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http://www.lemondedesarts.com |
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Exposition terminée
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ALLEMAGNE - KARLSRUHE : Staatliche Kunsthalle
" De Rodin à
Giacometti "
Du 28 novembre 2009 au 28 février 2010
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Constantin Brancusi
" Muse Endormie II"
1925
© Kunsthauss Zürich
VG Bild-Kunst - Bonn
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Avec plus de cent oeuvres d'une soixantaine d'artistes, la
Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe propose pour la première fois en Allemagne un large
tour d'horizon sur la sculpture entre 1900 et 1945. L'exposition n'entend pas retracer
l'histoire des styles, mais présenter sous des angles différents, des oeuvres uniques
remarquables.
Le visiteur doit se laisser aller au plaisir de contempler ces oeuvres disposées
deux par deux pour favoriser leur comparaison. La diversité des thèmes et la richesse
des matériaux invitent à découvrir la vitalité de la sculpture moderne.
Paris, la métropole culturelle de l' Europe au XIXème siècle, est demeurée par
la suite le centre des mouvements artistiques. La capitale farnçaise a attiré des
artistes de l'Europe entière, qui ont fait rejaillir son rayonnement dans leur pays en y
apportant l'impulsion de l'avant-garde. C'est ainsi que l'exposition intègre également
l'Espagne et l'Italie, la Suisse, l'Angleterre, la Hollande, la Russie, la Pologne, la
Tchéquie, la Hongrie, la Roumanie et, avec Calder les Etats-Unis. A travers l'ensemble
des thèmes se profile le rapport corporel émotionnel de l'homme à l'espace.
Les titres des différentes sections de l'exposition nous entrainent sans cesse vers de
nouvelles perspectives.
En prélude à l'exposition sont présentés des "Visages "dont la
vivacité fugitive prouve la fascination toujours intacte de quelsques artistes tels que
Rodin ou Giacometti, pour ce type d'expression, loin du portrait conventionnel.
Un groupe de "Figures Classiques" montre à quel point le vieux thème de la
figure maintient son importance, même dans le siècle de l'art non-objectif avec des
oeuvres de Maillol, Lehmbruck, Kolbe, et Blumenthal.
Tel un leitmotiv, le thème des "Torses" traverse l'art moderne. Des
fragments de corps représentent l'ensemble tout en concentrant le regard sur l'essentiel
: Rodin, Lehmbruck, Brancusi.
C'est avec force que se déploie le groupe des "Figures Expressives".
Gestes et vêtements renforcent les sentiments pour les conduire au pathos le plus
expressif avec Bourdelle, Barlachg, Lehmbruck, Beckmann, et Kollwitz .
Le thème de l' "Aspiration aux Origines " souligne l'engouement pour les
cultures non européennes. A travers une impressionnante série de sculptures expressives,
l'impulsion trouvée dans les arts océaniens et africains rejoint le vécu du langage
corporel : Gauguin, Derain, Modigliani, Zadkine, Kirchner, Heckel, et Schmidt-Rottluff ).
Sous le concept "Regards Brisés", apparaissent les nouveautés du cubisme et du
futurisme. La perception des corps est dynamisée, les surfaces réduites en facettes, le
mouvement des yeux ainsi que la fantaisie stimulés. A chacun de faire jouer son
imagination afin de parvenir visuellement à réunir les multiples éclats en une image
unique où l'espace et le corps se rejoignent avec des oeuvres de Picasso, Laurens,
Boccioni, ou Gabo.
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Max Beckmann
" L'homme dans le noir "
1934
© Sprengel Museum - Hanovre
VG Bild-Kunst - Bonn
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" Pénétré par l'Espace" constitue une section à part.
Des formes massives et vides se conditionnent les unes les autres et font
s'interpénétrer extérieur et intérieur avec Archipenko et Moore). Depuis les débuts
de l'art moderne, l'abstraction possède un adversaire radical : l'objet pur.
"Ebranlement et charme de l'Objet" se réfère ainsi aux choses quotidiennes.
Hissées sur des socles, elles se transforment en oeuvres d'art. De subtiles combinaisons
de différents objets trouvés stimulent ainsi l'imagination : Duchamp, Man ray, Max Ernst
).
L'antithèse se sont les " Formes originelles ", métaphores de la vie
naissante : Brancusi, Arp, et Schwitters.
Des "Dessins dans l'Espace " créent comme par enchantement des corps en
mouvement : Lipchitz, Calder, Gonzalez .
Avec les " Sculptures Constructives et Architectoniques ", le figuratif se
retire de plus en plus pour finalement céder le terrain à la stéréotomie, ce qui
permet la création de futurs modèles d'espaces de vie d'où l'homme est absent : Obrist,
Malevitch, Rodtschenko, Bill.
Le large tour d'horizon de cette exposition dans le parcours de la sculpture moderne de la
première moitié du XXème siècle prend fin de manière impressionnante avec le retour
de l' "Homme dans l'Espace".
La dernière figure surréaliste de Giacometti mêle le moi et le vide. Après sa
rupture avec les surréalistes, Giacometti s'est acharné, contre l'esprit du temps, à
étudier le modèle. Ce nouveau départ aura été pour lui l'occasion de réduire à une
masse intime la tête et le corps, lesquels laissent ainsi ressentir l'incommensurabilité
du monde.
Ces signaux du Moi infime dans l'espace sont apparus comme les germes d'une image
existentielle de l'homme. Cette image s'est opposée, après 1945, à la prépondérance
de l'art non-objectif et ouvrit à la sculpture des lendemains d'une variété infinie.
Staatliche Kunsthalle - Karlsruhe
(LMDA) ( Avec nos remerciements à Petra Holtmeyer ) |
Informations
pratiques
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ALLEMAGNE
KARLSRUHE - Staatliche Kunsthalle -
Hans-Thoma-Strasse 2-6, D-76133 Karlsruhe
Tél : (49) 721 926 35 75
Ouvert : Tous les jours de 10 h à 17 h
fermé le lundi, les 24 et 31 décembre
Site Internet : http://www.kunsthalle-karlsruhe.de
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LIVRES
vient de paraître
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AUGUSTIN FERRANDO
/ par Patrick-Gilles Persin / Ed. Art InProgress
/ Album Arts / 160 pages / photos et illustrations couleurs / Format
24,5 x 27 cm / Relié sous couverture illustrée
/ Prix : 45,00 Euros
Augustin Ferrando, peintre orientaliste considéré comme le
peintre " fauve " de l'Algérie, fût chez Cormon à Paris, le camarade d'ateler
de Friesz et de Matisse. Il cotoya également Derain, Vlaminck, Léger et Utrillo.
" Au fil du temps, et jusqu'au soir de sa vie, son style et se technique
picturale évoluent singulièrement, étonnamment, continuellement. Ainsi au plan de sa
pratique habituelle, est-il bon de souligner qu'il utilise toujours comme support à son
oeuvre d'abord la toile, puis le carton auquel succède le contreplaqué et il finit son
parcours en peignant sur de l'isorel. Bien sûr, quelques toiles jalonnent encore son
parcours. Mais il n'en reste pas moins que c'est là une chose tout à fait extraordinaie,
un cas de figure vraisemblalement unique ". Patrick-Gilles Persin
ISBN : 978-2-35108-055-9
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