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PARIS : Monnaie de Paris
" Willy Ronis : une
poétique de l'engagement "
Du 16 avril au 22 août 2010
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Willy Ronis :
" 14 juillet 1936 "
© ADAGP
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Ce sont 150 photographies qui sont rassemblées dans cette exposition en hommage à l'un
des photographes les plus emblématiques du XXème siècle, disparu en septembre 2009.
Toujours l'oeil vif et en mémoire toute sa vie, Willy Ronis ( 1910 -2009 ), a toujours
aimé Paris. Il aura traversé le siècle avec son appareil photo et connu toutes
les facettes du métier de photographe, depuis les années vingt jusqu'à nos jours.
Fils dun émigré juif dOdessa en Ukraine et dune pianiste juive
lituanienne, en fuite au début du XXème siècle en raison des pogroms, ses parents se
réfugient à Paris dans le 9ème arrondissement. Son père, après un emploi de
retoucheur en photographie, ouvre son propre studio, sous le pseudonyme de Roness.
Leur fils, Willy, naît à Paris, en 1910 au pied de la Butte Montmartre, Cité Condorcet.
Il veut devenir compositeur de musique .Mais lors de son retour du service militaire en
1932, son père, très malade, lui demande de laider dans son travail au studio.
Il ne s'intéresse pas à la photographie conventionnelle faite de portraits et de photos
de famille, mais il aime les expositions photographiques. Il fait des études de
dessin et de violon, et il commence à photographier Paris.
Il est sensible à la condition matérielle et à la vie difficile des personnes
qu'il rencontre. Ses opinions politiques penchent à gauche. C'est ainsi qu' il
photographie les manifestations ouvrières de 1934.
Mais le décés de son père en 1936, et la faillite de son studio de photos-portraits, le
conduisent à s'essayer à la photo reportage, en réalisant des piges pour la presse de
gauche dont il se sent proche.
La première photo qu'il vend à un journal, est une photo prise le 14 juillet 1936 : une
fillette coiffée d'un bonnet phrygien et levant le poing, juchée sur les épaules de son
père. Cette photo sera l'une des photos-icônes du Front Populaire.
A partir de cette date, il se consacre totalement au reportage, et se rapproche des idées
de Robert Capa et de David Seymour, photographes déjà célèbres avec lesquels il
partage
les mêmes conceptions.
Il fait aussi alors la connaissance de Kertesz, de Brassaï et de Cartier-Bresson . Mais,
par rapport à la vision de ses amis photographes, Willy Ronis développe une
véritable originalité , marquée par lattention portée à « l harmonie des
mouvements de foule et à la joie des fêtes populaires ».
Après la guerre, où il s'est réfugié en zone libre, il décroche des commandes pour de
grands magazines comme Time-Life, Point de Vue, Regards, et entre à l'agence Rapho. C'est
l'âge d'or de la photographie humaniste française et Willy Ronis couvre tous les sujets
parisiens.
En 1947, ses photos de Belleville et Ménilmontant, avec lesquelles il réalisera un album
devenu un livre-culte "Belleville-Ménilmontant", maintes fois réédité depuis
1954, puis ses photos des bords de la Marne quelques années plus tard le feront
connaître du grand public.
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Willy Ronis
" Autoportrait " - 1990 -
© Coll. Part. © ADAGP - Paris
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" Si je remonte dans le temps, j'avais eu la commande d'un
reportage sur les guinguettes. C'est comme ça que je suis allé sur les bords de la Marne
avec ma moto, comme ça, au hasard. Quand on ne connait pas le coin, c'est absolument
ébouriffant, avec la boucle de la Marne à Champigny. Tout à coup, on traverse, on
trouve la Marne, et on ne comprend pas pourquoi ... On sortait de l' Occupation. Il y
avait un souffle et un enthousiasme lié à ce que nous avions retrouvé la liberté. Et
cela se sentait dans la vie quotidienne, malgré les difficultés ... et en 58, ce
n'était pas encore dissipé, on croyait encore à une vie sans souci majeur ".
A la demande d'Edmonde Charles-Roux, rédactrice en chef, alors, de Vogue, il réalise en
1957-58 des photographies de mode, en extérieurs. C'est un aspect moins connu du travail
de Willy Ronis.
Cependant les années 60 sont moins prospères pour Willy Ronis, lequel décide de quitter
Paris en 1972, pour s'installer à l'Isle-sur-Sorgue et se consacrer à l'enseignement,
tout en réalisant des reportages sur la Provence.
Son objectif fixe le temps et ses mouvements. La société évolue plus vite que ces
lieux qui semblent résister à l'inconstance des hommes. Les photos réalisées jusque
vers les années 80, sont souvent faites lors de longues promenades avec son épouse, et
montrent la douceur de vivre avec des déjeuners sous les platanes, la beauté de la
nature, comme autant des clins d'oeil à Jacques Prévert.
En 1980, un éditeur lui propose de rassembler ses photos dans un album rétrospectif. Ce
livre "Sur le fil du hasard", qui paraît en 1981, obtient le prix Nadar et
relance brusquement sa carrière. Ses photographies font alors l'objet d'un véritable
engouement, tandis que les livres, les articles, les expositions se succèdent à Paris,
New-York, Moscou ou Oxford.
Il décide alors de revenir habiter à Paris, dans son cher 20ème arrondissement, et
recommence à photographier et à travailler à la réédition de ses photos, lui qui n'a
utilisé en tout et pour tout dans sa vie que trois appareils photographiques, et très
peu travaillé en couleurs.
En 1983, Willy Ronis décide de léguer son oeuvre à l'Etat français. Il meurt dans la
nuit du 11 au 12 septembre 2009 à lâge de 99 ans.
Voir Monnaie de Paris
(LMDA) |
Informations
pratiques
########
PARIS - La Monnaie de Paris
11, Quai de Conti - 750064 Paris .
Renseignements : 01 40 46 56 66
Ouvert : Tous les jours
de 11h à 17h 30
Fermé les lundi et jours fériés
Site Internet : http://www.monnaiedeparis.fr
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LIVRES
vient de paraître
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AUGUSTIN FERRANDO
/ par Patrick-Gilles Persin / Ed. Art InProgress
/ Album Arts / 160 pages / photos et illustrations couleurs / Format
24,5 x 27 cm / Relié sous couverture illustrée
/ Prix : 45,00 Euros
Augustin Ferrando, peintre orientaliste considéré comme le
peintre " fauve " de l'Algérie, fût chez Cormon à Paris, le camarade d'ateler
de Friesz et de Matisse. Il cotoya également Derain, Vlaminck, Léger et Utrillo.
" Au fil du temps, et jusqu'au soir de sa vie, son style et se technique
picturale évoluent singulièrement, étonnamment, continuellement. Ainsi au plan de sa
pratique habituelle, est-il bon de souligner qu'il utilise toujours comme support à son
oeuvre d'abord la toile, puis le carton auquel succède le contreplaqué et il finit son
parcours en peignant sur de l'isorel. Bien sûr, quelques toiles jalonnent encore son
parcours. Mais il n'en reste pas moins que c'est là une chose tout à fait extraordinaie,
un cas de figure vraisemblalement unique ". Patrick-Gilles Persin
ISBN : 978-2-35108-055-9
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