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Exposition terminée |
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LODÈVE : Musée de Lodève
" Bonnard, guetteur sensible du quotidien "
Du 20 juin au 01 novembre
2009
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images/Bonnard17.jpg
Pierre Bonnard
" Nu debout " 1905 -
© Collection Part. © ADAGP

images/Bonnard15.jpg
Pierre Bonnard
" Modèle se deshabillant " 1912 -
© Musée de la Chartreuse - Douai © ADAGP
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Cette nouvelle exposition du Musée de Lodève se propose de mettre en relief un aspect
particulier, mais dominant dans l'oeuvre de Pierre Bonnard ( 1967 -1947 ), qui est celui
de la mise en scène de la vie quotidienne. Par un regard densemble sur le parcours
de cet artiste depuis ses premières recherches avec ses amis du groupe des Nabis
jusquà la pleine liberté dexpression qui marquera ensuite ses travaux
jusquà la fin de sa vie, c'est un éclairage nouveau sur l'oeuvre que peut
découvrir le visiteur au travers les tableaux peints dans le Midi de la France, lesquels
mettent en évidence le rôle tenu par la lumière méditerranéenne dans
lévolution de sa production.
« Bonnard appartient à cette catégorie dartistes dont leuvre, dans sa
totalité, apparaît dabord comme une célébration ininterrompue de la peinture.
Guetteur sensible du quotidien, il se saisit avec recueillement des objets les plus
banals, des gestes les plus naturels, et restitue dans son atelier - puisquil ne
peignait jamais sur le motif - un univers dintimité empreint dun
insaisissable mystère. Comme Cézanne, Bonnard peint sans se lasser les mêmes sujets,
puisés dans son environnement familier, toujours renouvelés par le regard que
lartiste porte sur eux, toujours sources dune exploration esthétique
nouvelle.
La modernité de Bonnard est en effet sans rupture, depuis la période nabi où
saffirment déjà cet éloignement par rapport au sujet et cette conquête
dune autonomie en peinture qui le conduiront ultérieurement, à partir des années
trente, vers une totale liberté de la couleur et de la représentation spatiale », selon
Maïthé Vallès-Bled, Conservateur en chef du Musée de Lodève.
Cette exposition rassemble prés de soixante-dix euvres peintures, aquarelles,
dessins, parmi lesquelles "Fiacre" (1898), jamais exposée,
"LOmnibus" (1895) , " Dans la rue " (1898), "
Autoportrait à contre-jour "(1923), " Nu aux babouches rouges " (1932) en
provenenance de différentes collections particulières.
D'autres proviennent aussi, notamment, de Musées Français comme "Jour dhiver
" (1905), "Marthe à sa toilette" (1919) " Les bas noirs "
(1899), ou étrangers comme " Enfants et Chats ", ainsi que de nombreuses
collections particulières (Angleterre, Etats-Unis, Japon, Suisse
).
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Pierre Bonnard
© ADAGP
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Pierre Bonnard a eu tout au long de sa vie l'art de jouer sur la
juxtaposition et les rapports entre les couleurs chaudes, et les couleurs froides.
"Nu dans le bain" (1936-38), où se marient l'orangé et le bleu profond,
illustre à la perfection ce jeu entre les tons chauds et les tons froids. Mais il excèle
aussi dans la déclinaison des multiples variantes de chaque couleur, ce qui fait qu'à
l'intérieur d'un même tableau, on peut découvrir toute la gamme chromatique d'une même
teinte.
Il aime représenter les multiples nuances qui apparaissent dans les reflets et les jeux
de couleurs, avec ses sujets entourés d'eau, ou se réflétant dans des miroirs. Une
peinture telle que "La Cheminée" (1916) montre une femme qui se regarde dans
une glace. L'utilisation des surfaces réfléchissantes lui permet également de prendre
de la distance avec la réalité observée de son sujet . Chez Pierre Bonnard, bien que
ses modèles soient souvent présentés nus dans les scènes d'intimité, les tableaux
dégagent rarement une vision ou une charge érotique, mais plus une sensualité de la
peinture elle même, davantage que de ses sujets féminins, dont on ne distingue pas les
visages.
Sur le mode naturaliste, " LHomme et la Femme " (1900), met en scène
à travers les jeux d'un miroir lartiste et son modèle, Marthe, sa femme aimée,
qu'il a rencontrée en 1893 aux côtés de qui il vivra durant cinquante ans et qu'il
représentera sur près de 400 tableaux."
Les nus féminins, depuis le " Nu aux bas noirs "(1893-1900) jusquau
" Nu au tub" (1908-1920) et à l' ultime " Nu dans le bain "
(1924-1946) représentés s'organisent selon un dispositif constant : bassine ou tub,
baignoire, miroir, table de toilette. Le nu est debout, se baignant, se lavant,
sessuyant, se parfumant. Cette thématique a pour objet les jeux et les variantes de
la lumière dans les reflets de l'eau ou des miroirs.
À partir des années 1920, Bonnard déploie de nouveaux accords de composition et
couleurs où la lumière se combine à des distorsions de lespace, comme dans "
Nu dans la baignoire " (1925). Le sujet se dissout dans les couleurs et prend forme
dans la lumière : " Le Bain", (1936), ou "Nu dans le bain au petit
chien"( 1941-1946).
Les paysages ou terrasses offrent des scènes où la mythologie se mêle à la vie
familière : les personnages contemporains se mêlent aux représentations anciennes d'une
lointaine Arcadie. La composition offre un panorama ouvert avec des plans étagés, et une
grande plage centrale vide, soulignant la profusion végétale où apparaissent après
coup des personnages, comme dans " La Terrasse de Vernon " (1928 ) .
Les intérieurs représentent des scènes familières où sinscrivent les sujets
habituels de l'artiste, Marthe et le chien, dans des configurations variables telles que
dans "Le Café " (1915) ou "Café Au Petit Poucet " (1928). Les salles
à manger des années 1930 constituent des variations sur le rapport
intérieur-extérieur, doublé des effets de reflets chers à Bonnard, et de fenêtres. Le
jeu des couleurs froides alternent avec des couleurs chaudes, comme dans "La Salle à
manger sur le jardin" (1931) ou "Grande Salle à manger " (1934).
Les natures mortes, quant à elles parfois travaillées en surplomb, donnent une
représentation spatiale qui parfois confine à labstraction tel que dans "Le
Coin de table"(1935).
Les autoportraits de lartiste depuis son premier portrait, réalisé en 1889,
jusqu'à sa dernière figure, froide "Portrait du peintre par lui-même" (
1945), Pierre Bonnard exprime à chaque fois une intériorité dense, une composition
d'où émane une tension toujours plus sombre ou mélancolique.
Pierre Bonnard, est sans doute l'un des peintres majeurs du XXème siècle, car il se
distingue comme figure marquante dune modernité " autre ". Sa peinture
confère en effet une dimension intemporelle aux personnages et révèle une interrogation
qui invite le regard à se poser, et à arrêter le temps. Elle a l'immense mérite de
situer le problème du
" sujet ", au centre véritable de la peinture, de son rapport à lintime
et de son dépassement, et peut constituer par là une part de réponse aux interrogations
des artistes daujourdhui.
Voir
article Pierre Bonnard
Musée de Lodève
(LMDA) |
Informations
pratiques
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LODEVE - Musée - Hôtel du Cardinal de fleury
Square Georges Auric- 34700 Lodève
Tél : 04 67 88 86 10
Ouvert : Tous les jours
de 9h30 à 18h
sauf le lundi
Site Internet : http://www.lodeve.com
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LIVRES
vient de paraître
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AUGUSTIN FERRANDO
/ par Patrick-Gilles Persin / Ed. Art InProgress
/ Album Arts / 160 pages / photos et illustrations couleurs / Format
24,5 x 27 cm / Relié sous couverture illustrée
/ Prix : 45,00 Euros
Augustin Ferrando, peintre orientaliste considéré comme le
peintre " fauve " de l'Algérie, fût chez Cormon à Paris, le camarade d'ateler
de Friesz et de Matisse. Il cotoya également Derain, Vlaminck, Léger et Utrillo.
" Au fil du temps, et jusqu'au soir de sa vie, son style et se technique
picturale évoluent singulièrement, étonnamment, continuellement. Ainsi au plan de sa
pratique habituelle, est-il bon de souligner qu'il utilise toujours comme support à son
oeuvre d'abord la toile, puis le carton auquel succède le contreplaqué et il finit son
parcours en peignant sur de l'isorel. Bien sûr, quelques toiles jalonnent encore son
parcours. Mais il n'en reste pas moins que c'est là une chose tout à fait extraordinaie,
un cas de figure vraisemblalement unique ". Patrick-Gilles Persin
ISBN : 978-2-35108-055-9
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