Le mONDE dEs ARTS

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EXPOSITIONS PASSEES
EN FRANCE & REGIONS
Année 200
7

         


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Exposition terminée

ANGERS : Musée des Beaux Arts
" Olivier Debré - Grands Formats  "
Jusqu'au 04 novembre 2007



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Olivier Debré :
" Etude pour le rideau de l'Opéra de Shangaï "
Lithographie - © Coll. part. © ADAGP


Le Musée des Beaux Arts d'Angers présente la première grande rétrospective consacrée à Olivier Debré ( 1920 -1999 ) depuis sa mort survenue en 1999. Cette exposition réunit dans un ensemble chronologique des tableaux de grands formats et des dessins réalisés entre 1945 et 1956.

Dans la salle d'exposition temporaire, une trentaine de tableaux de moyens et grands formats, met l'acccent sur le travail de l'artiste dans le temps et l'espace, et 24 dessins exposés dans le Cabinet d'Arts Graphiques permettent de comprendre comment dès ses débuts, Olivier Debré a mis en place une plasticité monumentale de l'espace et dans l'espace, l'amenant quelques années plus tard à la réalisation de grands formats.

Considéré comme l'un des représentants majeurs de l'abstraction, au même titre que Poliakoff, Hartung, Soulages, ou Nicolas de Staël, Olivier Debré adopte une technique de peinture basée sur la construction par plans de couleurs appliqués tantôt de façon lisse, tantôt de façon plus brute en laissant des empâtements sur ses tableaux. Peintre abstrait en étroite connexion avec la nature, ses oeuvres, souvent inspirées par des lieux et des phénomènes naturels
( tempête, typhon, rivière, tout particulièrement de la Loire), tentent de matérialiser des sensations, des atmosphères. En éliminant toute représentation du réel, la couleur, qui possède par elle-même toute une force évocatrice, devient langage.

"Je me défends d'être un paysagiste,
disait-il . Je traduis l'émotion qui est en moi devant le paysage ... Ce n'est pas ma volonté qui intervient mais l'émotion qui domine. Je ne suis sincère que dans le choc, l'élan " .

Dès son plus jeune âge, Olivier Debré commence à peindre, dessiner et sculpter. Vers l'âge de 14 ans, il est naturellement influencé par les paysages impressionnistes de son grand-père, le peintre Edouard Debat-Ponsan (1847-1913).

En 1938, reçu à l'Ecole des Beaux -Arts, il intégre l'atelier d'architecture dirigé par son oncle et fréquente celui de Le Corbusier. En 1941, il rencontre Picasso qui aura une influence décisive sur lui. Il cherches désormais à exprimer son émotion sans passer par la réprésentation. Le signe lui apparaît ainsi comme l'incarnation de l'émotion et de la pensée. Tout en étant abstrait, il considère que le signe ne signifie pas autre chose que la réalité. En 1949, il présente à la Galerie Bing sa première exposition personnelle composée de toiles colorées et expressives.

Autour de 1950, Olivier Debré privilégie la matière et les couleurs sourdes. Toujours porté par l'idée du signe comme représentation de la pensée, il peint la série des " signes-personnages". Bien que cette série soit le fruit d'une recherche propre, l'utilisation du couteau en aplat et d'une palette sobre tendant vers le monochrome n'est pas sans rappeler les travaux de Nicolas de Staël de la même période.

Olivier Debré © Coll. part. © ADAGP

Olivier Debré
© Coll. part. © ADAGP


Au tournant des années 1960, Olivier Debré revient au paysage et trouve sa voie originale. les foramats s'allongent,suggérant à la fois une vision panoramique d'un espace sans limite et la plongée dans une quasi-monochronie. Il qualifie dès lors sa peinture d'abstraction fervente car elle symbolise l'émotion suscitée par la contemplation d'un paysage.
Dès 1967, le succès de ses oeuvres l'amène à représenter la France à l'Exposition Universelle de à Montréal. Au cours des années 80-90, Olivier Debré bénéficie de plusieurs commandes publiques : les rideaux de scène de la Comédie Française, l'Opéra de Hong Kong, et l'Opéra de Shangaï. En 1997, il réalise les décors et les costumes du ballet " Signes " de la chorégraphie Carolyn Carlson. En 1995, la Galerie Nationale du Jeu de Paume propose une rétrospective d'Olivier Debré, également présentée en Europe et en Amérique Latine.


Musée des Beaux Arts Angers

(LMDA)   avec nos remerciements à l'Agence Heymann- Renoult associés.

Exposition terminée


MARSEILLE
:
Palais des Arts
" André Marchand : rétrospective"

Du 01 juin au 16 septembre 2007


La Fondation Regards de Provence met à l’honneur l’aventure plastique dense et féconde du grand artiste aixois, André Marchand qui, à son époque, fut salué par la critique et considéré comme " l’un des artistes les plus importants de l’après-guerre ".
Peintre à époques, les compositions majeures de son œuvre – ensembles de personnages, portraits, nus, paysages, natures mortes –, parfois violentes, souvent passionnées, mais aussi contenues et poétiques, sont révélées par cette exposition   intitulée " André Marchand – Itinéraire d’un peintre ou les chemins de la solitude ".

André Marchand ( 1907-1997 ), mort il y a dix ans, a laissé une œuvre considérable qu’il est intéressant de redécouvrir pour lui rendre toute sa place méritée dans l’histoire de l’art du XXème siècle..
Son œuvre reflète la vision d’un peintre qui n’existe qu’en communion étroite avec la nature, dont il est fasciné et fusionnel. " Ce dialogue avec les éléments permet au peintre de projeter sur la toile ce qui reste invisible et de révéler des choses cachées à notre entendement, " écrit Jacques Lassaigne. Durant toute sa vie solitaire, il s’inspire de
" ses trois territoires " de prédilection – la Provence et ses paysages singuliers, la Bourgogne rurale profondément terrienne et Belle-Ile en Mer propre à la méditation –
En résulte d’abondantes séries de compositions saisissantes, dont la couleur et la lumière sont des obsessions pour l’artiste.
Les thèmes de sa période monochrome déclinent de vastes horizons tristes, des oliviers chétifs, des plages désertes aux éclairages lunaires, des paysans énigmatiques ou des pêcheurs émaciés, statiques et muets sous le poids de leur destin.

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André Marchand
" Astarté "  -1943 
Huile sur toile 130 x 195 cm
© Coll. part. © ADAGP


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André Marchand
" Le Rêve "  -1944  
Huile sur toile 130 x 195 cm
© Coll. Regards de Provence © ADAGP


     André Marchand © Coll. part. © ADAGP

André Marchand
© Coll. part. © ADAGP


Sa consécration indiscutée révélée par le prix Paul-Guillaume qu’il obtient en 1937 pour son tableau La Jeune fille et le Paralytique, lui permet de se consacrer sans réserve à son œuvre et d’être soutenu par des amateurs et marchands. L’évolution de son travail, à la fois cérébral et sensoriel, est soulignée par l’apparition de la couleur intense, de la construction et du mouvement dans son œuvre expressive et excessive, et par la volonté d’abstraction qui tente de vaincre le réel, sans jamais l’abandonner.
Sa Provence natale reste au cœur de son inspiration et s’il tourne souvent le dos à Aix, - tout en étant attentif à la leçon de Cézanne -, il aime Arles et se prend de passion pour le Delta du Rhône et les Alpilles. En Arles, il est séduit par la rigueur romaine de son architecture mais aussi par les femmes qu’il peint de nombreuses fois rêveuses, parfois tristes et de noir vêtues, assises, la plupart du temps, dans l’espace vide d’une chambre, " … que je construis dans sa nudité de murs, ainsi que le paysage inscrit dans la fenêtre ".

Les Baigneuses
, comme Les Arlésiennes, mettent en exergue la rigueur des compositions, la véracité des traits des visages et ses femmes nues, aux contours charnels, posent détendues et alanguies.
Sa période consacrée à la Camargue, dans ce " Delta du Rhône " qui l’attire, tant par son silence que sa faune, dévoile le rythme des flamants roses en vol, des hirondelles sillonnant le ciel d’Arles, des mouettes des Saintes Maries, et le flegme errant des taureaux noirs. " Une notion nouvelle m’apparaît, traduire le lyrisme de l’univers, la joie de cet univers à l’intérieur même de son silence effrayant, de sa lumière renouvelée sans cesse ".
De la Bourgogne, l’artiste découvre des bois profonds, des animaux des forêts et une communion intense avec la terre.

Plus tard, les séjours réguliers à Belle-Ile en Mer sont à l’origine des séries Respirations marines, qui conduisent à la frontière d’une abstraction dictée par la fusion de l’air et de l’eau.
L’influence de son séjour au Mexique renouvelle ses thèmes imprégnés de l’esprit d’une forte culture et, de ses voyages en Italie, il rapporte des témoignages empreints des traces romanes. Le parcours du peintre est aussi ponctué de " vies silencieuses " (ou nature mortes), dépouillées, austères et structurées en aplats, aux couleurs heurtées et laquées.

Tout au long de sa carrière, Marchand attire l’attention sur lui et son œuvre, suscitant engouements, oppositions intenses et critiques faciles auprès de marchands, collectionneurs, critiques d’art, écrivains et poètes. Son œuvre est répandue dans le monde entier et des rétrospectives ont eu lieu, entre autres, à Tokyo, New Delhi, New York, Sao Paulo, Mexico, Londres, Venise, Bâle, Lyon ou Marseille.

Solitaire, sensible et d’une grande affectivité, son entourage regrettait qu’il se soit isolé du monde les cinquante dernières années de sa vie, à contrario de certains, qui occupaient sans retenue tout le terrain médiatique. En 1970, le Carnet des Arts, écrivait  à son sujet : " … Il y a quelque vingt-cinq ans, son influence était telle sur les jeunes peintres qu’il ne tenait qu’à lui de devenir chef de file. Il était considéré comme le plus grand peintre vivant. Il s’est alors retiré dans une solitude hautaine. "

Cette rétrospective dans deux lieux différents et son catalogue ont été conçus grâce aux concours de nombreux collectionneurs, de galeries qui, en leur temps organisèrent des expositions sur l’artiste, et de musées (Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et du Musée d’Arts de Clermont-Ferrand).

Regards de Provence

Palais des Arts Marseille

LMDA

Exposition terminée


MARSEILLE : Musée Cantini
" Pierre Bonnard - Dessins "
Jusqu'au 02 septembre 2007


Dans le cadre de sa nouvelle exposition temporaire, le Musée Cantini de Marseille propose une superbe exposition consacrée à Pierre Bonnard dessinateur, avec la présentation de quelques 160 dessins, pour la plupart inédits.

Pierre Bonnard (1867-1947) est mondialement connu, par son oeuvre peint, mais son oeuvre graphique, est restée confidentielle, pour des raisons tenant plus à des problèmes de succession qu'à la nature des travaux eux- mêmes. C'est le Metropolitan Museum de New York, qui dans les années 80, se lance le premier dans une exposition des dessins de Bonnard.
Le dessin est pour Pierre Bonnard un art à part entière, un art de l'instant et de la sensation, tandis que la peinture nécessite une composition, donc un raisonnement, une réflexion.

Les oeuvres graphiques présentées ici, pour la plupart en provenance d'une seule et unique collection privée, permet de voyager au travers les différentes périodes et thèmes favoris de Pierre Bonnard. D'abord avec la période Nabi, à la fin des années 1880, avec l'influence de Gauguin et du goût de l'époque pour les estampes japonaises, Bonnard expérimente de nouvelles présentations graphique composées de personnages vus de dos, ou des silhouettes dans des mises en cadre décalées.
Le dessin pour les affiches de réclame intéresse également Pierre Bonnard, qui réalise par exemple en 1891 une affiche pour France Champagne, ou encore pour le Moulin Rouge.

Mais le dessin est également un moyen d'exprimer son attachement à la vie quotidienne ou familiale, avec en particulier des scènes d'enfance ou de maternité, qui sont fréquentes dans son oeuvre. Lié au milieu artistique et intellectuel il lui arrivera de réaliser aussi des illustrations pour les ouvrages d'André Gide,  de Jules Renard, ou d'Octave Mirbeau, ainsi que des affiches d'expositions ou des programmes de théâtre.

 

Image non disponible
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non disponible
Pierre Bonnard :
"Marthe au gant de crin" 1920 -
Dessin sur papier - 10,5 x 15,5cm -
© Collection of the National Gallery of Australia
© ADAGP


Pierre Bonnard © Coll. Part.© ADAGP
Pierre Bonnard :
© Coll. Part. © ADAGP

Des thèmes dominant reviennent fréquemment chez lui, tant dans sa peinture que dans ses dessins, c'est le thème de la fenêtre, et sa représentation symbolique entre le regard intérieur et le regard extérieur, qui d'ailleurs le rapprochait beaucoup de Matisse sur ce point. De nombreux dessins sont composés ainsi d'ouvertures, fenêtres ou portes donnant sur des paysages d'abord en Normandie puis sur la Côte d'Azur.
Le thème du visage de Marthe, son épouse, est également un thème permanent et son sujet féminin préféré, elle qui lui inspira les très nombreux nus qui firent sa célébrité
et qu'il représentera sur près de 400 tableaux.

Musée Cantini de Marseille

(LMDA)

Exposition terminée

AMIENS
Musée
de Picardie
" Clovis Trouille :
peintre libre et iconoclaste "
Du 14 avril au 26 août  2007

  Image non disponible

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non disponible

Clovis Trouille
" Rêve Claustral "
73 x 60 cm - Huile sur toile -
© ADAGP


Autour de la récente acquisition de la toile "Le grand poème d'Amiens" (1945-1963), par le Musée de Picardie, et une quinzaine de ses toiles, parmi les plus caractéristiques de sa peinture, c'est un hommage qui est rendu ici, dans cette exposition, à Clovis Trouille, peintre apparenté au surréalisme, et originaire de Picardie.

Né dans l'Aisne en 1889, Clovis Trouille fréquente l'école des Beaux-Arts d'Amiens de 1905 à 1910, et devient peintre illustrateur. Travaillant  pour des journaux régionaux, il se fait d'abord remarquer en 1907 par une toile impressionniste intitulée " Paysage au vieux mur ", puis la même année par une autre toile" Palais des Merveilles" qui illustre une fête foraine où il présente des femmes aux déshabillés suggestifs, qui marque à partir de là son goût pour la provocation et l'érotisme.
A partir de 1920, installé à Paris, et employé comme maquilleur-retoucheur dans une fabrique de mannequin en cire pour vitrines de magasins, il commence à développer une oeuvre subversive, antimilitariste, et anticléricale. Lors d'une exposition à laquelle il participe en 1930, il est remarqué par les surréalistes tels André Breton, Dali et Aragon, pour une toile intitulée " Remembrance" sur laquelle sont représentés un prêtre et un académicien exprimant une lubricité des plus explicites.
C'est à la suite de cette exposition qu'il se rapproche des surréalistes, tout en travaillant de manière très solitaire à son oeuvre personnelle.
Bien que signataire de tracts surréalistes en 1948, 1949 et 1951, Clovis Trouille n'a participé que de manière périodique à l'activité du groupe. C'est à Salvador Dali qu'il doit son goût pour une technique picturale soignée, proche de l'exactitude photographique, mais dans le style particulièrement  anticonformiste qui est le sien. Sensible aux ornements, aux costumes religieux, à la pompe des cérémonies, il trouve dans cette solennité, sous son air tranquille, matière à exprimer ses conceptions anticléricales, antimorales et antisociales : ces robes, ces costumes, ces déguisements, offrent pour lui un charme trouble, équivoque, et subversif, et l'envie de dévoiler tout ce qui se cache dessous ou derrière
. Il s'interrogeait : « J'ai toujours été contre l'imposture des religions. Est-ce en peignant la cathédrale d'Amiens que j'ai pris conscience de tout ce music-hall ? »

Clovis Trouille  dans son atelier vers 1960 © ADAGP

Clovis Trouille dans son atelier vers 1960
© ADAGP

Les dessous féminins, les prêtres érotiques, les nonnes cloîtrées laissant parler leurs corps, qu'il représente comme dans " Rêve Claustral ", témoignent sans aucun doute de son anticonformisme, mais aussi de la pure expression de la réalité naturelle des hommes et des femmes, à la recherche de leur jouissance de la vie.

Auteur d'environ 120 tableaux, Clovis Trouille aborde sous différentes formes ses thèmes favoris que sont l'érotisme, la mort, la religion, la patrie, dans une recherche iconoclaste et parodique, et une critique parfois violente de la société.
Sa peinture magnifiquement libre, exaltant la couleur et la liberté des moeurs, fait de lui un peintre totalement à part dans la mouvance surréaliste. Revendiquant ses influences de la Renaissance, Clovis Trouille disait qu'il n'y avait pas eu de grands peintres entre Léonard de Vinci et lui, que Max Ernst et Miro n'étaient que des "barbouilleurs".
Il resta peu connu car il n'a jamais recherché les honneurs ou la gloire. N'ayant presque jamais participé à aucune exposition autres qu'à quelques unes du Salon des Indépendants, il peignait pendant ses loisirs des toiles où les thèmes de l'anticléricalisme et de l'antimilitarisme revenaient en permanence. Il se disait avoir été très traumatisé par la Première Guerre mondiale, et manifesta à toute occasion son antimilitarisme, et son attachement depuis toujours aux idées anarchistes, ce jusqu'à sa mort en septembre 1975 dans la région parisienne.

Musée de Picardie

( LMDA)

CLOVIS TROUILLE par Fabrice Flahutez - Ed. Illustria - Librairie des Musées
CLOVIS TROUILLE
par Fabrice Flahutez -
Ed. Illustria - Librairie des Musées

A signaler en même temps que cette exposition la parution d'un catalogue des oeuvres de 1920 à 1975 de Clovis Trouille,
aux Editions Illustria - Librairies des Musées, intitulé :
" Clovis Trouille 1889 -1975 " par Fabrice Flahutez  ( 56 pages - 18,00 euros )

Voir : Librairie Livres en Lignes

STRASBOURG
Musée d
'Art Moderne et Contemporain
" Georges Rouault : rétrospective "
Jusqu'au 18 mars
2007


Exposition terminée


Ayant pour sous-titre "Forme, Couleur, Harmonie", formule que Georges Rouault
( 1871 -1958 ) aimait à répéter pour décrire les éléments constitutifs de son art, cette superbe rétrospective du Musée d’Art Moderne de Strasbourg constitue la première grande exposition consacrée à cet artiste depuis celle de 1971 au Musée National d’Art Moderne de Paris. Elle a pour objet les recherches plastiques de l’artiste dont l’expressionnisme si particulier eut une influence considérable sur l’art du XXème siècle.
Plus d’une centaine d’oeuvres, couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste et venue de collections publiques et particulières prestigieuses, constituent le parcours de cette exposition, dans laquelle le visiteur découvre la variété des techniques utilisées en dehors de la peinture, comme l' aquarelle, la gravure, ou la céramique qui mettent en relief le dynamisme et l'inspiration de l'artiste.

Né dans les circonstances les plus dures et dans la pauvreté  au fond d'une cave le 27 mai 1871 au son du canon de la commune, Georges Rouault fût très marqué par l'idée qu'il se fit plus tard des circonstances de sa naissance. Celle ci marqua pour toujours sa vision du monde, sa conception pessimiste et dramatique de la vie et la conception de la destinée :" Au milieu des massacres, des incendies et des épouvantements, je crois avoir de la cave où je suis né, gardé dans les yeux et dans l’esprit la matière fugitive que le bon feu fixe et incruste" ( lettre à A. Suarès du 27 avril 1913).
"La peinture est pour moi le moyen d'oublier la vie" disait -il parfois.

A 14 ans il était devenu apprenti chez un fabricant de vitraux où il avait appris à utiliser les teintes vives et l'utilisation des contrastes et des oppositions accentuées par les contours de plomb . Inscrit à 20 ans à l'Ecole des Beaux Arts aux côtés d’Henri Matisse dans l’atelier de Gustave Moreau, et après une courte et étrange phase académique, Georges Rouault développe rapidement un art très personnel en réaction à l'art poncif et académique,  fondé sur  l'utilisation des couleurs vives et de la matière.



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non disponible
Georges Rouault : " La Sainte Face " 1933
Huile sur Toile 91 x 65 cm
© Musée d'Art Moderne Centre Georges Pompidou Paris

© ADAGP


Georges Rouault dans son atelier 1953 © ADAGP

Georges Rouault dans son atelier
1953
© ADAGP

La mort de Gustave Moreau en 1898, l'affecta profondément   avec une période de crise, morale et physique à la fois, durant laquelle, il choisit de se tourner totalement vers l’art moderne, au regard des exemples de Toulouse-Lautrec, et de Cézanne. Marqué par la solitude, l'année 1901 l’amène à s'orienter vers la foi, et ses liens d’amitié avec des écrivains chrétiens tels, J.-K. Huysmans et Léon Bloy, participeront à l'orientation de son évolution vers une vision spirituelle du monde et à la peinture religieuse.

En tant que membre fondateur du Salon d’Automne en 1903, il reste pourtant à l’écart des mouvements contemporains, comme le Fauvisme, et développe ses propres thèmes marqués par des portraits colorés et contourés de nuances sombres. Cette galerie de visages faite de personnages divers, clowns, juges, filles, bourgeois, s'exprime dans un registre situé entre la satire sociale et la révolte, telle une interrogation à la fois sur les contingences de la vie, sur les limites de l’âme humaine, et sur celle de la peinture.

Dans les années 1910, Rouault exprime peu à peu une foi qui semblera s'orienter, sans doute aussi avec le contexte historique de l'époque, vers une forme de jansénisme, en se consacrant aux thèmes de la mort, de la vie et de la passion du Christ. Il trouve alors son inspiration dans les sujets les plus mystiques ou les plus humbles. Il réalise de nombreux visages du Christ, mais aussi des figures par lesquelles il exprime son indignation douloureuse face à la société et la colère que lui inspirent l’hypocrisie, l’injustice et une existence que n’éclaire aucune vie spirituelle.

Les années 1920 et 1930  sont marquées par sa rencontre et sa collaboration avec le marchand d’art Ambroise Vollard,  qui l'encourage à se consacrer à d'autres expressions artistiques que la peinture, telle par exemple la gravure destinée à l’illustration de livres.
A la fin des années trente Rouault peint peu à peu des visages moins sombres et désespérés pour s'orienter vers  une expression plus sereine, plus apaisée ou résignée. Il peint également des "Paysages bibliques", intensément colorés comme exprimant les formes d'un monde idéal fait d’harmonie et de recueillement. C'est ainsi qu'il peint environ 800 tableaux par le contrat spécial qui le lie à Ambroise Vollard

A la fin de la deuxième guerre mondiale, Georges Rouault a 77 ans. Il fait un inventaire de ses travaux et considère que nombreux de ses tableaux sont imparfaits car n'ayant pas eu le temps de les retoucher ou de les refaire. Au terme d'un procès qui l'oppose alors de 1939 à 1947 aux héritiers d'Ambroise Vollard, il obtient du tribunal la restitution de ses tableaux. Il décide à l'issue d'un tri, de brûler 300 de ces peintures qui viennent de lui être restituées et qu'il considère mauvaises ou inachevées, revendiquant par là la liberté de l’artiste face à son oeuvre et à sa création.

Ainsi, au travers la présentation de cette centaine de peintures et de nombreux documents : lettres, catalogues d’exposition d’époque, photographies, le visiteur découvre le parcours et la personnalité de Georges Rouault, avec la présentation centrale des cinquante-huit planches gravées du "Miserere", oeuvre majeure de l’artiste, et dans différentes salles chacun des thèmes chers à l’artiste comme les filles, les tribunaux, le cirque, les faubourgs et les paysages.
Dans une dernière salle, sont présentées quelques oeuvres inachevées, données en 1963 au Musée National d’Art Moderne par la famille de l’artiste, qui permettent de découvrir les étapes du travail de l'artiste.



Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg


( LMDA)

Exposition terminée

BAYONNE : Musée Bonnat
" Le rayonnement de Florence
sous les Médicis  "

Jusqu'au 08 février 2007


Federico Barocci ( 1526-1612) : " L'adoration des Roi Mages "  ©
Federico Barocci
( 1526-1612)
" L'adoration des Roi Mages "
©


" Le dessin florentin est longtemps resté totalement méconnu, les fonds des dessins de nombreux musées français n'étant que peu ou pas étudiés. Cette lacune est désormais en grande partie comblée grâce au travail entrepris récemment de récollement et d'analyse de l'ensemble des collections.
Ceci a permis l'attribution de nombreuses pièces anonymes, voire leur reclassement au sein d'une autre école que celle à laquelle elles étaient précédemment reliées.
On a ainsi pu élargir la connaissance de l'œuvre de grands dessinateurs comme Giovanni da San Giovanni, Carlo Dolci, Francesco Furini, Cecco Bravo, et de « baroques » comme Baldassarre Franceschini, dit Il Volterrano.

Marqués par un fort sentiment d'appartenance à une tradition esthétique qui passe avant tout par la pratique du dessin, les Florentins du XVIIe siècle sont des maîtres de la ligne de contour, des hachures structurées, des effets les plus délicats du « sfumato », à une période où l'on redécouvre le Traité de la peinture de Léonard de Vinci.
Ils sont les premiers, à la suite de Federico Barocci, à utiliser le pastel, jouant sur les possibilités de fondus colorés de cette technique. Le naturalisme florentin, enrichi par le goût du théâtral, de la fable, de l'humour, se met souvent au service de l'observation des corps (le « naturale ») ou de la description des paysages des environs de Florence. Ces artistes se font parfois topographes et scénographes, comme Baccio del Bianco.
À travers leurs dessins, on suit la démarche de peintres qui s'adonnent aux scènes de genre, à la manière des « bamboccianti ». Scènes de bataille, portraits, paysages, ou encore expression de la dévotion - omniprésente en un temps où la piété se pratique fréquemment au sein de confréries religieuses - sont les sujets les plus représentés dans les croquis, esquisses et autres études préparatoires.
Les artistes y laissent, à l'occasion, s'exprimer leur virtuosité technique à travers un dessin d'une très grande précision dans des œuvres qui ne s'attachent parfois qu'à des détails. Le souci n'est là pas seulement de réaliser des études en vue d'un tableau, mais d'exécuter un dessin qui soit lui-même une œuvre, un but en soi.

Distincts des Bolonais et des Carracci, avec lesquels leurs dessins ont parfois été confondus, sensibles au luminisme des Caravagesques, les Florentins enrichissent leur passion du naturalisme par leur goût du théâtre, des costumes, de la musique, et un humour qui se lit dans les pages des Notices rédigées par Filippo Baldinucci.
Le parcours de l'exposition permettra de suivre l'évolution du dessin vers les formes baroques, les effets plafonnants, avec l'adhésion au style romain marqué par Pietro da Cortona, présent à Florence en 1641, peu après avoir peint à Rome le plafond du palais Barberini. Études de visages marqués par les affects des personnages, généralement religieux ou mythologiques, ou grands nus, étudiés dans les académies à la lumière artificielle, permettent des confrontations entre artistes de diverses générations. Les dessinateurs florentins privilégient l'usage de la feuille entière pour leurs études de figures individuelles, solidement campées dans la page.

Pietro da Cortona ( 1596 -1669 )  " L'age d'or " ©
Pietro da Cortona
( 1596 -1669)
" L'age d'or "
©

Les études de compositions d'ensemble réalisées en vue de tableaux sont relativement rares ; certaines, comme celles de Jacopo Vignali ou Lorenzo Lippi, exécutées pour des tableaux dans des églises des environs de Florence ou de la campagne toscane, ont été découvertes dans les fonds des dessins restés jusqu'alors anonymes et sont donc présentées pour la première fois."
Musee Bonnat - Bayonne


Musée Bonnat Bayonne


( LMDA)

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Samedi 17 mai 2008
La Nuit des Musées


samedi 17 mai 2008 : La Nuit des Musées


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PARIS
Musée Dapper
" Animal "

Prolongation de l'exposition
Jusqu'au 20 juillet 2008



Statuette Baoule : Figure Mbotumbo   Ancienne Collection Charles Ratton © Musée Dapper


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