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EXPOSITIONS PASSEES
PARIS & ILE DE FRANCE
Année 2006 |
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Exposition terminée |
PARIS : Musée du Luxembourg
" L'envolée lyrique 1945 -1956
"
Jusqu'au 06 août
2006
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non disponible
Gérard Schneider
"Opus OP-92B "
Huile sur toile 114 x 146 cm - 1955
© Lorenelli Arte -Milan
© ADAGP
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Lexposition "LEnvolée lyrique - Paris 1945-1956 " proposée par le
Musée du Luxembourg est sans doute la première grande exposition jamais consacrée
à l'" abstraction lyrique "par le nombre des artistes présents. Elle nous
offre de mieux connaître ou de redécouvrir une décennie de création, allant des
années immédiates d'après-guerre à 1956, avec sa multitude dexpériences
graphiques, picturales et esthétiques, de l'abstraction chaude (lyrique), par
rapport et opposition à l'abstraction froide (géométrique), et donne ainsi
loccasion de juger de limportance historique de cette période et de ce
mouvement dans l'histoire de l'art moderne.
C'est à Wassily Kandinsky (1866-1944) que l'on doitl'invention de l'art abstrait, en
1910, qui après avoir lu l'essai d'un jeune historien de l'art, K. Worringer publié en
1907 "Abstraktion und Einfühlung", traitant du trouble mental de l'homme devant
le monde, réalise dans ce contexte la première "Aquarelle
Abstraite"et s'engage dans la réalisation d'oeuvres qui deviendront les
premières oeuvres entièrement abstraites de l'Art Moderne.
Lui et quelques uns de ses amis sont considérés comme de "fous
incurables" et "des charlatans". C'est ainsi qu' une uvre abstraite
de Kandinsky intitulée "Composition V" crée un véritable scandale, alors que
paraît en 1911, son essai " Du spirituel dans l'art".
Dans ce livre, Kandinsky s'interroge sur les rapports entre l'esprit et l'expression
artistique et sur la représentation abstraite par opposition au monde du figuratif. Pour
lui il y a une nécessité intérieure, voire mystique, dans l'abstraction qui repose sur
trois principes. L'artiste est un créateur qui doit exprimer ce qui est propre à son
envie personnelle d'exprimer ou de ne pas exprimer. Il doit exprimer et s'exprimer par
rapport à son époque et selon les valeurs du langage de son époque. Il doit exprimer au
travers ce langage, les éléments de ce qui est propre à l'art, comme valeur
universelle, hors des contraintes de l'espace, du temps ou de la forme. C'est
donc l'élément de l'art pur et éternel qui confère sa valeur et son âme à
l'oeuvre de l'artiste. L'oeuvre peut de ce fait échapper totalement à l'âme des
contemporains et nécessiter des années et des siècles pour parvenir par son esthétique
à toucher l'âme de l'homme.
Après un séjour au Bauhaus, il arrive à Paris, en 1933 où il rencontre entre autres
Mondrian, Delaunay, Arp, Schwitters . A peine installés , il voit de nombreux
artistes fuir la montée du nazisme, comme Mondrian, Ernst, Masson, Chagall,
Lipchitz, Matta, Zadkine, qui partent pour les U.S.A., principalement à New York. où
l'art du dripping avec Jackson Pollock se développe.
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non disponible
Serge Poliakoff
"Composition IV"
Huile sur toile 100 x 81 cm - 1954
© Coll. Part.
© ADAGP
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En France, sous l'Occupation allemande, dans l'internement ou la
clandestinité, des artistes s'engagent dans une voie nouvelle comme Bazaine, Manessier,
Estève, ou Lapicque qui peignent des paysages dans un genre plus schématique et de plus
en plus abstrait. Avec la Libération en 1945, et les retours de captivité, de
clandestinité ou d'exil pour d'autres, cette peinture devient plus éclatante, plus
ample, plus chaleureuse, et c'est cet élan qui donnera naissance à l'abstraction
" lyrique" qui attirera de nombreux artistes, par la totale liberté qu'elle
exprime. Des peintres français comme Bissière, ou le peintre allemand Wols sont exposés
dès 1945 et 1947 à la Galerie Drouin, tandis que Georges Matthieu, Fautrier, puis
Schneider, Hartung, Soulages, ou encore Vieira da Silva, Atlan, Bryen, Poliakoff, ou
Nicolas de Staël entreprennent des recherches personnelles. Chacun de ces artistes
s'imposent avec leur propre personnalité, leur identité, leurs références ou pas à la
culture, ou à l'art, foncièrement indépendants, et s'inscrivant dans une esthétique du
lyrisme en développement, fondé sur un paysagisme abstrait, informel, gestuel,
matiériste, privilégiant le geste, le mouvement, les couleurs et la lumière.
Certains s'orientent vers les expressions géométriques aux limites du lyrisme, comme
Poliakoff ou Soulages, alors que d'autres s'approchent de la figuration, d'autres encore
vers l'abstraction totale : les générations et les personnalités se côtoient et se
mêlent depuis les plus anciens tels Bissière Schneider, Fautrier ou Michaux,
jusqu'aux plus jeunes nés après 1925. Pour tous, ce qui prime, c'est la créativité de
l'instinct, de la spontanéité, de la gestuelle sur la théorie, ou sur la technique,
comme manifestation de l'indépendance et de la liberté. Ce mouvement, sans constituer
une école, est sans aucun doute en Europe, et en France en particulier, le courant le
plus important de la deuxième partie du XX° siècle, avec une prolongation de ses effets
jusqu'à aujourd'hui, dans les tendances de l'art actuel, avec sa pluralité infinie, son
onirique, son irrationnel.
Sont rassemblées ici plus dune centaine deuvres, en provenance
essentiellement de collections privées européennes, parmi lesquelles, des oeuvres
de Jean-Michel Atlan, de Gérard Schneider, Roger Bissière, Serge Poliakoff, Georges
Mathieu, Nicolas de Staël, Pierre Soulages, Alfred Manessier, Paul Jenkins, Maurice
Estève, Hans Hartung, Maria-Elena Vieira da Silva, Pierre Tal-Coat, ou encore Zao
Wou-ki ... , à voir absolument.
Musée du Luxembourg
(LMDA) |
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BOULOGNE : Musée des Années 30
" Tamara de Lempicka
"
Du 30 mars au 13 juillet 2006
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Exposition
terminée |
Tamara
de Lempicka, née le 16 mai 1898, à Varsovie, en Pologne, et décédée le 18 mars 1980
à Cuernavaca, au Mexique, est sans doute la peintre la plus célèbre de la période Art
déco.
Fille d'avocat, elle évolue dans les milieux aisés entre l'Italie où elle découvre
l'art, la Russie et les grandes villes d'eaux européennes. En 1914, elle s'installe à
Saint-Pétersbourg pour apprendre la peinture. Elle s'éprend de Tadeusz Lempicki, un
jeune avocat russe qu'elle épouse en 1916. La Révolution d'octobre bouleverse sa vie :
son mari supporte mal d'avoir perdu sa vie privilégiée, et après un séjour à
Copenhague elle décide, en 1918, de venir à Paris et d'entamer une carrière de peintre.
A l'Académie de la Grande Chaumière, à partir de 1920 elle fréquente les ateliers de
Maurice Denis et d'André Lhote. Passionnée par le cubisme autant que par la
peinture d'Ingres ou le maniérisme de Pontormo, très influencée par André Lhote,
l'artiste trouve son style, à la fois décoratif, élégant et sculptural, dès 1922,
date à laquelle elle présente un portrait au salon d'Automne. En 1927, avec "
Kisette au salon", elle obtient le premier prix à l'exposition internationale de
Bordeaux, qui conforte son succés naissant dans les cercles élitistes. Au sein de cette
riche société, elle a réalisé des portraits comme celui du Marquis d'Afflitto ou de
Sommi en 1925, ainsi que celui du Prince Eristoff, du Comte Fürstenberg ou encore du
Grand-Duc Gabriel en 1927. Mais c'est son autoportrait " Tamara dans la Bugati verte
" en 1925 qui matérialise son style et l'incarne comme l'artiste de la modernité.
Elle immortalise la bohème parisienne de son temps : André Gide, Suzy Solidor, et
fréquente Paul Poiret ou encore Georges Braque. Mais sa célébrité vient aussi des nus
provocants qu'elle produit. Elle frise régulièrement le scandale avec des
personnages féminins aux poses provocantes et ses ambiances parfois équivoques, tels que
" La Belle Rafaëla " ou " Les deux amies" en 1927.
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non disponible
Tamara de Lempicka
" Jeune Fille en robe verte"
Huile sur toile
1929
© Museum of Fine Arts
Boston
© ADAGP
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Tamara de Lempicka
© Coll. Part.
© ADAGP
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Elle divorce en 1928 pour se remarier, en 1933, avec un baron
hongrois Raoul Kuffner .
La montée du nazisme la préoccupe beaucoup, et elle décide de quitter l'Europe pour
s'installer aux Etats-Unis.
Cet éloignement, ce nouveau changement dans sa vie, et l'Art déco passant de mode,
contribuent à ce que son euvre tombe dans l'oubli jusque dans les années 1970, où
l'Art déco revient en grâce, et fasse ressurgir son nom. Vivant entre New York,
Hollywood et le Mexique, elle meurt à Cuernavaca en 1980.
Cette exposition remarquable, qui constitue une première rétrospective en France,
réunit cinquante des toiles emblématiques réalisées entre 1920 et 1939, par cette
artiste au style spectaculaire et provocant ainsi que des dessins, des photographies au
centre d'un mobilier d'époque.Tamara de Lempicka aura avant tout marqué l'histoire de la
peinture par une oeuvre proche du cubisme très particulière et totalement reconnaissable
entre toutes, " Ne pas copier. Créer un nouveau style, des couleurs
lumineuses et brillantes ... Je veux qu'au milieu de cent autres, on remarque une de
mes oeuvres au premier coup d'eil »
(LMDA ) |
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Exposition
terminée |
PARIS : Galeries Nationales
du Grand Palais
" Italia Nova "
Du 05 avril au 03 juillet 2006
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non disponible
Giorgio de Chirico
" La Matinée Angoissante "
Huile sur toile, 80,5 x 65 cm - 1912
© Museo di Arte Moderna e Contemporanea
Trento
© ADAGP
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Cette exposition a pour ambition de faire
découvrir ou redécouvrir une partie encore largement méconnue en France de lart
italien de la première partie du XXème siècle.
Les quelque cent vingt uvres présentées mettent en lumière tous les courants
artistiques italiens les plus significatifs de cette époque : le Futurisme, la
Peinture Métaphysique, le Réalisme Magique et le Mouvement Novecento, ainsi que les
créations plus conceptuelles des années 50.
A côté de nombreuses oeuvres de De Chirico, de Morandi, Fontana ou Burri, le visiteur
peut admirer des tableaux et des sculptures dartistes comme Balla, Boccioni, Carrà,
Campigli, Depero, Martini, Prampolini, Severini, Savinio, bien moins connus en France que
Giorgio Morandi auquel l'exposition rend également hommage.
Au cours de cette première moitié du XXe siècle, lItalie joue un rôle
essentiel dans la vie artistique européenne, par le caractère très novateur en
particulier du Mouvement Futuriste. Durant ce demi siècle de production intense,
lart italien retrouve ainsi la place quil avait perdue après deux
siècles de sommeil.
Le tableau de Balla de 1904, " Elisa à la porte " qui ouvre l'exposition
est une invitation à entrer dans le siècle nouveau et à dépasser le réalisme
symbolique qui domine les arts en Italie à vcette époque. Dans la même salle, un autre
tableau peint en 1909 par Boccioni, " Usines à Porta Romana", témoigne
dun esprit nouveau, et d'une aspiration à la modernité et au changement qui
anticipera les théories du Futurisme avec "Le Manifeste" qui paraîtra le 11
février 1910.
Cest à Paris, en 1909, à la une du Figaro, que lécrivain Filippo
Tommaso Marinetti (1876-1944) publie les premiers éléments du "Manifeste du
Futurisme'", auquel de nombreux artistes adhèrent aussitôt, comme Umberto Boccioni
(1882-1916), Giacomo Balla (1871-1958), Carlo Carrà (1881-1966), Luigi Russolo
(1885-1947) et surtout Severini (1883-1966).
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non disponible
Giorgio Morandi
" Nature Morte"
Huile sur toile 60,5 x 66,5 cm - 1920
© Coll. Part.
© ADAGP
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Le Futurisme révolutionne
l'esthétique de l'époque en voulant créer un nouveau mode de vie moderniste pour
lItalie. C'est une vision globalisante de la société qui est définie par la
recherche d'une modernité touchant tous les arts, la peinture, la sculpture,
larchitecture, le design, le graphisme, la mode vestimentaire, et la vie quotidienne
liée à l'évolution des technologies , et à une mythologisation de la mécanique, de la
vitesse, de la propulsion, ou du mouvement .
Avec Giorgio de Chirico (1888-1978), la peinture est une recherche de laspect caché
des choses. Après son séjour à Paris, et son retour en Italie en 1916 à cause de la
guerre, De Chirico avec Filippo de Pisis (1896-1956) et Giorgio Morandi (1890-1964)
développent une esthétique poétique métaphysique, qui doit conduire chacun à
interpréter une oeuvre dans son propre langage, dans sa propre intériorité
métaphysique.
Une mélancolie tragique occupe les uvres de De Chirico, tandis que certains
artistes, dont Guido Severini dès 1916, avec " Maternité", qui marque un
retour au classicisme, et au réalisme comme symbole d'un retour à l'ordre. Mais c'est
surtout à partir des années 20 que le refondation du classique, avec Sironi par exemple,
membre fondateur du Novecento confine à la politique et à la montée du fascisme avec la
recherche des " valeurs éternelles " » que sont lidentité
nationale, la grandeur et lexaltation de la Rome Antique, la défense de la famille
et la recherche de ses origines.
La fin de l'exposition rend un hommage particulier à Giorgio Morandi par la présence de
dix de ses natures mortes. Inspiré par les recherches de De Chirico, il sattache
quasi exclusivement à la représentation de natures mortes représentant des objets de la
vie quotidienne, des pots, des bouteilles, des vases, comme expression de la
"suspension métaphysique " .
Galeries Nationales du Grand Palais
(LMDA) |
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PARIS : Musée
Maillol - Fondation Dina Vierny
" Magritte tout en papier"
Du 08 mars au 19
juin 2006 |
Exposition
terminée |
L'exposition que nous propose le Musée Maillol est tout à
fait originale, en ce qu'elle offre de découvrir une partie assez méconnue de l'oeuvre
du peintre surréaliste René François Ghislain Magritte ( 1898 -1967 ), à savoir son
travail sur papier : gouaches, dessins, vollages, esquisses, croquis et lettres, qui
révèle la démarche profondément originale et subversive de l'artiste.
René Magritte connu et reconnu aujourd'hui comme l'un des artistes majeur du mouvement
surréaliste, a bâti toute sa démarche, sa réflexion et sa popularité sur le décalage
existant entre l'objet et sa représentation...
Parmi ses oeuvres les plus célèbres, le tableau "Ceci nest pas une pipe"
illustre le mieux la démarche du peintre et la très significative représentation d'une
pipe sous laquelle figure le titre du tableau.
Mais les travaux sur papier que nous propose de découvrir le Musée Maillol sont bien
différentes en ce qu'elles révèlent les interrogations de l'artiste sur l'art et la
fonction représentative de l'oeuvre, et la fonction de l'artiste lui-même. La peinture
n'est jamais la représentation d'un objet réel, mais bien, pour Magritte, l'action de la
pensée du peintre sur cet objet.
Pour lui, la réalité représentée est d'abord une pensée abstraite ajoutée au
mystère de la représentation du réel : " je veille, dans la mesure
du possible, disait-il, à ne faire que des peintures qui suscitent le
mystère avec la précision et l'enchantement nécessaire à la vie des idées ...
Le mystère n'est pas une des possibilités du réel. Le mystère est ce qui est
nécessaire absolument pour qu'il y ait du réel ".
Dans un mode pictural figuratif primaire, Magritte recherche avant tout la vérité
des rapports que les choses entretiennent avec la perception et la connaissance. C'est en
fait la représentation des images mentales qui l'intéresse davantage que toute autre
chose. Il a horreur de la peinture lyrique, classique, esthétique, ou de toute autre
représentation picturale descriptive : "L'art de la peinture ne peut vraiment se
borner qu'à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que
nous offre le monde ... " dit-il.
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non disponible
René Magritte
" La maison de verre"
Gouache 35 x 40 cm
1939
© Musée Boymans-van Beuningen
Rotterdam
© ADAGP
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René Magritte
© Coll. Part. © ADAGP
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La réalité ne peut pas être approchée sous l'angle symbolique, et encore moins sous la
simple figuration de l'image . En aucun cas, la peinture ne peut-être le miroir de
la réalité ; Une oeuvre telle que " La Reproduction interdite " (1937 ),
montre par exemple un homme se regardant dans un miroir, lequel ne reflète pas son visage
mais son dos.
Artiste et philosophe du surréel, très marqué par l'oeuvre métaphysique du peintre
Giorgio de Chirico (1888- 1978), Magritte dénie le sens des évidences et avec
humour remet en cause le fondement des idées. Son but n'était pas d'inventer de
nouvelles techniques, de nouveaux styles ou de nouveaux modèles, sa démarche était
d'aller au plus profond de la connaissance des choses, en en révélant leur profondeur
fondamentalement mystérieuse.
Musée Maillol
(LMDA)
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| Exposition terminée |
PARIS : Galeries Nationales du
Grand Palais
" Le Douanier Rousseau :
jungles urbaines "
Du 15 mars au 19 juin 2006 |

Henri Rousseau
" Le Combat du Tigre et du Buffle "
1908
Huile sur toile : 172 x 191,5 cm
© Museum of Art
Cleveland
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Modeste employé des douanes Henri Julien Félix Rousseau, dit Le Douanier
Rousseau (1844-1910), autodidacte devenu peintre sur le tard, célébré par Alfred Jarry,
Apollinaire, Picasso, Robert et Sonia Delaunay, ou Kandinsky, est aujourd'hui reconnu
comme l'une des figures les plus originales de lart de la fin du XIXème et du
début du XXème siècle.
Cette très belle exposition qui rassemble au total 50 des tableaux majeurs du peintre, en
provenance de grandes collections publiques ou privées, européennes, américaines,
japonaises et russes, présente dans un parcours quasi chronologique l'oeuvre de cet
artiste hors du commun des peintres de son époque, dont l'oeuvre interroge encore le
public contemporain.
C'est au septième Salon des
Indépendants, en1891, il a 47 ans, qu' Henri Rousseau, qui peignait jusque là des
paysages ou des vues de Paris, décide de présenter une composition toute exotique
appelée
" Surpris", représentant un tigre apeuré par la foudre au milieu d'une
jungle sous l'orage.
Cette oeuvre si particulière, lui vaut les moqueries de la critique et du
gotha journalistique, et même de la plupart des autres artistes, sauf Félix Vallotton
qui écrit : " Monsieur Rousseau devient plus stupéfiant d'année en année...
C'est l'alpha et l'oméga de la peinture... Tout le monde ne rit
pas, du reste, et certains qui en auraient envie s'arrêtent bientôt ; il est toujours
beau de voir une croyance, quelle qu'elle soit, si impitoyablement exprimée".
C'est un monde hors de l'ordinaire qui au fond, intéresse Rousseau, un monde
hors de la réalité de sa vie misérable, hors de ses drames familiaux, de des déboires
affectifs, et de ses échecs comme artiste peintre. Il se dit peintre réaliste, et ne
veut peindre dit-il que la nature.
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Henri Rousseau
dans son atelier Rue Perrel à Paris
devant son tableau
" Forêt Vierge au soleil couchant " 1906
Harry Bloomfield
© Petit Palais Genève
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Il a été bercé par les contes traditionnels que lui racontait, enfant, une
vieille tante durant son enfance à Laval. Impressionné quelques années plus tard par la
lecture de Robinson Crusoe et de Paul et Virginie, Rousseau restera imprègné de la
lecture qu'il fera de Jean-Jacques Rousseau et du concept de l'homme naturel et du bon
sauvage.
C'est dans ces lectures, et dans la
vogue d'une époque où les expéditions françaises vers l'Afrique, la Cochinchine se
multiplient, que Rousseau puise son inspiration. Il fréquente aussi les musées, pour y
copier des oeuvres, afin de parfaire sa technique, et il découvre les oeuvres de Rubens,
Van Loo, Géricault, Delacroix, François Boucher, dont la " Chasse aux lions "
l'impressionne considérablement, ou encore la tapisserie de la " Dame à la
Licorne", autant que Paul Gauguin, qui lui raconte en 1894 ses périples dans
les Iles Polynésiennes. Paul Gauguin, puise beaucoup aussi dans ses promenades au Jardin
des Plantes, au Muséum d'Histoire naturelle ou au Jardin d'Acclimatation, ainsi que dans
l'imagerie populaire, les photographies et les cartes postales,
Malgré la légende qu'entretient son ami Guillaume Apollinaire, il n'a jamais quitté
Paris, et c'est dans son atelier que Rousseau compose ses célèbres jungles. Ses mises en
scène exotiques, ses forêts vierges sont autant de traductions de ce qu'est pour lui la
vie, une jungle avec ses cruautés, ses peurs, ses beautés, comme celles de ses
épouvantes
d' enfant.
Les jungles de Rousseau sont celles d'une totale imagination créatrice et constituent un
thème central et dominant dans son oeuvre, tel que nous le démontre cette exposition en
confrontant une série de scènes à dautres uvres, portraits, paysages
urbains et allégories. L'art d'Henri Rousseau est celui du détournement avant la lettre
et avant que les dadaïstes, puis les surréalistes ne procèdent quelques années plus
tard à un art complet du détournement, dans lequel ils le reconnaîtront comme un
précurseur.
Galeries
Nationales du Grand Palais
(LMDA)
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PARIS : Musée Jacquemart André
" Sous le regard de Goethe
"
Du 14 mars au 05 juin 2006 |
Exposition
terminée |
Le Musée Jacquemart-André présente dans cette
superbe exposition et pour la première fois en France un ensemble dune centaine de
dessins français des XVIIème et XVIIIème siècles, collectionnés par l'écrivain
romantique allemand Johann Goethe (1749 -1832 ) et prêtés par les musées de Weimar.
Goethe fut l'ami de Schiller, ministre et conseiller auprès de Carl Auguste de
Saxe-Weimar-Eisenach, lequel était réputé pour son prestige intellectuel et son goût
pour la culture et les sciences. A une époque où La France en Europe, avait une
influence totalement prédominante, dans tous les domaines, et en particulier admirée
alors par le Saint-Empire Romain Germanique, Goethe, écrivain et collectionneur
éclairé, attiré par notre culture et par son rayonnement collectait une immense
documentation sur lart français, tout en rassemblant et achetant des dessins
d'artistes, dont on découvre ici la qualité et la richesse dans le cadre de cette
exposition.
Ce sont deux siècles dans lévolution de lart classique français que l'on
découvre, avec des dessins totalement inédits et jamais vu en France de François
Boucher, d'Antoine Watteau, d'André Le Brun, de Jean-Baptiste Greuze, entre autres.
Présentées dans une logique et selon un parcours
chronologiques, le visiteur découvre tout d'abord les oeuvres des artistes maniéristes,
tels que Lagneau, Jacques de Bellange ou Jacques Callot, puis les dessins exceptionnels
des rénovateurs de lEcole Française avec Claude Gellée dit Le Lorrain, Eustache
Le Sueur, ou encore André Le Brun et son école. |

François Boucher
" Un triton tenant entre ses mains un bénitier "
© Klassik Stiftung Weimar
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Johann Wolfgang von Goethe (1749 -1832 )
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Dans une autre salle, suivent les oeuvres du XVIIIème siècle français : d'
Antoine Watteau, avec un remarquable chef d'oeuvre tel que " Les Deux Danseurs"
, ou encore François Boucher et le style rocaille, mais aussi Charles Natoire et Carle
Vanloo.
Quelques pas plus loin, c'est les néo-classicistes tels que Georges-François Blondel,
Anne-Louis Girodet et Francesco Casanova avec lesquels s'achève cette exposition qui
souligne avec force ce que fut le rayonnement artistique et intellectuel français à
cette époque.
Musée
Jacquemart-André
(LMDA) |
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| Exposition terminée |
PARIS : Musée d'Orsay
" Cézanne - Pissarro : 1865 - 1885 "
Du 28 février 2004 au 28 mai 2006 |

Camille Pissarro
" Verger d'arbres fruitiers en fleurs . Pontoise "
Huile sur toile
- 1877 -
© Musée du Louvre
Paris
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Portraits, natures mortes et paysages de
Cézanne et de Pissarro, au total une soixantaine d'oeuvres, sont réunis dans cette
superbe exposition pour montrer les points communs qui ont pu rapprocher les deux
artistes, à partir des années 1872-1875 jusqu'à la reconnaissance définitive de
l'art de Cézanne en 1885.
Paul Cézanne ( 1839-1906 ), comme Camille Pissarro (1830-1903) partagent alors, avec les
artistes impressionnistes la révolte contre les normes académiques et le désir de
faire du nouveau en peinture.
C'est la vie contemporaine, la vie de tous les jours qui intéressent les peintres, les
scènes de rues, de cafés, les bords de Seine et les familles en pique-nique, les
paysages, les natures mortes ou les scènes plus intimistes et non la peinture mondaine et
conventionnelle destinée aux expositions du Salon.
Cézanne considérait Pissarro, qui avait neuf ans de plus que lui, comme son maître
" Pissarro fut pour moi comme un père... quelquechose comme le Bon Dieu
", autant pour l'influence qu'il exerça sur lui, que pour l'amitié qui liait les
deux artistes, par la protection et l'hospitalité que Pissarro avait donné à Cézanne
lors de son installation à Pontoise, puis à Auvers sur Oise au début de 1873.
C'est dans les paysages de cette
campagne de Pontoise, que Cézanne et Pissarro travaillent souvent ensemble en plein air.
Au contact de Pissarro, la peinture de Cézanne évolue vers des palettes plus lumineuses,
et une technique faite de juxtaposition de coups de pinceaux, davantage que de larges
coups de brosse ou d'aplats de peinture au couteau, qu'il utilisait jusqu'alors.
Pour les deux artistes cette période est riche en production, sans doute par l'émulation
qui s'exerce entre eux et les artistes qu'ils rencontrent tels que Daubigny ou Guillaumin
: ils réalisent peintures, mais aussi, dessins, aquarelles, pastels, et eaux-fortes en
quantité, mais avec une indépendance croissante de la part de Cézanne dans son approche
de la composition.
Cézanne cherche à donner de la force, par des traits plus marqués, plus épais,
plus puissants que ceux de son ami Pissarro, mais aussi avec des surfaces et des volumes
de plus en plus géométriques. " Nous étions toujours ensemble, mais
chacun de nous préservait la seule chose qui eût réellement de l'importance, sa propre
façon de sentir " dira plus tard Camille Pissarro.
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Paul Cézanne
" Le Sentier de la Ravine,
vu de l'Ermitage à Pontoise "
Huile sur toile
- 1877 -
© Coll. Part.
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L'organisation par les impressionnistes d'un Salon des Refusés en avril 1874, dans
les ateliers du photographe Nadar et par l'insistance de Pissarro à défendre son
ami, peu considéré par le milieu des critiques, permet à Cézanne de se faire
mieux connaître, mais aussi à provoquer le scandale. Sa " Moderne Olympia"
déclenche les plus vives critiques, dont celle d'un journaliste qui écrit " cette
oeuvre est celle d'un fou qui peint pendant ses crises de delirium tremens".
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Les présentations des années 1876 et 1877, le voit
à nouveau ridiculisé par les critiques ce qui amènent Cézanne dégoûté et meurtri,
à cesser toute participation aux expositions impressionnistes, à prendre distance avec
eux et à vouloir quitter Paris, pour retourner à Aix en Provence.
Un critique, Paul Mantz écrit alors dans le journal Le Temps parlant de l'exposition
impressionniste de 1877 : " Ils ont les yeux clos, la main lourde et un superbe
mépris pour l'exécution. A quoi bon parler de ces illusionnés qui espèrent faire
passer leur balourdise pour de la grâce et leurs défauts pour de la candeur...
Quoiqu'ils fassent, l'avenir est rassurant : il n'y a pas de danger que l'incapacité
devienne jamais une vertu ..."
Cézanne dans sa campagne d'Aix garde ses contacts et son amitié avec Pissarro auquel il
rend visite, quand il vient à Paris. Renoir vient le voir en 1882, et Monet en 1883, et
il s'isole jusqu'en 1885 où la rétrospective organisée par Ambroise Vollard, jeune
marchand d'art de 27 ans, permet à Cézanne d'exposer 150 de ses oeuvres et d'être
reconnu par ses anciens amis, qui apprécient et reconnaissent son évolution.
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Paul Cézanne ( assis )
chez Camille Pissarro ( debout à droite )
dans son jardin de Pontoise en 1877
© Coll. Part.
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Il est surtout considéré comme un précurseur par de jeunes
artistes comme Émile Bernard ou Maurice Denis qui voient en lui un maître, puis ensuite
par quelques quelques rares critiques qui, tels Gustave Geffroy, Roger Marx, et Rilke
reconnaissent à leur tour, la force et l'originalité de son oeuvre. C'est également dans ces années, que Cézanne réinterprète
certaines oeuvres et compositions de Camille Pissarro et pour reprendre certains des
points de vue qui avaient été adoptés auparavant par son aîné.
Cette exposition permet ainsi une confrontation riche d'enseignement entre les
oeuvres et souligne la parenté entre les deux artistes, mais aussi la forte et
significative influence de Pissarro sur Cézanne. A la fin de sa vie, Camille Pissarro
écrira : "Cézanne a subi mon influence à Pontoise et moi la sienne....
Parbleu, nous étions toujours ensemble, mais ce qu'il y a de certain, chacun
gardait la seule chose qui compte, "sa sensation... ce serait facile à démontrer..."
( lettre à son fils Lucien, 22 novembre 1895 ).
Dossier
" Camille Pissarro "
Musée d'Orsay
(LMDA) |
PARIS : Hôtel de Ville
" Willy Ronis à Paris "
Du 20 octobre 2005 au 18 février 2006
>>> Prolongation
jusqu'au 27 mai 2006 |
Exposition
terminée |
Toujours l'oeil vif et en mémoire toute sa vie, Willy Ronis, aime
et a toujours aimé Paris. A l'occasion de son 95ème anniversaire, la Ville de Paris rend
hommage au plus parisien des photographes vivants. Willy Ronis a traversé le siècle avec
son appareil photo et connu toutes les facettes du métier de photographe, depuis les
années vingt jusqu'à nos jours.
Cette exposition présente de très nombreuses photographies, dont certaines n'ont jamais
été présentées au public, des films et des archives personnelles, par lesquels le
photographe raconte Paris, ses souvenirs, son histoire et celle de ses photographies.
Willy Ronis, est né en 1910 dans le 9ème arrondissement, Cité Condorcet. Après des
études de dessin et de violon, il commence à photographier Paris. Le décés de son
père en 1936, et la faillite de son studio de photos-portraits, le conduisent à
s'essayer à la photo reportage, en réalisant des piges pour la presse de gauche dont il
se sent proche. La première photo qu'il vend à un journal, est une photo prise le 14
juillet 1936 : une fillette coiffée d'un bonnet phrygien et levant le poing, juchée sur
les épaules de son père. Cette photo sera l'une des photos-icônes du Front Populaire.
Après la guerre, où il s'est
réfugié en zone libre, il décroche des commandes pour de grands magazines comme
Time-Life, Point de Vue, Regards, et entre à l'agence Rapho. C'est l'âge d'or de la
photographie humaniste française et Willy Ronis couvre tous les sujets parisiens. En
1947, ses photos de Belleville et Ménilmontant, avec lesquelles il réalisera un album
devenu un livre-culte "Belleville-Ménilmontant", maintes fois réédité depuis
1954, puis ses photos des bords de la Marne quelques années plus tard le feront
connaître du grand public.
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images/Ronis14.jpg
non disponible
Willy Ronis
"Les Amoureux de la Bastille " - 1957 -
© Coll. Part. © ADAGP - Paris
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Willy Ronis
" Autoportrait " - 1990 -
© Coll. Part. © ADAGP - Paris
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" Si je remonte dans le temps, j'avais eu la commande d'un reportage sur les
guinguettes. C'est comme ça que je suis allé sur les bords de la Marne avec ma moto,
comme ça, au hasard. Quand on ne connait pas le coin, c'est absolument ébouriffant, avec
la boucle de la Marne à Champigny. Tout à coup, on traverse, on trouve la Marne, et on
ne comprend pas pourquoi ... On sortait de l' Occupation. Il y avait un souffle et un
enthousiasme lié à ce que nous avions retrouvé la liberté. Et cela se sentait dans la
vie quotidienne, malgré les difficultés... et en 58, ce n'était pas encore dissipé, on
croyait encore à une vie sans souci majeur ".
A la demande d'Edmonde Charles-Roux, rédactrice en
chef, alors, de Vogue, il réalise aussi en 1957-58 des photographies de mode, en
extérieurs. C'est un aspect moins connu du travail de Willy Ronis, que l'on retrouve
aussi évoqué dans cette expostion .
Les années 60 sont moins prospères pour Willy Ronis, lequel décide de quitter Paris en
1972, pour s'installer à l'Isle-sur-Sorgue et se consacrer à l'enseignement, tout en
réalisant des reportages en Provence.
Son objectif fixe le temps et ses mouvements. La société évolue plus vite que ces
lieux qui semblent résister à l'inconstance des hommes. Les photos réalisées jusque
vers les années 80, souvent lors de longues promenades avec son épouse, révèlent des
déjeuners sous les platanes, des clins d'oeil à Prévert, une douceur de vivre et une
nature magnifique où l'on revient toujours.
En 1980, un éditeur lui propose de rassembler ses photos dans un album rétrospectif. Ce
livre "Sur le fil du hasard", qui paraît en 1981, obtient le prix Nadar et le
relance brusquement. Ses photographies font alors l'objet d'un véritable engouement,
tandis que les livres, les articles, les expositions se succèdent à Paris, New-York,
Moscou ou Oxford.
Il décide alors de revenir habiter à Paris, dans son cher 20ème arrondissement, où il
vit encore aujourd'hui, et recommence à photographier et travailler à la réédition de
ses photos, lui qui n'a utilisé en tout et pour tout dans sa vie que trois appareils
photographiques, et très peu travaillé en couleurs. En 1983, Willy Ronis a légué son
oeuvre à l'Etat français. L'exposition est réalisée en partenariat avec l'agence
Rapho.
(LMDA) |
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Exposition
terminée |
PARIS : Centre Georges
Pompidou
" Hans Bellmer - Anatomie du désir "
Jusqu'au 22 mai 2006 |

images/Bellmer7.jpg
non disponible
Hans Bellmer
" La poupée "
Sculpture mobile - Bronze
© Coll. Part.
© ADAGP
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Cette exposition convie le visiteur au parcours dans l'oeuvre d'un artiste dont
l'imagination érotique obsessionnelle se focalise sur la figure emblématique d'une
poupée sexuée fabriquée de ses mains.
Hans Bellmer (1902-1975) qui est né à Katowice en Silésie, a commencé très jeune en
travaillant dans une mine de charbon, puis dans une aciérie, avant de se consacrer à la
peinture sous l'influence de Böcklin. A Berlin, entre 1926 et 1932, iI rencontre Georges
Grosz qui l'initie au dessin, et Walter Serner, artiste dadaïste, tout en vivant comme
dessinateur publicitaire.
C'est en 1933, alors qu'il s'oppose à la montée du nazisme, qu'il se met à la
construction d'un objet totalement étrange, une poupée désarticulée aux formes
érotiques, dont il explicitera plus tard :
" je voulais construire une fille artificielle, aux possibilités anatomiques
capables de " rephysiologiser" les vertiges de la passion ".
Il fabrique une seconde poupée en 1937, avec laquelle les désarticulations de l'anatomie
féminine s'amplifient.
Mais il doit quitter Berlin en 1938 pour la France, où les surréalistes l'accueillent et
où il fait connaissance de Max Ernst, à Aix en Provence puis du poète et écrivain Joe
Bousquet.
L' artiste reste hanté par la recherche de l'expression graphique de "l'anatomie du
désir" érotique. Il fabrique d'autres poupées, toujours sexuées,
démembrées, recomposées, expressions de tous les fantasmes, qu'il met en scène et dont
il fait des séries de photos. C'est avant tout pour ces photos, mais aussi pour ses
dessins, gravures et gouaches à connotations érotiques et sexuelles qu'il se fait
remarquer.
En 1942, la réalisation par exemple de " Tour menthe poivrée à la mémoire des
petites filles goulues", puis en 1949, les " jeux de la poupée", ensemble
de photos aquarellées accompagnées de poèmes de Paul Eluard classent l'artiste
allemand, devenu français, comme artiste surréaliste.
"Les jeux de la poupée", présentées ici avec quelques 250 oeuvres, dont de
nombreux dessins et quelques sculptures-objets, conduisent le visiteur vers un monde
étrange et inquiétant qui caractérise toute l'oeuvre de Hans Bellmer par les images
violentes, cruelles et très actuelles qu'elles représentent.
Tout au long du parcours, les corps féminins sont démontés, désarticulés, mutilés,
et monstrueusement reconstruits pour être finalement déformés, ficelés et pénétrés,
comme dans une référence à Sade, à qui il dediera à la fin de sa vie, un ensemble de
gravures.
Centre Georges Pompidou
(LMDA)
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Hans Bellmer
© Coll.Part.
© ADAGP |
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| Exposition terminée |
PARIS : Musée Picasso
" Picasso et Dora
Maar "
Du 15 février au 22 mai 2006 |

Dora Maar en 1950 devant le portrait de
Picasso qu'elle a réalisé en 1937
© Coll. Part.
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Les relations artistiques et
amoureuses entre Dora Maar (1907-1997), photographe, et Pablo Picasso (1881-1973) est au centre de
l'exposition exceptionnelle que le Musée Picasso de Paris nous propose aujourd'hui, avec plus de 350 oeuvres
présentées. Elle est consacrée à la décennie troublée des années 1935-1945
vécue par les deux artistes.
En 1935, le Front Populaire s'annonce ainsi que la guerre d'Espagne, prélude à la guerre
mondiale et à l'occupation durant laquelle Picasso est déclaré "artiste
dégénéré" par les nazis. Picasso a 53 ans. Il cesse de peindre. Il vient de
quitter sa femme Olga, et il entretient une liaison avec Marie-Thérèse qui lui a donné
une fille, Maya.
De son côté Henriette Theodora
Markovitch, dite Dora Maar, qui est née en 1907 à Paris d'une mère française Louise
Julie Voisin naturalisée croate, mariée à un architecte croate de Zagreb, Josip
Markovitch, a été élevée à Buenos Aires. En 1926, elle étudie à Paris dans
l'atelier du peintre André Lhote. Elle y rencontre Henri Cartier-Bresson, avant de faire
la connaissance de tous les grands artistes de l'époque et des surréalistes, dont Paul
Eluard et André Breton, mais aussi Georges Braque ou Jean Cocteau.
C'est Paul Eluard qui lui présenté Picasso au Café des Deux-Magots à Paris, en 1935.
Dora Maar a alors 28
ans, splendide égérie du mouvement surrréaliste, formée à la photographie par
Brassaï et Man Ray.
Cette rencontre est le point de départ d'une relation passionée, tumultueuse et
féconde, huit années durant, où elle est à la fois la muse, l'égérie et la
maîtresse de Picasso . Femme
engagée et indépendante, elle encourage Picasso à renouer avec l'avant-garde. Elle
tient une chronique photographique de cette période difficile de Picasso mais riche en
oeuvres "politiques". C'est ainsi qu'elle réalise le premier reportage de
l'histoire de la peinture sur une oeuvre en cours d'exécution, la célèbre oeuvre de
Picasso , "Guernica" réalisée
en 1937 dans son atelier de la Rue des Grands Augustins à Paris, dont une centaine de clichés
exceptionnels sont ici exposés.
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images/Picasso19.jpg
non disponible
Pablo Picasso
" Portrait de Dora Maar "
Huile sur toile 92 x 65 cm
- 1937
© Musee Picasso -
Paris
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Ces photos, négatifs et planches provenant des
archives de Dora Maar après sa mort en 1997, parmi les 450 oeuvres retrouvées chez elle, sont le témoignage incomparable
de l'évolution de l'esprit créatif en exécution de Picasso et constituent l'une des
parties des plus passionnante de l'exposition.
Y sont également rassemblées de nombreuses
oeuvres de Pablo Picasso, de la même époque et contemporaines à leur liaison orageuse,
mais aussi des clichés de Man Ray et de Brassaï, sur lesquels figurent Picasso et Dora
Maar.
Malgré leur séparation, début 1945, Dora Maar restera le modèle
favori de Picasso et la seule femme à avoir réellement influencé son génie créateur.
Les nombreux tableaux que Picasso lui consacre ou bien ceux dans lesquels il la prend pour
modèle, comme les célébrissimes "Femme qui pleure" ou " Portrait
de Dora Maar "en témoignent clairement. Dora Maar par ses convictions affichées de
femme de gauche n'aura pas été la simple muse de Picasso, mais aura eu une profonde
influence sur lui, aussi bien sur le plan artistique que sur celui de son engagement
politique, particulièrement au moment de la guerre d'Espagne.
Très ébranlée par la rupture, Dora Maar se murera dans la solitude, d'abord à Avignon,
puis reclue dans son appartement délabré de la Rue de Savoie à Paris jusqu'à sa
mort, le 16 juillet 1997.
Nombre des oeuvres exposées ici sont du Musée Picasso, tandis que
beaucoup proviennent du Musée National d'Art Moderne Georges Pompidou, ainsi que de
collections privées, et de la famille des enfants et petits-enfants de Picasso. Parmi
elles, certaines sont très célèbres, d'autres peu connues ou exposées pour la
première fois.
Musée Picasso
(LMDA)
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| Exposition terminée |
PARIS : Musée du Louvre
" Ingres, 1780 -1867 "
Du 24 février 2006 au 15 mai 2006 |

Jean Dominique Ingres
La Baigneuse de Valpinçon
Huile sur toile 144 x 97 cm
1808
© Musée du Louvre - Paris
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Cette exposition
constitue l'un des événements artistiques de ce début d'année . Il s'agit de la
première grande rétrospective consacrée à Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867),
depuis 1963, présentée alors au Petit Palais.
Ingres, artiste aussi célèbre qu'insaisissable, classifié depuis des lustres dans le
tiroir des artistes classiques et académiques nous est présenté cette fois-ci sous un
regard neuf et permet de découvrir un immense artiste très différent des lieux communs
persistants sur sa peinture, qualifiée encore aujourd'hui de sévère et d' ennuyeuse.
Selon une présentation chronologique composée de six espaces, où alternent dessins et
peintures, le visiteur découvre le parcours de cet artiste fils d'un peintre musicien,
aîné d'une famille de sept enfants et élève de David à partir de 1797, né à
Montauban le 29 août 1780 et décédé à Paris le 14 janvier 1867.
C'est ainsi que 79 tableaux et 101 dessins venus du monde entier, ont pu être rassemblés
avec des prêts de collectionneurs privés et de musées russes, anglais et américains,
qui permettent de redécouvrir un artiste, qui fut en réalité toujours en rupture par
rapport aux milieux académiques où il a été formé.
Des premières études d'homme nus exécutées dans l'atelier de David aux corps
sensuels des odalisques du "Bain turc", qu'il peint huit ans avant sa mort à
l'âge de 79 ans,
l 'exposition présente des dessins, des tableaux religieux historiques ou mythologiques
qui pour une grande partie sont mondialement connus, mais
rassemble aussi des oeuvres moins connues sous la forme de peintures ou d' études de
portraits, de visages d'enfants et de copies de maîtres.
Qualifié de primitif, d'académicien, de peintre traditionnaliste, puis de peintre
coloriste davantage intéressé par le dessin que par la peinture, Jean-Dominique Ingres
en réalité revendique et transgresse avec détermination les codes esthétiques de son
époque. Ce qui l'intéresse, ce n'est pas l'expression des sentiments comme le défendent
les romantiques, dont Eugène Delacroix, c'est l'expression visuelle, par laquelle les
visages, les corps, les étoffes prennent de la force, de la vérité, de la matière,
comme par exemple pour la "Grande Odalisque", en 1814, quitte à rajouter
quelques vertèbres à celle-ci, pour mieux souligner sous une forme allégorique à la
fois l'esthétique du corps féminin, et le désir qu'il engendre, davantage, sa charge
érotique, sa chaleur, sa préciosité, soulignées par les voilages et les objets qui
l'entourent : la boucle de ceinture défaite, le brûleur d'encens, les plumes de paon, la
pipe, les plis des draps.
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Jean Dominique Ingres
Photographié par Aldolphe D. Disderi
vers 1860
© Coll. Part.
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Mais les audaces qui lui font peindre les harems occupent souvent
ses autres peintures, qu'elles soient historiques, mythologiques ou religieuses, de
manière moins évidente, mais au second niveau tout aussi provocantes. Par
l' expression par exemple des poses, des gestes, des regards. Ingres s'adonne à une
certaine provocation expressive , comme par exemple dans " Le sonde d'Ossian "
en 1813 ou
" Roger délivrant Angélique " en 1839 .
Ingres qui avait épousé Madeleine Chapelle en 1813, rencontrée par l'intermédiaire de
Mme de Lauréal, pour une union ayant duré 36 ans, avait réalisé de nombreux
portraits également de sa femme, dont neuf dessins de Madeleine présentés ici au
Louvre.
Portraitiste émérite, il avait aussi réalisé de nombreux portraits mondains en dehors
de différents tableaux consacrés à Napoléon, ceux par exemple du Comte Gouriev,
l'homme d'affaire Louis-François Bertin, la Princesse de Broglie, la Baronne James de
Rothschild, mais aussi des portraits, de musiciens comme Luigi Cherubini, Charles Gounod,
Franz Liszt ou Niccolo Paganini, dont
certains présents ici, pour le rapport avec son amour de la musique, et autour de son
violon, présent également et prêté par le musée de
Montauban, dont Ingres jouait à ses moments perdus, et qui donna naissance à la
célébrissime expression du "Violon d'Ingres".
Musée du Louvre
(LMDA)
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| Exposition terminée |
PARIS : Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
" Pierre Bonnard : l'oeuvre
d'art, un arrêt du temps "
Du 02 février 2006 au 07 mai 2006 |

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non disponible
Pierre Bonnard
" La glace du cabinet de toilette "
Huile sur toile 120 x 97 cm
1908
© Coll. Musée Pouchkine Moscou
© ADAGP
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Le
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, après deux ans de travaux, ouvre à nouveau
ses portes avec cette superbe exposition consacrée à Pierre Bonnard
( 1867 -1947).
Paris ne lui avait pas consacré de grande rétrospective depuis 22 ans, dont la dernière
s'était tenue au Centre Georges Pompidou.
Organisée globalement de manière chronologique, cette présentation suit un modèle
thématique centré sur un monde proche et familier chez Bonnard, que ce soit les nus, sa
compagne Marthe, les intérieurs, ou les paysages.
Quelques 90 oeuvres de l'artiste en provenance des plus grands muséees du monde ont été
ici rassemblées autour de son célèbrissime tableau "Nu dans le bain"
représentant Marthe, à sa toilette, entouré de nombreux tableaux de paysages,
d'intérieurs, et de natures mortes. Ses sujets féminins sont au demeurant
essentiellement Marthe, sa compagne, aux côtés de qui il vivra durant cinquante ans et
qu'il représentera sur près de 400 tableaux.
Pierre Bonnard a eu tout au long de sa vie l'art de jouer sur la juxtaposition et les
rapports entre les couleurs chaudes, et les couleurs froides. "Nu dans le bain"
(1936-38), où se marient l'orangé et le bleu profond, illustre à la perfection ce jeu
entre les tons chauds et les tons froids. Mais il excèle aussi dans la
déclinaison des multiples variantes de chaque couleur, ce qui fait qu'à l'intérieur
d'un même tableau, on peut découvrir toute la gamme chromatique d'une même teinte.
Il aime représenter les multiples nuances qui apparaissent dans les reflets et les jeux
de couleurs, avec ses sujets entourés d'eau, ou se réflétant dans des miroirs. Une
peinture telle que "La Cheminée" (1916) montre une femme qui se regarde dans
une glace. L'utilisation des surfaces réfléchissantes lui permet également de prendre
de la distance avec la réalité observée de son sujet . Chez Pierre Bonnard, bien que
ses modèles soient souvent présentés nus dans les scènes d'intimité, les tableaux
dégagent rarement une vision ou une charge érotique, mais plus une sensualité de la
peinture elle même, davantage que de ses sujets féminins, dont on ne distingue pas les
visages.
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Pierre Bonnard
Le Cannet -1946
Photo de Gisèle Freund
© Coll. Part.
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Sur le mode naturaliste, " LHomme et la Femme (1900) qui
inaugure le parcours, met en scène à travers les jeux d'un miroir lartiste et son
modèle, Marthe, la femme aimée, qu'il a rencontrée en 1893 ." Le Peignoir "
(1892) en début d'accrochage, renvoit le visiteur à la première période nabie et
japonisante du peintre.
Les nus féminins, depuis le " Nu aux bas noirs "(1893-1900) jusquau
" Nu au tub" (1908-1920) et à l' ultime " Nu dans le bain "
(1924-1946) représentés par l'artiste s'organisent selon un dispositif constant :
bassine ou tub, baignoire, miroir, table de toilette. Le nu est debout, se
baignant, se lavant, sessuyant, se parfumant. Cette thématique a pour objet les
jeux et les variantes de la lumière dans les reflets de l'eau ou des miroirs.
À partir des années 1920, Bonnard déploie de nouveaux accords de composition et
couleurs où la lumière se combine à des distorsions de lespace, comme dans "
Nu dans la baignoire " (1925). Le sujet se dissout dans les couleurs et prend forme
dans la lumière : " Le Bain", (1936), "Nu dans le bain au petit
chien"( 1941-46).
Les paysages ou terrasses offrent des scènes où la mythologie se mêle à la vie
familière : les personnages contemporains se mêlent aux représentations anciennes d'une
lointaine Arcadie. La composition offre un panorama ouvert avec des plans étagés, et une
grande plage centrale vide, soulignant la profusion végétale où apparaissent après
coup des personnages, comme dans " La Terrasse de Vernon " (1928 ) .
Les intérieurs représentent des scènes familières où sinscrivent les sujets
habituels de l'artiste, Marthe et le chien, dans des configurations variables telles que
dans "Le Café " (1915) ou "Café Au Petit Poucet " (1928). Les salles
à manger des années 1930 constituent des variations sur le rapport
intérieur-extérieur, doublé des effets de reflets chers à Bonnard, et de fenêtres. Le
jeu des couleurs froides alternent là aussi avec des couleurs chaudes, comme dans
"La Salle à manger sur le jardin" (1931) ou "Grande Salle à manger "
(1934).
Les natures mortes, quant à elles parfois travaillées en surplomb, donnent une
représentation spatiale qui parfois confine à labstraction tel que dans "Le
Coin de table"(1935). Les autoportraits enfin de lartiste sont rassemblés en
une pièce. Depuis son premier portrait, réalisé en 1889, jusqu'à sa dernière
figure, froide "Portrait du peintre par lui-même" ( 1945), Pierre Bonnard
exprime à chaque fois une intériorité dense, une composition d'où émane une tension
toujours plus sombre ou mélancolique.
Pierre Bonnard, est sans doute l'un des peintres majeurs du XXème siècle, car il se
distingue comme figure marquante dune modernité " autre ". Sa peinture
confère en effet une dimension intemporelle aux personnages et révèle une interrogation
qui invite le regard à se poser, et à arrêter le temps. Elle a l'immense mérite de
situer le problème du " sujet ", au centre véritable de la peinture, de son
rapport à lintime et de son dépassement, et peut constituer par là une part de
réponse aux interrogations des artistes daujourdhui.
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
(LMDA) |
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Exposition
terminée |
PARIS : Musée Marmottan - Monet
" Camille Claudel : 1864 -1943 "
Du 05 octobre 2005 au 31 mars 2006 |

images/Claudel21_petit.jpg
non disponible
Camille Claudel
" La Joueuse de Flûte " 1904 ( détail)
Bronze. Fonte E. Blot
53 x 26 x 34 cm
© Coll.Part. Paris © ADAGP
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Cette nouvelle exposition consacrée à l'uvre
sculptée de Camille Claudel se démarque des nombreuses expositions qui se sont tenues
récemment tant à l'étranger qu'en France. Elle propose en effet au public, dans un
même lieu, une collection unique des travaux de la célèbre artiste, élève d'Alfred
Boucher et d'Auguste Rodin.
L'exposition est organisée selon les périodes de la vie de Camille
Claudel et de son itinéraire d'artiste : sa jeunesse et son apprentissage auprès
d'Alfred Boucher, l'épanouissement de son talent, au côté de Rodin, et la
création solitaire.
A côté des marbres, bronzes, plâtres, terres cuites de la collection de Madame
Reine-Marie Paris, la petite-nièce de lartiste, dautres oeuvres prêtées par
des collectionneurs privés et des musées complètent cette rétrospective, qui rassemble
presque toutes les sculptures et dessins de l'artiste recensés à ce jour.
Il s'agit ici de rendre hommage à cette femme dont la destinée a suscité tardivement
une véritable fascination au travers de nombreuses expositions, livres, catalogues, films
et pièces.
Camille Claudel, fût un véritable génie créateur. Artiste passionnée,
mais aussi inspiratrice, modèle, confidente, et maîtresse de Rodin, son travail aura
été longtemps occulté par la gloire de son maître et par une intensité créatrice qui
l'aura conduit à la solitude obsessionnelle, à la névrose, au délire de persécution
et finalement à l'asile. Artiste maudite, incomprise, presque oubliée, elle est revenue
récemment dans nos mémoires grâce à la magie du cinéma, sous les traits d'Isabelle
Adjani.
Dès sa jeune enfance,
Camille Claudel, soeur aînée de Paul Claudel, pétrit la terre, et ses premières
figurines datent de son adolescence. Conseillée d'abord par le sculpteur Alfred Boucher,
elle entre dans latelier d' Auguste Rodin à lâge de 20 ans, dont elle
devient l'élève, la collaboratrice, et la compagne, elle passe là plusieurs années à
apprendre et à partager avant de choisir définitivement la solitude. Dans son atelier de
la Rue de Turenne, elle travaille avec ardeur modelant ses sujets avec toute la puissance
de sa spontanéité, de sa vérité, sans artifices, mais, avec toute lémotion de
la pureté et la volupté du mouvement. Jusquà lemprise tragique de sa
maladie, Camille Claudel créa avec acharnement et passion un ensemble de sculptures
exceptionnelles.
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Camille Claudel vers 1884
Photo de César
papier albuminé
15,5 x 10,3 cm
© Musée Rodin Paris © ADAGP
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Son talent sera reconnu par quelques amateurs et critiques
dart comme Octave Mirbeau, mais elle aura surtout le soutien dAuguste Rodin,
qui même après leur rupture, lui écrira : " Montrez vos oeuvres admirables, il y a
une justice, croyez-le. L'on est puni et l'on est récompensé. Un génie comme vous est
rare."
Dossier "
Camille Claudel "
Musée Marmottan - Monet
(LMDA) |
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Exposition
terminée |
PARIS : Espace Electra
" Le Voyage Intérieur :
Paris - London"
Du 16 novembre 2005 au 05 mars 2006 |

Affiche Exposition
" Le Voyage Intérieur, Paris-London "
© Espace Electra
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Les liens culturels qui unissent et séparent
Paris et Londres sont aujourd'hui très vivaces dans les domaines de la création. Même
si les sensibilités esthétiques et les centres d'intérêt des artistes vivant à
Londres et Paris divergent parfois complètement, nombreux sont ceux qui sont influencés
de façon subtile par le symbolisme.
Cette exposition propose une expérience dans une scénographie qui synthétise
labyrinthe, kaléïdoscope et filtres. La visite est ponctuée par une cave en laine, une
galerie de portraits sur fond d'or, une voûte aux suppliciés, des rideaux-courants d'air
qui produisent une dramaturgie du vent, un super white cube, une salle triangulaire, un
couloir métaphysique, une zone latex, etc...
Dans cet
environnement, une centaine d'oeuvres, de 24 artistes anglais et français, dont certaines
ont été réalisées pour l'exposition, démontrent notamment que l'ésotérisme, le
triomphe de l'artifice, l'interpénétration du sexe et de la mort, la conviction que la
culture occidentale tombe en ruines, sont, par delà la culture décadente historique de
la fin du XIXème siècle, des modalités de lecture et de compréhension des pratiques
culturelles actuelles. |
La réunion de ces objets familiers et étranges génèrent un sentiment
d'"inquiétante étrangeté " ( pour reprendre les mots de Freud ), qui dynamise
et perturbe autant notre relation à ces objets contemporains qu'à leur caractère
foncièrement menaçant.
( LMDA) - ( Avec l'aimable
communication de l'Agence Heymann-Renoult Associés)
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PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Klimt, Kokoschka, Schiele, Moser : Vienne
1900 "
Du 05 octobre 2005 au 23 janvier 2006 |
Exposition
terminée |
Les Galeries Nationales du Grand Palais présentent
ici une exposition totalement exceptionnelle. Intitulée " Klimt, Kokoschka, Schiele,
Moser : Vienne 1900 " , elle rassemble pour la première fois en France, les quatre
artistes de la capitale de l'empire austro-hongrois, Vienne, qui connaît alors autour de
1900 une effervescence culturelle et artistique sans précédent : Gustav Klimt (1862 -
1918), Oskar Kokoschka (1886 - 1980), Egon Schiele (1890 - 1918) et Koloman Moser (1868 -
1918). Cette époque est équivalente par son importance à ce que fut l'impressionisme en
France au tout début du XXème siècle.
Chacun de ces artistes, avec des parcours totalement différents sont déjà
individuellement à l'origine des plus grandes créations de l'histoire de l'art. Gustav
Klimt, à l'origine d'une révolution picturale avec la " Sécession Viennoise"
avec dix neufs artistes de la Küntlerhaus de Vienne a pour objectif de réformer la vie
artistique de cette époque et de réaliser des oeuvres d'art qui élèvent
" l'art autrichien à une reconnaissance internationale à laquelle il aspire".
Il s'agit aussi pour ces artistes de combler le fossé existant entre l'art et les
arts dits mineurs, de rapprocher les objets utilitaires et les objets d'arts, de transformer le
monde au moyen des arts. Les arts pour lui doivent éveiller les consciences et
s'éloigner de toute compromission avec l'art et l'académisme établis.
C'est ainsi que ces artistes s'attachent plus à la forme qu'au fond en travaillant avec
les rythmes, les couleurs et en voulant rompre avec la perspective.
Quatre vingt onze tableaux et plus de cinquante dessins réalisés entre 1890 et 1918 sont
ainsi regroupés selon un parcours attachés aux trois grands genres de la peinture
traditionnelle : l'allégorie, associée à la peinture d'histoire, le paysage et le
portrait. |

Gustav Klimt " Pallas Athénée "
1898 Huile sur toile
75 x 75 cm
© Historisches Museum der Stadt
Vienne
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Egon Schiele
"Femmes renversées "
( détail ) -1915
Crayon et détrempe sur papier
32,8 x 49,7 cm
© Graphische Sammlung, Albertina
Vienne |
Cette présentation, met ainsi en relief les
relations entre ces quatre artistes en tenant compte de leurs différentes approches
sur ces différents thèmes. C'est ainsi que la partie " Histoires" présente
les oeuvres de Klimt en particulier, telle que "Danaé" peinte à l'or, ou
" Pallas Athénée", ou encore le sublime " Trois Ages de la Vie". La
partie " Paysages", montre, comment le "Sécession " bouscule
l'académisme, par une réprésentation quasi abstraite de la nature. La partie "
Figures", révèle également comment on passe en quelques années du portrait
officiel de commande et d'apparat, à une vision plus décorative du sujet allant juqu'à
l'expressionisme.
Une exposition unique et à voir absolument pour comprendre ce que fut la transition à
Vienne vers l'art moderne, en parallèle au mouvement "Art Nouveau "en France et
au "Jugendstil" en Allemagne à cette même époque.
Dossier Gustav Klimt
Dossier Egon Schiele
Galeries Nationales du Grand
Palais
(LMDA)
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PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Mélancolie, génie et folie en Occident
"
Du 13 octobre au 16 janvier 2006 |
Exposition
terminée |
La mélancolie est un thème récurrent dans l'histoire de l'art
occidental. Jamais une disposition de l'âme humaine n'aura autant été autant dépeinte,
dans la littérature, comme dans la peinture. Elle s'est manifestée au cours des siècles
sous une multitudes d'expressions, a donné lieu à de multiples formes ou
interprétations, et a pénétré toute la culture, depuis le religion à la théologie,
de l'histoire à la philosophie, de la médecine à la psychiatrie, de la poésie à la
musique, et surtout dans la littérature et la peinture.
Selon les époques depuis l'antiquité et le contexte culturel dans lequel elle a été
traitée, elle aura porté de multiples noms : maladie de l'esprit, tristesse, affliction,
déréglement de l'âme, chagrin, spleen, dégoût de la vie, dépression, neurasthénie,
hypocondrie, névrose . La mélancolie, cause de la souffrance de l'âme humaine dans
toutes ses nuances est ambivalente, créatrice et destructrice, aura tantôt été
valorisée, tantôt dénigrée comme une maladie, proche de la folie. Elle est aujourd'hui
l'objet d'une approche médico-scientifique voire psychiatrique.
Elle a engendré au travers l'histoire de l' 'homme, et l'histoire de l'art une infinie
richesse iconographique, dont apporte témoignage cette superbe exposition, depuis les
odes antiques, jusqu'aux dernières créations contemporaines.
C'est ainsi que 250 oeuvres choisies sont présentées ici au public et réparties
selon huit thématiques : de la mélancolie antique, en passant par le moyen âge, les
enfants de Saturne, la Renaissance, l'Age classique, le Romantisme, jusqu'aux temps
modernes. On y rencontre au fil de la visite, les oeuvres de Dürer, de La Tour, Goya,
Géricault, Watteau, Friedrich, Delacroix, VanGogh, Munch, De Chirico, Picasso,
Hopper,... et on y découvre l'évolution de l'état mélancolique et le rôle essentiel
qu'il a joué dans les différentes formes de la création artistique, en particulier en
peinture, avec des chefs d'oeuvres connus, moins connus ou oubliés, qui
s'expriment, se répondent, s'opposent se complètent pour traduire les souffrances
intimes et les mystères de l'âme humaine au travers leurs différentes époques. |

Albrecht Dürer
Melencolia - 1514
© Coll. Part.
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Arnold Böcklin : "L'Ile des Morts "
1880 Huile sur toile 80,7 x 150 cm
© Museum der BildenderKunst Leipzig
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Galeries Nationales du Grand
Palais
(LMDA)
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Exposition
terminée |
PARIS : Centre Pompidou
" Dada : 1916-1924 "
Du 05 octobre 2005 au 09 janvier 2006 |

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non disponible
Max Ernst
" Paysage " - 1916 -
Huile sur toile 66,6 x 62,2 cm
© Guggenheim Museum - New York
© ADAGP
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