpture moderne et l'un des plus originaux du vingtième-siècle.
Son abstraction et son primitivisme qui sont présentés ici selon les étapes de son
évolution, attestent qu'il fut un artiste aussi important dans le développement de l'art
moderne que l'aura été Picasso pour la peinture.
Cette exposition réunit plus d'une trentaine de sculptures de Brancusi qui sont
aujourd'hui largement reconnues comme des icônes du modernisme en matière d'art.
Le choix de Brancusi s'est porté sur des matériaux tels que le marbre, la pierre à
chaux, le bronze mais aussi le bois, et son expression l'a consacré, dans sa recherche
des lignes les plus pures, comme l'un des principaux artistes d'avant-garde, en matière
de sculpture. Ami proche de Modigliani et de Marcel Duchamp, son travail a largement
inspiré de nombreux sculpteurs contemporains tels Barbara Hepworth , Karl Andre, Donald
Judd entre autres. Brancusi est né en Roumanie en 1876 et étudie à l'Ecole des Beaux
Arts de Bucarest à partir de 1902 . En 1904 il vient à Paris, où il rencontre
Auguste Rodin qu'il admire, mais avec qui il refuse de travailler, car "Rien, dit-il,
ne pousse à l'ombre des grands arbres". Encouragé par lui, il commence dès 1907 sa
quête d'une recherche des lignes les plus simples pour transcrire sa représentation des
figures, et en arriver jusqu'au point de l'abstraction. Sa recherche des formes et des
lignes pures sont pour lui les mobiles de son art et de son évolution.
Cette exposition démontre ce
caractère essentiel de l'oeuvre de Brancusi, qui n'aura de cesse au travers les
différents matériaux ses thèmes et ses séries, de rechercher cette intégrité de la
forme. C'est cependant dans le travail de la pierre et du marbre qu'il réalisera ses
premières oeuvres les plus remarquables, telle "Le Baiser" en 1907, dans lequel
Brancusi recherche aussi l'esthétique et le sens d'un équilibre fondamental entre les
corps.
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non disponible
Brancusi dans son atelier
vers 1933 -1934 ©
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non disponible
Brancusi : " Mademoiselle Pogany III "
Bronze poli 1933
H : 48, L : 20, P : 27 cm
© Musée National d'Art Moderne
Centre Georges Pompidou Paris
© ADAGP - Paris
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.A partir de 1920, il se consacre à réaliser des sculptures de têtes épurées jusqu'à
la réduction des détails pour aboutir à l'ovoïde le plus simple dans le bronze,
tellela célèbre série de
" Melle Pogany". Brancusi s'intéresse également à la
matière que lui offre le bois . C'est ainsi qu il réalise "Adam et Eve",
puis "Socrate" et "Torse de Jeune Homme", " Le Coq" entre
les années 1921 et 1925 par lesquelles, il crée des compositions où domine le soucis de
l'équilibre des formes posées sur des socles travaillés en proportions.
A partir de 1928, il s'installe dans un nouvel atelier à la recherche d'un contexte de
sérénité et de calme, pour une élévation quasi spirituelle qu'il semble vouloir
donner à son travail. Il développe une thématique sur les oiseaux et les animaux en
affinant toujours davantage les formes qu'il reprend sans cesse en les épurant, les
simplifiant, au travers le travail du marbre du bronze et du bois. Des uvres
telles que "Le Grand Poisson" en 1930, "Le Coq"en 1935 réalisé en
bronze sur socle de pierre et de bois, une nouvelle version du "Coq" de 1924
réalisé en noyer poli, "Le Miracle", " le Phoque" en 1936,
"La Tortue" en 1943, traduisent cette recherche progressive d'un sens
transcendental qui caractèrise finalement l'ensemble de son oeuvre.
(LMDA)
Dossier Constantin Brancusi
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GRANDE BRETAGNE |
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LONDRES : Hayward
Gallery
" Roy Lichtenstein "
Jusqu'au 16 mai 2004 |
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La Hayward Gallery propose ici la plus grande
exposition depuis plus de trente cinq ans en Angleterre, consacrée à Roy
Lichtenstein (1935-1999 ) l'un des artistes majeurs du Pop Art américain . Au
travers plus de quatre vingt peintures et dessins, cette retrospective couvre tous le
parcours du peintre américain, depuis ses premières oeuvres, ou ses travaux inspirés
des comics américains jusqu'à ses dernières réalisations beaucoup moins connues du
grand public, composées de paysages, de scènes d'intérieur, de natures mortes ou de nus
féminins.
A partir de 1961 Roy Lichtenstein fait sensation dans le monde de l'art aux Etats-Unis,
lui qui avait débuté en peignant des oeuvres qu'il qualifiait lui même d'expressionisme
abstrait, en réalisant des tableaux de grands formats largement inspirés des bandes
dessinées populaires vendues dans les kiosques à journaux au coin des rues, extraits de
certaines publicitéw, ou reproduisant pour les détouner les personnages de Walt
Disney. Andy Warhol à la même époque de son côté peignait des bouteilles de Coca Cola
ou des boîtes de soupe Campbell. Tous deux représentaient alors cette nouvelle tendance
du Pop Art américain, conduisant les journaux à se demander si l'un et l'autre étaient
des artistes ou des imposteurs.
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non disponible
Roy Lichtenstein
dans son atelier en 1991 ©
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non disponible
" M - Maybe " - 1965 -
Huile sur toile 152,5 x 152,5 cm
© Musée Ludwig Cologne
© ADAGP - Paris |
Les oeuvres de Lichtenstein au cours des années soixante,
sont composées de personnages de bandes dessinées aux traits lisses, comme "
Masterpiece" de 1962 ou "In the car " de 1963, ou d'héroïnes aux cheveux
blonds et aux lèvres soulignées de rouge, telle " M-Maybe" de 1965 ou encore
de scènes de batailles aériennes telle " OK Hot Shot" de 1963 et sont concus
comme des oeuvres immédiatement reconnaissables par le plus large public.
Elles sont alors les modèles d'un langage qui fait le lien au travers la frontière qui
sépare le figuratif de l'abstraction : les visages, les scènes, les couleurs, les
formes, les sujets sont chez lui des images iconiques et ironiques par lesquelles il
cherche à s'opposer au cubisme et par lesquelles il prend distance avec l'art moderne
américain et à ses instigateurs que furent Jasper Johns, Robert Rauschenberg, Claes
Oldenburg ou Larry Rivers.
Cette exposition convie le visiteur à découvrir le parcours d'un artiste qui évoluera
ensuite vers des oeuvres apparemment plus sereines composées de scènes
d'intérieur inspirées et faisant référence à Matisse, telle cette huile intitulée
" The dance" de 1974, mais toujours caractérisées par cette représentation de
points et de traits comme dans les bandes dessinées bon marché regardées à la loupe.
Assurément Lichtenstein est un artiste déroutant et rassurant à la fois au travers son
langage froid, neutre et distancié dans un premier abord, mais qui finalement traduit des
émotions intenses et une représentation du monde, de la culture, de la guerre, et des
hommes dans des situations où tout apparait irréel et fictif , comme dans les comics, la
bande dessinée ou les mangas dans lesquels les lecteurs, les spectateurs, sont plongés
dans le pur l'imaginatif, et où personne ne se sent surtout impliqué.
(LMDA) |
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GRANDE BRETAGNE |
LONDRES : Royal Academy of Arts
" Edouard Vuillard
du Post - Impressionisme au Modernisme "
Du 31 janvier au 18 avril 2004 |
images/Vuillard7_petit.jpg
non disponible
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Après avoir été présentée à Paris, New
York et Montréal, cette rétrospective est la plus grande exposition qui n'a jamais été
consacrée à Edouard Vuillard (1868-1940).
Ce sont quelques 230 oeuvres qui sont présentées, dont la majorité provient de
collections particulières. Certaines n'ont jamais encore été vue par le grand public :
des tableaux, mais aussi des panneaux décoratifs pour les intérieurs de maisons
bourgeoises parisiennes,des affiches et des cartons de décors de théâtre
davant-garde, des photographies des amis proches du peintre, que lartiste
réalisa à partir de 1897.
Organisée chronologiquement, cette exposition donne au visiteur la possibilité de
découvrir loeuvre de Vuillard dans toute sa diversité et sa richesse. Grand
admirateur des classiques - de Vermeer, Watteau et Chardin -, artiste inclassable comme
ses amis Pierre Bonnard et Maurice Denis, et influencé comme eux par Paul Gauguin,
Edouard Vuillard s'est intéressé à tous les mouvements de son époque sans appartenir
à aucune école, fauve ou cubiste comme ses contemporains Henri Matisse ou Pablo Picasso.
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Au travers les petits formats intimistes aux
constructions colorées proches des Nabis, jusquaux portraits des années trente
dans lesquels il annoncait les thèmes favoris qui seront ceux d' Edward Hopper plus tard,
avec des scènes d' hommes et de femmes daffaires dans leurs bureaux.Edouard
Vuillard, homme renfermé, qui apparaissait plutôt assez indifférent à son époque,
peint dans une permière période de nombreuses scènes d'intérieurs, un genre qu'il
affectionnait beaucoup.
Mais à partir de 1900, Edouard Vuillard abandonnr cette thématique, pour se consacrer à
la découverte de la nature et des voyages. C'est ainsi qu'il découvre au travers un
séjour en Suisse en particulier, sur les bordures du Rhin, et dans les campagne et les
villages du Canton de Vaud, de nouvelles sources d'inspiration au travers des paysages
qu'il réalise alors dans de nombreux tableaux où les couleurs deviennent vives et les
portraits plus lumineux dans leur univers familier.
Edouard Vuillard qui s'interresse très tôt à la photographie, prend également beaucoup
de plaisir à réaliser des clichés qu'il prendra par centaines, dans sa famille, mais
également en extérieur, lesquelles lui servent d'aide-mémoire pour la réalisation de
certaines de ses toiles. Un certain nombre de photos sont présentées également ici, avec notamment celles qui saisissent le visage de sa
mère, dont il a peint souvent le portrait dans son atelier de couture ou les photos de
ses amis Pierre Bonnard ou l'écrivain Tristan Bernard.
Cette imposante exposition s'attache à montrer ainsi une oeuvre beaucoup plus
diversifiée et créatrice que celle que l'on retient communément de Vuillard, dont
l'oeuvre intimiste domine il est vrai, et reste surtout célèbre pour ses scènes
familiales où les personnages apparaissent comme figés dans des pièces lourdement
décorées.
Illustration : Edouard Vuillard : " Lucie
Hessel devant la mer " - 1905 - Huile sur panneau 22 x
22 cm -
© Coll.Part. © ADAGP, Paris. |
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ITALIE |
FLORENCE : Palazzo Strozzi
" L'inquiétude et la grâce : Botticelli -
Lippi:"
Jusqu'au 11 juillet 2004 |

Sandro Botticelli :
" La Vierge à l'enfant avec Jean-Baptiste" 1495 - Huile sur toile 134 x192 cm
© Palazzo Pitti - Florence
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C'est à l'occasion
du 500 ème anniversaire de la mort de Filippino Lippi (1457-1504), que le Palazzo
Strozzi rend hommage à cet artiste majeur de la Renaissance ainsi qu'à son maître
et ami, Sandro Botticelli (1445-1510), en réunissant pas
moins de 60 peintures et dessins, pour constituer l'une des plus importante exposition de ces dernières années consacrée à cette période de l'art
italien .
Des oeuvres de Leonard de Vinci, de Ghirlandaio, de Pollaiolo, de Piero di Cosimo et de divers autres artistes complétent cette présentation, et illustrent la fécondité artistique de cette renaissance florentine de
Laurent de Médicis, dit " le Magnifique ", lexcommunié, mais
aussi le protecteur de nombreux artistes.
Nous sommes également à l'époque de Savonarole, le moine prédicateur, contempteur des
murs de son temps et plus particulièrement de la cour des Médicis, transformé en
chef politique, qui sera excommunié à son tour, puis pendu et brûlé.
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Boticelli était le peintre des Médicis, formé par Fra Filippo
Lippi, il se dégagera rapidement de linfluence dun Pollaiolo pour construire
une uvre célébrant la pureté des corps dans leurs formes éthérées et
sensuelles.
Lidée maîtresse de cette exposition est de présenter les différentes influences
entre ces artistes autour dun thème commun et de montrer le tournant survenu dans lhistoire de la peinture de la
Renaissance.
C'est ainsi que pour la première fois depuis plus de cinq
siècles, "Le Banquet nuptial", qui constitue le quatrième tableau de "La
storia di Nastagio degli onesti", un épisode du Decameron de Boccace, et peint par
Botticelli en 1483, est présenté au public. Les trois autres tableaux conservés par le
Musée du Prado à Madrid n'ont toutefois pas pu être réunis à Florence.
Dossier Botticelli
(LMDA) |
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MALTE |
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MDINA : Musée
de la Cathédrale
" Dessins retrouvés des Maîtres de la Renaissance"
Du 27 mars au 30 juin 2004 |
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Cette
exposition exceptionnelle réunit une sélection d'oeuvres retrouvées de Maîtres de la
Renaissance, en provenance de la collection de la Cathédrale de Mdina, dont une première
exposition avait été réalisée à l'automne dernier.
C'est en effet la première fois que ces dessins et encres , une trentaine d'oeuvres,
uniques, sont en effet présentées, lesquelles n'ont jamais été vues ni par le
grand public ni par les spécialistes. Retenues depuis plus d'un siècle et demi dans les
archives de la Cathédrale, ces oeuvres proviennent d'un don qui avait été fait à
l'église par le Comte Saverio Sarchesi ( 1757-1833), dans la première moitié du XIXème
siècle. |

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Et c'est par le hasard d'une exposition
réalisée durant l'année 2003, par le peintre Guiseppe Schembri Bonaci dans les murs du
Musée de la Cathédrale, que l'artiste a eu l'autorisation exceptionnelle de la
hierarchie religieuse pour accéder aux archives et y découvrir là des gravures et
dessins inconnus de Michelange, de Van Dyck, de Rubens, de Rembrandt, de Tiepolo, de
Annibale Carrache, et de grands artistes contemporains de ces Maîtres tels que :
Sabastiano del Piombo, Ciro Ferri, Federico Zuccherri, Giorgio Vasari ou encore Luca
Cambiaso.
Le but de cette exposition, au travers les oeuvres sélectionnées par Guiseppe Schembri
Bonaci dans les archives de la Cathédrale, est de provoquer une discussion entre les
spécialistes pour identifier de manière certaine et dater précisément toutes les
oeuvres, conservées dans ces lieux, créer une approche comparative de celles-ci
pour une attribution précise de certaine d'entre -elles à tel ou tel maître, et de
créer également un dialogue entre le public et les spécialistes au travers l'exposition
exceptionnelle de ces travaux.
Elle a pour but également d'interpeller les experts internationaux quant à l'existence
de ces chefs d'oeuvre retrouvés, et de poser la question de la présentation des ces
oeuvres pour compléter la connaissance que nous avons aujourd'hui des influences entre
les artistes de cette période de l'histoire artistique de l'Italie, et celle de la
conservation et de la protection de ces oeuvres.
Illustration : Dessin -
Collection du Musée de la Cathédrale de Mdina - Malte -
© Mdina Cathedral Museum - Malte. |
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SUISSE |
BALE- RIEHEN : Fondation Beyeler
" Mark Rotkho "
Jusqu'au 12 avril 2004 |

images/Rotkho6_petit.jpg
non disponible
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A l'occasion du centenaire de la naissance de Mark Rothko, qui aurait eu cent ans
le 25 septembre dernier, la Fondation Beyeler présente une nouvelle fois ses Rothko Rooms
dans quatre salles du Musée.
Avec cette nouvelle présentation, la Fondation veut donner un aperçu
représentatif de toutes les étapes de l'oeuvre de l'artiste, avec en particulier une
salle réservée aux Black on Gray Paintings réalisées au cours des derniers mois de
l'activité artistique de Rothko de 1969 à 1970.
Ces dernières oeuvres à la différence des périodes précédentes, comme les Seagram et
les Harvard Murals ou encore les toiles destinées à la Rothko Chapel, n'ont pas été
composées pour un projet décoratif d'ensemble . Dans ces peintures, c'est la première
fois que Mark Rothko utilise la peinture acrylique.
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Ces derniers tableaux contrastent avec
tout ce quil a pu faire précédemment, par des compositions divisées souvent en
deux tranches horizontales, et des formes qui mettent en relief une surface supérieure
noire et une surface inférieure grise accentuant une structure représentative nouvelle.
Ces tableaux Black on Gray semblent renvoyer l'artiste, comme le spectateur à la
conscience de son propre regard sur lui-même. Ils expriment comme le caractère tragique
de la dernière phase créatrice de Mark Rothko, lucide sur la situation
avancée de sa vie et du temps passé.
" Je ne suis pas un peintre abstrait, disait Rotkho. je ne
m'interesse pas aux relations de couleurs ou de formes. La seule chose qui m'interesse,
c'est d'exprimer les émotions fondamentales de l'homme ; la tragédie, l'extase, le
destin..."
Mark Rothko au fil de son parcours pictural est devenu peu à peu un
peintre méditatif, un artiste de la profondeur et de la contemplation, avec dans ses
dernières années le sentiment aigu du tragique de son oeuvre.
Illustration : Mark
Rotkho : " Hommage à Matisse " -
1954 - Huile sur toile -
© Coll.Part. New York |
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