
Moïse Kisling :
" La Sieste à St Tropez " 1916 -
© Musée du Petit Palais - Genève - © ADAGP
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Il s'agit ici de la première grande exposition consacrée à cet artiste par un musée
Français. Elle réunit plus de 75 oeuvres et présente dans une première partie les
travaux de jeunesse du peintre, depuis son arrivée à Paris en 1910, jusqu'au lendemain
de la Première Guerre Mondiale, puis dans une seconde partie, l'essentiel des oeuvres de
maturité allant des années 1930 à 1950 .
Moïse Kisling ( 1891 - 1953) est né à Cracovie en Pologne en 1891. Il suit les
cours de Josef Pankiewicz, son professeur aux Beaux Arts, avant de décider sur ses
conseils de venir à Paris en 1910. Il fait partie des artistes qui quittent leur
pays avant La Première Guerre Mondiale, pour rejoindre ce qui s'appellera plus tard
"l'Ecole de Paris ", dont il sera l'un des principaux représentants.
Très vite il fait connaissance de Juan Gris, de Picasso, puis de Soutine et de Modigliani,
avec lequel il se lie d'amitié. Dans son atelier de la Rue Joseph Bara, près du
Luxembourg, viennent lui rendre visite de nombreux artistes, peintres et écrivains
dont Max Jacob, Jean Cocteau, Raymond Radiguet.
En 1919, la Galerie Druet lui organise une exposition qui lui engendre très rapidement
une véritable notoriété.
Les oeuvres de Kisling, portraits, nus féminins, natures mortes, paysages, nourries
d'abord de l'influence de Cézanne, puis de celles des premières approches du cubisme,
évoluent selon les périodes vers un certain classicisme, pour en revenir avec
l'entre deux guerres vers la figuration. Ce sont ces multiples influences qui définissent
" l'Ecole de Paris ", imprégnée de toutes les tendances, au service d'une
volonté expressive résolument propre à chaque artiste.
Cette diversité rapproche Kisling, d'abord de Cézanne, puis de Picasso, de Juan Gris,
des Fauves, de Derain, de Modiglinani, mais encore de Matisse ou de Renoir. Jamais il ne
se laisse totalement enfermer dans une catégorie, en voulant rester fidèle à
l'émotion. Sa palette reste colorée et diversifiée, son dessin figuratif, sa technique
par certains aspects classiques, dans son souhait de vouloir transmettre l'émotion du
bonheur de vivre, de la sensualité.
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De nombreuses expositions sont organisées à l'étranger et il participe à de nombreux
salons jusqu'en 1940, date à laquelle il est contraint, de fuir pour les Etats-Unis en
raison de ses origines juives, et de ses activités antinazies.
Après la guerre, en 1946, il revient vivre en France en s'installant par
épisodes à Sanary sur Mer sur la côte varoise, mais en travaillant surtout à
Paris dans son atelier de la Rue du Val de Grâce. C'est après 1949, qu'il s'installe
définitivement à Sanary pour y peindre sa joie de vivre, avec des portraits des
paysages, des natures mortes, des fleurs, avant que d'y mourir en 1953, après la
dernière exposition de son vivant au Musée de Cagnes sur mer.
Musée de Lodève
(LMDA) |