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EXPOSITIONS PASSEES
EN FRANCE & REGIONS
Année 2010 |
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Exposition
terminée |
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ECHIROLLES : Musée Géo-Charles
" Hommage à Otto Freundlich - (
1878 - 1943 )"
Du 06 février au 30 mai 2010
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Otto Freundlich
" La Rosace II "
Gouache sur carton 65 x 50 cm
© Musée Taver Delacour de Pontoise
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Cette exposition denvergure est
loccasion de découvrir un artiste peu connu en France, peu après l'exposition du
Musée Tavet-Delacour de Pontoise du printemps 2009. Considéré comme lun des
précurseurs de la peinture non figurative et de labstraction, Otto Freundlich (
1878 - 1943 ) nourrissait une grande admiration pour Vincent Van Gogh et Cézanne.
Il développera plusieurs techniques : peintures, dessins, sculptures, mosaïques,
gravures, tapisseries, vitraux. Toute sa vie, en théoricien de lart, il ne cessera
de traduire une conscience de lunivers. Engagé très tôt dans des
mouvements artistiques davant-garde, il occupera un atelier du Bateau-Lavoir à
Paris dès 1908, fera la connaissance notamment de Pablo Picasso.
Parce qu'Otto Freundlich était juif, il se fera dénoncé par un Français, fait
prisonnier et sera déporté et assassiné, à lâge de 65 ans. Le parcours varié
et la destinée tragique dOtto Freundlich sont ici resitués dans le contexte
historique européen de son époque.
Cette rétrospective présente également les liens que le poète Charles Guyot dit
Géo-Charles entretenait avec Otto Freundlich à travers des articles, la correspondance,
la revue Montparnasse, des livres et catalogues dexpositions, des photographies.
Cette rétrospective permet de voir plusieurs de ses oeuvres qui ont fait lobjet de
restaurations récentes, et donne loccasion de proposer au public la découverte de
l'oeuvre d'un artiste dont la dernière présentation remonte à plus d'une quinzaine
d'années.
La donation et les acquisitions ultérieures du Musée de Pontoise entourées
dautres oeuvres de lartiste conservées dans les collections privées et
publiques françaises comme le Musée National dArt Moderne mais aussi le Musée
dArt Moderne de Paris, et le Musée dEchirolles aujourd'hui permettent
d'apprécier la richesse du parcours d'Otto Freundlich.
Sachant que le régime nazi en allemagne a détruit systématiquement ses oeuvres
conservées dans les collections allemandes d'avant-guerre, à la suite de
lexposition " Entartete Kunst " ("art dégénéré"), l'ensemble
des oeuvres présentées ici proviennent de son fonds datelier, et constitue la
collection la plus importante au monde de cet artiste.
Otto Freundlich né à Stolp en Allemagne en 1878 , est mort en 1943 dans le camp de
concentration de Lublin-Maidanek en Pologne.
Il étudie lhistoire de lart à Munich, puis à Florence en Italie avant
dexécuter ses premières euvres, proches du Jugendstil,
en 1907. Il séjourne régulièrement à Paris à partir de1908, et y fait la connaissance
d'Apollinaire, de Braque, Picasso, Gargallo, Juan Gris et André Salmon et décide de
s'installer dans l'un des ateliers du Bateau-Lavoir.
Il sintéresse surtout alors aux techniques de la mosaïque et du vitrail et
réalise dès 1911, ses premières peintures non figuratives qui ouvrent la voie à une
expression artistique fondée sur la figuration géométrie jusqu'à la composition
abstraite élaborée à partir de variations de couleurs.
Il travaille à la restauration des vitraux de la Cathédrale de Chartres en 1914, et aime
à aller très régulièrement à Auvers-sur-Oise durant les années 1930 sur les traces
de Vincent Van Gogh pour lequel il nourrit une grande admiration. Sa compagne Jeanine
Kosnik-Kloss sera d'ailleurs enterrée face à la tombe des frères Van Gogh.
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Otto Freundlich
en 1938
©
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Après la révolution de 1918 en Allemagne, Freundlich s'engage politiquement comme membre
du Novembergruppe et il organise
en 1919 avec Max Ernst, la première exposition Dadaïste en Allemagne, à Cologne.
Participant au groupe "Cercle et carré" crée en
1930, puis au groupe "Abstraction-Création "
en1931, il fonde en 1936 à Paris une académie privée qu'il baptise "Le Mur". Il y enseigne le dessin et la gravure, mais
aussi la peinture.
En 1936, Otto Freundlich rencontre Gaston Chaissac et lui conseille de se consacrer à la
peinture. Voyant l'une de ses oeuvres, il déclare "Un maître nous est né".
Chaissac reconnaitra toujours ensuite l'importance énorme qu'aura eu Otto Freundlich et
sa compagne Jeanine Kosnick-Kloss dans sa vocation artistique, par les encouragements qui
auront été les leurs durant cette période.
Considéré comme l'un des précurseurs de l'art abstrait, Otto Freundlich voit sa
sculpture " l' homme nouveau " de 1912, présentée en première page de
couverture du catalogue réalisé par les nazis pour leur exposition itinérante en
Allemagne de 1937 sur "l'art dégénéré", et ses oeuvres, qui étaient
conservées jusqu'alors dans différentes collections, soumises à la vindicte
national-socialmiste et systématiquement détruites.
Lorsqu'éclate la guerre, Otto Freundlich est arrêté par les autorités françaises. Il
est interné puis est libéré grâce aux démarches et à l'action de Pablo
Picasso.
Il parvient à rester en France jusqu'en 1940, où il se réfugie à
Saint-Paul-de-Fenouillet dans les Pyrénées-Orientales grâce à son ami et sculpteur
René Iché.
Mais dénoncé et arrêté le 23 février 1943, il est déporté vers le Camp de
concentration de Lublin-Maidanek en Pologne. Il y est éxécuté le jour même de
son arrivée, à l'âge de soixante-cinq ans.
Musée
Géo-Charles - Echirolles
(LMDA)
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Exposition terminée
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DUNKERQUE : Lieu d'Art et d'Action Contemporaine - Centre d'Art Contemporain
" Peter Klasen - La Mémoire du
Regard "
Du 03 octobre au 13 février 2010
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Peter Klasen propose dans cette exposition un voyage "initiatique" au travers un
univers rempli de ses obsessions et de ses angoisses face à l'urbanisation du monde, et
face à l'évolution de lindustrie, à ses mécanismes, à ses rouages, à ses
engrenages, et à l'enfermement humain. Au travers ses photos et ses compositions, il
entraîne le visiteur à Los Angeles, à La Havane, et dans bien d'autres jusqu'à
Dunkerque, dans ces villes portuaires où lartiste est allé à la recherche des
usines, des machines, des engins de chantier, des architectures métalliques ou de
bétons,
Sur de grands tirages photographiques, et ses compositions retravaillées, ces
villes et ces machines se révèlent dans leurs manifestations écrasantes : à la
fois complexes et tentaculaires, bruyantes et omniprésentes, angoissantes de grisaille en
même temps qu' éclatantes de couleurs.
Peter Klasen est un
peintre de l'urbanité bétonnée et métallique, un artiste de la froide objectivité de
nos villes inhumaines, un photographe au regard réaliste dont l'objet est de témoigner
dune réalité ordinaire, inscrite dans un temps présent où les techniques, les
machines, les technologies, les industries règnent sur le monde humain de manière totale
et inflexible, comme dans un univers totalement mécanisé et dépourvu du hasard.
C'est au début des
années 80 que Peter Klasen arpente les sites industriels et portuaires, dont Dunkerque,
où il découvre les zones industrielles en marge de la ville. Ces lieux exercent sur lui
une véritable fascination qui le conduisent à visiter le monde, à la recherche de ces
lieux proches d'une certaine vision carcérale de la ville.
Il reviendra à plusieurs reprises à Dunkerque pour des photographies dans les années
1980 et 1990, puis plus récemment en 2008 et 2009, pour enregistrer, constater, et
témoigner de l'envahissement des machines et des constructions techniques dans la
construction urbaine.
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Peter Klasen
Le Mur de Berlin -1987
© P.K.
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Ainsi dans
cette exposition, les photographies sont les supports dune série dimmenses
compositions dans lesquelles, les fragments d'images de corps féminins, issues de photos
de magazines, s'imbriquent sur des arrières plans où se juxtaposent des murs d'usines,
des engins et des architectures .
" Il y a un fil conducteur dans tout mon travail, confiait-il dernièrement,
la solitude, l'angoisse. C'est ce que je ressens dans cette société qui finalement nous
rend malades. C'est en tant que peintre, avec mes images, que j'essaie de me libérer
"...
Peter Klasen prend des photographies de toutes ces zones cachées de nos villes, pour en
faire le point de départ des son travail de peintre. Il accompagne un phénomène qui est
celui de la domination grandissante de l'image ou du spectaculaire dans la vie sociale,
pour mieux nous en montrer sa perversité, et tenter d'en déjouer les pièges.
Lieu
d'Art et Action Contemporaine - Dunkerque
Voir également l'exposition "
Peter Klasen - Rétrospective : 1959 -2009 " - Le Tri Postal - Lille
( LMDA)
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Exposition
terminée |
GRENOBLE : Musée de Grenoble
"Gaston Chaissac, peintre rustique et peintre moderne "
Du 31 octobre 2009 au 31 janvier 2010
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Plus de 200 oeuvres sont rassemblées dans cette très belle exposition rétrospective en
hommage à Gaston Chaisac ( 1910 -1964 ), qui fut à la fois dessinateur, peintre,
sculpteur et poète. Elle reprend l'intitulé que l'artiste lui-même se plaisait à
employer pour qualifier sa peinture : " rustique et moderne " et mettre en
exergue
les valeurs simples d'une vie qu'il préfère à la campagne pour tenter de maîtriser ses
excés de mélancolie et de pessimisme chroniques.
Le Musée de Grenoble a pu rassembler ainsi un certain nombre de dessins inédits, à
partir des premiers travaux de l'artiste en 1936 jusqu'aux collages de papiers peints et
aux derniers totems qu'il réalise en 1964 peu avant sa disparition.
Ainsi le parcours de l'exposition met en relief les principaux thèmes de Gaston Chaissac,
au travers la chronologie qui en est présentée de l'oeuvre, dont en particulier la
série des bouquets de fleurs, les dessins-écritures, les objets, les crucifixions, les
masques aux sourires, qui apparaissent comme autant de prétextes pour railler la comédie
de la vie sociale humaine, et de dire pour lui l'enchantement de ce qu'est la vie rurale
et simple.
" Mes préférences -dit-il , vont
demblée à la peinture rustique moderne. Peintre de village, je lui reste fidèle,
trop sûr de faire fausse route si je cherchais à peindre à la façon des artistes
peintres des capitales et sous-préfectures.
Nous autres les ruraux de 1946, nous navons plus les préjugés dhier,
nous avons évolué et pouvons sans crainte faire des créations à notre idée,
insouciants de ce quen penseront les bourgeois et dautres.
Dans nos campagnes désertes, rien ninterrompt la méditation si nécessaire
avant toute création artistique, et nous ne recevons que de bien faibles échos de ce
quon peint dans les cités prestigieuses.
Quant à la vie moins intellectuelle et plus saine qui est la nôtre, elle favorise
léclosion de nos créations. Nayant nul besoin du dessin et de la palette des
autres, oubliant lunivers et travaillant sans autre souci que de progresser
dune façon continue jusquà notre mort, les nouveautés nous appartiennent,
il ny a quà ramasser " (1946).
Gaston Chaissac est né en 1910 à Avallon, dans une famille
modeste, et d'un père cordonnier, qui abandonne très tôt le foyer. Rien ne le
prédestinait à devenir artiste, peintre et écrivain. De santé précaire, sans
diplôme, il avait décidé de faire le métier de son père, et se passionnait pour le
dessin tout en rêvant un jour de devenir écrivain.
En 1936, établi à Paris il rencontre par hasard le peintre
Otto Freundlich, qui l'encourage à dessiner. Atteint d'une tuberculose, entre 1938 et
1942, il erre dans différents sanatorium, tout en affirmant son langage esthétique au
travers les gouaches et les dessins qu'il réalise durant cette période :
éléments animaux végétaux, humains s'entremêlent dans des formes imbriquées
soulignées par un contour noir et dans des couleurs vives et contrastées .
Après avoir rencontré Albert Gleizes à St Rémy de Provence, ainsi que André Lhôte,
Aimé Maeght, et le sculpteur architecte André Bloc, il s'installe à la fin de 1942
avec sa jeune femme Camille Guibert dans un village en Vendée.
C'est dans un isolement total qu'il dessine et qu'il découvre la peinture à l'huile, en
travaillant sur de multiples supports et qu'il réalise cette "peinture rustique
moderne", selon ses propres mots.
Gaston Chaissac, de 1942 à 1950 entre
dans une période de recherches intenses, enthousiasmé et stimulé par les échanges
qu'il noue avec Jean Dubuffet . Il se sent très proche
de lui avec sa conception de l'"Art Brut". Pour Jean Dubuffet, il s'agit en
effet de peindre hors de tout référent culturel ou artistique, en rupture totale avec ce
qui s'est fait en peinture jusque là.
Gaston Chaissac y voit des coïncidences avec sa propre conception d'un art délivré de
la tradition, et d'un art rural et rustique opposé à l'art citadin et intellectuel.
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images/Chaissac19.jpg
Gaston Chaissac
" Bouquet Nouveau "
1944
Huile sur papier marouflé sur contreplaqué
65 x 50 cm
© Coll. Part. - © ADAGP

images/Chaissac9.jpg
Gaston Chaissac
" Le Samouraï "
1947 Gouache sur papier marouflé
65 x 50 cm
© Coll. Part. ©
ADAGP

Gaston Chaissac en 1952
par Robert Doisneau
© Musée de l'Abbaye Sainte Croix
Les Sables d'Olonne
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Son travail est à la fois proche de
lécriture automatique par lassemblage déléments totalement divers et
en même temps proche du dessin denfant par son aspect trés coloré et naïf.
Ainsi " Le Samouraï " de 1947 ou "Deux personnages sur fond gris", de
1949, sorganisent autour de la notion de masque, qui demeure un thème
récurrent dans son oeuvre. Les visages, sont des masques colorés qui sinscrivent
dans un fond vif.
La technique du traitement par aplats des couleurs renforce limpression
dun jeu de formes et préfigure ce que sera le travail abstrait de l'artiste
dans les années qui suivront et jusqu'à son dernier jour.
Ce "
Samouraï " dit-il à Jean Dubuffet est pour lui la parfaite concrétisation de
sa manière de travailler et de voir l'art.
Sur ces idées, ils réalisent ensemble une première
exposition d' "Art Brut" chez Drouin en 1949.
Mais à partir de la fin des années 50, les points de vue des deux peintres
divergent. Dubuffet considère l'Art Brut comme une forme d'expression de caractère
spontané et inventif en marge totale des standars de l'art et ayant pour auteur des
personnes hors des milieux artistiques.
Chaissac quant à lui, a noué des contacts avec Raymond Queneau, Jean Paulhan, et
Jakovsky. Le romancier vendéen Michel Ragon est l'un des premiers critiques d'art à
prendre son oeuvre au sérieux.
Il réalise des peintures murales éphémères, utilise des assemblages de matériaux
divers sur lesquels il peint, réalise des empreintes, des graffitis, des collages à
partir de dessins d'enfants.
De temps à autres apparaissent des visages, des
masques, parmi des motifs abstraits, mais aussi des séries avec de fleurs, des animaux,
des serpents.
Cette démarche différe en ce qu'elle est moins intellectuelle que celle de
Dubuffet : des objets de rebuts, des déchets, des pierres sont les supports de ses
oeuvres qui ne reste pas cantonnées dans le support ou le format de la toile.
Gaston Chaissac parvient à exposer une nouvelle fois en 1961 à la Galerie Iris Clerc,
protectrice des "Nouveaux Réalistes", laquelle trouve dans ses assemblages
d'objets et dans ses cailloux peints un lien de parenté avec sa perception d'un art
nouveau
Dans les années qui suivent, jusqu'à sa mort en 1964 à La
Roche-sur-Yon, Chaissac se consacrear à la réalisation de collages de papier de
tapisseries découpés en de vastes compositions avec ou sans personnages.
Mais il faudra attendre dix ans pour que le Musée National d'Art Moderne organise
enfin en en 1973 une première exposition de ses oeuvres et qu'il soit reconnu pour un
artiste à part entière.
Musée
de Grenoble
Voir Dossier Gaston
Chaissac
( LMDA)
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