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Antoon Van Dyck (1599 - 1641)
fut le collaborateur de Rubens et le peintre de Charles 1er et de la Cour d'Angleterre et
a été salué au XVIIème et XVIIIème siècles comme le plus grand portraitiste
européen depuis le Titien. Son influence fut considérable pour la suite de l'histoire de
la peinture.
Van Dyck continue encore aujourd'hui de fasciner par son talent, sa virtuosité technique
et l'élégance de son style et de son art du portrait.
Pendant une première période Van Dyck passe ses jeunes années à Anvers, sa ville
natale, de 1613 à 1620. Il a à peine 18 ans, lorsqu'il entre dans l'atelier de Rubens,
pour en devenir rapidement son meilleur élève. Il secondera le maître dès 1617. C'est
une période où il réalise des portraits sous l'influence de la tradition flamande, mais
en révèlant un désir d'assouplir et d'animer ses toiles et de souligner l'aristocratie
de ses modèles à l'image des portraits de la Renaissance Italienne.
Son voyage en Angleterre à partir de 1620, lui permettra de réaliser le célèbre
"Portrait du Comte d'Arundel", qui apportera un authentique souffle de
nouveauté dans cet art très traditionnel du portrait.
Lors de son voyage en Italie entre 1621 et 1627, Van Dyck souhaite approfondir sa
technique et sa connaissance des maîtres italiens. Il y devient l'un des artistes
préférés de la gent et de la noble société gênoise en réalisant des tableaux
célébrant la grandeur, le faste, l'apparat et la richesse de ses commanditaires, tout en
dégageant un style de plus en plus affirmé, au travers les assimilations qu'il fait de
l'art du Titien, de Raphaël ou de Moroni. Le " Portrait des Frères de Wael "
illustre par exemple la virtuosité des travaux qu'il réalise durant cette période.
Sa seconde période anversoise qui va de 1627 à 1632 et ensuite son voyage
dans les Pays Bas espagnols de 1634 à 1635, lui font abandonner la rigueur de la peinture
flamande, pour travailler sur des portraits composés dans une apparente attitude
naturelle des modèles, voire dans des poses faites d'une certaine nonchalance ou de
mélancolie. Ces portraits sont réhaussées par des décor exceptionnels de vêtements,
ou de riches parures aux couleurs les plus chatoyantes, tel le " Portrait de
Maria de Tassis " qui confinent à un manièrisme consistant à flatter l'orgueil des
personnages en les représentant dans un rang au dessus de leur condition véritable.
Les années 1630 à 1634 et 1635 à 1641, le conduisent à devenir le peintre du Roi
Charles 1er d'Angleterre. Avec une oeuvre telle que " Charles 1er en habit de l'Ordre
de la Jarretière ", Van Dyck parvient à mettre en relief par un subtil équilibre
la dignité et la grandeur exigées par le genre du portrait royal, en les mêlant
à la souplesse et à la posture naturelle du Roi.
Du peintre gentilhomme qu'il était en Italie ou à Anvers, il devient ainsi peintre de la
cour. Annobli par le Roi dès son arrivée, et après ses portaits royaux, il développe
alors son talent pour les Princes- avec par exemple son " Portrait des Princes
Palatins " -, et pour les Princesses qui vivent proches de la Famille Royale, tel
qu'avec son " Portrait des Princesses Anne et Elisbeth ".
C'est ainsi qu'il réalise une vaste galerie de portaits, mettant en scène les
personnages les plus illustres de cette époque et en particulier de la Famille des
Stuart.
(LMDA)
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