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EXPOSITIONS PASSEES
PARIS & ILE DE FRANCE
Année 2008 |
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Exposition terminée |
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PARIS : Centre Georges Pompidou
" Hommage à Georges
Rouault (1871-1958) "
Du 12 juin au 13 octobre 2008
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images/Rouault18.jpg
Georges Rouault :
"Fille devant son miroir " 1906 - 55,5 x 70 cm -
© Centre Georges Pompidou - Paris
© ADAGP
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Cette très belle exposition organisée à l'occasion
du cinquantième anniversaire de la disparition de Georges Rouault (1871-1958), présente
les débuts de l'artiste entre 1905 et 1914, et ses premières oeuvres consacrées
principalement alors aux filles nues devant leur miroir, aux clowns aux regards tristes et
le monde du cirque et aux paysages.
Entré en 1891, à l'École des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Gustave Moreau,
il y rencontre Henri Matisse et Albert Marquet. Ensemble ils participent à la
création du Salon d'Automne de 1902. Dans son atelier de la rue Rochechouart, qu'il
partage avec Albert Marquet et d'autres artistes, Georges Rouault peint une partie des
oeuvres que l'on découvre dans cette exposition, mais en particulier les filles nues, qui
ne sont pas des modèles, car il n'a pas d'argent pour les payer, mais des prostituées
auxquelles il propose de venir s'y réchauffer aussi souvent qu'elles le souhaitent.
Rouault transpose alors dans ses peintures son état d'esprit, la spontanéité de ses
émotions et de ses sentiments à l'égard du monde où il se trouve. Il est là au centre
des thèmes alors défendus par Matisse, Marquet et les fauvistes. Mais on y découvre
aussi sa personnalité marquée de pessimisme car ses peintures peuvent s'appuyer sur des
lignes et des couleurs souvent sombres ou noires, avec des rehauts de couleurs vives qui
marquent son caractère indépendant et totalement singulier, en comparaison des éclats
de couleurs de Matisse, de Vlaminck ou de Marquet.
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Né dans les circonstances les plus dures et dans la pauvreté au fond d'une cave le
27 mai 1871 au son du canon de la Commune de Paris, Georges Rouault fût très marqué par
l'idée qu'il se fit plus tard des circonstances de sa naissance.
Celle ci marqua pour toujours sa vision du monde, sa conception dramatique de la vie et la
conception de la destinée :" Au milieu des massacres, des incendies et des
épouvantements, je crois avoir de la cave où je suis né, gardé dans les yeux et dans
lesprit la matière fugitive que le bon feu fixe et incruste" ( lettre
à A. Suarès du 27 avril 1913).
"La peinture est pour moi le moyen d'oublier la vie" disait -il
parfois.
A 14 ans il était devenu apprenti chez un fabricant de vitraux où il avait appris à
utiliser les teintes vives et l'utilisation des contrastes et des oppositions accentuées
par les contours de plomb . Inscrit à 20 ans à l'Ecole des Beaux Arts aux côtés
dHenri Matisse dans latelier de Gustave Moreau, et après une courte et
étrange phase académique, Georges Rouault développe rapidement un art très personnel
en réaction à l'art poncif et académique, fondé sur l'utilisation des
couleurs vives et de la matière.
La mort de Gustave Moreau en 1898, l'affecta profondément avec une période de crise,
morale et physique à la fois, durant laquelle, il choisit de se tourner totalement vers
lart moderne, au regard des exemples de Toulouse-Lautrec, et de Cézanne.
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Georges Rouault dans son atelier
1953
© ADAGP
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Marqué par la solitude, l'année 1901 lamène à s'orienter vers la foi, et ses
liens damitié avec des écrivains chrétiens tels, J.-K. Huysmans et Léon
Bloy, participeront à l'orientation de son évolution vers une vision spirituelle du
monde et à la peinture religieuse.
En tant que membre fondateur du Salon dAutomne en 1902, il reste pourtant à
lécart des mouvements contemporains, comme le Fauvisme, et développe ses propres
thèmes marqués par des portraits colorés et contourés de nuances sombres.
Cette galerie de visages faite de personnages divers, clowns, juges, filles, bourgeois,
s'exprime dans un registre situé entre la satire sociale et la révolte, telle une
interrogation à la fois sur les contingences de la vie, sur les limites de lâme
humaine, et sur celle de la peinture.
Dans les années 1910, Rouault exprime peu à peu une foi qui semblera s'orienter, sans
doute aussi avec le contexte historique de l'époque, vers une forme de jansénisme, en se
consacrant aux thèmes de la mort, de la vie et de la passion du Christ.
Il trouve alors son inspiration dans les sujets les plus mystiques ou les plus humbles. Il
réalise de nombreux visages du Christ, mais aussi des figures par lesquelles il exprime
son indignation douloureuse face à la société et la colère que lui inspirent
lhypocrisie, linjustice et une existence que néclaire aucune vie
spirituelle.
Les années 1920 et 1930 sont marquées par sa rencontre et sa collaboration avec le
marchand dart Ambroise Vollard, qui l'encourage à se consacrer à d'autres
expressions artistiques que la peinture, telle par exemple la gravure destinée à
lillustration de livres.
A la fin des années trente Rouault peint peu à peu des visages moins sombres et
désespérés pour s'orienter vers une expression plus sereine, plus apaisée ou
résignée.
Il peint également des "Paysages bibliques", intensément colorés comme
exprimant les formes d'un monde idéal fait dharmonie et de recueillement. C'est
ainsi qu'il peint environ 800 tableaux par le contrat spécial qui le lie à Ambroise
Vollard
A la fin de la deuxième guerre mondiale, Georges Rouault a 77 ans. Il fait un inventaire
de ses travaux et considère que nombreux de ses tableaux sont imparfaits car n'ayant pas
eu le temps de les retoucher ou de les refaire.
Au terme d'un procès qui l'oppose alors de 1939 à 1947 aux héritiers d'Ambroise
Vollard, il obtient du tribunal la restitution de ses tableaux.
Il décide à l'issue d'un tri, de brûler 300 de ces peintures qui viennent de lui
être restituées et qu'il considère mauvaises ou inachevées, revendiquant par là la
liberté de lartiste face à son oeuvre et à sa création.
Centre Georges Pompidou
(LMDA) |
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| Exposition terminée |
PARIS : Pinacothèque de Paris
" Les Soldats de l'Eternité "
Jusqu'au 14 septembre 2008
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Soldats en terre cuite
de l'armée
du premier empereur de Chine Qin Shihuang
© |
Lexposition Les Soldats de lÉternité
à la Pinacothèque de Paris propose au visiteur une plongée archéologique dans la
Chine du IIIème siècle avant J.C. en présentant quelques uns des 8000 soldats de terre
cuite de l'armée de l'empereur Quin Shihuang, avec de nombreux objets de la vie courante
de l'époque du premier empire de Chine, découverts en 1974 et qui constitue l'une
des découvertes archéologiques majeures du XXème siècle.
Les soldats d'argile de Qin Shihuang présentés ici avec quelques 120 objets :
vases pièces de monnaie, bijoux et pendentifs en jade aux
vertus sacrées, retracent l'histoire de l'empereur
Quin Shihuang né en 259 avant J-C, et offrent au public européen de mieux
connaître cette page de l'histoire de l'humanité.
La découverte par un paysan en 1974, dans la province du Shaanxi, au
centre de la Chine, à 40 kilomètres de Xian, du tombeau du premier empereur de Chine, et
de son armée de plus de guerriers et de chevaux en terre cuite, grandeur nature, restée
enfouie pendant 2300 ans, a permis de reconstituer une page essentielle de
l'histoire de la Chine. Cette garde d'honneur du tombeau de Qin Shihuang le Premier
Empereur de la dynastie des Qin (259-210 av. J.C.), qui unifia la Chine, fit construire la
Grande Muraille et se déclara le premier empereur de l'Empire du Milieu, était enterrée
dans une fosse de plu d'un hectare et demi.
Les fouilles ont permis aux archéologues de mettre au jour plusieurs fosses, dont l'une contenait des guerriers et des chars en bois, ce qui rend
la découverte encore plus étonnante, tandis que 1000 guerriers en terre cuite ont pu
être retrouvés dans une seconde fosse .
Alors que la première fosse a pu révéler une force militaire combinée de chars de bois
et de guerriers en formation de combat rectangulaire, la seconde fosse contenait des
unités séparées faites de cavaliers, archers et fantassins, avec des chars comme force
principale, dans des formations en carré en carré et reliées aux trois autres pour
former un polygone, tous les guerriers des quatre unités portant des armes réelles.
Les arbalétriers alignés debout devant les archers à genoux, armés d'arcs devaient
permettre aux archers de tirer tour à tour sans donner à l'ennemi un répit qui lui
permettrait de contre-attaquer. Une unité de cavaliers positionnée d'un côté et celle
de chars de l'autre, formaient les deux ailes de la troupe, suivie d'une combinaison
de fantassins et de chars positionnés à l'arrière.
Les chars attelés de quatre chevaux en terre cuite dirigés par un conducteur assisté de
deux aides, tous équipés d'armure, et armés de lances, d'épées et d'arbalètes,
indiquent qu'ils pouvaient s'engager dans les combats à longue ou courte distance ou dans
les corps à corps. L'équipement des cavaliers montre également que le tir à dos de
cheval était une pratique courante, alors que les cheavux portaient des selles sans
étriers, lesquels furent inventés plus tard.
Une troisième fosse plus petite que les deux autres, contenait 68 guerriers portant des
armes défensives et un char de bois attelé de quatre magnifiques chevaux. Les
spéclialistes estiment qu'il s'agissait sans doute du quartier général du commandement
des troupes .
En outre, une quatrième fosse inachevée a pu être mise au jour, dont on estime que les
travaux furent stoppés probablement à la suite des insurrections paysannes qui eurent
lieu dès la mort de l'Empereur.
Au total ce sont donc plus de 10 000 armes réelles qui ont pu être sorties de ces
fosses, y compris flèches, épées, lances et hallebardes, et certaines, telles que des
pointes de flèches en métal restaient brillantes et tranchantes. Ces dernières
composées d'un mélange de cuivre, d'étain et de plomb étaient des armes redoutables,
car par leur alliage elles constituaient des pointes empoisonnées.
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Qin Shihuang, premier empereur de Chine, né sous le nom de Ying Zhen en 259 avant J-C,
avait accédé au trône à l'âge de 13 ans, en 246 avant J.C. Il passa les 25 premières
années de son règne dans des combats cruels jusqu'à ce qu'il eut conquis six des
états rivaux pour fonder son empire.
Il adopta après la fondation de la dynastie des mesures d'envergure telle l'unification
de la loi, une monnaie commune, l'utilisation de l'écriture, mais aussi mis en place une
administration centralisée, avec des dispositions très sévères contre son peuple, en
enterrant vivants ses opposants ou les intellectuels de l'époque, en interdisant les
livres et en organisant des autodafés. Cela provoqua l'indignation des chroniqueurs
chinois de l'époque, qui gardèrent sous silence ses réalisations telle la première
Grande muraille, largement antérieure à celle que l'on connaît aujourd'hui et qui date
de la dynastie Ming (14e-17e siècle), ou les nombreux palais construits autour de Xian,
ainsi que l'existence de son tombeau.
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Le premier empereur de Chine Qin Shihuang
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Pendant les 36 années de son règne, ce sont plus de 700 000
ouvriers ou esclaves qui furent utilisés pour construire son palais souterrain et
reproduire les armées de son tombeau qui reste aujourd'hui en parfait état de
conservation. Obsédé par la mort, Qin Shihuang avait donc ainsi fait reproduire en
argile la société et la cour qui l'entouraient de son vivant, pour la conserver
éternellement, et se faire considérer sans doute après sa disparition, comme une
divinité.
Le site de Xian est aujourd'hui le plus important site archéologique au monde, avec les
mille soldats ont pu déjà être complétement dégagés de la terre , mais le tombeau
lui-même de l'empereur n'a pas été fouillé jusqu'à maintenant, et pourrait même ne
jamais l'être, la loi chinoise en vigueur interdisant jusqu'à maintenant, d'ouvrir les
tombeaux des empereurs
Pinacothèque
de Paris
(LMDA)
(LMDA)
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Exposition terminée
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PARIS : Musée Dapper
" Animal "
Du 11 octobre 2007 au 30 mars 2008
>>> prolongation jusqu'au 20
juillet 2008
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En Afrique, les
animaux tiennent le premier rôle dans les mythes, les légendes, les contes, les
proverbes et les devinettes, que perpétuent et vivifient les arts de la parole. Leurs
représentations plastiques, fréquentes dans la sculpture, sont la face visible d'une
symbolique puissante et complexe. Celle-ci est à l'oeuvre dans les cérémonies
d'initiation, les rituels propitiatoires, les pratiques thérapeutiques, les actes de
divination et de sorcellerie.
La forme
animale, parfois mêlée à des traits humains, permet de représenter des esprits théoriquement invisibles. La sculpture
donne chair à la présence invoquée. Selon les canons culturels et esthétiques si variés qui font la richesse exceptionnelle
des Arts d'Afrique, la
figuration peut être
clairement naturaliste, ou allusive, voire métaphorique, fréquemment composite, hybride, stylisée parfois jusqu'à l'abstraction. Mais la métamorphose surnaturelle qui la
gouverne ne peut s'opérer
qu'au prix de rituels complexes, où le sacrifice d'un animal réel occupe une place essentielle.
Dans certaines sociétés, les membres d'un clan s' ils descendent d'un ancêtre commun, ne doivent pas consommer la chair de
l'animal dont ils portent le nom et auquel il est fait référence dans leur devise. Cette
relation particulière,
trop sommairement qualifiée de " totémique ", rappelle le rôle primordial dévolu à un animal emblématique, celui qui, dans les temps mythiques, fut à l'origine de la filiation, qui la perpétue et la protège. Symbole tangible de ce lien, un
fragment du corps de cet animal, griffes, crocs, queue, peau, plumes, poils, etc. ? peut être porté en amulette ou comme élément de costume.
Le Musée Dapper
propose, à travers quelque cent quarante oeuvres, masques, statuettes, objets de dignité
et parures, provenant de grands musées européens, de collections privées ainsi que de
son fonds propre, une lecture des formes, codes, symboles et métaphores, partagés ou
distincts, de la présence animale dans les arts de l'Afrique subsaharienne.
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Le singe
Animal dévastateur de cultures, il fait partie du panthéon des Baule de Côte
d'Ivoire, en tant qu'esprit de la brousse. Des représentations anthropomorphes le
figurent dans une posture de récipiendaire d'offrandes. Son apparition se fait plus
discrète chez les Kuyu (Congo) où il surmonte, à l'instar d'autres animaux, le sommet
de sculptures polychromes.
Le crocodile
Maître du monde
aquatique, il est particuliérement vénéré par les Akan des lagunes de Côte d'Ivoire. Leurs fameux orfèvres le représentent très fréquemment en bijoux d'or filigranés.
Ombres portées de Julie BESSARD
Parallèlement à l'exposition d'art africain ancien, le
Musée Dapper a choisi de présenter l'oeuvre contemporaine de
l'artiste martiniquaise Julie Bessard, Ombres portées : fragiles sculptures de
paille suspendues telles des chrysalides abandonnées dans la lumière, leurs ombres déployées vagabondant au loin comme de lointaines résonances.
Musée Dapper
Musée Dapper Paris
(LMDA)
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| Exposition terminée |
PARIS : Musée du Luxembourg
" Vlaminck, un instinct fauve "
Du 20 février au 20 juillet 2008
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images/Vlaminck5.jpg
Maurice de Vlaminck
" Paysage aux arbres rouges"
Huile sur toile 1906
© Musée d'Art Moderne Paris
© ADAGP
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Maurice de Vlaminck (1876-1958), a été sans doute lun des représentants
les plus importants du fauvisme, dès les
premières années du XXème siècle. Le cinquantième anniversaire de sa mort donne
loccasion de présenter dans le cadre de cette superbe exposition les oeuvres de
jeunesse de l'artiste, allant des années 1900 à 1915, sachant que ses
premières peintures réalisées à partir de l'âge de 17 ans, entre 1893 et 1900, ont
disparu.
Dans cette première période on découvre déjà la profonde révolte qui fut celle de
l'artiste durant toute sa vie, au travers la violence dune expression très
caractéristique qui l'anime déjà, jusqu'au début de la Première Guerre
mondiale, et qui témoigne de ses recherches sur la restitution de lespace, sur la
couleur, sur l'expression autant que sur la composition.
Ce voyage dans l'oeuvre du Vlaminck à cette époque met en évidence l'engagement qui fut
le sien, dans le renouvellement de la peinture. Linventivité de sa démarche et des
recherches quil mena avec son ami d'alors André Derain, placent Chatou, où
ils travaillaient ensemble, comme lun des lieux les plus avant-gardistes de ce
renouveau de la peinture, non loin des lieux où Monet et Renoir quelques années
auparavant avaient inventés l'impressionnisme.
Dans cette période des remises en question sociales et des interrogations sur l'art, la
volonté de Vlaminck et de Derain est de travailler à une réinvention de la peinture
paysagiste. Chaque jour, ils discutent, expérimentent et peignent ensemble, Vlaminck avec
la véhémence de son caractère, et Derain avec sa lucidité intellectuelle.
1901 est l'année où il rencontre l'oeuvre de Van Gogh dans une exposition de la Galerie
Bernheim-Jeune, " J'aime Van Gogh plus que mon père " dira -t'il, et
le travail d'Henri Matisse, de sept ans son aîné, pour lequel il avoue son
admiration.
La conjugaison dans son esprit de la peinture de VanGogh, des idées de Matisse, de
l'intellectualisme de Derain, et sa découverte de l'art nègre, cristallisent en lui une
force instinctive et une révolte, par laquelle, les couleurs, les lignes, les taches, les
compositions nourrissent ses émotions et son travail d'artiste.
Il réinvente la réalité, la fait coïncider avec le subjectif, l'impulsion, la tension
intellectuelle lesquelles naissent dans la spontanéité, vivent et s'achèvent dans
chacune de ses oeuvres. Il se livre totalement dans l' expression, dévoilant tout
de lui-même , ses sentiments et sa pensée, ses angoisses et sa moralité, ses impulsions
et ses révoltes, sa foi et son désespoir en l'homme. " J'ai ainsi satisfait ma
volonté de détruire les vieilles conventions, de désobéir ... ce que je n'aurais pu
faire, si ce n'est en jetant une bombe, j'ai pensé le réaliser par la peinture, en
utilisant au maximum la couleur pure ".
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Maurice de Vlaminck
dans son atelier
vers 1933 -1934
© Coll. part.
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Ainsi
l'uvre de Vlaminck est à considérer à la fois à travers sa relation à la
génération post-impressionniste des peintres qui lont précédé : Van Gogh,
Gauguin, Cézanne, Signac, les Nabis, et à travers sa propre audace qui le conduit vers
une expression gestuelle dans l'acte de peindre, les outrances des couleurs et les
déformations des lignes, ne craignant aucun débordement, ne s'interdisant aucune
exhaltation. " A la base de l'art disait-il, il y a l'instinct " .
Le Salon d'Automne de 1905, lui donne l'occasion, au côté de Matisse, Van Dongen,
Rouault, Rousseau, Vuillard, Derain, et Marquet de présenter huit tableaux, dont
" La Seine à Marly" . Cette exposition déclenche le scandale, avec en tête le
critique d'Art du Figaro Camille Mauclair qui écrit " " On a jeté un pot de
peinture à la face du public " et dans un autre article " Ce sont des fauves
dans un cirque ".
"Fauves", c'est le nom que prendra ce groupe d'artistes à partir de là.
L"année 1906, est l'année où les discussions
ardentes amplifient le scandale du Salon, où les rencontres de forment, les
oppositions les plus passionnées s'expriment. Vlaminck stimulé par ces
oppositions, poursuit ses recherches, au moment même où Picasso propose de nouvelles
inventions plastiques, qui l'interpellent, autant que ses amis. Cela se traduit chez lui,
par de nouvelles recherches sur les volumes, les masses, les rapports entre la lumière et
l'ombre, dont " Le Pont sur le Chemin de Fer " de 1908 synthétise l'esprit. Ce
sont des années de pleine créativité pour Vlaminck, mais en même temps, celles d'une
évolution de la palette qui s'assombrit, et qui semble s'ouvrir et s'interroger sur la
découverte de nouvelles possibilités dramatiques.
On s'approche des années de la guerre. L'atmosphère change imperceptiblement : les
espoirs et les illusions laissent place à la cruelle réalité de l'histoire des hommes.
C'est la crise en France et en Europe avec le déclenchement du conflit. Ce qui
compte alors avant tout, c'est de durer dans la conjoncture difficile du temps.
Profondément opposé à la guerre, Vlaminck se retrouve mobilisé comme soldat à Rouen,
puis à Paris, puis dans les campagnes du Nord. Il ne renonce pas à peindre : c'est sa
manière de répondre au dégoût qui l'envahit, et en même temps sa manière d'affirmer
sa foi en lui-même et aux valeurs qui sont les siennes. Il peint alors de vastes
campagnes, des fleuves, des ciels envahis de nuages sombres, des routes boueuses, des
arbres battus par les vents, des maisons aux murs délabrés, des plaines
enneigées, où dominent la désolation et l'angoisse.
La guerre et l'après guerre entrainent un bouleversement profond chez les peintres, les
artistes, les écrivains, comme dans toute la société : une interrogation sur
l'histoire, les hommes, la politique, les valeurs . Vlaminck a horreur de l'art pour
l'art, il pense que toute avant-garde ne peut s'exprimer que dans le cynisme à l'égard
de son époque et il ressent alors l'immense solitude de l'artiste qui s'engage dans la
défense de ses valeurs profondes " La solitude est une des plus grandes
vérités de ce monde " et il ajoute : " Je suis heureux tout seul,
dans le vent, dans la pluie, dans les éléments, avec ma pipe " .
Prémisses à un renfermement progressif sur lui-même, tout en conservant sa conscience
et sa révolte secrétement, contre tous les opportunismes et tous les intellectualismes
de son époque.
Son crédo est alors " Si tu es peintre, ne regarde que dans toi-même" . Ce
qui lui importe, c'est la réalité, la réalité dans son moment historique, comme un
stade de la dialectique de l'histoire et c'est la conscience de son époque. Dans sa
cohérence morale la plus intime qui persistera dans la continuité de son oeuvre, la
peinture est, et demeure pour lui un langage physique, un langage des émotions, une
langage de la vie dans son élan vital contre la mort.
Quelques années plus tard, à la veille de la seconde guerre, en mai 1939, au 16 de la
Rue des Quatre Vents, à Paris, Vlaminck réunit des amis au restaurant des "
Compagnons du Tour de France " . Ils brûlent alors dans une revendication commune
contre les manaces allemandes, un portrait d'Adolf Hitler " critique d'art qui s'est
permis, en qualité d'ex peintre en bâtiment, d'affirmer que tous les artistes de l'Ecole
Française, les Braque, Derain, Gauguin, Laurencin, Valadon, Kisling, Matisse.... étaient
des peintres dégénérés ".
Une exposition à voir absolument pour comprendre le rôle essentiel que joua Maurice de
Vlaminck dans l'évolution de la peinture moderne du début du XXème siècle.
Voir Dossier
Vlaminck
Voir Musée du Luxembourg
(LMDA)
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Exposition terminée
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PARIS : Musée Rodin
" Rétrospective Camille Claudel "
Du 15 avril au 20 juillet 2008
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Cette rétrospective exceptionnelle du Musée Rodin consacrée à
l'oeuvre de Camille Claudel ( 1864 -1943 ) se démarque des nombreuses expositions qui se
sont succédées dernièrement tant à l'étranger qu'en France, dans le sens où
elle rassemble l'essentiel des travaux de l'artiste avec la présence de plus de 80
sculptures en marbre, onyx, terre cuite, plâtre ou bronze.
Ainsi à côté des oeuvres de la collection de Madame Reine-Marie Paris, la petite-nièce
de lartiste, dautres ont été prêtées par des collectionneurs privés et
des musées pour complèter cette exposition, qui rassemble presque toutes ses sculptures
ainsi que des oeuvres présentées pour la première fois telles que le plâtre de "
La Niobide blessée" en provenance du Musée Bejaia en Algérie, ou encore des
petites études en terre cuite provenant des collections internes du Musée Rodin et
attribuées dernièrement à Camille Claudel elle même . Une dizaine de dessins et
gravures de l'artiste complètent cette présentation ainsi que certains documents
photographiques d'époque, et divers éléments de sa correspondance avec Auguste Rodin .
Dès sa jeune enfance, Camille Claudel, soeur
aînée de Paul Claudel, pétrissait déjà l'argile dans la maison de ses parents à
Fère en Tardenois, et ses premières figurines datent de son adolescence.
Conseillée d'abord par le sculpteur Alfred Boucher, dont elle fut d'abord l'élève, elle
entre ensuite dans latelier d' Auguste Rodin à lâge de 20 ans, en 1884.
Elle suit ses cours assidûment, devient peu à peu sa collaboratrice, sa
confidente, et sa compagne.
Elle passe plusieurs années à apprendre et à partager la vie de Rodin et l'on sait
comment l'influence de celui-ci a largement marqué ses travaux. Mais ce que l'on souligne
peu, c'est que l'inverse a également été vrai, que l'élève a influencé le maître,
à un point qu'il est parfois peu aisé de déterminer le travail qui fut celui de l'un ou
celui de l'autre, comme en témoignent ces études en terre cuite qui lui ont été
dernièrement attribuées.Cette exposition souligne ainsi l'incroyable puissance
créatrice de l'artiste et rend hommage à une femme dont la destinée a suscité
très tardivement une véritable fascination au travers de nombreuses expositions, livres,
catalogues, films et pièces.
Car longtemps considérée comme une simple élève de passage de Rodin elle fût
réellement un véritable génie créateur. Inspiratrice, modèle, confidente, et
maîtresse, elle fut une artiste sans concession, dont on admet aujourd'hui
que son travail aura été longtemps occulté par la gloire de son maître, et par une
passion qui l'aura conduit à la solitude obsessionnelle, à la névrose, au délire de
persécution et finalement à l'asile, au point de devenir une artiste maudite, et de
tomber dans l'oubli durant de nombreuses années.
Séparée de Rodin, à partir de l'année 1893, elle choisit
alors définitivement de s'isoler dans une solitude passionnelle .Dans son atelier de la
Rue de Turenne, elle travaille avec ardeur modelant ses sujets avec toute la puissance de
sa spontanéité, de sa vérité, sans artifice, mais, avec toute lémotion de la
pureté et la volupté du mouvement. Jusquà lemprise tragique de la maladie,
qui l'amène à créer avec acharnement un ensemble de sculptures exceptionnelles. |

images/Claudel23.jpg
Camille
Claudel
"La valse"
Bronze 1895
© Coll. part.
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Camille Claudel vers 1884
Photo de César
papier albuminé
15,5 x 10,3 cm
© Musée Rodin Paris
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Cette rétrospective permet ainsi
de découvrir ou redécouvrir les oeuvres majeures qui ont fait sa renommée, en
particulier, celles qui marquent sa rupture avec Rodin avec des oeuvres autobiographiques
telles que : " Le Dieu envolé " ou la "Suppliante " de 1894 ,
"l'Age mûr " en 1895, " La Valse " qui représente la nostalgie d'un
couple de danseurs enlacés dans le tourbillon de la musique, puis "Les
Causeuses" ou encore " Les Baigneuses " dans lesquelles Camille Claudel
s'affranchit totalement de Rodin pour la création d'oeuvres personnelles, inspirées par
les arts décoratifs et le japonisme.
Son talent sera reconnu par quelques amateurs et critiques dart comme Octave
Mirbeau, mais elle aura surtout le soutien dAuguste Rodin, qui même après leur
rupture, lui écrira : " Montrez vos oeuvres admirables, il y a une justice,
croyez-le. L'on est puni et l'on est récompensé. Un génie comme vous est rare."
Dossier "
Camille Claudel "
Musée Rodin
(LMDA) |
Exposition terminée
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PARIS : Archives Nationales
Musée de l'Histoire de France
- Hôtel de Soubise
" Entre Jaurès et Matisse
:
Marcel Sembat et Georgette Agutte
à la croisée des avant-gardes"
Du 02 avril au 13 juillet 2008
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images/Agutte7.jpg
Georgette Agutte
" La Robe Bleue "
Huile sur toile
© Coll. Part.

Georgette Agutte
© Coll. Part.
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« Pas
une oeuvre, donc, pour inscrire mon nom ? »
Marcel Sembat, 9 mars 1909
Le 4 septembre 1922, Marcel Sembat, homme d'État et collectionneur dart, meurt
dune attaque cérébrale. Georgette, sa femme, qui est peintre et signe ses toiles
de son nom de jeune fille, Agutte, écrit à leur neveu : « Je ne puis vivre
sans lui. Minuit. Douze heures quil est mort. Je suis en retard. » et se
tire une balle dans la tête.
Le retentissement de cette double disparition est énorme dans la société de
lépoque. L'Humanité écrit : « Tous deux, lui dans la bataille des
partis, elle dans la bataille de lart, étaient à lavant-garde ».
Lors de la cérémonie commémorative organisée le 18 décembre 1922 dans limmense
salle du Gaumont Palace, Léon Blum déclare : « Marcel et Georgette Sembat
étaient socialistes comme ils étaient artistes : ils étaient artistes par les
mêmes dons, par les mêmes penchants qui avaient fait deux des socialistes. »
Les Archives Nationales se proposent de tirer de loubli injuste, dans lequel ils ont
peu à peu plongé, ces deux personnages étonnants, lun avocat, journaliste,
franc-maçon, député socialiste, membre fondateur de la SFIO, ministre des Travaux
publics du gouvernement dUnion sacrée au début de la première guerre mondiale,
orateur redouté, intellectuel éclectique et insatisfait de lui-même, lautre femme
peintre discrète, vivant dans lombre du grand homme, louvrant aux tendances
les plus modernes en art, entretenant une féconde amitié avec Matisse et de nombreux
peintres fauves. Pour eux, changer le monde et changer l'art se confondent.
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Marcel Sembat
© Coll. Part.
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Plus de 200 pièces de nature très variée, des lettres autographes aux toiles peintes en
passant par des affiches, des journaux, des photographies, des sculptures et des
céramiques, nous permettront de cerner un peu mieux la personnalité de ce couple
fusionnel uni jusque dans la mort, et de nous interroger sur les rapports
quentretiennent art et politique dans la société française du début du XXe
siècle.
Ce sera également loccasion pour le visiteur de découvrir en Marcel Sembat une
personnalité tourmentée, inquiète, résolument moderne par ses goûts esthétiques et
ses préoccupations intellectuelles ou sociales, certes, mais aussi par le désir presque
mallarméen, toujours déçu, de réaliser leuvre décisive qui chaque fois se
dérobe, de fondre action et réflexion dans un impossible accomplissement universel.
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Lexposition en quelques lignes
Le fonds
darchives privées Sembat-Agutte, déposé aux Archives nationales entre 2003 et
2006 par les héritiers de l'homme politique a
fait lobjet dun travail considérable de classement et de conditionnement. Une
partie substantielle des images fixes et animées a été transférée sur support
numérique par les soins des ateliers des Archives. Pour lexposition, un ensemble
significatif de pièces inédites en rapport avec les multiples activités et les
innombrables centres dintérêt du couple Sembat seront tirées de ce fonds.
Les
héritiers de Marcel Sembat prêteront un ensemble duvres inédites de
Georgette Agutte et dartistes amis (Signac, Rodin, Metthey
) ainsi que des
autographes prestigieux qui témoignent de lintensité des échanges entre le couple
Sembat et lintelligentsia de son époque (Jaurès, Blum, Kahn, Apollinaire, Louÿs,
Proust, Barrès, Daudet
).
Du
musée de Grenoble viendront des oeuvres majeures (Matisse, Van Dongen, Cross...),
ainsi que des toiles et sculptures de Georgette Agutte, reçues les unes et les autres en
legs à la mort des époux Sembat, et qui illustrent l'intérêt passionné du couple pour
les formes d'art les plus contemporaines.
Les prêts
consentis par les mairies de Bonnières-sur-Seine
et de Mantes-la-Jolie seront l'occasion pour le public de découvrir des uvres
inédites de Georgette Agutte et des objets de la vie quotidienne du couple.
Des
documents prêtés par l'Office Universitaire de Recherche Socialiste, parmi lesquels le
journal personnel de Marcel Sembat, permettront de mieux cerner l'homme dans ses
réflexions, ses questionnements et ses doutes.
Le livret de visite
Un livret de visite gratuit
sera proposé à chaque visiteur ayant acquitté son droit dentrée. Support idéal à la visite, ce livret, de plus dune centaine de pages,
contient lensemble des textes introductifs aux différentes parties de
lexposition, des explications relatives à chaque uvre et à chaque document
présentés, ainsi qu'une chronologie.
Un site exceptionnel
Lexposition aura lieu
au premier étage de lhôtel de Soubise, chef duvre
d'architecture du XVIIIe siècle et de lart rocaille, en plein cur
du quartier du Marais. Lentrée à lexposition donne droit à la visite des
salons de cette prestigieuse demeure princière, à leurs collections de toiles et de
mobilier. Un espace de lecture est mis à la disposition du public à la fin du parcours
de l'exposition.
Scénographie
L'exposition,
installée dans un espace de plus de 400 m2, se décompose en 5 parties
matérialisées par des modules autour desquels le visiteur est invité à déambuler et
à promener son regard, saisissant ainsi les multiples perspectives qui s'offrent à lui.
Les documents d'archives y sont traités en symbiose avec les oeuvres d'art, car c'est
ensemble qu'ils racontent l'histoire des Sembat. La mise en scène moderne, l'architecture
radicale et cubique rendent hommage aux opinions politiques et artistiques du couple. Des
projections audiovisuelles (films, photographies, lectures de textes) permettent au
visiteur de s'immerger totalement dans l'univers de Marcel Sembat et de Georgette Agutte.
Communiqué de Presse des "Archives Nationales "
Archives
Nationales
(LMDA) |
Exposition terminée |
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ECOUEN : Musée de la Renaissance
" Ars Medicina"
Du 03 avril au 07 juillet 2008
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Conçue pour un large public, lexposition Ars
Medicina évoque le savoir du médecin et la pratique médicale à la Renaissance.
Entre humanisme et pragmatisme, entre théorie et expérimentation, la médecine connaît
au XVIe siècle de véritables bouleversements.
Un ensemble doeuvres rares et parfois surprenantes, empruntées aux plus importantes
collections dHistoire de la médecine conservées en France, permet d'explorer ce
domaine depuis lélaboration et la diffusion dun savoir scientifique
jusquau développement de la pratique médicale et chirurgicale au XVIe siècle
La Renaissance dun domaine de la science.
Remettant en cause les grands dogmes, mais se référant aux Anciens avec un extrême
intérêt, la médecine du XVIe siècle accomplit une synthèse du savoir hérité de
lAntiquité et du Moyen Age et développe les conditions favorables à
léclosion de la médecine moderne.
Portée par linvention de limprimerie et contrainte par les maux de son temps
guerres et épidémies elle est marquée par l'émergence de
lanatomie, le renouveau de la chirurgie ainsi que la reconnaissance progressive
accordée à lensemble de ses praticiens.
Savant éclairé, le médecin de la Renaissance rejette les pratiques de charlatans,
écarte les remèdes de bonne femme et se distingue des apothicaires, des barbiers et des
chirurgiens. Incarnée par des personnages emblématiques comme Ambroise Paré, André
Vésale, François Rabelais ou Paracelse, sa figure est encore bien éloignée du médecin
daujourdhui.
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Realdo Colombo
De re anatomica
Frontispice -Leçon d'anatomie (1559 )
Bibiothèque Interuniversitaire de Médecine
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Ambroise Paré
( 1510 -1590 )
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Une exposition originale et étonnante.
Riche dune centaine doeuvres provenant notamment de lAcadémie
?Nationale de Médecine, de la Bibliothèque Interuniversitaire de Médecine, de
lOrdre National des Pharmaciens ainsi que de la Bibliothèque Nationale de France,
lexposition apporte un éclairage didactique sur la réalité de la pratique
médicale à la Renaissance.
Dans un parcours sur trois niveaux, elle illustre la formation du médecin, la
constitution et la diffusion du savoir médical et ses évolutions majeures au XVIe
siècle à travers une sélection de manuscrits et dimprimés (traités, manuels
pratiques et pharmacopées), dinstruments de chirurgie et daccessoires
médicaux, ainsi que de représentations de scènes médicales et portraits de médecins.
Lexposition sera loccasion de présenter au public, aux cotés de scies
damputation, tire-fonds, trépans, triploïdes, tire-balles, bistouris, pinces
diverses, clystères, cautères, uroscopes ou palettes à saignée des XVIe et XVIIe
siècles, de véritables monuments de lhistoire médicale, comme les ouvrages
dAmbroise Paré dont le savoir reconnu a été largement diffusé dès
lépoque en Europe, ou linestimable journal autographe de Jean Heroard,
médecin de Louis XIII, prêté par la Bibliothèque nationale de France.
Au-delà de leur intérêt historique, certaines pièces témoignent dune
indéniable qualité artistique telles les saisissantes gravures du traité d'anatomie
d'André Vésale (1543) par Johannes van Calcar, élève du Titien ou les dessins du
peintre Francesco Salviati illustrant le manuscrit grec du recueil de chirurgie de Vidius
offert en 1542 à François Ier, pour sa bibliothèque royale.
Muséee de la
Renaissance - Ecouen
(LMDA ) |
Exposition terminée
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NANTERRE : Espace Paul Eluard
" Les Parisii "
Du 11 avril au 14 juin 2008
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Statère en or des Parisii
© Musée Dobrée
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De récentes fouilles archéologiques viennent de révéler
sur le site de la ville de Nanterre ce que fut le rôle du peuple Parisii et le
périmètre de leur ville avant l'arrivée des légions romaines de César et l'invasion
de la Gaule. Cette ville qui a été d'une certaine manière la capitale pré-romaine du
peuple Parisii qui vivait alors en Ile-de-France aurait pu se déplacer ensuite à la
faveur de l'occupation romaine vers le site parisien de Lutèce. De nombreuses hypothèses
interrogent les archéologues à la lumière de ces dernières découvertes opérées sur
les différents sites d'Ile de France, comme sur ceux des sites parisiens qui sont eux,
assez pauvres en vestiges pré-romains.
Cette exposition qui réunit près de deux cents objets s'organise autour de deux grandes
périodes de l'histoire gauloise des Parisii : la nécropole gauloise du IIIème siècle
avant notre ère et la ville gauloise de Nanterre au Ier siècle avant notre ère. Elle
présente les vestiges de ce que fut l'activité humaine de l'époque avec des céramiques
et des poteries, et des fours datés des années 50 av. J.C., mais également des fibules,
des ustensiles ménagers, des couteaux.
Des armes, des pointes de lance, des morceaux de bouclier ont été également retrouvés
dans des tombes comme autant de témoignages de la bravoure des guerriers ou de chefs pour
les accompagner dans l'autre monde. C'est ainsi d'ailleurs que sur le même site, dans une
sablière fut retrouvé en 1899, un char de guerre, cela constituant la preuve d'une
coutume funéraire répandue chez les Parisii, consistant pour un guerrier à être
enterré avec ses armes.
Ainsi pour illustrer et présenter chacune de ces deux périodes, objets
métalliques, monnaies, céramiques, bijoux, issus du site nanterrien mais aussi d'autres
sites franciliens sont présentés dans le cadre d'un parcours qui présente plusieurs
thèmes : le contexte rural avec l'élevage et les cultures, les biens, les rituels, les
cultes, l'habitat, l'urbanisme, le commerce.
Une très belle exposition à découvrir afin de mieux connaître ce que furent les
origines de ce peuple gaulois qui a laissé son nom à la capitale et à plusieurs
communes d'Ile de France.
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Espace Paul Eluard - Nanterre
(LMDA) |
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PARIS : Maison de l'Amérique Latine
" Le Mouvement Madi
International "
Du 17 janvier au 02 avril 2008
>>> prolongation jusqu'au 29 avril 2008
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Exposition terminée |
Le mouvement MADI International apparu
en 1946 sous l'influence de l'artiste Carmelo Arden Quin à Buenos Aires se veut
être avant tout un mouvement rassemblant toutes les formes d'art moderne, dans une
démarche dialectique de l'art . Son nom est une invention s'inscrivant dans un
rapport avec l'histoire de l'art en perpétuel renouvellement. Le MADI (Matérialisme
Dialectique) en rappel du Mouvement DADA et du Mouvement Surréaliste, se veut s'inscrire
dans une démarche dialectique, logique de l'art en marche dans l'histoire.
Lart est un affranchissement dans une une société en devenir constant. Le
Mouvement MADI ne veut dicter aucune règle, ne veut s''appuyer sur aucune théorie
restrictive, d'ordre idéologique ou autre. Il clame la totale liberté dans les moyens
d'expression, les formes et les matériaux utilisés, ou avec l'utilisation de l'espace.
Son objectif et son seul impératif est de s'échapper des limites, de sortir du carcan
traditionnel de la toile peinte héritée de la Renaissance, considérant que l'art est
dans l'espace, et qu'il se doit d'explorer toutes les possibles qui peuvent exister
dans la confrontation entre la forme créée et toutes les dimensions de l'espace
environnant.
Le Mouvement MADI se veut exprimer un art universel s'appuyant sur les règles
fondamentales de la physique et de la géométrie, comme le serait aussi les
mathématiques comme norme universelle s'appliquant à tous les domaines de la création humaine.
Davantage qu'un mouvement esthétique ou purement plastique, MADI se
revendique libre par rapport aux habitudes, aux traditions, aux orthodoxies qui subsistent
dans l'art, comme dans tous les autres domaines de l'activité humaine. Son objectif est
de créer, c'est à dire d'inventer sans cesse de nouvelles formes, d'utiliser toujours de
nouveaux supports, de nouveaux matériaux, de nouvelles techniques, d'occuper de nouveaux
espaces, de s'affranchir d'un maximum de contingences, jusqu'aux limites de celles qui
touchent aux structures des lois fondamentales.
C'est à ce titre que le Mouvement MADI, comme l'affirma dès l'origine Carmelo Arden
Quin, couvre toutes les expressions artistiques, par son caractère créatif
multidisciplinaire : la peinture, l'architecture, la sculpture, mais aussi la musique, la
littérature, la poésie, le théâtre, la danse et toutes les activités créatrices
potentielles des hommes, jusqu'à l'invention ou la recherche scientifique.
Cette universalité de MADI apparaît aujourd'hui dans le fait que de multiples
groupements d'artistes, de plasticiens, voire de chercheurs, de scientifiques dans le
monde se revendiquent des principes et des théories de MADI. Les musées s'y
intéressent, de plus en plus nombreux également avec des expositions qui regroupent, les
artistes de la première heure et les créateurs contemporains démontrant la fécondité
et la diversité des créations issue de cette démarche.
Pour resituer cette superbe exposition dans sa genèse et dans cette dialectique du
mouvement artistique international, il
convient de rappeler les origines dans les formes géométriques qui se sont dessinées
dans l'art visuel du XXème siècle, avec à partir de 1915 l'apparition de l'abstraction,
en Allemagne avec Kandinsky, en Russie avec Larionov, en Hollande avec Mondrian et Van
Doesburg, et en France avec Delaunay, Picabia, ou encore Kupka.
L'abstraction s'exprimant au travers
les différents courants liés aux influences et aux
personnalités des artistes, celle-ci a donne naissance à une nouvelle tendance dans les
différents pays du monde, qualifiée de " mouvance construite internationale",
sous l'influence première des artistes russes engagés dans la Révolution de 1917. Elle
se caractérise dès les années 1920 par la représentation, puis la construction de
formes et d'assemblages géométriques épurés, autour de principes tels que l'économie
des moyens, la simplicité, la rigueur, l'intensité associées à un infini des
combinaisons possibles.
Ainsi les formes se sont trouvées synthétisées aux travers les esquisses et figures
géométriques élémentaires que sont la ligne, le carré, le triangle, le polygone, la
courbe, le cercle, la croix, le point, les artistes cherchant à exprimer toutes les
expressions de l'homme : le plaisir ou la joie, la créativité ou l'imagination, la
spiritualité ou la contemplation, par des traits graphiques renvoyant aux tracés
fondamentaux les plus simples.
Selon les pays, et les principes élaborés par les artistes engagés dans ces
recherches picturales, ce mouvement vers abstraction géométrique a porté différents
noms : le constructivisme, le suprématisme, le néo-plasticisme, le
géométrisme, lart concret, l'art cinétique, mais toujours caractérisé par cette
recherche commune de la pureté géométrique minimaliste.
Le Constructivisme, par exemple né en Russie au moment de la Révolution de
1917, est d'abord dirigé contre le classicisme et l'esthétisme dominant, et recherche
avant tout à apporter sa contribution à la situation sociale et révolutionnaire de
l'époque, par des fonctions concrètes, pratiques, utilitaires et engagées attribuées
à la peinture, avec des artistes tels que Archipenko, Rodchenko, Larionov,
Gontcharova, Tatlin...Le Suprématisme, de l'artiste russe Malevitch en 1916, revendique
quant à lui la suprématie des formes géométriques simples telles que le carré, le
rectangle, le cercle, le triangle, la croix, en affirmant que la réalité de l'art repose
entièrement sur les effets que la couleur exerçe sur les sens.
Le Néo-Plasticisme de son côté fondé en 1917 à Amsterdam par Mondrian, avec des
artistes tels que Van Doesburg et Bart Van Leck pense qu'il s'agit de découvrir les
compositions pures par lesquelles l'harmonie universelle se révèle, par l'emploi
de l'abstraction géométrique extrême composée de lignes horizontales et verticales,
associées aux couleurs primaires et soulignées
par le noir et le blanc.
Le Groupe Cercle et Carré en 1934 de son côté, fondé par Joaquin
Torres-García (1874-1949) et Michel Seuphor organise les premières expositions
abstraites du XX° siècle et font connaître des artistes tels que : Mondrian, Kandinsky,
Van Doesburg, Vantongerloo, Arp, Russolo, entre autres.
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Joaquin Torres -Garcia :
" Figure de femme assise" 1936
Huile sur carton 49 x 39,5 cm
© Coll. Part.

Joaquin Torres -Garcia :
1918
© Coll. Part.
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images/ArdenQuin7.jpg
Carmelo Arden Quin :
" Niory "
Huile sur panneau d'Isorel - 1948
102 x 78 cm
© Moderan Museet Stockholm

Carmelo Arden Quin
©
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Le Mouvement MADI de Carmelo Arden Quin apparaît quelques années plus tard, en
1946 à Buenos Aires. Dans le prolongement de l'influence du Dadaïsme et en réserve des
effets du Surréalisme en France, il développe le principe selon lequel on peut
d'affranchir des surfaces planes, et de la simple utilisation d'une surface et d'un cadre
définis, pour peindre sur tout type de surface, sur des volumes, sur des plans amovibles,
animés de tous types de mouvements, de sculpter dans la matière avec des espaces creux,
et d'y associer et des mouvements articulés.
Cette nouvelle conception plastique de MADI réalise le passage d'une conception d'un art
construit des années 1920 et l'art minimal américain des années 1970, en faisant sauter
les cadres et les limites classiques qui définissaient une oeuvre d'art .
A partir des années 1950, l'Art Cinétique apparait dans cette mouvance en réutilisant
les données de l'abstraction géométrique, introduite dans des oeuvres mettant en avant
les notions fondamentales du temps, de l'espace, et du mouvement, avec des artistes tels
que Vasarely, Tomasello, Soto, Morellet, Cruz-Diez, par exemple. Dans la suite, apparaît
l'Art Minimal en 1965 aux Etats-Unis avec Dan Flavin, Donald Judd, Sol Lewitt, Carl
André, Frank Stella, et Morellet, en France, concrètise une expression réduisant les
formes à l'extrême, dans lesquelles l'artiste n'intrevient plus directemement, pour
tenter de s'abstraire de toute subjectivité.
Mais il est impossible de dissocier lhistoire du Mouvement MADI de la vie de son
créateur que fut Carmelo Arden Quin Alves Oyarzun. Né en 1913, à Rivera, une petite
ville située à la frontière entre lUruguay et le Brésil, il est le fondateur, le
théoricien, lorganisateur qui a donné naissance au Mouvement MADI, et la
animé avec passion et fermeté depuis les années quarante.
En 1935, Arden Quin assiste à une conférence donnée par Torres-García à Montevideo,
à son retour d'Europe. Il le fréquente assidûment par la suite, et s'imprègne des
idées véhiculées par les revues davant-gardes quil reçoit du monde entier,
celles-ci ayant une importance décisive dans les choix, et les actions quArden Quin
entreprendra ensuite. La littérature, la poésie et la philosophie sont alors ses
premiers centres dintérêt.
En 1938, il sinstalle à Buenos Aires où il rencontre différents peintres et
écrivains davant-garde.
En 1941, il travaille à la création d'un revue davant-garde baptisée Arturo ( La
Revue des Arts Abstraits), qui paraît en 1944 en un unique numéro avec des textes de sa
main, mais aussi de différents écrivains tels que Bayley, Vicente Huidobro, Kosice,
Rothfuss, Mendes, Torres-Garcia, et des reproductions d'oeuvres de Kandinsky, Mondrian,
Maldonado, Torres-Garcia, ou encore Vieira da Silva.
En début août 1946, il présente à Buenos Aires la première exposition
dimportance, qui est le premier acte public du Mouvement MADI au cours duquel il lit
" Lintroduction au Manifeste MADI ", dans lequel il affirme
luniversalité et les affinités du MADI avec toutes les avant-garde de la
littérature, la poésie, la musique, la chorégraphie, l'architecture
En 1947 le groupe composé d'Arden Quin, de Rothfuss, Martin Blasko, Kosice, se sépare à
la suite de différents entre Arden Quin et Kosice.
En 1948 : après ses séries des " Formes galbées " et des " Coplanals
", des objets peints articulables ou transformables,
Arden Quin quitte lArgentine pour sinstaller à Paris. Il rencontre
Vantongerloo, avec lequel il conserve toutes ses distances par rapport à ses orientations
théoriques, comme d'ailleurs pour les thèses qu'il considère mystiques de Malevitch ou
de Mondrian. C'est la complexité du langage plastique qui le passionne avant tout.
De 1949 à 1950, il réalise ses séries des " Reliefs amovibles ", annonçant
les " Méta-mécaniques " de Tinguely, les
" Plans mobiles " de Pol Bury et les " Assemblages mouvants "
dAgam de 1953.
Le Mouvement MADI se reconstitue à Paris, avec une exposition en 1950 organisée par la
galerie parisienne de Colette Allendy intitulée " Les Madis ", où sont
présentées des oeuvres d'Arden Quin, de Vardanega, et de Desserprit.
De 1951 à 1958, un Centre de Recherches et dEtudes Madistes est créé dans
latelier parisien dArden Quin avec la participation de différents artistes
latino-américains et français tels que Volf Roitman, Pierre Alexandre, Angela Mazat,
Roger Neyrat, Rubén Nuñez, Marcelle Saint-Omer et Georges Sallaz.
De 1958 à 1971, Carmelo Arden Quin concentre alors sa production autour de la
problématique du collage et du découpage. En 1971, il travaille à latelier
dAntonio Asis et reprend ses composotions faites de lignes verticales.
En 1983, une exposition hommage lui est consacrée pour ses 70 ans. A partir de 1985, les
expositions et les conférences consacrées au Mouvement MADI se multiplient dans le monde
entier. Ainsi en 1992 le Museum of Modern Art (MOMA) de New York présente une grande
exposition " Art dAmérique Latine " avec une importante salle dédiée à
Carmelo Arden Quin. Cette exposition est reprise ensuite au Centre Georges Pompidou à
Paris.
Parmi les dernières grandes manifestations on peut signaler celle qui s'est déroulée au
Centro de Arte Reina Sofía à Madrid, en 1997,
complétées par cette superbe exposition aujourd'hui de la Maison de l'Amérique Latine
de Paris.
Maison de l'Amérique Latine
(LMDA)
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| Exposition terminée |
PARIS : Centre Georges Pompidou
" Richard Rogers & Architectes "
... Jusqu'au 03 mars 2008
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images/RichardRogers2.JPG
Rogers Stirk Harbour + Partners.
Terminal 4, Madrid Barajas Airport.
© Amparo Garrido
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Le Centre Pompidou, qui fête cette année ses trente ans, rend
hommage à Richard Rogers, architecte de son bâtiment avec Renzo Piano.
Richard Rogers a reçu le 4 juin 2007 le Prix Pritzker, récompensant toute son
oeuvre.
Lexposition "Richard Rogers & Architectes " présente le
travail de Richard Rogers et de ses associés : des premières réalisations effectuées
avec Norman et Wendy Foster ainsi quavec Su Rogers, au sein de Team 4 dans les
années 1960, aux projets actuels de lAgence Rogers Stirk Harbour + Partners.
Cette rétrospective est aussi loccasion de revenir sur la conception du
Centre Pompidou dans les années 1970.
Du bâtiment de la Lloyds à Londres au récent Terminal 4 de
laéroport Barajas de Madrid, de la Zip-Up House de 1968 aux projets
durbanisme de Lu Jia Zui à Shanghai, de nombreux projets sont ainsi abordés au
travers de documents darchives, de maquettes, de dessins, de photographies, de films
et de textes spécialement écrits pour loccasion.
La présentation de cet ensemble conséquent de travaux passés et en cours permet
dillustrer la vision de Richard Rogers sur le rôle central que larchitecture
peut jouer dans la constitution et le développement de nos sociétés.
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Centre Georges Pompidou
(LMDA) |
Exposition terminée
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PARIS
: Pinacothèque de Paris
" Chaïm Soutine "
Du 10 octobre 2007 au 02 mars 2008
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images/Soutine4.jpg
Chaïm Soutine
" Petite Place"
Huile sur toile
71 x 46,5 cm - 1929
© Art Institut of Chicago
© ADAGP
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Cette exposition est la première grande
exposition consacrée à Chaïm Soutine depuis celle de 1973 à l'Orangerie. Elle poursuit
un travail de redécouverte de lEcole de Paris qui se développe depuis quelques
années avec lun de ses artistes les plus marquants, mais aussi peut-être le moins
connu, mais aussi au centre de nombreuses légendes ou polémiques.
D'origine lituanienne, Chaïm Soutine ( 1893 -1943 ) est issu d'une famille pauvre vivant
misérablement dans les traditions et les principes religieux du Talmud dans le ghetto
juif de leur village. Son père fait de la couture pour le compte d'un tailleur. Chaïm,
timide et réservé est le dixième de onze enfants.Les études ne l'intéressent pas, et
écolier, il passe de longs moments à dessiner des portraits de personnes quil
rencontre.
En 1902, son beau frère l'accueille à Minsk, pour lui apprendre le métier de
tailleur. Mais son désir de dessiner domine. Son ami, Michel Kikoine, qui partage
la même passion du dessin, l'incite à prendre des cours de peinture. En 1909, il part à
Vilna avec lui, où tous deux trouvent un emploi de retoucheurs chez un photographe.
En 1910, il passent son examen dentrée à lécole des Beaux-Arts.
Kikoïne part pour la France en 1912.
Il décide l'année suivante de rejoindre son ami et c'est ainsi qu'il arrive à Paris en
Juillet 1913, où il découvre un monde totalement différent de sa Russie natale.
Paul Krémègne,
l'un de ses amis russe rencontré à Vilna et venu lui aussi à Paris deux ans plus tôt,
l'accueille et lui fait rencontrer les artistes du quartier de Montparnasse, parmi
lesquels de nombreux peintres étrangers, que lon désignera ensuite sous le nom de
lÉcole de Paris.
Soutine fréquente régulièrement le Musée du Louvre et il s'inscrit à l'Ecole des
Beaux-Arts, tout en travaillant de nuit comme porteur à la Gare Montparnasse. Il est
déjà malade, sans doute par les conséquences des années de privations et de
souffrances de sa jeunesse en Russie. Traqué par la misère et par la maladie, il
tente un jour de se suicider, mais il est sauvé par son ami Kikoïne.
En août 1914, c'est la guerre et lordre de mobilisation générale est donné en
France. Soutine se porte volontaire. Il part creuser des tranchées, mais il est
rapidement réformé à cause de son état de santé. Recensé comme émigrant juif, il
obtient de la Préfecture de police un permis de séjour au titre de réfugié.
ll sinstalle alors Cité Falguière dans le XVème arrondissement de Paris. Le
sculpteur Jacques Lipchitz lui présente Amedeo Modigliani, qui a été également
réformé car atteint de tuberculose. Modigliani, qui est son aîné de dix ans lui voue
une réelle affection et devient son ami. Tous deux liés par un destin semblable ne
mangent que rarement à leur faim, et sadonnent volontiers à la boisson, et aux
soirées avec les prostituées. Soutine peint beaucoup et va souvent dans les chemins aux
abords de Paris à la recherche des paysages qui l'inspirent.
Modigliani lui présente le marchand d'art, Léopold Zborowski en 1918, avant que de
partir se soigner pour sa tuberculose à Vence, dans le midi de la France. Soutine, de son
côté ne s'adapte pas à la vie parisienne. Il est invité par Pierre Brune, à venir
s'installer à Céret, dans les Pyrénées-Orientales. Quelques mois plus tard, fin
Janvier 1920, il apprend la mort de son ami Modigliani.
Ébranlé par cette disparition, il cesse de boire et
suit les conseils de ses médecins pour salimenter correctement. Son estomac le fait
de plus en plus souffrir. Sauvage, ombrageux, colérique et secret, il vit à l'écart et
s'enferme dans la peinture. En été 1920, Zborowski vient chercher près de 200 toiles.
C'est alors que le docteur Albert Coombs Barnes un riche collectionneur américain, vient
à Paris, pour collecter une série duvres contemporaines destinées à la
fondation qu'il vient de créer à Philadelphie. Zborowski parvient à lui vendre
soixante toiles de Soutine peintes à Céret, ce qui lui assure une soudaine renommée
dans le mileu artistique.
Chaïm Soutine décide alors de partir dans le midi de la France à Cagnes pour
peindre des séries de paysages aux couleurs les plus vives. Mais la région ne lui
convient pas il revient à Paris. Souvent envahi par des doutes sur lui même, obsédé
par des questions de formes et de couleurs, insatisfait de son travail, il ne cesse de
s'interroger sur son art. Un jour, pris d'une soudaine colère, il contre lui même, il
brûle un grand nombre des toiles qu'il avait peintes à Céret.
Vivant un peu mieux, il s'installe dans un atelier plus spacieux à Paris, à proximité
du Parc Montsouris. Là, il se passionne pour la lecture et pour la musique, tout en
peignant. Mais son voisinage est horrifié par les carcasses d'animaux écorchés ou
éventrés qu'il prend alors comme modèle pour ses toiles, et se plaignent des odeurs
putrides qui envahissent l'atelier et la rue.
C'est en juin 1927, que se tient le vernissage de la première exposition de ses
uvres. Il séjourne parfois dans la maison de campagne de Léopold Zborowski
dans lIndre ou dans la propriété de Marcellin et Madeleine Castaing près de
Chartres, avec qui il s'est lié damitié car grands amateurs dart. Leurs
relations avec le milieu intellectuel, artistes ou écrivains tels que Blaise
Cendrars, Erik Satie ou Henry Miller, permettent à Soutine de se faire connaître et
d'être présent dans de nouvelles expositionset d'être retenu dans le choix de certaines
grandes collections.
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images/Soutine3.jpg
Chaïm Soutine
" Autoportrait "
Huile sur toile
54,5 x 45,5 cm - 1917
© Fondation Henry et Rose Pearlman - New York
© ADAGP
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Chaïm Soutine
en 1934
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En 1929, il repart pour le midi de la France à Vence, où il peint une série consacrées
aux arbres. Mais les acheteurs se font plus rares, car la crise économique née aux
États-Unis vient de gagner l'Europe. En 1932, la marchand d'art Zborowski se trouve est
ruiné et meurt à 43 ans dune crise cardiaque.
Soutine propose alors sa production à Marcellin et Madeleine Castaing qui lui permettent
en 1935, d'être exposé à Chicago, avec une vingtaine d'oeuvres, ce pour la première
fois aux États-Unis.
En 1937, une exposition lui est consacrée au Petit Palais à Paris. Il rencontre alors
Gerda Groth, réfugiée juive allemande qui a fuit le régime nazi. Lorsque la guerre
éclate, l'été 1939, ils partent vivre ensemble dans un petit village de lYonne .
Les juifs ont lobligation de se faire recenser. Le 15 mai 1940, Gerda est arrêtée
et Soutine doit se cacher en différents lieux tout en retournant souvent à Paris pour se
faire soigner.
Il touve à se réfugier à Champigny-sur-Veude, près de Tours avec une nouvelle
compagne, Marie-Berthe Aurenche. Il poursuit la peinture malgré les douleurs les plus
vives qui l'affectent en permanence et le plie de douleurs depuis de nombreuses d'années.
Fin juillet 1943, son état de santé se détériore soudainement et il cesse de peindre.
Le 31 juillet au matin, il doit être hospitalisé. Avant dêtre transporté, il
demande à se rendre à son atelier et brûle ses toiles. À lhôpital de
Chinon, son état est jugé grave : un ulcère avec hémorragie interne est
diagnostiqué. Il doît être opéré.
Il est dirigé vers Paris, mais les contrôles de la France occupée doivent être
évités et le voyage savère plus long que prévu.
A son arrivée, le 7 août, il est opéré sans doute trop tardivement car il meurt deux
jours plus tard. Son enterrement à lieu le 11 août, au cimetière du Montparnasse.
Chaïm Soutine est resté longtemps à l'écart du mileu artistique, à cause de sa
personnalité très particulière , mais aussi par son art, resté incompris,
marginalisé. Il fut assimilé souvent à un artiste malsain et difficile, sur lequel tout
lantisémitisme ambiant l'avait marginalisé dès le premier jour où il était
arrivé à Paris.
Encore aujourdhui il reste de lui limage de l' artiste maudit, du juif
émigré sur qui pèse tous les interdits dune religion trop contraignante et dont
le physique se prête à tous les clichés antisémites.
Cette exposition montre quel artiste génial il fut, l'observateur des âmes et des
esprits. Les portraits de Soutine soulignent particulièrement la personnalité des
modèles choisis. Il sait tirer les caractères, les pensées, les travers aussi des
personnages qu'il peint dans une synthèse qui exhume la force de chacun deux, dans
un genre quaucun artiste avant lui navait su exprimer.
Classifié comme artiste expressionniste, on peut en effet considérer qu'il est l'un des
rares, voire le seul à pouvoir représenter ce mouvement en France, comparativement à ce
qui se déroule en Allemagne ou en Autriche à la même période. Comme les artistes
allemands ou autrichiens de cette époque, il est un véritable visionnaire. Il transcende
la réalité et la transforme en une figuration imaginaire, à la croisée de plusieurs
mouvements artistiques naissants. Tout en s'inspirant des artistes les plus classiques et
les plus illustres, comme Rembrandt, Courbet, Corot, ou Cézanne, il est le précurseur
des plus grands artistes de la deuxième partie du XXème siècle comme Pollock, De
Kooning, Bacon ou Baselitz .
La Pinacothèque de Paris par cette exposition montre
sous un jour nouveau l'oeuvre de cet artiste majeur du début du XXème siècle et le
travail essentiel qui a été le sien dans l'histoire de l'art moderne, grâce à 80
tableaux, dont la majorité sont des uvres entièrement redécouvertes et exposées
pour la première fois.
Pinacothèque de Paris
(LMDA)
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| Exposition terminée |
PARIS : Musée du Luxembourg
" Arcimboldo 1526 -1593"
... Jusqu'au 13 janvier 2008
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Guiseppe Arcimboldo
" Vertumne "
Huile sur bois
70,5 x 58 cm - 1590
© Skokloster Slott - Suède
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Giuseppe Arcimboldo ( 1526 -1593), célèbre pour ses portraits en anamorphoses composés
de plantes, de fruits, danimaux ou d'objets de toute nature, et reproduits de
multiples fois tant dans les ouvrages scolaires que par la publicité, reste,
paradoxalement, un peintre encore mystérieux.
La présentation exceptionnelle du Musée du Luxembourg, avec pour la première fois au
monde la présence d'une centaine de ses euvres et certaines oeuvres qui n'ont
jamais été exposées, permet de révéler en cet artiste un véritable successeur de
Léonard de Vinci.
Né en 1527 dans une famille de peintres de la noblesse milanaise, Giuseppe Arcimboldo
réalise en 1549 sa première oeuvre reconnue, au travers la conception de cartons de
vitraux pour la cathédrale de Milan, où il travaille aux côtés de son père, Biagio.
Quelques temps après en 1551, il reçoit de Ferdinand de Bohème, le futur empereur
Ferdinand Ier, une commande pour la réalisation de blasons, qui assure sa renommée. Il
devient peu après portraitiste de cour à Prague, auprès de l'empereur.
En 1562, il part pour Vienne au service du roi Maximilien et débute alors pour lui une
carrière de vingt-cinq années à la cour des Habsbourg. Après Ferdinand Ier, Maximilien
II, et Rodolphe II admirent son esprit inventif et ses compositions
originales.
En effet en marge de son activité de portraitiste -copiste de la famille impériale,
oubliée aujourd'hui en raison des difficultés didentification de certains de ces
tableaux de facture classique, il réalise en effet les fameuses séries anamorphiques des
Quatre Saisons en 1563, des Quatre Eléments en 1566 et la série des métiers qui
suscitent à la fois ladmiration, le respect et l'amusement de ses contemporains.
Le chef-duvre qui lui est reconnu est son portrait de
" Rodolphe II en Vertumne", le dieu grec des récoltes et de l'abondance qu'il
peint plus tardivement vers 1590.
De nombreuses autres charges lui sont confiées chez les Habsbourg : il est certes peintre
et dessinateur, mais il est aussi maître de cérémonie et organisateur des
célébrations et festivités de la famille impériale, créateur de jeux d'eau,
découvreur et acquéreur d'objets d'art et d'antiquités pour son souverain, expert et
illustrateur en sciences naturelles.
Il est un esprit universel à l'image de Léonard de Vinci et s'emploie durant ses années
de cour, dans un climat propice aux échanges d'idées, à observer par exemple la flore
et la faune, et à travailler à l'illustration d'ouvrages scientifiques, à observer les
techniques et les métiers de ses contemporains, à inventer des diverstissements
comme ses tableaux que l'on peut regarder à l'endroit, comme à l'envers dans les deux
sens et à renouveler le genre du portrait classique.
Il est annobli par l'empereur Rodolphe II en devenant Comte Palatin en 1590, et obtient de
lui de pouvoir revenir dès 1587 en Italie. "Flora " sera l'un de ses
derniers tableaux, qu'il peint à Milan où il vit retiré . Il meurt le 11 juillet 1593.
Adulé de son vivant, Arcimboldo après sa mort tombe dans loubli, et ses
uvres sont vites oubliées, et mal comprises par leur caractère étrange ou
extravagant.
C'est le début du XXème siècle qui permet à Arcimboldo de sortir de l'oubli
définitif, grâce aux artistes surréalistes qui considérent alors le peintre comme
étant l'un des précurseurs de lart moderne.
Parmi les euvres méconnues d'Arcimboldo présentées dans cette exposition,
figurent par exemple le carton d'une tapisserie réalisée en 1558 pour la cathédrale de
Côme, quelques portraits classiques des membres de la cour impériale, des études
animalières, des études pour des projets de char, ou encore des esquisses pour costumes,
au côté bien sûr des différentes séries qui ont fait sa récente célébrité.
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Guiseppe
Arcimboldo
" Le bibliothécaire "
Huile sur toile
100 x 76,5 cm - 1565
© Skokloster Slott - Suède

Guiseppe Arcimboldo
Autoportrait
Huile sur toile
vers 1570
© Coll. part.
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Un autre aspect intéressant de cette superbe exposition est de replacer Giuseppe
Arcimboldo dans son époque, au XVIème siècle, avec l'accrochage d'uvres de ses
contemporains comme Bernardino Luini, Giovan Palolo Lomazzo, ou encore Carlo Urbino et son
"Art Culinaire", portrait réalisé à partir d'ustensiles de cuisine.
Par ailleurs des objets d'art venant du célèbre cabinet des curiosités de Rodolphe II,
et des ouvrages illustrés par l'artiste permettent aussi de comprendre le contexte de
l'époque dans lequel il a évolué avec son goût de la découverte et sa curiosité pour
l'art fantastique.
Il faut cependant se rappeler qu'à son époque existait la tradition depuis
l'antique, d' un goût pour les masques formés à partir d'éléments pris dans la
nature. Des artistes tels que Léonard de Vinci et Jérôme Bosch, sétaient déjà
intéressés aux visages monstrueux, et aux compositions à base déléments
détournés.
Musée du
Luxembourg
(LMDA) |
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