|
| |
|
http://www.lemondedesarts.com |
|
|
|
|
|
Exposition
terminée
|
PARIS : Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
" Giorgio de Chirico : La
Fabrique des Rêves "
Du 13 février au 24 mai 2009
|
|
La dernière grande rétrospective en France consacrée à cet artiste inclassable qu'est
Giorgio de Chirico remonte en 1983 au Centre Georges Pompidou, mais ne portait que sur ses
oeuvres antérieures à 1920. Cette présente exposition réunit près de cent
soixante-dix peintures, sculptures, oeuvres graphiques, accompagnées d'un ensemble de
documents et darchives, et retrace le parcours complet de lartiste de 1909 à
1975.
Lexposition vise à reconstituer le cheminement de lartiste qui lui
valut dans les années 1920 une célébrité comparable à celle d'un Picasso des
périodes bleues ou roses, et ce au travers d'une oeuvre qui commence à partir de 1910 et
que l'on qualifie dès cette époque de "métaphysique .
Giorgio de Chirico (1888 - 1978), admiré par Guillaume Apollinaire, puis par André
Breton est considéré comme un artiste majeur du XXème siècle. Mondialement connu pour
certaines de ses oeuvres représentant ces fameuses scènes de places italiennes vides
écrasées sous le soleil, de tours ou d'arcades aux perspectives oniriques, son parcours
entre ses scènes de la mythologie, ses paysages, ses sujets orientalistes et ses
autoportraits entremêlés d'oeuvres cubistes ou surréalistes, demeure finalement mal
connu du grand public, en ayant toujours échappé à tout classement dans l'histoire de
l'art moderne.
Né en Grèce à Volo en juillet 1888, Giorgio de Chirico suit à partir de 1899 des cours
de dessins à Athènes où ses parents viennent de s'installer, et s'initie au portait et
à la peinture auprès de Jacobidis.
Son père décédé en 1905, amène sa mère à quitter la Grèce pour l'Italie. De son
côté Giorgio de Chirico souhaite poursuivre ses études en Allemagne, où il s'inscrit
à l'Académie des Beaux-Arts de Munich. Il lit Nietzsche, Schopenhauer et découvre les
peintres Arnold Böcklin et Max Klinger qui l'impressionnent considérablement. Il reste
à Munich jusqu'en 1910 et y peint ses premières oeuvres connues inspirées de Böcklin.
Il retourne à Florence quelques mois , où il peint quelques nouveaux tableaux, sa série
des " Enigmes " où apparaissent ses premières inspirations de style
métaphysique. dans ses Mémoires, il écrit : " Je peignais de temps en temps
des toiles de petites dimensions; ma période böcklinienne était terminée et j'avais
commencé à peindre des sujets où je cherchais à exprimer ce sentiment mystérieux et
puissant que j'avais découvert dans les livres de Nietzsche : la mélancolie des belles
journées d'automne, l'après-midi dans les villes italiennes "
Il sinstalle en juillet 1911 à Paris, où il rencontre en premier lieu Guillaume
Apollinaire qui, dès 1913, l'introduit dans le milieu artistique parisien. Il fait la
connaissance de Picasso, Derain, Max Jacob, Braque, Picabia, ainsi que Paul Guillaume, qui
sera son premier marchand. Au Salon d'Automne, puis au Salon des Indépendants de 1913, il
présente plusieurs oeuvres et vend son premier tableau intitulé " La Tour Rouge
".
Avec la guerre, Giorgio de Chirico doit retourner en Italie où il est appelé sous les
drapeaux. Affecté à Carrare, il rencontre Filipo de Pisis et Carlo Carrà.
De ces rencontres, naît la "peinture métaphysique " de Giorgio de Chirico, qui
expose ses conceptions de l'art au travers la revue " Valori Plastici", laquelle
sera le premier support théorique des peintres futuristes et dadaïstes italiens.
En 1919, il publie un " Manifeste Métaphysique " dans lequel il exprime qu'il
existe une perception d'une réalité invisible derrière une réalité visible.
Cette même année, il a une nouvelle révélation après une visite au Musée de la Villa
Borghèse: " En regardant les tableaux des maîtres, je n'y avais vu jusqu'alors
que ce que tout le monde voit : des images peintes ". Mais pour lui, c'est au
delà qu'il faut aller, pour trouver l'essence de l'art : voir comme si nous y voyions
pour la première fois, vivre cet instant comme si nous étions nous-même à la place de
l'artiste en train de produire l'oeuvre que nous regardons.
Lonirisme, les dimensions métaphysiques et prophétiques, se répètent dans les
années 20 dans luvre de Giorgio de Chirico, laquelle insuffle
dimmédiates résonances dans le mouvement surréaliste naissant, notamment chez
Magritte, Max Ernst, Picabia et Paul Eluard. André Breton voit en lui lartiste de
la " nouvelle mythologie moderne" en formation.
Ayant fait connaissance de Raïssa Gurievich, une danseuse russe qui deviendra sa femme,
il s'installe de nouveau à Paris en 1925. Mais la nouvelle orientation que prend alors sa
peinture, quittant insensiblement la voie métaphysique, et l'empreinte du surréalisme,
le conduit à une rupture avec André Breton.
|

images/chirico3.jpg
Giorgio de Chirico
" L'Enigme de l'Arrivée et de l'Après-Midi "
Huile sur toile 70 x 86 cm - 1912
© Coll. Part.

images/chirico5.jpg
Giorgio de Chirico
" Les Archéologues "
Huile sur toile 116 x 89 cm - 1927
© Galerie Nationale d'Art Moderne
Rome
Donation Isabella Pakszwer de Chirico
|

Giorgio de Chirico
dans son atelier
©
|
Il expose en 1927 et 1928 avec les artistes du Groupe Novecento en Italie, puis
en Angleterre et aux Etats-Unis tandis que la critique s'intéresse tout en s'interrogeant
sur son nouveau style.
En 1930, il réalise une série de lithographies pour illustrer les " Calligrammes
" d'Apollinaire, réalise des décors et des costumes pour les Ballets Ruses de
Diaghilev, et fait la rencontre de son deuxième épouse Isabella Pakszwer avec qui il
vivra jusqu'à ses derniers jours.
Les années suivantes conduisent Giorgio de Chirico en Italie, aux Etats-Unis, à la fois
pour des travaux pour le théâtre, mais aussi pour des expositions, tandis que ses
oeuvres s'orientent vers des compositions baroques inspirées de thèmes du XVIIème
siècle.
En 1944, Giorgio de Chirico décide de s'installer définitivement à Rome. C'est sa
période " métaphysique " qui intéresse le public et la critique, davantage
que sa production récente, malgré toutes les expositions auxquelles il participe, comme
la Biennale de Venise en 1948, dans laquelle il présente ses dernières oeuvres.
Jusque dans les années 1955 à 1960, ses expositions sont nombreuses. Mais il ne cesse de
dénoncer les falsifications qui envahissent le marché de l'art; il veut continuer à
peindre en marge des tendances contemporaines, tout en reprenant de temps à autres les
thèmes métaphysiques qui l'intéressent, mais en se refusant de s'inscrire dans un genre
dans lequel on veut l'enfermer.
Les années qui suivent, sont consacrées à la sculpture, mais aussi aux décors pour le
théâtre, avec différentes expositions en Italie, aux Etats-Unis, au Japon, en France,
jusqu'à son décès le 20 novembre 1978, à Rome.
Musée d'Art Moderne de Paris
(LMDA)
|
Informations pratiques
########
PARIS - Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
-
11, Avenue du Président Wilson - 75016 Paris
Tél : 01 53 67 40 00
Ouvert : Tous les jours
de 10 h à 19 h,
Fermé le lundi et jours fériés
Site Internet : http://www.mam.paris.fr
|
A LIRE
¤¤¤
Balthus

Balthus
© LMDA - M. Archimbaud
|
Là où beaucoup ne voyaient, qu'une peinture
traditionnelle chez Balthus
dominée par la gamme de couleurs ocres et terres, Antonin Artaud qui l'avait rencontré
dès 1934, y voyait une "peinture de tremblement de terre... Sous un
calme factice cette peinture tellurique sent la peste, la tempête et les
épidémies", disait -il ...
Suite >>>
|
AUTRES ARTICLES
¤¤¤
Georges Rouault
Nicolas
de Staël
Georges Malkine
|
LIVRES
vient de paraître
¤¤¤

|
GUYOMARD - 40
ANS DE PEINTURE
par Jean-Luc Chalumeau / Ed. Art In Progress
/ Arts Monographie - / 200 pages /
illustrations couleurs / Format 24,5 x 29 cm / Broché couverture illustrée
/ Prix : 45,00 Euros
Gérard Guyomard est un des représentants les plus originaux de la Figuration en France.
Cette originalité puise ses sources à la fois dans l'esprit anarchiste auquel le peintre
est toujours resté fidèle, et dans une technique picturale très personnelle à base de
superpositions. Depuis ses débuts en 1964, il développe un art consciemment narratif
dont il était temps de prendre la mesure, de par le nombre des expositions
rétrospectives qui lui sont consacrées.
ISBN : 978-2-35108-022-1
>>>
Autres nouveautés
|
| |
|