Le mONDE dEs ARTS

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EXPOSITIONS PASSEES
MONDE
Année 200
8

         


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ETATS UNIS

Exposition terminée

CHICAGO : Art Institute
" Edward Hopper"
 Du 16 février au 10 mai 2008



Dans la suite de l'exposition de la National Gallery of Art de Washington, l'Art Institute propose l'une des premières grandes expositions consacrées depuis plus de 25 ans au peintre américain Edward Hopper, la dernière grande rétrospective américaine de l'oeuvre d'Hopper remontant à 1980 au  Whitney Museum de New York

Edward Hopper (1882-1967) est le peintre d'une Amérique profonde qui s'interroge sur les mutations du monde moderne et sur les angoisses profondes des hommes de son époque. Il nous représente les images de la solitude et de l'absence, du silence et l'attente, comme autant d'énigmes de l'existence et du désir, du temps et de la mort. Ses oeuvres sont probablement parmi les représentations les plus fortes de l'angoisse humaine dans l'art contemporain.

Cette rétrospective rassemble près d'une centaine d'oeuvres, faite des dessins, d'aquarelles et huiles dont le fameux tableau "Nighthawks" de 1942 , qui représente au travers la vitre d'un café dans la nuit, un couple accoudé au comptoir dans l'éclairage d' une lumière blafarde.

Edward Hopper est un peintre réaliste, mais énigmatique dans la simplicité de son inspiration. Son oeuvre figurative rassemble avec évidence une force et une profondeur intérieure qui  projette au delà de l
' immédiate objectivité, et conduit le spectateur à s'interroger sur la réalité, sa réalité, la réalité du monde, et l'illusion de la réalité.

Né et formé à New York, Edward Hopper n'a jamais appartenu à aucun mouvement, ni à aucune école. Inscrit à la New York Scholl of Art en 1900, il suit les cours de Robert Henri et s'intéresse à l'oeuvre de Manet, mais aussi à celle des peintres  tels que Daumier, Courbet, Degas, Gauguin ou encore Van Gogh.
Il est également très marqué par l' impressionnisme français, auquel il fait référence comme Pissarro, Renoir, mais aussi Sisley, qui resteront longtemps comme les repères d'une sorte d'inspiration souterraine permanente dans son oeuvre. Son intérêt pour la culture française l'aménera d'ailleurs à faire plusieurs séjours à Paris entre 1906 et 1910. Dès 1906, d'ailleurs il est fasciné par la physionomie et l'ambiance de la ville :   " Les rues y sont très anciennes, encaissées, et les façades qui s'inclinent en arrière à partir de la base du premier étage confèrent une physionomie massive et très imposante aux maisons. Les débits de boisson et les boutiques de rez-de-chaussée sont de couleur rouge ou vert sombre, ce qui tranche violemment sur le reste de la façade. Sur les toits se
dressent des centaines de cheminées avec leur mitre qui donnent un aspect particulier à l'horizon. les toits sont tous à la Mansard, couverts d'ardoise grise ou de zinc.. par temps couvert, ce même gris-bleu iùrègne toute chose ..." ( lettre à sa soeur du 29 novembre 2006).
Cela l'aménera à peindre en 1907 des oeuvres telles que " Le Louvre et la Seine", " Boulevard St Michel", " Pont du Carroussel  dans le brouillard ", " Notre Dame " et de nombreux autres tableaux sur Paris, probablement aussi sous l'influence d'Albert Marquet, dont il découvre la peinture dans une exposition à la Galerie Druet.
Il est intéressé par le mode de vie des parisiens qu'il représente dans de nombreux dessins, mais aussi par les femmes françaises qu'il considère comme de redoutables séductrices, et auxquelles il ne manquera pas de penser dans des oeuvres de maturité, telles " Summertime " en 1923,  ou " Night Windows " en 1928 .





Image non disponible

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Edward Hopper :
" Automat "
1927
Huile sur toile 71,4 x 91,5 cm
© Des Moines Art Center

Edward Hopper  - 1950 - Photo de George Platt Lynes (1907-1955)  ©

Edward Hopper  - 1950-
Photo de George Platt Lynes (1907-1955),
©



De retour aux Etats-Unis, en 1908 il est contraint de gagner sa vie comme illustrateur, mais parvient à participer à une exposition où il présente trois toiles et un dessin réalisés en France, mais sans succès. Il revient brièvement en France, dont il apprécie tant la langue et la culture puis visite l'Espagne avant de revenir à New York en mai 1910.
Là, il continue à peindre ses souvenirs de Paris et présente dans des expositions des oeuvres inspirées par la France mêlées aux tableaux qu'il peint de New York ou de la campagne américaine, avant d'épouser en juillet 1924, Joséphine Verstille Nivison, " Jo ", qui partage son amour pour la culture française.


La fin de l'année 1924 marque une rupture dans l'oeuvre d'Hopper, dans le sens où il décide de rompre avec cette nostalgie de la France et de peindre en observation directe la vie américaine. Il dit " Aujourd'hui ou dans un proche avenir, il faudra bien retirer l'art américain à sa mère française ".

A partir de là, c'est à une peinture strictement de sujets américains qu'il s'attèle. Les oeuvres peintes en extérieur deviennent rares, et les scènes d'actions en suspens de la vie américaine se multiplient. Depuis son appartement de Greenwich Village qu'il habitera toute sa vie, il saisit les toits new-yorkais avec leurs citernes, comme dans "Roofs" en 1926, les façades de briques rouges  dans"Early Sunday Morning", en 1930, les  intérieurs de chambres d'hôtel dénudées  dans "Night Windows" en  1928 ou encore les stations d'essence désertes , comme dans "Gas" en 1940.
Il devient le peintre de la vie et de la réalité au quotidien, avec des compositions où des personnages énigmatiques et solitaires, prennent place de plus en plus souvent, telle cette ouvreuse de cinéma plongée dans ses pensées dans "New York Movie" en 1939.
Il s'intéresse dans son atelier à l'architecture des maisons, de la ville, puis aux rendus de la lumière dans les intérieurs clos et aux caractères des personnages qu'il représente souvent seuls comme enfermés dans le silence et la solitude.

Une oeuvre telle que " Morning Sun " en 1952 constitue un des exemples les plus marquants de l'évolution de la peinture d'Hopper. Cette femme de "Morning Sun", est une femme qui a vieilli, assise sur son lit, face à sa fenêtre ouverte sur les toits de la ville et au soleil levant. Edward Hopper y représente à la fois la profonde solitude, l'attente, le regard porté sur le passé, et une certaine obssession charnelle de la mort. Ces thèmes sont plus récurrents dans ces années d'après guerre : les regards, les gestes suspendus, les silences, les rêveries dans des univers dépouillés gagnent son oeuvre, comme une réalité obsédante de l'existence, jusqu'à la disparition même du sujet comme dans "Rooms by the sea " peinte en 1951, où il ne reste plus qu'une porte ouverte directement sur la profondeur de la mer.

Edward Hopper a souvent inspiré les cinéastes, notamment Alfred Hitchcock, qui choisira dans "Psychose" une maison sur le modèle d'une demeure victorienne peinte par Hopper.

Connu pour ses  profonds silences lorsqu'on un journaliste l'interrogeait, Edward Hopper avait souvent coutume de répondre: "Si vous pouviez le dire avec des mots, il n'y aurait aucune raison de le peindre".


Art Institute of Chicago

(LMDA)

GRANDE BRETAGNE

Exposition terminée

LONDRES : British Museum
" L'armée en terre cuite du Premier Empereur de Chine"
 Du 13 septembre au 06 avril 2008



Une vingtaine de soldats d'argile de Qin Shihuang et quelques 120 objets retracent dans cette exposition exceptionnelle du British Museum, l'histoire du premier empire de Chine, et permettent au public européen de mieux connaître une partie de ce qui est considérée par de nombreux spécialistes comme l'une des découvertes archéologiques majeures des cent dernières années.

La découverte par un paysan en 1974, dans la province du Shaanxi, au centre de la Chine, à 40 kilomètres de Xian, du tombeau du premier empereur de Chine, et de son armée de plus de 6 000 guerriers et chevaux en terre cuite, grandeur nature, restée enfouie pendant plus de 2000 ans, a permis de reconstituer une page essentielle de l'histoire de la Chine. Cette garde d'honneur du tombeau de Qin Shihuang le Premier Empereur de la dynastie des Qin (259-210 av. J.C.), qui unifia la Chine, fit construire la Grande Muraille et se déclara le premier empereur de l'Empire du Milieu, était enterrée dans une fosse de 1,5 hectare.

Les fouilles ont permis aux archéologues de mettre au jour plusieurs fosses,
dont l'une contenait des guerriers et des chars en bois, ce qui rend la découverte encore plus étonnante, tandis que 1000 guerriers en terre cuite ont pu être retrouvés dans une seconde fosse .
Tandis que la première fosse a pu révéler une force militaire combinée de chars de bois et de guerriers en formation de combat rectangulaire, la seconde fosse  contenait des unités séparées faites de chars, cavaliers, archers et fantassins, avec les chars comme force principale, formées en carré et reliées aux trois autres pour former un polygone, tous les guerriers des quatre unités portant des armes réelles.
Les arbalétriers alignés debout devant les archers à genoux, armés d'arcs devaient permettre aux archers de tirer tour à tour sans donner à l'ennemi un répit qui lui permettrait de contre-attaquer. Une unité de cavaliers positionnée d'un côté et celle de chars de l'autre, formaient  les deux ailes de la troupe, suivie d'une combinaison de fantassins et de chars positionnés à l'arrière.
Les chars attelés de quatre chevaux en terre cuite dirigés par un conducteur assisté de deux aides, tous équipés d'armure, et armés de lances, d'épées et d'arbalètes, indiquent qu'ils pouvaient s'engager dans les combats à longue ou courte distance ou dans les corps à corps. L'équipement des cavaliers montre également que le tir à dos de cheval était une pratique courante, alors que les cheavux portaient des selles sans étriers, lesquels furent inventés plus tard.

Une troisième fosse plus petite que les deux autres, contenait 68 guerriers portant des armes défensives et un char de bois attelé de quatre magnifiques chevaux. Les spéclialistes estiment qu'il s'agissait sans doute du quartier général du commandement des troupes .

En outre, une quatrième fosse inachevée a pu être mise au jour, dont on estime que les travaux furent stoppés probablement à la suite des insurrections paysannes qui eurent lieu dès la mort de l'Empereur.

Au total ce sont donc plus de 10 000 armes réelles qui ont pu être sorties de ces fosses, y compris flèches, épées, lances et hallebardes, et certaines, telles que des pointes de flèches en métal restaient brillantes et tranchantes. Ces dernières composées d'un mélange de cuivre, d'étain et de plomb étaient des armes redoutables, car par leur alliage elles constituaient des pointes empoisonnées.



Armée de  terre cuite de l'empereur Qin Shihuang  - Xian - Chine

Armée de terre cuite
de l'empereur Qin Shihuang - Xian - Chine
©

Soldat de l'armée de terre cuite de l'empereur Qin Shihuang - Xian - Chine

Soldat de l'armée de terre cuite
de l'empereur Qin Shihuang - Xian - Chine
©

 



Le Premier empereur Qin Shihuang

Le premier empereur de Chine Qin Shihuang
©



Qin Shihuang, premier empereur de Chine, né sous le nom de Ying Zhen en 259 avant J-C, avait accédé au trône à l'âge de 13 ans, en 246 avant J.C. Il passa les 25 premières années de son règne dans des combats cruels jusqu'à ce qu'il eut conquis six  des états rivaux pour fonder son empire.

Il adopta après la fondation de la dynastie des mesures d'envergure telle l'unification de la loi, une monnaie commune, l'utilisation de l'écriture, mais aussi mis en place une administration centralisée, avec des dispositions très sévères contre son peuple, en enterrant vivants ses opposants ou les intellectuels de l'époque, en interdisant les livres et en organisant des autodafés. Cela provoqua l'indignation des chroniqueurs chinois de l'époque, qui gardèrent sous silence ses réalisations telle la première Grande muraille, largement antérieure à celle que l'on connaît aujourd'hui et qui date de la dynastie Ming (14e-17e siècle), ou les nombreux palais construits autour de Xian, ainsi que l'existence de son tombeau.

Pendant les 36 années de son règne, ce sont plus de 700 000 ouvriers ou esclaves qui furent utilisés pour construire son palais souterrain et reproduire les armées de son tombeau qui reste aujourd'hui en parfait état de conservation. Obsédé par la mort, Qin Shihuang avait donc ainsi fait reproduire en argile la société et la cour qui l'entouraient de son vivant, pour la conserver éternellement, et se faire considérer sans doute après sa disparition, comme une divinité.

Le site de Xian est aujourd'hui le plus important site archéologique au monde, avec les mille soldats ont pu déjà être complétement dégagés de la terre, mais le tombeau lui-même de l'empereur n'a pas été fouillé jusqu'à maintenant, et pourrait même ne jamais l'être, la loi chinoise en vigueur interdisant jusqu'à maintenant, d'ouvrir les tombeaux des empereurs

British Museum

(LMDA)

ETATS UNIS

Exposition terminée

WASHINGTON : National Gallery of Art
" Edward Hopper"
 Du 16 septembre au 21 janvier 2008



La National Gallery of Art de Washington, propose l'une des premières grandes expositions consacrées depuis plus de 25 ans au peintre américain Edward Hopper, la dernière grande rétrospective américaine de l'oeuvre d'Hopper remontant à 1980 au  Whitney Museum de New York

Edward Hopper (1882-1967) est le peintre d'une Amérique profonde qui s'interroge sur les mutations du monde moderne et sur les angoisses profondes des hommes de son époque. Il nous représente les images de la solitude et de l'absence, du silence et l'attente, comme autant d'énigmes de l'existence et du désir, du temps et de la mort. Ses oeuvres sont probablement parmi les représentations les plus fortes de l'angoisse humaine dans l'art contemporain.

Cette rétrospective rassemble près d'une centaine d'oeuvres, faite des dessins, d'aquarelles et huiles dont le fameux tableau "Nighthawks" de 1942 , qui représente au travers la vitre d'un café dans la nuit, un couple accoudé au comptoir dans l'éclairage d' une lumière blafarde.

Edward Hopper est un peintre réaliste, mais énigmatique dans la simplicité de son inspiration. Son oeuvre figurative rassemble avec évidence une force et une profondeur intérieure qui  projette au delà de l
' immédiate objectivité, et conduit le spectateur à s'interroger sur la réalité, sa réalité, la réalité du monde, et l'illusion de la réalité.

Né et formé à New York, Edward Hopper n'a jamais appartenu à aucun mouvement, ni à aucune école. Inscrit à la New York Scholl of Art en 1900, il suit les cours de Robert Henri et s'intéresse à l'oeuvre de Manet, mais aussi à celle des peintres  tels que Daumier, Courbet, Degas, Gauguin ou encore Van Gogh.
Il est également très marqué par l' impressionnisme français, auquel il fait référence comme Pissarro, Renoir, mais aussi Sisley, qui resteront longtemps comme les repères d'une sorte d'inspiration souterraine permanente dans son oeuvre. Son intérêt pour la culture française l'aménera d'ailleurs à faire plusieurs séjours à Paris entre 1906 et 1910. Dès 1906, d'ailleurs il est fasciné par la physionomie et l'ambiance de la ville :   " Les rues y sont très anciennes, encaissées, et les façades qui s'inclinent en arrière à partir de la base du premier étage confèrent une physionomie massive et très imposante aux maisons. Les débits de boisson et les boutiques de rez-de-chaussée sont de couleur rouge ou vert sombre, ce qui tranche violemment sur le reste de la façade. Sur les toits se
dressent des centaines de cheminées avec leur mitre qui donnent un aspect particulier à l'horizon. les toits sont tous à la Mansard, couverts d'ardoise grise ou de zinc.. par temps couvert, ce même gris-bleu iùrègne toute chose ..." ( lettre à sa soeur du 29 novembre 2006).
Cela l'aménera à peindre en 1907 des oeuvres telles que " Le Louvre et la Seine", " Boulevard St Michel", " Pont du Carroussel  dans le brouillard ", " Notre Dame " et de nombreux autres tableaux sur Paris, probablement aussi sous l'influence d'Albert Marquet, dont il découvre la peinture dans une exposition à la Galerie Druet.
Il est intéressé par le mode de vie des parisiens qu'il représente dans de nombreux dessins, mais aussi par les femmes françaises qu'il considère comme de redoutables séductrices, et auxquelles il ne manquera pas de penser dans des oeuvres de maturité, telles " Summertime " en 1923,  ou " Night Windows " en 1928 .








Image non disponible
images/Hopper22.jpg

Edward Hopper :
" Morning Sun "
1952
Huile sur toile 71,4 x 101,9 cm
© Columbus Museum of Art



Edward Hopper  - 1950 - Photo de George Platt Lynes (1907-1955)  ©

Edward Hopper  - 1950-
Photo de George Platt Lynes (1907-1955),
©



De retour aux Etats-Unis, en 1908 il est contraint de gagner sa vie comme illustrateur, mais parvient à participer à une exposition où il présente trois toiles et un dessin réalisés en France, mais sans succès. Il revient brièvement en France, dont il apprécie tant la langue et la culture puis visite l'Espagne avant de revenir à New York en mai 1910.
Là, il continue à peindre ses souvenirs de Paris et présente dans des expositions des oeuvres inspirées par la France mêlées aux tableaux qu'il peint de New York ou de la campagne américaine, avant d'épouser en juillet 1924, Joséphine Verstille Nivison, " Jo ", qui partage son amour pour la culture française.


La fin de l'année 1924 marque une rupture dans l'oeuvre d'Hopper, dans le sens où il décide de rompre avec cette nostalgie de la France et de peindre en observation directe la vie américaine. Il dit " Aujourd'hui ou dans un proche avenir, il faudra bien retirer l'art américain à sa mère française ".

A partir de là, c'est à une peinture strictement de sujets américains qu'il s'attèle. Les oeuvres peintes en extérieur deviennent rares, et les scènes d'actions en suspens de la vie américaine se multiplient. Depuis son appartement de Greenwich Village qu'il habitera toute sa vie, il saisit les toits new-yorkais avec leurs citernes, comme dans "Roofs" en 1926, les façades de briques rouges  dans"Early Sunday Morning", en 1930, les  intérieurs de chambres d'hôtel dénudées  dans "Night Windows" en  1928 ou encore les stations d'essence désertes , comme dans "Gas" en 1940.
Il devient le peintre de la vie et de la réalité au quotidien, avec des compositions où des personnages énigmatiques et solitaires, prennent place de plus en plus souvent, telle cette ouvreuse de cinéma plongée dans ses pensées dans "New York Movie" en 1939.
Il s'intéresse dans son atelier à l'architecture des maisons, de la ville, puis aux rendus de la lumière dans les intérieurs clos et aux caractères des personnages qu'il représente souvent seuls comme enfermés dans le silence et la solitude.

Une oeuvre telle que " Morning Sun " en 1952 constitue un des exemples les plus marquants de l'évolution de la peinture d'Hopper. Cette femme de "Morning Sun", est une femme qui a vieilli, assise sur son lit, face à sa fenêtre ouverte sur les toits de la ville et au soleil levant. Edward Hopper y représente à la fois la profonde solitude, l'attente, le regard porté sur le passé, et une certaine obssession charnelle de la mort. Ces thèmes sont plus récurrents dans ces années d'après guerre : les regards, les gestes suspendus, les silences, les rêveries dans des univers dépouillés gagnent son oeuvre, comme une réalité obsédante de l'existence, jusqu'à la disparition même du sujet comme dans "Rooms by the sea " peinte en 1951, où il ne reste plus qu'une porte ouverte directement sur la profondeur de la mer.

Edward Hopper a souvent inspiré les cinéastes, notamment Alfred Hitchcock, qui choisira dans "Psychose" une maison sur le modèle d'une demeure victorienne peinte par Hopper.

Connu pour ses  profonds silences lorsqu'on un journaliste l'interrogeait, Edward Hopper avait souvent coutume de répondre: "Si vous pouviez le dire avec des mots, il n'y aurait aucune raison de le peindre".

Cette exposition se conclut par l'une des dernières toiles de Hopper, plus épurée que jamais, à la limite de l'abstractio : " Sun in an empty room" peinte en 1963, alors qu'il avait 80 ans, quatre ans avant sa mort. Un rayon de lumière éclaire un mur vide. Une personne lui ayant demandé ce qu'il avait recherché dans cette toile, il avait alors répondu: "C'est moi que je cherchais".


National Gallery of Art - Washington

(LMDA)

SUISSE

Exposition terminée

ZURICH : Kunsthauss
" Félix Vallotton : idylle au bord du gouffre"
 Du 05 octobre 2007 au 13 janvier 2008




Le peintre Félix Vallotton (1865–1925) était un véritable observateur de son époque. Très lucide et claivoyant sur la vie et les moeurs de son époque, il ne manquait jamais d'ajouter dans ses peintures cette pointe d'ironie critique, notamment dans ses scènes bourgeoises ou dans ses nus, acquise lorsqu'il avait étudié à partir de 1882 dans le cercle des Nabis à Paris et qu'il avait travaillé comme illustrateur dans des journaux avant-gardistes .
Cette exposition qui réunit 90 oeuvres présente essentiellement, comme le suggère son titre, les tableaux liés à la vie quotidienne et bourgeoise de ses contemporains, dans leur interrogation sur les thèmes de leurs relations mondaines ou sentimentales.

C'est ainsi que ses scènes de la vie courante et ses nus montrent sans pudeur au travers son oeil critique, les travers et les mascarades de ses contemporains, comme autant de modèles d'une certaine bêtise des hommes et de la société.
Bien que formé à un certain académisme à  l'Académie Julian et à l'Ecole des Beaux Arts de Paris, la connaissance qu'il acquiert des techniques de gravure et de la lithographie, lui permet  de quitter la peinture descriptive qui était la sienne, pour une oeuvre plus personnelle à partir de 1895, notamment avec un tableau tel que
" Femme au bain se coiffant", peinte quelque temps après en 1895,  et qui marque un tournant dans l'évolution du peintre .
Il a présenté des tableaux au Salon des Indépendants de 1893 qui le font remarquer avec en particulier "Le Bain au Soir d'Eté ", mais il se distingue rapidement dans le milieu artistique, non seulement par son style, mais également par les thèmes  qu’il aborde de manière à la fois ironique et critique.
Il se passionne aussi pour le portrait, mais l'activité d'illustrateur ou de journaliste qu'il conserve le conduit à refuser de sauvegarder les apparences de la vie bourgeoise, sans craindre les allusions caricaturales.

Son oeuvre se démarque davantage par sa démarche et son style que par sa technique picturale. Il est un peintre que l'on pourrait qualifier d'indiscret, mais toujours traversé d'un esprit critique teinté d’humour noir et de raillerie grinçante, voire caustique.
Les allusions fréquentes, à la limité parfois du supportable pour certains de ses contemporains, font de lui un peintre dérangeant situé à l’avant-garde sur le plan international .

Il voyage beaucoup et s'intéresse aussi à la peinture de paysages, comme en 1902, où il découvre par exemple Honfleur et sa région, et la  Bretagne à Locquirec, ou la Normandie, mais toujours dans ce style particulier et dépouillé qui est le sien. Sur le plan stylistique, en effet, tant pour ses natures mortes aux  couleurs vives et intense que pour ses paysages vides, sans personnage, tout en clair-obscur, comme pour ses portraits, il reste d'une rigueur froide.




 Félix Vallotton : " La Haine " - Huile sur toile -1908  - 206 x 146 cm  © Musée d'Art et d'Histoire - Genève

Félix Vallotton
" La Haine "
Huile sur toile -1908
206 x 146 cm
© Musée d'Art et d'Histoire - Genève


Félix Vallotton et Gabrielle Rodrigues-Henriques, sa femme en 1911 à Honfleur © Archives Vallotton Lausanne

Félix Vallotton et Gabrielle Rodrigues-Henriques, sa femme
en 1911 à Honfleur
© Archives Vallotton Lausanne

 
Bien sûr les portraits se prêtent plus facilement à son esprit ironique, par exemple lorsqu'il coiffe du dernier chic les personnages historiques et mythologiques ou pour les nus où les femmes montrent leur corps dans toute leur nature dans un environnement stylisé.

Il est vrai que Vallotton, est aussi un grand admirateur de Holbein, de Dürer, de Cranach ou d'Ingres. Ses tableaux sont souvent marqués d'allusions ou de messages ambigus, dans une oeuvre à la fois froide, critique, distanciée et parfois mystérieuse,  qui intrigue le spectateur et qui font apparaître des éléments formels qui deviendront plus tard des éléments déterminants dans la peinture surréaliste.

Voir dossier Félix Vallotton

Kunsthaus -Zurich

(LMDA)

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Samedi 17 mai 2008
La Nuit des Musées


samedi 17 mai 2008 : La Nuit des Musées


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PARIS
Musée Dapper
" Animal "

Prolongation de l'exposition
Jusqu'au 20 juillet 2008



Statuette Baoule : Figure Mbotumbo   Ancienne Collection Charles Ratton © Musée Dapper


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Dominique Chouaba  "La Librairie " 1988  © C.Aubert

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