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Exposition terminée
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PARIS :
Musée Marmottan - Musée Monet
" Henri-Edmond Cross et le néo-impressionnisme "
Du 20 octobre 2011 au 19 février 2012 |
Le Musée Marmottan Monet
présente ans cette exposition ce que fut l'évolution chronologique de
l'oeuvre d'Henri Edmond Cross (1856 - 1910) en la confrontant à celle
des autres néo-impressionnistes. Elle met en évidence les liens tissés
par le peintre, depuis les années parisiennes durant lesquelles il
côtoie Seurat, et Signac jusqu'aux années 1892-1910 lorsque Cross
s'établit à Saint-Clair et Signac à Saint-Tropez, point de ralliement de
toute une génération où Matisse et les futurs fauves s'initient
au «
divisionnisme ».
Plus d’une centaine de toiles et d'aquarelles
sont réunies ici, en provenance de collections particulières et de
plusieurs musées internationaux, permettant ainsi de découvrir des
oeuvres inédites et d’une haute importance pour la compréhension de
l'histoire du néo-impressionnisme.
Une première partie de
l'exposition présente des toiles des artistes du premier groupe
néo-impressionniste que furent Cross, Signac, Pissarro, Luce, Van
Rysselberghe, en mettant en pratique de nouvelles techniques avec le
travail optique lié aux divisions des touches, aux contrastes des tons
et l'emploi intensif des couleurs complémentaires.
L'exposition se
poursuit par une comparaison des travaux de Cross, de Signac et de Van
Rysselberghe dont les toiles témoignent d'une véritable révélation de la
couleur, et constitue lepoint de départ d'un
« second
néo-impressionnisme » avec une touche qui s’aplatit et des couleurs qui
deviennet plus vives et contrastées.
La dernière partie de
l’exposition retrace les liens étroits entre Henri-Edmond Cross et les
peintres de la jeune génération, tels que Camoin, Manguin ou Matisse,
mettant en relief la part essentielle et unique de l’artiste entre le
divisionnisme de Seurat et le fauvisme de Matisse ou Derain.
L'exposition se termine par une mise en avant privilégiée des aquarelles
de Cross, qui auront trouvé une place importante tout au long de sa
carrière.
Avec la présentation d’oeuvres inédites, cette
exposition donne à l'oeuvre de Cross un éclairage nouveau, dans le but
de favoriser sa reconnaissance internationale. En la singularisant parmi
les artistes de son époque, tels que Seurat, Signac, Luce, Angrand,
Camoin, Matisse…, elle met en avant la nature poétique de son oeuvre et
démontre son importance dans l'aventure de l'art moderne et son
influence déterminante.
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Henri-Edmond Cross
" Le Lavandou "
1908 © Coll. part.

" Portrait de Henri-Edmond Cross "
par Maximilien Luce
Huile sur Toile 1898
© ADAGP
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Henri-Edmond Cross (1856-1910) fait la connaissance de Seurat et de Signac en 1884 au
Salon des Artistes Indépendants. Lannée de la disparition prématurée de Seurat
(1891), il expose son premier tableau divisionniste, et marque ainsi son ralliement au
groupe des néo-impressionnistes.
Comme eux, il accorda une attention particulière au dessin. Si Seurat, Luce et Angrand
affectionnèrent plus spécialement le crayon, le fusain ou le pastel, Petitjean et
Rysselberghe témoignèrent de leur intérêt pour laquarelle, mais Signac et Cross,
eux, « laimèrent passionnément et y trouvèrent un mode dexpression
dans lequel ils excellèrent » (Isabelle Compin).
Légère et rapide, elle leur permit de saffranchir des règles strictes de
lélaboration du tableau pointilliste.
« Je me repose de mes toiles par des essais à laquarelle et des esquisses
en me servant de cette matière. Cest amusant. Labsolue nécessité
dêtre rapide, hardi, insolent même, apporte dans le travail une sorte de fièvre
bienfaisante
» écrivait Cross au peintre Angrand.
Installés près de Saint-Tropez, Signac et Cross, trouvèrent dans cette technique le
moyen le plus sensible pour rendre la limpidité des lumières et des paysages
méditerranéens.
Cross exécuta de nombreuses
aquarelles, certaines comme de simples prises de notations sur le motif, et dautres,
plus composées. Mais il fut aussi, et cest ce que nous fait découvrir les
oeuvres graphiques du fonds Senn, un merveilleux dessinateur.
Si certaines pièces savèrent être des études préparatoires pour des peintures,
avec parfois des mises au carreau, dautres saffirment comme des uvres à
part entière. Il sagit de dessins à la mine de plomb exécutés sur un papier
vergé où lartiste joue du grain du support pour accrocher la lumière. Les sujets
sont variés : personnages, paysages, mais ils peuvent également se dérober,
sestomper au gré dun traitement tout en frottements légers du crayon et
devenir une fantaisie abstraite, pleine de poésie et de mystère.
Né à Douai en 1856, Henri-Edmond Cross, de son vrai nom
Henri-Edmond Delacroix prend dès l'âge de dix ans des cours de dessin à l'Ecole des
Beaux Arts de Lille et a pour professeurs Carolus Duran et Alphonse Colas et plus tard à
Paris, François Boivin.
Il expose pour la première fois au salon de 1881 à Paris, sous son pseudonyme
"Cross", traduisant ainsi son nom de famille en anglais pour éviter toute
confusion avec Eugène Delacroix.
Il fait la connaissance de Seurat et de Signac en 1884 au
Salon des Artistes Indépendants. En 1891, Henri-Edmond Cross quitte le genre
impressionnisme qu'il avait pratiqué jusque là, en exposant son premier tableau "
divisionniste", marquant ainsi son attachement à la démarche de Seurat, l'année
même de sa disparition. Il rompt avec une esthétique de dix ans et adopte avec
enthousiasme celle du groupe qui animait le Salon des Indépendants (manifestation dont il
fut l'un des initiateurs dès 1884). Il présente ainsi sur les cimaises du Salon des
Indépendants le portrait divisionniste de sa femme. Il choisit alors de vivre en grande
partie de l'année dans le Var, à Saint-Clair au Lavandou.
Il s'engage politiquement et devient également un sympathisant des idées anarchistes de
l'époque.
Sa santé s'altère alors et l'accable avec des troubles rhumatismaux et oculaires. Il
fait alors un séjour en Italie où il découvre les oeuvres de Tintoret et de
Canaletto.
A la suite de Signac, Cross peint la Provence, et en magnifie sa beauté naturelle par des
tableaux inédits et incomparables. Il se rapproche là des premières manifestations du
fauvisme, dont on sent poindre en ce début du XXème siècle, l'expression d'une nouvelle
harmonie chromatique, qui fera école par la suite par exemple avec Matisse dans une
oeuvre telle que " Luxe, calme et volupté ", en préfigurant ainsi l'arrivée
des premiers moments de la nouvelle peinture abstraite.
C'est ainsi que Henri-Edmond Cross contribua avec ses amis néo-impressionnistes au
bouleversement historique de l'histoire de la peinture, qui remit en question toutes les
théories esthétiques sur l'art.
Au crépuscule de sa vie trop brève, Henri-Edmond Cross voulut visiter une nouvelle fois
la Toscane avant de regagner la ville du Lavandou où il composa ses dernières
oeuvres. En mai 1910, il fut tragiquement emporté à 54 ans par un cancer.
Musée Marmottan -
Musée Monet - Paris
(LMDA) |
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Exposition terminée
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PARIS : Musée d'Art Moderne
" Baselitz sculpteur "
Du 30 septembre au 29 janvier 2012
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images/BaselitzGeorg17.jpg Georg Baselitz " G-Kopf " -1987 © Ludwig Museum - Museum of
Contemporary Art, Budapest © Georg Baselitz

Georg Baselitz dans son atelier à Derneburg 1987 © |
L’exposition organisée par le Musée d’Art Moderne de
Paris autour de l’oeuvre sculpté de Georg Baselitz a pour objet de faire
découvrir un artiste allemand encore peu connu en France et dont le travail
couvre une période de trente ans, tant en peinture qu’ en gravure et qu’en
sculpture. Cette rétrospective
s’attache surtout à présenter ses sculptures, au travers une présentation
d’oeuvres significatives exécutées entre 1979 et 2010, qui ont participé au
débat et à l’ interrogation sur le langage de la sculpture aujourd’hui.
En regard de la quarantaine de sculptures en bois
peint présentées ici, des peintures réalisées dernièrement et des oeuvres
sur papier complétent l’exposition, afin de montrer l’originalité de la
démarche de l’artiste, et la conception qui est la sienne de la perception
et des sens.
Ainsi les
esquisses et les dessins démontrent leur lien avec les sculptures et l’étude
qu’ils présentent en trois dimensions de ce que sera la sculpture .Baselitz
travaille les formes du bois à l’aide de la tronçonneuse, de la hache ou de
la serpe. Il s’agit pour lui
d’un contact direct avec la résistance de la matière, qu’il exprime
également dans ses peintures au travers le renversement des figures qu’il
peint. La sculpture pour Georg
Baselitz qu’il envisage de plus en plus monumentale lui permet de traiter de
questions fondamentales, à savoir l’interrogation sur les réminiscences de
l’art primitif, et de l’art tribal dans toute expression artistique
Le parcours de l’exposition se déroule autour de
certaines œuvres clés dont un ensemble de têtes et de figures debout.
La première sculpture de Baselitz, « Modell für
eine Skulptur » date de 1979. Elle avait contribué à une vive controverse à
la Biennale de Venise en 1980 en se refusant à tout critère d’élégance par
le traitement brut et agressif du bois taillé à la hache et rehausses de
peintures criardes.
Les
sculptures debout taillées dans le brut évoquent quant à elles aussi bien
l’arbre que les attributs des totems dans l’art tribal, et font écho aux
sculptures d’Afrique ou d’Océanie.
Puis sont
rassemblées des oeuvres de la série des « Dresdner Frauen » commencée en
1989.en lien avec la fin de la seconde guerre mondiale.
Ces têtes monumentales, évoquent les
victimes de la destruction de la ville de Dresde en février 1945.
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Suivent ensuite des sculptures et des pièces de bois
couvertes de tissus exprimant ses recherches durant les années 90.
Et enfin des
figures féminines surdimensionnées réalisée durant ces dix dernières années
inspirées de motifs populaires, avec parmi ses dernières sculptures, des
autoportraits monumentaux. Ainsi cet autoportrait de 2003. Intitulé « Ma
nouvelle casquette « qui amorce une série de sculptures de grande tailles.
Sept peintures réalisées au printemps 2011par Georg
Baselitz complétent cette présentation.
Musée d'Art Moderne -
Paris
(LMDA) |
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Exposition
terminée
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PARIS : Centre Pompidou
" Edvard Munch, l'oeil moderne 1900 -
1944"
Du 21 septembre 2011 au 09 janvier 2012
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Edvard Munch (1863-1944) a souvent été considéré comme un artiste du XIXème
siècle, voire comme un peintre symboliste ou pré-expressionniste, sans plus.
Il est vrai qu’en dehors d’une oeuvre emblématique et essentielle, comme "Le
Cri ", tableau peint en 1893, il reste malgré tout peu connu du grand public
et la notoriété mondiale de ce tableau a eu pour effet d’occulter en grande
partie la véritable dimension, l’intérêt et l’influence de l’artiste dans
l’art moderne.
A la merci de violentes crises de dépression, Edvard
Munch, était un homme tourmenté,et ce qui l’intéressait avant tout ce sont
les impressions de l'âme, les expressions des tensions internes dues aux
angoisses de la vie, et non les représentations superficielles des sens.
Cela ne l’empêchait pas cependant d’être intéressé par tous les
évènements du quotidien, aux idées de son époque et aux techniques
nouvelles. Il s’intéressait ainsi au théâtre, mais aussi à la
photographie, au cinéma, et lui même utilisait-il l’appareil photographique
pour des prises de vue et des autoportraits saisis avec un appareil à bout
de bras.
« J'ai beaucoup appris de la photographie, disait-t-il. J'ai
une vieille boîte avec laquelle j'ai pris d'innombrables photos de moi-même.
Cela donne souvent d'étonnants résultats. Un jour lorsque je serai vieux, et
n'aurai rien d'autre de mieux à faire que d'écrire mon autobiographie, alors
tous mes autoportraits ressortiront au grand jour. » (Edvard Munch,
interviewé par Hans Torsleff, 1930)
Munch était un homme de son
temps, un homme moderne ouvert aux débats esthétiques en cours avec une
ouverture totale aux nouvelles formes esthétiques les plus contemporaines .
C’est ce que s’attache à démontrer cette exposition.
Ainsi, au
travers près de cent quarante oeuvres, avec une soixantaine de peintures, et
cinquante photographies en tirages d'époque, des oeuvres sur papier, des
films et l'une des rares sculptures de l'artiste, l’exposition présente le
parcours de l’artiste au travers plusieurs thèmes marquants l'ensemble de
son oeuvre..
D’abord le thème de la répétition ou de la reprise,
décrivant un artiste reprenant un même sujet en de multiples versions, avec
par exemple les sept versions de « La Jeune fille sur le pont » travaillées
dans des styles expressifs plus ou moins intenses.
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Edvard Munch
" Golgotha"
Huile sur toile 120 x 80 cm - 1900
© Munch Museum - Oslo
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Edvard Munch
dans son atelier
©
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Le thème de la photographie, comme Pierre Bonnard ou Édouard Vuillard, dont
il acquiert la pratique pour expérimenter ses dimensions au travers ses
autoportraits
Le thème de l’espace par lequel il traduit dans ses
compositions les influences de la photographie et du cinéma, avec les
perspectives, les diagonales, les premiers plans grossis qui donnent au
spectateur l’illusion d’entrer dans le tableau, d’être un témoin réel de la
scène ou du sujet peint.
Le thème de la mémoire, avec la reprise
de motifs répétitifs, telle que la mémoire de sa rencontre avec le modèle
Rosa Meissner en 1907, qu’il représente en larmes dans différentes oeuvres,
dessins, peintures et jusqu’à une sculpture en bronze.
Le thème du
monde réel, car il n’est pas le peintre introverti s’évertuant à exprimer
l'angoisse intérieure, mais ouvert sur la réalité sociale, il réagit à
l'actualité de son temps par des peintures inspirées de scènes de rue,
d'événements ou de faits divers rapportés par la presse ou la radio.
Le thème du témoignage, lorsque en 1927, il fait l'acquisition à Paris
d'une caméra et d'un projecteur, qui lui permettent de filmer par exemple
des scènes urbaines à Dresde, à Oslo, mais aussi des paysages, des proches
au travers les effets de leurs mouvements
Le thème du regard sur
lui-même en particulier au travers ses dernières oeuvres et ses
autoportraits dans lesquels il veut témoigner du temps qui passe et des
effets de l’âge, jusqu’à l’un de ses derniers tableaux réalisé en 1930 dans
lequel il se représente atteint d’une maladie de l’oeil, comme l’étape d’une
lente descente vers l’inéluctabilité de la vieillesse
Centre Pompidou - Paris
Pour en savoir plus : Edvard Munch
(LMDA) |
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