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EXPOSITIONS PASSEES
PARIS & ILE DE FRANCE
Année 2010 |
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Exposition terminée
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L'ISLE ADAM
Musée Louis Senlecq
" Clovis Trouille : voyous,
voyants, voyeurs "
Du 28 novembre au 07 mars 2010
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Clovis Trouille
" Remembrance"
86 x 70 cm - Huile sur toile -1930
© Coll. part. © ADAGP
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A la suite de la rétrospective de 2007 du Musée d'Amiens et de l'acquisition de la toile
"Le grand poème d'Amiens" (1945-1963), par le Musée de Picardie, le Musée
Louis Senlecq rend hommage dans cette exposition, à Clovis Trouille, peintre iconoclatse,
découvert par Salvador Dali en 1930, et apparenté au surréalisme, mais trop oublié
aujourd'hui et baptisé alors par André Breton lui-même " le grand maître du
tout est permis".
Né dans l'Aisne en 1889, Clovis Trouille fréquente l'école des Beaux-Arts d'Amiens de
1905 à 1910, et devient peintre illustrateur. Travaillant pour des journaux
régionaux, il se fait d'abord remarquer en 1907 par une toile impressionniste intitulée
" Paysage au vieux mur ", puis la même année par une autre toile" Palais
des Merveilles" qui illustre une fête foraine où il présente des femmes aux
déshabillés suggestifs, qui marque à partir de là son goût pour la provocation et
l'érotisme.
A partir de 1920, installé à Paris, et employé comme maquilleur-retoucheur dans une
fabrique de mannequin en cire pour vitrines de magasins, il commence à développer une
oeuvre subversive, antimilitariste, et anticléricale.
Lors d'une exposition à laquelle il participe en 1930, il est remarqué par les
surréalistes tels André Breton, Dali et Aragon, pour une toile intitulée "
Remembrance" sur laquelle sont représentés un prêtre et un académicien exprimant
une lubricité des plus explicites.
C'est à la suite de cette exposition qu'il se rapproche des surréalistes, tout en
travaillant de manière très solitaire à son oeuvre personnelle.
Bien que signataire de tracts surréalistes en 1948, 1949 et 1951, Clovis Trouille n'a
participé que de manière périodique à l'activité du groupe.
C'est à Salvador Dali qu'il doit son goût pour une technique picturale soignée, proche
de l'exactitude photographique, mais dans le style particulièrement anticonformiste
qui est le sien.
Sensible aux ornements, aux costumes religieux, à la pompe des cérémonies, il trouve
dans cette solennité, sous son air tranquille, matière à exprimer ses conceptions
anticléricales, antimorales et antisociales : ces robes, ces costumes, ces déguisements,
offrent pour lui un charme trouble, équivoque, et subversif, et l'envie de dévoiler tout
ce qui se cache dessous ou derrière. Il s'interrogeait : « J'ai toujours été contre
l'imposture des religions. Est-ce en peignant la cathédrale d'Amiens que j'ai pris
conscience de tout ce music-hall ? »
Les dessous féminins, les prêtres érotiques, les nonnes
cloîtrées laissant parler leurs corps, qu'il représente comme dans " Rêve
Claustral ", témoignent sans aucun doute de son anticonformisme, mais aussi de la
pure expression de la réalité naturelle des hommes et des femmes, à la recherche de
leur jouissance de la vie.
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Clovis Trouille vers 1960
© ADAGP
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Auteur d'environ 120 tableaux, Clovis Trouille aborde sous différentes formes ses thèmes
favoris que sont l'érotisme, la mort, la religion, la patrie, dans une recherche
iconoclaste et parodique, et une critique parfois violente de la société.
Sa peinture magnifiquement libre, exaltant la couleur et la liberté des moeurs, fait de
lui un peintre totalement à part dans la mouvance surréaliste. Revendiquant ses
influences de la Renaissance, Clovis Trouille disait qu'il n'y avait pas eu de grands
peintres entre Léonard de Vinci et lui, que Max Ernst et Miro n'étaient que des
"barbouilleurs".
Il resta peu connu car il n'a jamais recherché les honneurs ou la gloire. N'ayant presque
jamais participé à aucune exposition autres qu'à quelques unes du Salon des
Indépendants, il peignait pendant ses loisirs des toiles où les thèmes de
l'anticléricalisme et de l'antimilitarisme revenaient en permanence. Il se disait avoir
été très traumatisé par la Première Guerre mondiale, et manifesta à toute occasion
son antimilitarisme, et son attachement depuis toujours aux idées anarchistes, ce
jusqu'à sa mort en septembre 1975 dans la région parisienne.
Musée
Louis Senlecq - L'Isle Adam
( LMDA)
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Exposition terminée
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PARIS : Musée Marmottan Monet
" Fauves et
Expressionnistes : de Van Dongen à Otto Dix "
Du 28 octobre 2009 au 20 février 2010
>>> prolongation jusqu'au
07 mars 2010
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Ernst Ludwig Kirchner
" Femmes dans la rue "
1914. Huile sur toile 126 x 90 cm
© Von der Heydt Museum - Wuppertal
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Cette très belle exposition, offre un parcours dans
l'évolution de l'art moderne au début du XXème siècle allant des peintres fauves à
l'expressionnisme, jusqu'à la Nouvelle Objectivité, au travers les chefs-doeuvres
prêtés par le Musée Von der Heydt de Wuppertal en Allemagne.
De Munch à Van Dongen, de Vlaminck à Otto Dix, mais aussi avec Nolde, Braque, Dufy, avec
les artistes du "Pont" (Die Brücke) et du "Cavalier Bleu" (Der Blaue
Reiter), jusquà Beckmann, et Grosz, avec un ensemble de cinquante oeuvres, le
visiteur est immergé dans l'atmsophère de lavant-garde de l'époque, partagée
entre les fauves français et les espressionnistes allemands
Louverture de l'exposition commence par un portrait de jeune fille réalisé en 1905
par le peintre norvégien Edvard Munch, qui met en relief la problématique existentielle
qui caractérise cette époque début de siècle.
Car s'il s'agit alors de traduire les sentiments authentiques de lhomme, pour
les expressionnistes allemands, il s'agit pour le fauvisme français de s'affranchir des
conventions et d'exprimer la vie par la force des couleurs et de la matière.
Les deux principaux mouvements qui marquèrent lavènement de lart moderne en
Europe juste avant la Première Guerre mondiale, sont ainsi mis en face à face.
D'un côté, ce sont donc les expressionnistes du groupe "Die Brücke" fondé à
Dresde en 1905, avec des artistes tels que Kirchner, Heckel, et Otto Müller, et ceux de
la Nouvelle Association des Artistes de Munich, qui donneront ensuite naissance en
1911 au " Blaue Reiter ", avec en particulier Kandinsky, Jawlensky, Marc, ou
Macke.
De l'autre, en France, le fauvisme est incarné par Dufy, Braque, Vlaminck et Van Dongen,
lesquels montrent une préoccupation commune avec les artistes allemands de l'avant-garde.
Les oeuvres de Munch, ou de Nolde apparaissent comme des précurseurs de
lexpressionnisme, mais les tableaux de Kokoschka par exemple ou
dOppenheimer mettent également en relief la caractère spécifique et indépendant
de cette avant-garde.
Car les apports artistiques des peintres allemands des années 1920 se nourrissent des
turbulences de la guerre et engendrent une seconde génération d'artistes
expressionnistes révolutionnaires, à l'approche de la Seconde Guerre mondiale, tels que
Felixmüller, Otta Dix et Max Beckmann, au sein d'un courant appelé " La Nouvelle
Objectivité ".
La mise en comparaison des artistes de " Die Brücke", du " Blaue
Reiter" et de leurs successeurs, avec les Fauves français dans la même démarche
d'une recherche de l'humanité authentique, met en relief lexacerbation des
couleurs, du mouvement et de la spontanéité dans le Fauvisme. Les couleurs, la densité
de la matière et du mouvement sont les représentations même de la jouissance de la vie,
de lextase, et de la quête de la plénitude de l'existence. Ces recherches de
l'authenticité conduisent les fauves à retrouver les arts des origines, ce qui les
conduit à s'intéresser aux arts tribaux africains ou océaniens et à lart dit
"primitif ".
Dans l'expressionnisme allemand, c'est davantage la réalité de l'époque, l'angoisse, la
fuite du temps qui préocuppent les artistes, comme une prémonition aux événements
futures. L'intérêt pour les arts " primitifs chez les artistes de "Die
Brücke" apparaîtra un peu plus tard vers 1910, lorsque ceux-ci
peindront ensemble sur les bords du lac de Moritzburg des nus en plein air.
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Otto Mueller
" Autoportrait avec pentagramme "
1922. Huile sur toile 120 x 75,5 cm.
© Von der Heydt Museum/Wuppertal
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Lexposition montre ainsi les évolutions ultérieures de "Die Brücke",
jusqu'à léclatement du groupe qui survient en 1913. Jusquaux années 1920,
la guerre et les événements de l'immédiate après-guerre conduisent à des oeuvres
très marquées par l'ambiance troublée de l'époque : chez Kirchner, les scènes de rue
apparaissent dès 1913 jusqu'en 1915 avec '"Femmes de Rue ", dans lesquelles il
restitue latmosphère oppressante de la capitale, mais aussi l'inquiétude devant le
passé et l'angoisse face à l'avenir.
Les oeuvres du " Blaue Reiter " mettent de leur côté en relief moins le
devenir de l'homme que la volonté de s'élever au dessus de la réalité dans une
démarche plus spirituelle et abstraite. C'est ainsi que Kandinsky, Jawlensky, Marc
ou encore Macke défendent lidée d'une union nécessaire entre l'impression et
l'expression, entre l'intérieur et l'extérieur du sens artistique, en introduisant le
"spirituel dans lart".
La stylisation des formes, la dynamisation des couleurs, amènent ainsi Kandinsky dans une
oeuvre telle que " l'Église sur les bords du lac de Rieg " peinte en 1908 aux
premiers instants de labstraction. Jawlensky de son côté avec "Jeune fille
aux pivoines" en 1909 témoigne déjà de la dimension mystique et spirituelle de sa
démarche. La création du " Blaue Reiter " par Kandinsky et Marc les conduisent
à organiser des expositions avec des
artistes plus proches de leurs visions, et de leur volonté de faire une synthèse entre
ces différentes tendances. Leurs recherches seront
brutalement interrompues par la guerre .
Une deuxième génération d'artistes tels que Felixmüller, Dix et Grosz, s'engagera dans
une critique de la société dominée par la corruption et la décadence tandis que
Max Beckmann de son côté tentear de traduire ce qu' a été le traumatisme de la guerre,
et la dérision de lexistence humaine. Ces artistes de la "Nouvelle
Objectivité " seront ensuite les victimes du régime hitlérien, avec la
confiscation de nombreues de leurs oeuvres en 1937 -1938 considérées comme
"dégénérées" par les nazis.
Ces oeuvres, fruits de dons et d'acquisitions ont enrichis peu à peu le Musée Von der
Heydt, et constituent la collection la plus complète dart expressionniste. Elles
sont présentées ici aux côtés des oeuvres des fauvistes français, dans un ensemble
où elles se mettent mutuellement en valeur, et permettent de mieux comprendre les
évolutions artistiques engendrées par l'histoire de l'époque.
Musée Monet-Marmottan
(LMDA) |
Exposition
terminée |
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PARIS : Centre Georges Pompidou
" La subversion des images
"
Du 23 septembre au 11 janvier 2010
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images/ManRay10.jpg
Man Ray
" Noire et blanche "
24,1 x 29,2 cm - 1926
© ADAGP

images/ManRay11.jpg
Man Ray
" La Prière "
Photographie sur toile
- 32 x 23 cm - 1930
© ADAGP
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L'exposition « La subversion des images : Surréalisme, photographie,
film » proposée par le Centre Georges Pompidou rassemble plus de 400 oeuvres
et offre en cela un panorama exceptionnel de la période des Surréalistes.
Une large sélection des photos de Man Ray, Hans Bellmer, Claude Cahun, Raoul Ubac,
Jacques-André Boiffard, Maurice Tabard sont réunies auprès de clichés inédits,
démontrant la variété des utilisations surréalistes de la photographie comme technique
de transformation des images à des fins poétiques ou artistiques : collections d'images,
documents bruts, photomatons, photographies de groupe, publications dans les revues,
livres d'artistes, publicités, etc...
L'exposition révèle au public des ensembles méconnus de montages photographiques et de
collages, de la part d'artistes tels Paul Eluard, André Breton, mais aussi Antonin
Artaud ou Georges Hugnet, ainsi que les jeux photographiques de Léo Malet ou de Victor
Brauner et met en relief les travaux d'artistes moins connus, comme ceux d'Artür Harfaux
ou de Benjamin Fondane, qu'elle contribue à faire redécouvrir au grand public.
La subversion des images" se donne comme objet de s'interroger sur la
photographie en questionnant précisément les utilisations de la photographie et de
l'image, telle qu'elle a été traitée par les artistes surréalistes.
Il s'agit aussi de présenter au public, un ensemble d'oeuvres peu ou pas connues,
pour illustrer dans toutes ses dimensions ce qu'a été la culture photographique du
surréalisme.
Les différentes salles de l'exposition s'organisent autour de concepts-clés, qui
permettent de croiser les travaux des artistes avec les différentes applications qui en
ont été faites.
Les principes essentiels du surréalisme ont pu en effet trouver dans la photographie la
manifestation la plus complète et la technique la plus directe d'une expression
subversive de l'art développée dans la revue " La Révolution Surréaliste".
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L'exposition présente également une série de films et de courts-métrages réalisés
par Luis Buñuel, Man Ray ou Germaine Dulac.
Centre
Georges Pompidou
(LMDA) |
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