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Exposition terminée
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SUISSE - BÂLE :
Musée Tinguely
" Arman "
Du 16 février au 15 mai
2011
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images/Arman12.jpg Arman
“The day after pompei’s
syndrome ” 1984 © Coll. Part.

Arman
© Photo Peter Knapp
© ADAGP

images/Arman11.jpg
Arman " Chopin's waterloo
" 1962 Photo Adam Rzepka
© ADAGP
2010
©
Collection Centre Pompidou - RMN Paris |
L’oeuvre d’Arman ( 1928 -
2005 ) ne peut pas se résumer à une simple chronologie de périodes qui
dans son parcours se succèderaient l’une après l’autre. Il lui arrivait
constamment de revenir sur ses travaux, de refaire, de revisiter ce
qu’il appelait ses « procédures », telles que les "Accumulations",
les "Poubelles", les "Coupes", les "Colères", les "Combustions"…en
inventant ainsi une communication permanente entre le présent et le
passé, dans un dialogue vivant, s’exprimant au gré de ses découvertes ou
au fil de ses inventions.
Arman n’était pas un récupérateur
d’objets, bien qu’il les appréciaient pour ce qu’ils représentaient dans
leur contexte contemporain. Il ne procédait pas par l’ accumulation de
ceux-ci de manière désordonnée ou aléatoire, mais plutôt selon le mode
du collectionneur, ou de l’artisan qui classe ses richesses par
catégories, par formes, par dimensions, par matières, par couleurs, dans
des cases structurées et organisées.
Armand Pierre Fernandez est né à Nice le 17 novembre 1928. Son père,
d’origine espagnole possède un magasin de meubles Rue du Maréchal
Joffre, à Nice. C’est dans cet univers qu’Armand passe son enfance parmi
des meubles et multiples objets de brocante, et qu’il lui vient le goût
de collectionner. Son père, qui est aussi peintre amateur, lui enseigne
les rudiments de la techniques de la peinture à l’huile et lui fait
découvrir dans les foires les coupes de moteurs montrant le
fonctionnement des mécanismes, ce qui le fascine littéralement. Armand
se révèle rapidement doué pour la peinture et les arts plastiques. Il
entre à l’École Nationale des Arts Décoratifs de Nice où il fait un
brillant passage, mais où il s’ennuie rapidement.
Armand fait
alors la connaissance d’Yves Klein et de Claude Pascal lesquels sont
fascinés par Vincent Van Gogh. Par admiration pour lui, pour sa
technique, ses couleurs pures, Klein et Armand décident de n’utiliser
que leurs prénoms pour signer leurs premières oeuvres. En 1948,
Armand découvre les oeuvres des Dadaïstes et des Surréalistes qui
marqueront ensuite toujours son travail de peintre. En 1949, il
s’inscrit à l’École du Louvre et s’installe à Paris.
Avec Yves
Klein et Claude Pascal, il fréquente le milieu artistique parisien et
rencontre Anna Staritsky qui concentre son travail vers une peinture
non-figurative. Le travail de Jackson Pollock qu’il découvre au Studio
Facchetti l’impressionne tout autant que le non-figutratif et
l’influence dans les oeuvres qu’il réalise alors.
Il épouse
Éliane Radigue le 17 février 1953. Sa peinture devient de plus en plus
abstraite et montre l’influence de Poliakoff et de Nicolas de Staël.
Peu
après en 1954, il découvre le travail de Kurt Schwitters qui met en
scène des objets de rebut, des fragments de papier et de cartons. A Nice,
où il travaille dans le magasin de son père, il récupère les tampons
encreurs pour les utiliser dans ses compositions en s’intéressant
surtout au côté formel du cachet. Il expose ses « Cachets » à Paris en
1956.
À l’occasion de sa première exposition personnelle en
Juin 1957 à la Galerie La Roue, une faute typographique de l’imprimeur
sur une affiche transforme son nom en «Arman». C’est ainsi qu’il décide
de supprimer le «d» de son prénom qui devient son nom d’artiste. Il
rencontre peu après le Groupe de Recherches Musicales dirigé par
Pierre Schaeffer, un ingénieur du son, qui travaille sur des appareils
qui permettent de modifier les sons, de les prolonger ou de les ralentir
et qu’il appelle les « Allures du son ». Arman lui emprunte ce
concept et se met à travailler sur ses « Allures d’objets », qui le
conduiront ensuite aux premières « Colères » et aux « Accumulations ».
En 1959, il crée ses premières « Poubelles » qui rassemblent les
déchets de verres, d’objets électriques ou des accumulations d’ordures
ménagères dans des boîtes de plexiglas. En avril 1959, la « Galleria
Apollinaire » de Milan expose les dernières oeuvres d’Yves Klein, de
Jacques Villeglé, de Jean Tinguely, et les « Allures » et « Colères »
d’Arman. C’est à cette occasion que la notion de « Nouveau Réalisme »
est employée pour qualifier ce type de recherches artistiques mettant en
relief les affres de la société industrielle, productrice d’objets de
consommation et de déchets en grandes quantités. En juin 1959,
son exposition de Düsseldorf intitulée «Poubelles et Accumulations» lui
permettra de se faire connaître plus largement, grâce à un texte
intitulé « Réalisme des accumulations » où il explique que l’objet
possède une valeur en soi, et que l’accumulation permet de lui redonner
un contexte en lui-même.
L’année 1960, est riche en événements
pour Arman qui par l’exposition «Le Plein», répond à l’exposition «Vide»
de son ami Yves Klein, avec une invitation au vernissage composée d’une
boîte de sardines remplie de déchets avec un texte de Pierre Restany,
qui estime que cette présentation donne au « Nouveau Réalisme » sa
véritable dimension. Arman crée ensuite une série de
portraits-robots, dont le portrait d’Yves Klein réunissant certains de
ses objets personnels dans une boîte. Le 27 octobre 1960, est créé le
groupe des « Nouveaux Réalistes » avec Raymond Hains, Yves Klein,
Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely et Jacques Villeglé et un
manifeste dont le texte rédigé par Pierre Restany est intitulé «À 40°
au-dessus de Dada». En septembre 1961, Arman réalise en direct pour
la télévision américaine une « Colère » de contrebasse qu’il nomme «NBC
Rage».
C’est alors qu’il commence à utiliser de nouvelles
techniques moins contraignantes, telle que la résine de polyester, pour
faire des inclusions d’objets. C’est la période où à l’occasion d’une
exposition au Musée d’Art Moderne de New York, intitulée «The Art of
Assemblage» qu' il découpe les objets en tranche. Cette technique , «
Les Coupes » lui permet de transformer l’objet à volonté avec des liens
de rappels avec le cubisme, le constructivisme ou le futurisme. De son
côté Yves Klein réalise le portrait-relief d’Arman en janvier et meurt
brutalement le 6 juin 1962. Les « Nouveaux Réalistes » après la
disparition de Klein décident de se séparer.
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Arman qui commence à
être connu décide de s’installer à New York. Il poursuit aux Etats-Unis
ses « Coupes « et ses « Accumulations », et accentue ses
déstructurations des objets. Il développe l’utilisation du polyester, en
multipliant les inclusions. En 1964, il expose pour la première fois
dans un musée: le Walker Art Center de Minneapolis, puis le Stedelijk
Museum d’Amsterdam. C’est Alain Jouffroy qui organise en France
l’exposition « Les Objecteurs de la Vision » en janvier 1966 où la
peinture est abandonnée pour laisser place à l’objet avec des oeuvres
d’Arman et de Spoerri présentés commeles initiateurs de cette nouvelle
tendance de l’art moderne.
En 1966, Arman travaille sur des «
Accumulations » de tubes de peinture en suspension dans le plexiglas;
avec des coulées de couleurs échappées de leurs tubes, et réfléchit à
travailler avec l’objet le plus représentatif de la société moderne et
industrielle: l’automobile. Il noue un accord avec la firme Renault qui
lui permettra sur ce thème la création d’une centaine d’oeuvres.
Les années 1968 et 1969 sont riches en événements pour Arman avec en
particulier une exposition au MoMa de New york sur le thème « Dada,
Surréalisme et leur héritage». En juin de la même année, il représente
la France à la Biennale et se voit en mars 1969, présenté avec ses «
Accumulations Renault « au Stedelijk Museum» d’Amsterdam. Il créée
quelque temps après sa « Colline des pianos » composée de pianos inclus
dans des résines polyester.
À partir de 1970, il revient aux «
Coupes » en procédant au découpage en tranches de statues qu’il
réassemble.En novembre 1970, avec Pierre Restany il organise une
nouvelle grande exposition rétrospective à Milan, pour le 10 ème
anniversaire des Nouveaux Réalistes, avec des « portraits » d’artistes
qui consistent à demander à ses amis artistes de rassembler leurs
déchets dans des conteneurs. C’est ainsi que Christo, Roy Lichtenstein,
Sol LeWitt, Robert Rauschenberg, Claes Oldenburg, Andy Warhol, se
trouvent « portraitisés » par Arman, en regard de leurs poubelles.
Arman se sépare d’avec sa femme Éliane Radigue en janvier 1971, et
épouse quelque temps plus tard Corice Canton à Nice. Il travaille alors
à nouveau sur une série de « Poubelles » organiques de détritus jetés
d’un bloc dans la résine. Il veut témoigner par ces actions de
l’explosion de la sur-consommation moderne et de l’envahissement du
monde par les déchets .
Devenu citoyen américain en 1972, il
décide de faire le portrait de New York au travers les déchets et les
détritus de la ville, tandis qu’à Paris il expose les « Poubelles
organiques ». En 1975, le Musée d’Art Moderne de Paris regroupe une
nouvelle exposition des « Coupes » et des « Colères » prises dans le
bétons qu’il baptise «Objets armés». Le 5 avril 1975, Arman réalise
une action de happening « Conscious Vandalism » à la John Gibson Gallery
de New York consistant à détruire un appartement qu’il avait installé
avec soin. En 1982, il réalise au Château du Montcel, à
Jouy-en-Josas; « Long Term Parking », une composition de deux mille
tonnes de béton, entassant une soixantaine de voitures sur 18 mètres de
hauteur.
Le Musée Picasso d’Antibes lui permet lors d’une
rétrospective qui lui est consacrée de présenter une « Accumulation de
trente guitares » en bronze baptisée « À ma jolie », en référence aux
tableaux cubistes de Picasso de 1912. Le 14 juillet 1984, à Paris,
est inaugurée, une nouvelle pièce de cinq tonnes et de trois mètres dix
de haut représentant une « accumulation » de deux cents drapeaux, dans
le hall d’honneur du Palais de l’Élysée. Il présente quelque
semaines plus tard «The Day After», une « Combustion » d’un salon
complet de style Louis XV, en bronze, pour illustrer l’angoisse d’une
destruction totale et d’une vision pessimiste sur un éventuel
anéantissement de notre société.
En 1985, il travaille à une nouvelle
série d’ »Accumulations » avec des tubes de peinture sur toile , puis à
une « Accumulation » de deux mille trois cents tambours de machines à
laver dans sa maison de Vence. En juin 1988, il réalise une nouvelle
intervention sur la scène du Palais du Peuple, place Tien Anmen, à
Pékin: le en exécute une « Colère » d’instruments, au profit du
sauvetage de la Grande Muraille de Chine.
En 1989, de retour
à New York, Arman manifeste le souhait d’en revenir à la peinture et à
la couleur à sa façon . Il entame la série des « Shooting Paintings » et
des « Dirty Paintings ». "Je suis de nouveau un peintre"
dit-il. Il s’agit de mêler de la peinture à des tubes de couleur
écrasés, au milieu d’autres objets et de couches de couleurs : pâtes,
brosses et pinceaux.
En août 1994, il inaugure à Beyrouth, au
Liban, « Hope for Peace », une « Accumulation » monumentale en béton de
trente-deux mètres de haut, incluant quatre-vingt-trois chars de combat.
Le 26 janvier 1998 Paris lui ouvre une grande rétrospective à la Galerie
Nationale du Jeu de Paume avec la présentation d’ une centaine d’oeuvres
réalisées de de 1959 à 1997.
Arman travaille alors à des nouvelles
séries, dont la « Nec Mergitur » consistant en une série d’objets en
suspension dans un amalgame de boue et de pétrole, pour traduire sa
révolte contre les marées noires. Son but est de projeter le spectateur
dans une interrogation sur l’après de la sur-consommation et des
pollutions qui envahissent la planète
En 2000, une nouvelle
rétrospective intitulée «Arman, la traversée des objets», est organisée
par Tita Reut présentée à la Fondation Émile-Hugues de Vence. Il renoue
avec la peinture avec une série intitulée «Serious Paintings », qui
allient la mise en relief de la musique en peinture. A New York, le
22 octobre 2005, il meurt des suites d’un cancer.
Musée Tinguely -
Bâle
( LMDA ) |
Informations
pratiques
########
SUISSE
BALE - Musée Tinguely -
Paul Sacher
- Anlage 1 -
40002 - Bâle - Suisse
Tél : + 41(0) 61 681 93 20
Ouvert : Tous les jours
de 11 h à 19 h
Fermé le lundi
Site Internet : http://www.tinguely.ch
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LIVRES
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AUGUSTIN FERRANDO
/ par Patrick-Gilles Persin / Ed. Art InProgress
/ Album Arts / 160 pages / photos et illustrations couleurs / Format
24,5 x 27 cm / Relié sous couverture illustrée
/ Prix : 45,00 Euros
Augustin Ferrando, peintre orientaliste considéré comme le
peintre " fauve " de l'Algérie, fût chez Cormon à Paris, le camarade d'ateler
de Friesz et de Matisse. Il cotoya également Derain, Vlaminck, Léger et Utrillo.
" Au fil du temps, et jusqu'au soir de sa vie, son style et se technique
picturale évoluent singulièrement, étonnamment, continuellement. Ainsi au plan de sa
pratique habituelle, est-il bon de souligner qu'il utilise toujours comme support à son
oeuvre d'abord la toile, puis le carton auquel succède le contreplaqué et il finit son
parcours en peignant sur de l'isorel. Bien sûr, quelques toiles jalonnent encore son
parcours. Mais il n'en reste pas moins que c'est là une chose tout à fait extraordinaie,
un cas de figure vraisemblalement unique ". Patrick-Gilles Persin
ISBN : 978-2-35108-055-9
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