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EXPOSITIONS PASSEES
EN FRANCE & REGIONS
Année 200
9

         

Exposition terminée


LILLE : Le Tri Postal - Centre d'Art Contemporain

" Peter Klasen : rétrospective 1959 - 2009"

Du 05 octobre au 29 novembre 2009




Peter Klasen est un peintre de l'urbanité bétonnée et métallique, un artiste de la froide objectivité de nos villes inhumaines, un photographe au regard réaliste dont l'objet est de témoigner d’une réalité ordinaire, inscrite dans un temps présent où les techniques, les machines, les technologies, les industries règnent sur le monde humain de manière totale et inflexible, comme dans un univers totalement mécanisé et dépourvu du hasard.

C'est au début des années 80 que Peter Klasen arpente les sites industriels et portuaires, où il découvre les zones industrielles en marge des villes. Ces lieux exercent sur lui une véritable fascination qui le conduisent à visiter le monde, à la recherche de ces lieux proches d'une certaine vision carcérale des zones urbaines.

Sa démarche est de démontrer comment la machine entre dans une relation toujours plus proche et plus intime de l'homme, sans que celui-ci y prenne garde, pour progressivement l'écraser de son gigantisme, de sa puissance, de son inéluctabilité.

Ainsi cette rétrospective réunit 150 oeuvres, regroupant, photographies, objets et divers compositions éclairées de néons, et une série d’immenses peintures dans lesquelles, des fragments d'images de corps féminins, issues de photos de magazines, s'imbriquent sur des arrières plans où se juxtaposent des murs d'usines, des engins et des architectures .

" Les lieux en marge de nos villes, les souterrains, ferrailles, décharges, gares de triage, les faces cachées de notre monde industriel exercent une étrange fascination sur moi " , dit-il.

Sa peinture n'est pas faite pour plaire, mais davantage pour que les spectateurs voyeurs que nous sommes aillent derrière l'image, non seulement voir, mais toucher la réalité.

" Loin de la "représentation" du réel, il choisit la "présence" du réel lui-même : il met l'objet réel sur sa toile, comme ce boîtier électrique, ce générateur, ce cadran, cette planche ou ces néons " comme l'écrit Bernard Vasseur dans un ouvrage récent sur l'artiste (  Peter Klasen : People in the city - Editions Art Inprogress).



Image non disponible

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Peter Klasen :

" Stop "
© P.K.



Peter Klasen  © P.K.

Peter Klasen
© P.K.


Né à Lübeck en Allemagne, le 18 Août 1935, Peter Klasen  assiste terrorisé à l'âge de sept ans, au bombardement et à la destruction de sa ville natale.. Il perdra son père, et plusieurs membres de sa famille dans les combats de la seconde guerre mondiale. Tout son parcours et son oeuvre témoigneront de cette violence guerrière de l'enfance, dont il pressent encore sourdement au fond de lui même qu'elle est toujours présente dans la réalité de notre vie d'aujourd'hui.

Son oncle auprès de qui il vit  alors a été l'élève d'Otto Dix, le peintre expressionniste, et son grand-père est un collectionneur d'art. Sensibilisé à l'univers de le peinture, il s'intéresse aussi à la littérature et lit Dostoïevski, Kafka, Thomas Mann.

Il est admis à l'Ecole des Beaux Arts de Berlin en 1955, où il a comme co-disciple Baselitz dans l'atelier de Hann Trier. En 1959, il décide de partir pour Paris après avoir reçu une bourse d'étude, afin de vivre en France dont son père lui avait tant parlé plus jeune et appris la culture et la langue.

Il s'intéresse au cinéma et voit à la Cinémathèque de la Rue d'Ulm les films allemands censurés par Hitler : Fritz Lang, Murnau, mais s'intéresse aussi à la nouvelle vague française : Godard, Truffaut, Chabrol. C'est à partir de là, avec la lectures des textes Dada et les travaux du Bauhaus, qu'il développe le concept d'e travailler à partir de la photographie, et de l'intégrer dans ses recherches picturales.

A partir de 1961, il intègre dans ses toiles des images morcelées  ou déchirées de corps féminins, d'affiches publicitaires, mais aussi  des images d'objets découpés dans la presse.
Après l'art informel, tel qu'il qualifie l'abstraction, qui selon lui est allé au bout de sa démarche, Peter Klasen devient le peintre du renouveau de l'image dans la peinture

Dès lors, avec des oeuvres parmi lesquelles par exemple " Nausée " en 1961, " La conscience du Corps " en 1964, " Stripteaseuse " et "Zone Interdite " en 1965 , il devient  l'un des pionniers de la Figuration Narrative et participe à de nombreuses exposition.

En 1971, une rétrospective intitulée "Ensembles et Accessoires" au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris lui est consacrée, dans laquelle il présente des oeuvres dans lesquelles des instruments chirurgicaux, des tuyaux, des néons et divers objets font leur apparition, ainsi que cuvette de WC ou baignoire  représentées en grandeur nature.

Les années 1973 - 1980 orientent Peter Klasen vers des représentation en gros plans d'objets isolés sur des fonds neutres : des grilles, des barrières, des portes, des cadenas, qui pour lui représentent une vision de la maladie urbaine.

En 1981 un voyage à New York le conduit à prendre de multiples photos de graffitis, de salissures, de coulures, d'objets rouillés, qui sont présentées dans une exposition chez Adrien Maeght intitulée " Traces " en 1982, et l'amènent à s'intéresser   aux effets du temps et de l'éphémère, à la dégradation et à l'usure, qui prennent alors une place importante dans son travail.

De 1986 à 1989, il entreprend une série de cent tableaux intitulée " Mur de Berlin ", qui s'achèvera avec le démantèlement du mur en Novembre 1989. Cette série le conduit ensuite à s'intéresser à la représentation urbaine et à en dévoiler la face cachée : les murs, les entresols, les parkings, le béton, les objets abandonnés jusqu'à une exposition qu'il organise et intitule " Histoire de Lieux Ordinaires " en 1989 chez
Louis Carré & Cie.

Avec les années 2000, il renoue avec l'intégration des images du corps dans des toiles de grandes dimensions et s'interroge avec les attentats terroristes du 11 septembre 2001sur la valeur qu'il reste de l'existence humaine en rapport avec la violence grandissante de nos sociétés.



Le Tri Postal - Lille

  Voir également l'exposition " Peter Klasen - La Mémoire du Regard " - Centre d'Art Contemporain - Dunkerque

( LMDA)

         

Exposition terminée

LODÈVE :  Musée de Lodève
" Bonnard, guetteur sensible du quotidien "
Du 20 juin au 01 novembre 2009





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Pierre Bonnard
" Nu debout " 1905 -
© Collection Part. © ADAGP




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Pierre Bonnard

" Modèle se deshabillant " 1912 -
© Musée de la Chartreuse - Douai  © ADAGP




Cette nouvelle exposition du Musée de Lodève se propose de mettre en relief un aspect particulier, mais dominant dans l'oeuvre de Pierre Bonnard ( 1967 -1947 ), qui est celui de la mise en scène de la vie quotidienne. Par un regard d’ensemble sur le parcours de cet artiste depuis ses premières recherches avec ses amis du groupe des Nabis jusqu’à la pleine liberté d’expression qui marquera ensuite ses travaux jusqu’à la fin de sa vie, c'est un éclairage nouveau sur l'oeuvre que peut découvrir le visiteur au travers les tableaux peints dans le Midi de la France, lesquels mettent en évidence le rôle tenu par la lumière méditerranéenne dans l’évolution de sa production.

« Bonnard appartient à cette catégorie d’artistes dont l’œeuvre, dans sa totalité, apparaît d’abord comme une célébration ininterrompue de la peinture. Guetteur sensible du quotidien, il se saisit avec recueillement des objets les plus banals, des gestes les plus naturels, et restitue dans son atelier - puisqu’il ne peignait jamais sur le motif - un univers d’intimité empreint d’un insaisissable mystère. Comme Cézanne, Bonnard peint sans se lasser les mêmes sujets, puisés dans son environnement familier, toujours renouvelés par le regard que l’artiste porte sur eux, toujours sources d’une exploration esthétique nouvelle.
La modernité de Bonnard est en effet sans rupture, depuis la période nabi où s’affirment déjà cet éloignement par rapport au sujet et cette conquête d’une autonomie en peinture qui le conduiront ultérieurement, à partir des années trente, vers une totale liberté de la couleur et de la représentation spatiale », selon Maïthé Vallès-Bled, Conservateur en chef du Musée de Lodève.

Cette exposition rassemble prés de soixante-dix œeuvres  peintures, aquarelles, dessins,  parmi lesquelles "Fiacre" (1898), jamais exposée, "L’Omnibus" (1895) , " Dans la rue  " (1898), " Autoportrait à contre-jour "(1923), " Nu aux babouches rouges " (1932) en provenenance de différentes collections particulières.

D'autres proviennent aussi, notamment, de Musées Français comme "Jour d’hiver " (1905), "Marthe à sa toilette" (1919)  " Les bas noirs " (1899),  ou étrangers comme " Enfants et Chats ", ainsi que de nombreuses collections particulières (Angleterre, Etats-Unis, Japon, Suisse…).



Pierre Bonnard © ADAGP

Pierre Bonnard
© ADAGP

Pierre Bonnard a eu tout au long de sa vie l'art de jouer sur la juxtaposition et les rapports entre les couleurs chaudes, et les couleurs froides. "Nu dans le bain" (1936-38), où se marient l'orangé et le bleu profond, illustre à la perfection ce jeu entre les tons chauds et les tons froids. Mais il excèle aussi dans la déclinaison des multiples variantes de chaque couleur, ce qui fait qu'à l'intérieur d'un même tableau, on peut découvrir toute la gamme chromatique d'une même teinte.

Il aime représenter les multiples nuances qui apparaissent dans les reflets et les jeux de couleurs, avec ses sujets entourés d'eau, ou se réflétant dans des miroirs. Une peinture telle que "La Cheminée" (1916) montre une femme qui se regarde dans une glace. L'utilisation des surfaces réfléchissantes lui permet également de prendre de la distance avec la réalité observée de son sujet . Chez Pierre Bonnard, bien que ses modèles soient souvent présentés nus dans les scènes d'intimité, les tableaux dégagent rarement une vision ou une charge érotique, mais plus une sensualité de la peinture elle même, davantage que de ses sujets féminins, dont on ne distingue pas les visages.

Sur le mode naturaliste, " L’Homme et la Femme " (1900), met en scène à travers les jeux d'un miroir l’artiste et son modèle, Marthe, sa femme aimée, qu'il a rencontrée en 1893 aux côtés de qui il vivra durant cinquante ans et qu'il représentera sur près de 400 tableaux."

Les nus féminins, depuis le " Nu aux bas noirs "(1893-1900) jusqu’au " Nu au tub" (1908-1920) et à l' ultime " Nu dans le bain " (1924-1946) représentés s'organisent selon un dispositif constant : bassine ou tub, baignoire, miroir, table de toilette. Le nu est debout, se baignant, se lavant, s’essuyant, se parfumant. Cette thématique a pour objet les jeux et les variantes de la lumière dans les reflets de l'eau ou des miroirs.

À partir des années 1920, Bonnard déploie de nouveaux accords de composition et couleurs où la lumière se combine à des distorsions de l’espace, comme dans " Nu dans la baignoire " (1925). Le sujet se dissout dans les couleurs et prend forme dans la lumière : " Le Bain", (1936),  ou "Nu dans le bain au petit chien"( 1941-1946).

Les paysages ou terrasses offrent des scènes où la mythologie se mêle à la vie familière : les personnages contemporains se mêlent aux représentations anciennes d'une lointaine Arcadie. La composition offre un panorama ouvert avec des plans étagés, et une grande plage centrale vide, soulignant la profusion végétale où apparaissent après coup des personnages, comme dans " La Terrasse de Vernon " (1928 ) .

Les intérieurs représentent des scènes familières où s’inscrivent les sujets habituels de l'artiste, Marthe et le chien, dans des configurations variables telles que dans "Le Café " (1915) ou "Café Au Petit Poucet " (1928). Les salles à manger des années 1930  constituent des variations sur le rapport intérieur-extérieur, doublé des effets de reflets chers à Bonnard, et de fenêtres. Le jeu des couleurs froides alternent avec des couleurs chaudes, comme dans "La Salle à manger sur le jardin" (1931) ou "Grande Salle à manger " (1934).

Les natures mortes, quant à elles parfois travaillées en surplomb, donnent une représentation spatiale qui parfois confine à l’abstraction tel que dans "Le Coin de table"(1935).

Les autoportraits de l’artiste depuis son  premier portrait, réalisé en 1889, jusqu'à sa dernière figure, froide "Portrait du peintre par lui-même" ( 1945), Pierre Bonnard exprime à chaque fois une intériorité dense, une composition d'où émane une tension toujours plus sombre ou mélancolique.

Pierre Bonnard, est sans doute l'un des peintres majeurs du XXème siècle, car il se distingue comme figure marquante d’une modernité " autre ". Sa peinture confère en effet une dimension intemporelle aux personnages et révèle une interrogation qui invite le regard à se poser, et à arrêter le temps. Elle a l'immense mérite de situer le problème du
" sujet ", au centre véritable de la peinture, de son rapport à l’intime et de son dépassement, et peut constituer par là une part de réponse aux interrogations des artistes d’aujourd’hui.


Voir article Pierre Bonnard
Musée de Lodève



(LMDA)

         

 

Exposition terminée



CERET : Musée d'Art Moderne

" Un siècle de paysages sublimés "
Du 20 juin au 31 octobre 2009









Un siècle de paysages s'exposent au Musée d'Art Moderne de Céret
sur Culturebox





 
Musée d'Art Moderne - Céret

         

 

Exposition terminée



PONT- AVEN : Musée des Beaux - Arts de Pont-Aven

" Maurice Denis et la Bretagne"
... Jusqu'au 05 octobre 2009







La Bretagne rend hommage au peintre Maurice Denis
sur Culturebox





 
Musée de Pont-Aven

         

 

Exposition terminée



AIX EN PROVENCE : Musée Granet
" Picasso - Cézanne "
 ... Jusqu'au 27 septembre 2009









Picasso Cézanne : exposition événement à Aix-en-Provence
sur Culturebox




 
Musée Granet

         


Exposition terminée


AIX LES BAINS : Musée Faure

"Jules Cavaillés  ( 1901 - 1977 ) : peintures "
Du 20 juin au 06 septembre 2009




Après le Musée des Beaux Arts de Gaillac durant l'été 2008, le Musée Faure d'Aix les Bains présente à son tour cette grande exposition qui rend hommage à cet artiste intègre et sincère que fut Jules Cavaillès ( 1901 -1977 ).
Grâce à plusieurs collections privées ce sont près de soixante-dix tableaux qui ont pu être rassemblés ici, réalisés entres les années 1920 et 1970, ainsi que des dessins, des aquarelles et quelques oeuvres de ses amis peintres lesquels s’appelaient Bonnard, Chagall, Dufy, Matisse, Braque, Pougny …provenant de sa propre collection.

Jules Cavaillés est surtout connu pour avoir fait partie du mouvement baptisé en 1949 “la Réalité Poétique”, dont la démarche était la sincérité, l’authenticité, le respect de la nature, et la poésie du réel, en opposition totale aux thèses subjectives du Fauvisme et du Cubisme.
Jules Cavaillès défendra sa vie durant cette vision d'une représentation sensible, chaleureuse et émotionnelle du temps et du quotidien.

Sa démarche sera le langage de la couleur, de l’énergie de la lumière, de la douceur de l'intimité ou encore  l'humanisme de ses portraits. Ses paysages perçus au travers ses fenêtres exprimeront la plénitude de la nature et la richesse de ses tonalités sans cesse variantes.




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ules Cavaillès
" Le Vase Rouge "
Huilse sur toile 80,5 x 65 cm
© ADAGP





Jules Cavailles à Epineuil en 1975 © ADAGP

Jules Cavaillès
Epineuil 1977
© ADAGP


Né à Carmaux dans le Tarn, Jules Cavaillès gardera de son enfance et de sa jeunesse heureuses, tout au long de savie le goût du bonheur. En 1922, il décide de s'installer à Paris pour se consacrer à sa passion, la peinture. Des prix couronnent ses premières œeuvres et expositions et les commandes se multiplient. Présenté en France, mais aussi dans des galeties américaines ou deiverses expositions internationales, la chaleur de ses tableaux emportent le goût du public.

Dans son atelier de la Rue de Poissy, dans sa propriété d'Epineuil ou dans son appartement de Cannes, il ne cesse de peindre, profondément et intensément concentré sur son travail.
Il répond également à des commandes, par exemple pour la réalisation de décorations murales pour des compagnies transatlantiques, en créant des affiches pour la SNCF, mais aussi en réalisant des illustrations pour l'édition.

Lors de la seconde guerre mondiale, il revient dans son département natal, le Tarn, qu'il connaît bien, et s'engage dans  la Résistance avec son ami Jean Cassou, à la tête d'un groupe de résistants du maquis languedocien.
Il est nommé à la fin de la guerre Conservateur du Musée des Augustins de Toulouse, et devient l’année suivante, Professeur à l’École des Arts Décoratifs de Paris.

Après une vie consacrée à l’art, le maître de la " Réalité Poétique " s’éteint à Epineuil en 1977, en laissant non seulement le souvenir d’un artiste profondément engagé dans ses convictions sur la beauté et l’harmonie de la nature.


Musée Faure - Aix les Bains


(LMDA)

         

 

Exposition terminée



GIVERNY : Musée des Impressionnistes
" Le Jardin de Monet : l'invention d'un paysage "
... Jusqu'au 15 août 2009








Le Musée des Impressionismes de Giverny s'ouvre aux paysages de Monet
sur Culturebox



 
Musée des Impressionnismes

         

Exposition terminée


MONTPELLIER : Musée Fabr
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" Emil Nolde"
Du 07 février au 24 mai 2009


La peinture expressionniste allemande reste méconnue en France. Emil Nolde (1867-1956), qui fut l’un des représentants majeurs de ce courant, n’avait jamais pu bénéficier jusqu'à maintenant d’aucune grande exposition dans notre pays jusqu'à la dernière exposition du Grand Palais à Paris qui vient de s'achever.
Cette importante présentation retrace le parcours d'une figure majeure de l’art moderne allemand en réunissant quatre-vingt dix de ses oeuvres, dont le fameux polyptique " La vie du Christ" en provenance de la Fondation Nolde à Seebüll, et de nombreuses aquarelles et gravures, ainsi que des dessins.
L'oeuvre du peintre est présentée selon un parcours qui donne l'occasion au public de découvrir l'evolution et la vie tumultueuse de cet artiste "dégénéré " selon le qualificatif qui lui fut donné par les idéologues de la période nazie, en Allemagne.

Emil Nolde, de son vrai nom Emil Hansen, est né en 1867 à Nolde à la frontière germano-danoise. Il s'intéresse tôt d'abord à la pratique de la sculpture avant que de s'intéresser à la peinture. Il apprend le dessin à Karlsruhe, puis à Saint-Gall en Suisse, où il devient enseignant en Beaux Arts jusqu'en 1897. Il compléte ensuite sa formation à Munich, à Dachau, puis à Paris, où il découvre l'univers de la peinture classique au Louvre et fréquente l'Académie Julian en 1899.
A partir de 1900, il se singularise très vite par une peinture farouche, impressionné qu'il est par le travail de Van Gogh. Son individualiste  est remarqué par les jeunes artistes du mouvement Die Brücke auquel il se joint en 1906. Il commence à exposer la même année, notamment à Dresde où sa peinture à thématique campagnarde, avec un traitement des couleurs vives en pâte épaisse, enthousiasme ses amis.  Ses peintures sont présentées de manière brute et vive, avec un dessin rapide, et une   violence s'exprimant au travers le mouvement, l'empâtement et la couleur. La thématique dominante est alors essentiellement florale. Il quitte rapidement le groupe Die Brücke fin 1907 pour des raisons de divergence d'opinion.

Partagé entre son enracinement dans sa terre natale du Schleswig et sa fascination pour la vie urbaine, entre son goût pour la solitude et le spectacle de la vie sociale, il décide finalement de s'installer en 1910 à Berlin dont la vie urbaine et nocturne lui inspire de nombreux tableaux.
Mais il ne se sent pas à l'aise dans ce milieu artistique et ses toiles incomprises sont de plus en plus refusées par les expositions de la Sécession berlinoise.

Avec d'autres amis artistes, dont ceux de Die Brücke, il crée alors la "Nouvelle Sécession", pour s'opposer aux conventions des peintres berlinois.
Les thèmes de ses tableaux évoluent vers des sujets religieux, pour lesquels il emploie les mêmes techniques de couleurs pures empâtées et apposées par des gestes vifs et violents. Il peint notamment ce polyptique en neuf parties entre 1911et 1912 sur la vie du Christ.

 

Image non disponible

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Emil Nolde
" Au café " 
1911.
Huile sur toile 73 x 89 cm
©  Museum Folkwang. Essen. Allemagne




Emil Nolde © Nolde Foundation - Seebüll

Emil Nolde
© Nolde Foundation - Seebüll


 


Mais il peint également de nombreuses marines dont certaines sont à la limite de l'abstraction et se prend de passion pour l'art primitif, après un séjour qu'il fait en 1913 dans des îles du Pacifique. S'inspirant de ces arts exotiques, il peint lui-même des masques et des statues, de manière à dénoncer les préjugés raciaux et le mépris allemand pour les cultures primitives.

Emil Nolde se voulait incarner l’esprit allemand dans la peinture moderne, et voyait dans les premiers moments du National-Socialisme, matière à exprimer cette modernité. Il est parmi les premiers adhérents de ce parti
et signe même l'appel pour donner tous les pouvoirs à Hitler le 18 Août 1934, bien que ses tableaux soient de plus en plus attaqués par la presse. L'idéologue nazi Alfred Rosenberg, lui reconnaissait un don certain notamment dans ses paysages maritimes, mais le critiquait férocement pour ses portraits "négroïdes".

Lors de l'exposition de Munich en 1937, il est dénoncé publiquement comme appartenant aux artistes "dégénérés " au même titre que la plupart des artistes qualifiés d' "expressionnistes" .
Il a alors 70 ans, mais refuse alors de se soumettre aux critères  esthétiques du régime nazi. Il est alors exclu de la section des Arts Plastiques de la Chambre de la Culture et est frappé, en 1941, par Adolf Ziegler de l'interdiction totale de peindre. Un grand nombre de sesoeuvres, plus de 1000 qui sont alors exposées dans les musées allemands sont confisquées et un certain nombre sont détruites.

Il décide de ne pas s'arrêter là sous les ordres de la dictature et poursuit son travail clandestinement en peignant des aquarelles sur des papiers de récupération, ces émouvantes "images non peintes", véritables oeuvres préparatoires à de futures peintures à l'huile, dont certaines sont présentées dans cette exposition.

Sa reconnaissance internationale vient après-guerre. Emil Nolde est consacré de son vivant comme l’un des artistes les plus importants de notre temps, tant par la résistance qu' il a su montrer, en poursuivant son travail dans la clandestinité sous le régime d'Hitler, que par l'exigence et l'audace de ses oeuvres qu'il n'hésitait jamais à jeter lorsqu'elles ne correspondaient pas à ce qu'il recherchait à traduire.

L’homme est toujours resté au centre des préoccupations de Nolde dans ses oeuvres notamment au travers les portraits, les maternités, les couples qu'il a peint. Ses paysages et ses natures mortes ont été également autant de manifestations d'une contemplation de la vie simple et de la nature, exarcerbées par les couleurs de sa palette. Le sujet religieux lui même s'est toujours orienté chez lui vers la recherche des racines primitives et naturelles de l'humain. On retiendra au travers  cet ensemble, une vision extrêmement tourmentée finalement de l'existence.


  Musée Fabre - Montpellier
Vidéos


(LMDA )

         


Exposition terminée


ANGERS : Musée Jean Lurçat

" Jean Lurçat : tapisseries ( 1940 - 1965 )"
Du 29 novembre 2008 au 17 mai 2009




Cette exposition propose la présentation d'une trentaine de tapisseries de Jean Lurçat ( 1892 - 1966 ), dont 14 font partie de la donation faite par Simone Lurçat, veuve de l'artiste,  5 tapisseries de sa propre collection, et 10 tapisseries appartenant aux collections des musées d'Angers.

L'ensemble constitue une vision de trente ans de l'oeuvre tissé de Jean Lurçat depuis les années 40 jusqu'aux années 60. Les grands thèmes de l'artiste sont mis en évidence : le bestiaire, l'astre solaire, la source de la vie, le monde minéral et végétal. L'homme est parfois présent au centre de cette création, ainsi que les réalisations architecturales de celui-ci, imaginées ou réelles.


On a souvent signalé les liens très forts qui unissaient Jean Lurçat à l'écriture, dont témoigne son ouvrage " Mes domaines ", et surtout à celle de ses amis poètes dont il utilise les textes dans ses tapisseries : Paul Eluard pour la tapisserie " Liberté " est sans doute l'exemple le plus célèbre, mais également Pierre Seghers ou Jean Marcenac.

Jean Lurçat qui a connu les deux guerres est un militant et un résistant. Il dénonce la violence et la bêtise humaine. Cependant il croit encore en l'homme, lui qui a vécu, jeune homme, les horreurs de la première guerre mondiale. Surréaliste, il en conserve l'esprit lorsqu'il place dans ses tapisseries des poèmes, des textes écrits " en miroir "; ses oeuvres paraissent simples et évidentes : un bel astre, des animaux séduisants, une jolie nature ... Souvent le danger n'est pas loin ... Il y a toujours dans ses oeuvres un sens caché qu'une première lecture rapide ne permet pas de voir.



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Jean Lurçat
" La Création du Monde "
© ADAGP


Jean Lurçat  ©

Jean Lurçat
© ADAGP


Jean Lurçat né à Bruyères, Vosges le 1er juillet 1892, est mort le 6 janvier 1966 à Saint-Paul de Vence.
Il mène, dès 1912, une carrière de peintre talentueux. mais c'est en 1936 qu'il reçoit sa première commande officielle pour une tapisserie qui est tissée à la Manufacture Nationale des Gobelins : " Les Illusions d'Icare".

En 1939, missionné par l'Etat Français, il se rend à Aubusson, pour y créer des œeuvres importantes en collaboration avec le lissier François Tabard, et y relançe les ateliers de tapisserie.

Résistant il prend le maquis en 1940, dans le Lot, où il installera son atelier de création de carton de tapisseries après la guerre. Il a surtout redonner un vrai sens à la tapisserie, comme au temps où les grands peintres ne s'en occupaient pas et entrainer avec lui toute une génération d'artistes plus jeunes.

Jean Lurçat s'était fixé à Saint-Céré (Lot), où il avait acheté un vieux château en ruines qu'il restaurera pour en faire son atelier. Ce château, situé à Saint-Laurent-les-Tours, domine la vallée de Saint-Céré.

Ses oeuvres sont connues du monde entier; la plus importante, " le Chant du Monde", un ensemble de dix tapisseries monumentales, constitue une vision épique, poétique, symbolique et humaniste du XXème siècle. Commencée en 1957, elle devait mesurer cent-vingt-cinq mètres de long, mais cette grande œeuvre a été interrompue par la mort de l'artiste. Actuellement, elle est exposée au Musée Jean Lurçat et de la tapisserie Contemporaine à Angers.


  Musée Jean Lurçat


LMDA ( avec nos remerciements à l'Agence Heymann-Renoult Associés )

         


Exposition terminée


LE HAVRE : Musée Malraux

" Henri-Edmond Cross : aquarelles et crayons "
Du 21 février au 26 avril 2009



Henri-Edmond Cross : " Paysage " ©

Henri-Edmond Cross
" Paysage "
©



Henri-Edmond Cross (1856 -1910 ) fait la connaissance de Seurat et de Signac en 1884 au Salon des Artistes Indépendants. L’année de la disparition prématurée de Seurat (1891), il expose son premier tableau divisionniste, et marque ainsi son ralliement au groupe des néo-impressionnistes. 

Comme eux, il accorda une attention particulière au dessin. Si Seurat, Luce et Angrand affectionnèrent plus spécialement le crayon, le fusain ou le pastel, Petitjean et Rysselberghe témoignèrent de leur intérêt pour l’aquarelle, mais Signac et Cross, eux, « l’aimèrent passionnément et y trouvèrent un mode d’expression dans lequel ils excellèrent » (Isabelle Compin).

Légère et rapide, elle leur permit de s’affranchir des règles strictes de l’élaboration du tableau pointilliste.
« Je me repose de mes toiles par des essais à l’aquarelle et des esquisses en me servant de cette matière. C’est amusant. L’absolue nécessité d’être rapide, hardi, insolent même, apporte dans le travail une sorte de fièvre bienfaisante… » écrivait Cross au peintre Angrand.
Installés près de Saint-Tropez, Signac et Cross, trouvèrent dans cette technique le moyen le plus sensible pour rendre la limpidité des lumières et des paysages méditerranéens.

Cross exécuta de nombreuses aquarelles, certaines comme de simples prises de notations sur le motif, et d’autres,   plus composées. Mais il fut aussi, et c’est ce que nous fait découvrir les oeuvres graphiques du fonds Senn, un merveilleux dessinateur.
Si certaines pièces s’avèrent être des études préparatoires pour des peintures, avec parfois des mises au carreau, d’autres s’affirment comme des œuvres à part entière. Il s’agit de dessins à la mine de plomb exécutés sur un papier vergé où l’artiste joue du grain du support pour accrocher la lumière. Les sujets sont variés : personnages, paysages, mais ils peuvent également se dérober, s’estomper au gré d’un traitement tout en frottements légers du crayon et devenir une fantaisie abstraite, pleine de poésie et de mystère.


Maximilien Luce : Portrait de Henri-Edmond Cross - Huile sur Toile 1898 - © ADAGP

Maximilien Luce
" Portrait de Henri-Edmond Cross "

Huile sur Toile 1898
© ADAGP

Né à Douai en 1856, Henri-Edmond Cross, de son vrai nom Henri-Edmond Delacroix prend dès l'âge de dix ans des cours de dessin à l'Ecole des Beaux Arts de Lille et a pour professeurs Carolus Duran et Alphonse Colas et plus tard à Paris, François Boivin.
Il expose pour la première fois au salon de 1881 à Paris, sous son pseudonyme "Cross", traduisant ainsi son nom de famille en anglais pour éviter toute confusion avec Eugène Delacroix.

Il fait la connaissance de Seurat et de Signac en 1884 au Salon des Artistes Indépendants. En 1891, Henri-Edmond Cross quitte le genre impressionnisme qu'il avait pratiqué jusque là, en exposant son premier tableau " divisionniste", marquant ainsi son attachement à la démarche de Seurat, l'année même de sa disparition. Il rompt avec une esthétique de dix ans et adopte avec enthousiasme celle du groupe qui animait le Salon des Indépendants (manifestation dont il fut l'un des initiateurs dès 1884). Il présente ainsi sur les cimaises du Salon des Indépendants le portrait divisionniste de sa femme. Il choisit alors de vivre en grande partie de l'année dans le Var, à Saint-Clair au Lavandou.

Il s'engage politiquement et devient également un sympathisant des idées anarchistes de l'époque.
Sa santé s'altère alors et l'accable avec des troubles rhumatismaux et oculaires. Il fait alors un séjour en Italie où il découvre les œeuvres de Tintoret et de Canaletto.

A la suite de Signac, Cross peint la Provence, et en magnifie sa beauté naturelle par des tableaux inédits et incomparables. Il se rapproche là des premières manifestations du fauvisme, dont on sent poindre en ce début du XXème siècle, l'expression d'une nouvelle harmonie chromatique, qui fera école par la suite par exemple avec  Matisse dans une eouvre telle que " Luxe, calme et volupté ", en préfigurant ainsi l'arrivée des premiers moments de la nouvelle peinture abstraite.

C'est ainsi que Henri-Edmond Cross contribua avec ses amis néo-impressionnistes au bouleversement historique de l'histoire de la peinture, qui remit en question toutes les théories esthétiques sur l'art.

Au crépuscule de sa vie trop brève, Henri-Edmond Cross voulut visiter une nouvelle fois la Toscane avant de regagner la ville du Lavandou où il composa ses dernières œeuvres. En mai 1910, il fut tragiquement emporté à 54 ans par un cancer.


Musée Malraux - Le Havre



(LMDA)
( avec nos remerciements à l'Agence Heymann-Renoult Associés )

         


Exposition terminée


TOULOUSE : Ensemble Conventuel des Jacobins

" Chefs d'oeuvre du Gothique en Normandie "
Du 17 janvier au 20 avril 2009




Dans la lignée de ses grandes expositions consacrées au patrimoine, l’Ensemble Conventuel des Jacobins de Toulouse, en collaboration avec le Musée de Normandie de Caen, invite à découvrir trois siècles de trésors de Haute et Basse-Normandie, pour la première fois réunis, et qui disent l’étonnante vitalité de la production artistique de cette région du XIIIème au XVème siècle.

Dans une parfaite cohérence d’espace et de temps, ces sculptures et ces pièces d’orfèvrerie du Moyen Age ne pouvaient trouver sous les voûtes du Réfectoire des Jacobins, plus bel écrin. En effet, l'Ensemble Conventuel des Jacobins de Toulouse demeure, à ce jour, un magnifique exemple, entièrement réalisé en briques, de construction monastique des XIIIème et XIVème siècles, ce qui en fait le véritable joyau de l'art gothique languedocien.

A Toulouse, l’exposition s’ouvre par Marie Madeleine, vêtue de sa seule chevelure. Ce chef d’œeuvre de la Collégiale d’Ecouis, bien que reconnu en l’état actuel des recherches comme Marie Madeleine, pourrait aussi évoquer la légende de Marie l’Egyptienne dont le culte s’était répandu en Occident.

Dans un parcours volontairement chronologique, les neufs apôtres du Collège Apostolique de Saint-Pierre de Jumièges, véritables "colonnes vivantes", sont associés aux pièces d’orfèvrerie qui laissent entrevoir la richesse des décors des églises et des cathédrales d’alors, comme la châsse des reliques de Saint Taurin, réalisée vers 1240, en argent et cuivre doré, sertie d’émaux et conservée à Evreux.

Puis, véritablement unique, une "Mise au Tombeau" dont la composition traduit avec intensité le sentiment de douleur de chacun des sept personnages qui vivent cet épisode de la Passion du Christ. Par sa qualité exceptionnelle, cet ensemble sculpté n’est pas sans rappeler celui de Monesties dans le Tarn.

A la fin du Moyen Age, le culte des saints se multiplie et, ici, pour représenter cette ferveur, les saints vénérés dans nombre de régions de France - Saint Pierre, Saint Jacques, Saint Denis - côtoient les saints les plus populaires en Normandie tels Sainte Barbe, toujours adossée à sa tour, ou Saint Clair, invoqué pour les affections oculaires.

Enfin, pour parfaire son cheminement, le visiteur est accompagné de Vierges à l’Enfant - pour l’essentiel en pierre polychrome - miraculeusement parvenues jusqu’à nous, et dont les visages sont empreints de douceur et de sérénité.


Huit anges musiciens - Deux panneaux de vitrail  vers 1320-1330 Dives-sur-Mer (Calvados) - © Inventaire général du patrimoine culturel de Basse Normandie/ P.Corbierre

Huit anges musiciens
Deux panneaux de vitrail
Vers 1320-1330
Dives-sur-Mer (Calvados)
© Inventaire général du patrimoine culturel de Basse Normandie/ P.Corbierre



Sainte Marie Madeleine 1311-1315 - Statue, pierre avec traces de polychromie - Écouis (Eure) © Crédit phot : RMN/J-G. Berizzi

Sainte Marie Madeleine
1311-1315
Statue, pierre avec traces de polychromie
Écouis (Eure)
© Crédit phot : RMN/J-G. Berizzi


A noter par sa rareté, une superbe série de vitraux. La peinture sur verre de Dives-sur-Mer qui présente des anges musiciens fait écho, dans un heureux parallèle, aux superbes  peintures murales de la Chapelle Saint Antonin qui jouxte le Réfectoire des Jacobins où, sur un fond de bleu orné de fleurs de lys blanches, des anges jouent de la viole, de la cornemuse, de la harpe et du psaltérion.

Par ailleurs, dans l’exposition, deux statues de rois musiciens soulignent aussi qu’à cette époque au nord comme au sud de la France, trouvères d'Oïl ou troubadours d'Oc, poètes et musiciens apportent à l'Europe le culte de la femme et de la Vierge, l'amour courtois et l'idéalisme chevaleresque.

Cette exposition peut s’affirmer comme l’éclatante démonstration du foisonnement créatif normand de la période gothique qui n’a rien à envier à celui de Toulouse et sa région



Ensemble Conventuel des Jacobins


(LMDA) ( Avec nos remerciements à Suzanne Manheimer - Agence Kom)

         

 


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