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EXPOSITIONS PASSEES
PARIS & ILE DE FRANCE
Année 2005 |
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PARIS : Musée d'Orsay
" Daumier : les célébrités du Juste Milieu
"
... Jusqu'au 28 août 2005 |

Honoré Daumier :
" Royer Collard Député "
1834 Terre colorisée 22 x 17 x 15 cm
© Musée d'Orsay
Paris
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Charles Philipon,
fondateur des journaux satiriques "La Caricature", "Le Charivari," et
du " Journal pour rire", demande en 1830 à Honoré Daumier (1808 -1879 ) peintre, dessinateur, sculpteur et républicain
convaincu, après une
caricature qui vaut à l'artiste en Août 1832 d'être
condamné à six mois de prison pour un croquis de Louis-Philippe en Gargantua, de
réaliser des petits figurines en terre, reproduisant les visages et les caractères des
personnages politiques en vue de l'époque.
Il modèle ainsi une quarantaine de petits bustes, qui sont exposées dans la vitrine du
journal " La Caricature", et contribuent à la célébrité de Daumier. Ce sont
autant de caricatures en terre crue, colorisées à l'huile, dont seuls subsistent
aujourd'hui les trente-six bustes conservés au Musée d'Orsay, et présentés dans cette
exposition.
Ces figurines représentent de manière extrémement critique, voire polémique, et pour
les ridiculiser les célébrités du Juste Milieu, ces personnages politiques inféodés
à Louis-Philippe, et à Thiers, tels Royer-Collard ou Guizot, qui appuient la censure et
la répression contre la presse, le droit de s'associer ou de se réunir.
Daumier décide d'aller plus loin dans sa démarche, en utilisant ces bustes comme
modèles de lithographies, et de dessins caustiques qui paraissent dans "La
Caricature" et "Le Charivari." Il poursuit sa critique violente de l'état
par de nombreux dessins virulents, dont "Rue Transnonain" en 1834, qui relate le
massacre commis par les soldats du Général Bugeaud contre des dresseurs de barricades.
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Honoré Daumier
photographié par Nadar vers 1855
© Bibliothèque Nationale
Paris |
Honoré Daumier, fidèle à
ses idées républicaines prendra part tout au long de sa vie à la vie politique et
sociale, et participera également au soutien de la Commune en 1871. Il réalisera au
total plus de 4000 dessins et lithographies
Ces portraits de terre peints à l'huile, cruels, acerbes, drôles,
dépassent ainsi, dans le contexte de l'époque, le simple enjeu de la caricature, de la
satire, ou de l'humour d'une époque. Il s'agit d'une véritable oeuvre d'un artiste
engagé contre toutes les injustices de son temps. C'est ce que nous montre cette
passionnante exposition.
Musee d'Orsay
Dossier Daumier
(LMDA) |
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PARIS : Musée du Luxembourg
" Matisse, une seconde vie "
Du 16 mars au 17 juillet 2005 |
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Le Musée du Luxembourg présente une
importante exposition intitulée "Matissse, une seconde vie" dont l'objet est
l'oeuvre tardive de Henri Matisse (1869-1954), principalement réalisée à partir du
printemps 1941, date où il doit subir une grave intervention chirurgicale de laquelle il
réchappera de justesse et qui le contraindra dès lors à devoir travailler assis.
Cette période où Henri Matisse s'installe à Nice engendre une correspondance
régulière avec son ami André Rouveyre jusqu'à sa mort en novembre 1954.
Matisse a alors le sentiment de vivre ses dernières années.
" Tout se passe, comme si j'avais toute la vie devant moi, enfin toute une autre vie
"écrit-il à Louis Aragon en 1943, en souffrant dune convalescence longue et
douloureuse et dun état de quasi infirmité, qui lui permet de redécouvrir le sens
profond de la vie et de la nature. "Tout est neuf, tout est frais comme si le monde
venait de naître. une fleur, une feuille, un caillou, tout brille, tout chatoie, tout est
lustré, verni ".
Avec une présentation conjointe de la correspondance de Matisse et d'une centaine
d'oeuvres évoquées dans celle-ci , ce sont des huiles sur toile, des papiers découpés,
des dessins, des maquettes, des livres illustrés, des vitraux, des tapisseries qu' offre
au visiteur cette superbe exposition .On y découvre derrière la personnalité et
l'oeuvre de l'artiste un regard renouvelé et intime qui constitue un véritable hymne à
la vie . C'est une période qui marque chez Matisse un profond renouvellement de son art,
une " seconde vie" caractérisée par un éclatement des couleurs, une
simplicité des formes, une fraîcheur, une sérénité et un dépouillement total
progressant toujous plus avant vers le décoratif, vers le signe ou
larabesque. |

images/Matisse08_petit.jpg
non disponible
Henri Matisse
modelant une statuette d'argile
1952
© Photo Dimitri Kessel
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non disponible
Henri Matisse
"La Perruche et la Sirène" ( détail central )
-1953 -
Papiers découpés - panneau 350 x 650 cm
© Coll. Part. |
C'est une période où Matisse se consacre
également à la décoration de la Chapelle du Rosaire de Vence, en remerciement aux
dominicaines qui l'avaient soigné, mais aussi sans doute comme témoignage d'une certaine
foi retrouvée, ou à la publication de son
livre " Jazz", dans lequel , il exprime ses réflexions sur l'art et sur la vie
:
" Il ne suffit pas de mettre les couleurs si belles soient-elles, les
unes auprès des autres; il faut encore que ces couleurs réagissent les unes sur les
autres. Sinon, c'est la cacophonie"
Ses dernières peintures et ses papiers découpés, à ses derniers jours, qu'il fait
disposer par une assistante sur des panneaux ou des toiles, concrétisent pour lui un
idéal de la couleur pure, recherchée et entrevue par les impressionnistes, étudiée par
les pointillistes, revendiquée par les fauves, et exploitée par les expressionnistes. Il
découvre dans cette technique au bout du chemin, la vérité du réel, pour
laquelle" il faut évidemment avoir tout son acquit derrière soi et avoir su garder
la fraîcheur de l'instinct"
Cette exposition souligne non seulement la vitalité et le courage dun artiste
obsédé par son art, et habité par le doute jusquà la fin de ses jours, mais met
en relief aussi la place de la mémoire, de la réflexion et de linspiration dans le
processus créatif de Matisse.
Musee du Luxembourg
Exposition
Matisse
(LMDA) |
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PARIS : Musée du Louvre
" La France Romane : 987 - 1152 "
Du 10 mars au 06 juin 2005 |
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Quelques 300 oeuvres, sculptures, objets quotidiens objets de culte, fragments de
chapiteaux, manuscrits, sont rassemblés dans cette remarquable exposition du Musée du
Louvre et permettent au visiteur de mieux saisir cette période qui va de 987 à 1152, le
début de l'époque gothique, et esquisse la configuration de la France actuelle.
C'est en effet en 987 qu'Hugues Capet accède au trône, après la dislocation de l'empire
carolingien sous les invasions vikings, hongroises ou "sarrasines". Sous son
autorité, un pouvoir monarchique unificateur se met lentement en place.
Parallèlement, à l'approche de l'an mil, émerge un vaste mouvement de renouveau
chrétien, sous l'influence des fondations religieuses de Cluny, et de Citeaux, tandis que
les saints et leurs reliques sauvées des pillages par les moines, deviennent les objets
des ferveurs religieuses les plus intenses, de pélerinages, et d'offre de dons, les
"indulgences", par crainte d'une fin du monde annoncée.
C'est une époque où commence la circulation des hommes, les voyages, où on construit
des routes, et ainsi se développe le commerce, s'échangent les idées, les sciences,
vers Rome, et les lieux saints de la chrétienté, Saint-Jacques de Compostelle, ou
Jérusalem.
Cette exposition replace le visiteur dans le contexte de cette période de l'histoire,
avec son effervescence religieuse, politique, sociale, économique et situe l'importance
des régions telles que la Bourgogne, le midi Toulousain, le Languedoc, l'Aquitaine, sous
l'influence de certaines abbayes telles que celle de Saint Pons de Thomières au
rayonnement spirituel européen, comme lieux les plus influents du point de vue religieux
et les plus riches en tant que centres artistiques de l'art roman.
Les objets liturgiques précieux, les plaques de reliure en ivoire sculpté, les
manuscrits sacrés enluminés de motifs végétaux ou d'animaux fabuleux, présentés ici,
les multiples sculptures, figures d'orfèvrerie reliquaires, et les représentations du
paradis et de l'enfer aux tympans des églises, soulignent avec force l'intensité
religieuse de cette époque et l'influence considérable de l'église dans la conduite des
affaires humaines. |

Vierge à l'enfant
Eglise d'Orcival ( Puy de Dôme)
Bois et cuivre argentés
Hauteur : 74 cm - XIIème siècle ©
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Abbaye de Fontenay
Fondée en 1118
( Côte d'Or)
Le Cloître ©
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Cette superbe exposition du Louvre, comme à chaque fois, quand est proposée une
exposition liant étroitement les arts à leur période historique et à l'histoire
concrète des hommes dans l'intensité de leur époque, est à voir abolument, pour qui
veut s'immerger totalement dans la compréhension de l'art roman en France.
Musee du Louvre
(LMDA)
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PARIS : Institut du Monde Arabe
" Pharaon "
Du 15 octobre 2004 au 10 avril 2005
>>> Prolongation jusqu'au 12 juin 2005 |

Masque funéraire de Psousennès Ier
XXIème dynastie vers 995 avant J.C.
Or incrusté de lapis-lazuli et de verre
H : 48 cm L : 38 cm
© Musée Egyptien Le Caire
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Dieux parmi les Dieux et hommes protégés des dieux, les Pharaons étaient maîtres
de la terre et de l'univers : Khéops, Khéphren, Mikhérinos, Akhénaton, Toutânkhamon,
Ramsès, Psousennès, furent des rois aux pouvoirs illimités sur les terres de la
Haute à la Basse Egypte, du Soudan jusqu'au delta du Nil. Peu de roi dans l'histoire
auront autant fasciné les hommes et les historiens.
Cette exposition se propose d'éclairer les visiteurs sur ces rois aux pouvoirs absolus,
sur ces monarchies de droit divin qui au delà des millénaires exercent encore un
véritable pouvoir de fascination. Leur mythe, leur histoire survivent avec vigueur encore
aujourd'hui, au rythme des nouvelles découvertes sans doute, qui sont faites chaque
année au pied des Pyramides, par les équipes d'archéologues du monde entier.
Pharaon vient de l'égyptien "per-aâ", qui signifie la grande maison.Il
désigne d'abord à l'origine le palais du roi, et est devenu avec le temps le nom qui
s'est appliqué à son propriétaire. Pharaon, Roi, fils des Dieux, vénéré sa vie
durant et après sa mort, est aussi chef d'état, guerrier, homme, mari, père et enfant.
Il est le tout.
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L'exposition qui s'ouvre sur la présentation de la statue colossale de
Toutânkhamon et sur une quinzaine d'oeuvres représentant 3500 ans d'histoire pharaonique
se clôt par le majestueux masque funéraire en or de Psousennès Ier.
Entre ces deux moments, l'exposition s'articule selon six thèmes qui permettent
d'appréhender à la fois la puissance du roi, et l'incarnation de son essence solaire ou
divine : images et symboles de la monarchie, Pharaon intermédiaire entre les hommes
et les dieux, Pharaon garant de l'équilibre du monde, Pharaon garant de la prospérité
de l'Egypte, le Palais et la famille Royale, la mort de Pharaon et l'éternel retour.
Au fil des salles, le visiteur se familiarise ainsi avec les différentes représentations
du roi, souvent assis sur le trône, tenant en mains les deux sceptres emblèmes du
pouvoir : le héqa en forme de crochet et le flagellum semblable à un martinet, coiffé
de son némès tissu aux rayures horizontales jaunes et bleues sur lequel est fixé
l'uraeus représentant un cobra. Souvent,ou de la double couronne symbolisant l'unité de
la Basse et de la Haute Egypte.
On découvre également que Pharaon est le grand prêtre du royaume, initié aux rites,
qu'il sait pratiquer, avec les prêtres qui l'entourent. Il sait aussi parler
aux dieux pour les entendre et les apaiser ou leur demander la fécondité des terres .
Pharaon est par ailleurs l'invincible. Il sait combattre les ennemis, les massacrer ou les
asservir : c'est ce que traduisent les murs des temples les bas-reliefs, telle par exemple
cette représentation du monarque qui d'une seule main maîtrise tous ses ennemis en les
tenant par les cheveux .
Le visiteur découvre aussi un peu ce qu'est l'intimité de la famille royale,
représentée par une pièce reconstituée avec un lit, des coffres, un siège de
latrines. La partie sur la vie du harem permet d'admirer des miroirs, des vases, des
cuillers à fards, mais également des colliers en or et en pierres semi-précieuses,
comme ceux qui furent portés par la Reine Lâthétep, ou le diadème de la Reine
Taousert.
Parmi les 200 pièces présentées dans cette somptueuse exposition, un grand nombre
proviennent du Musée Egyptien du Caire et du Musée du Louvre, dont certaines pièces
rarement présentées, telles cette statue en albâtre de Képhren, ou celle d'Hatchepsout
femme pharaon en granit rouge, le visage juvénile d'argile d'Aménophis III, et
Akhénaton dans la position du dieu Osiris, qui dans cet ensemble, permettent de se
représenter ce qu'était Pharaon dans ses attributs les plus divins mais aussi les plus
humains.
Institut du Monde Arabe
(LMDA) |
PARIS : Musée
Picasso - Hôtel Salé
Bacon - Picasso : La vie des images
Du 02 mars au 30 mai 2005 |
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Cette
exposition rassemble les oeuvres qui depuis les années 30, témoignent de la fascination
exercée sur Francis Bacon par l'art de Picasso. Avec une centaine d'oeuvres, le visiteur
découvre la dimension esthétique, thématique et philosophique qui liait les deux
artistes au travers leur dialogue virtuel.
L'étude des rapports qu'entretient Bacon en particulier à ses débuts, avec l'oeuvre de
Picasso est essentielle pour comprendre sa peinture. Bacon a toujours indiqué de manière
explicite ce qu'il devait à Picasso dans sa décision de devenir peintre, mais ce rapport
et cette filiation n'avaient jusqu'à maintenant, jamais fait l'objet d'une étude
approfondie et d'une exposition aussi complète. |

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non disponible
Francis Bacon :
"Etude de figure à la base d'une Crucifixion"
-1944 - ( Panneau gauche du tryptique)
Huile et pastel sur carton 94 x 74 cm
© Tate Gallery Londres © ADAGP
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La
période de 1927 à 1944 est présentée ici, et commence avec l'arrivée de Bacon à
Paris en 1927-1928, lequel découvre le maître espagnol lors d'une exposition intitulée
" Cent Dessins par Picasso " à la Galerie Rosenberg durant l'été 1927.
C'est à partir de cette date que Francis Bacon décide de se consacrer à la peinture. A
partir de 1933 et jusqu'en 1944, Bacon va se consacrer à de multiples expériences
artistiques qui vont le conduire à réaliser le tryptique "Trois études de figure
à la base d'une Crucifixion", dont la source est la "Crucifixion " de
Picasso peinte en 1930. Ce tryptique présenté à la Lefervre Gallery en avril 1945 fait
scandale, car les formes mystérieuses sont considérées comme des monstres sans rapport
avec le sujet décrit.
C'est donc autour des grands thèmes communs aux deux artistes que l'organisation de
l'exposition a été construite, selon un parcours qui commence avec une présentation de
l'oeuvre première de Bacon, mais dont on connait peu de chose du fait qu'il a détruit la
quasi totalité de ses travaux de jeunesse, ( il ne gardera que dix toiles de cette
période ), mise en rapport avec les travaux surréalistes de Picasso des années
1927-1930.
La suite de l'exposition présente ensuite les travaux des deux peintres selon
différentes thématiques, dont la crucifixion, les portraits, les nus, qui permettent de
présenter en vis à vis les oeuvres majeures et de saisir les liens concrets du dialogue
entre les deux artistes et du modèle que fut Picasso pour Bacon.
Musee Picasso
(LMDA) |
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PARIS : Musée
Maillol - Fondation Dina Vierny
" Klimt : papiers érotiques"
Du 09 mars au 30 mai 2005 |

Gustav Klimt
© Coll. Part.
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Cette exposition intitulée "Klimt, papier érotiques" réunit
plus de 120 dessins de qualité exceptionnelle provenant des plus importants musées
autrichiens ainsi que de grandes collections privées. Certains dentre eux
nont jamais même été exposés.
Elle constitue une première car elle présente une rétrospective exclusivement
consacrée à la partie érotique de l'artiste autrichien.
Gustav Klimt en effet dessine durant sa vie entière mais les papiers érotiques
sont dissociables des séries de peintures célèbres comme Judith, Danaë ou
lEspoir.
Ils constituent une part secrète de sa recherche picturale, comme un journal que
lon écrit sans savoir sil est destiné à être lu.
Chez Klimt, lérotisme napparaît pas comme la seule manifestation du désir
comme Courbet ou Lautrec lont exprimé dans leurs peintures. Lérotisme est
une fascination sans limites du corps dénudé et du sexe offert au regard. Aucun peintre
avant lui na su explorer son propre inconscient en représentant lappel du
plaisir, le voyeurisme enfin libéré de tout jugement, la beauté dEros, origine de
tous les mythes.
Dossier Klimt
Musee Maillol
(LMDA)
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Gustav Klimt
" Danaé"
1907-1908 Huile sur toile
73 x 88 cm
© Coll. Part. |
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PARIS : Maison de Victor Hugo
" Victor Hugo : dessins "
Du 15 mars au 15 mai 2005 |
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Cette exposition
présente l'oeuvre de Victor Hugo au travers ses dessins, qui le positionne probablement
comme l'un des précurseurs d'une certaine modernité de l'art à son époque.
Une centaine d'oeuvres sont réunies dont certaines peu connues du grand public. Le
visiteur est plongé dans un univers graphique fait de portraits et de caricatures, mais
aussi de dessins de paysages déserts, de ruines fantomatiques, de crépuscules lunaires,
de bords de mer défigurés par les tempêtes.
L'oeuvre graphique de Victor Hugo est riche : plus de 3500 dessins au total, en majorité
faits à la plume et au lavis d'encre, contourés d'encre de chine avec parfois des
rehauts de fusain, d'aquarelle, ou de gouache. Ses paysages donnent l'impression d'un
envahissement ou une oppression des hommes par la nature, par les éléments ou par
l'architecture : châteaux, phare, cathédrales. |

Victor Hugo
" Le phare d'Eddystone " 1866
Encre et lavis
© Coll. Part.
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Les dessins, les sanguines, les compositions
à l'encre de chine, les lavis, mais aussi les aquarelles sur papier réalisées par le
poète traduisent un univers visionnaire et ténébreux. Ecrivain , poète donc, mais
aussi dessinateur infatiguable, Victor Hugo aime surtout et avant tout l'encre, l'encre
noire avec laquelle il cherche à créer et à transcrire l'émotion, le frisson, la peur,
par des représentations sombres et torturées contrastant avec des éclats de lumière.
Compositions pleines de passions et de désordre, qui donnent une sensation
d'étrangeté attirante, ces encres sont l'expression à la fois de nostalgies obscures,
de vertiges imaginaires, d'hallucinations mystérieuses, qui ont fait de Victor Hugo un
génie du genre visionnaire.
(LMDA) |
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VICQ : Musée International d'Art
Naïf Max Fourny
" Accents du Brésil "
Du 4 janvier au 1er mai 2005 |

Lia Mittarakis : "
Ilha de Paqueta "
- 1987 - Gouache sur toile
© Musée Max Fourny |
Dans le cadre de la saison culturelle 2005 en
France baptisée " Brésil, Brésils", le Musée International d'At Naïf
Max Fourny de Vicq, présente une exposition intitulée " Accents du Brésil
"et propose la découverte des multiples facettes de ce pays dépeint par une
cinquantaine de ses artistes.
Doués d'une facilité étonnante à mettre en scène les thèmes les plus divers, leur
particularité réside essentiellement dans la maîtrise de la couleur. Cette exposition
permet de connaître le Brésil à travers ses paysages, sa végétation, mais également
par la représentation symbolique de ses personnages et des fêtes religieuses
traditionnelles.
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Les artistes naïfs brésiliens présentés ici sont pour la plupart
originaires des grandes villes , telles Sao Paulo, Rio de janeiro, Porto Alegre, Recife ,
dans lesquelles se côtoient une multitude de groupes ethniques, de cultures et de
coutumes différentes. Cette diversité culturelle se ressent dans chacune des oeuvres
présentées, dans les paysages particulièrement, avec un mariage osé de couleurs vives
et tranchées qui fait leur particularité.
En continuité avec les paysages, une salle consacrée aux arbres plonge le visiteur dans
une nature éblouissante, où émerge dans la reproduction de cette image simple de
l'arbre, l'identité profonde de chaque artiste.
Une troisième salle propose une représentation de personnages ou de portraits
très stylisés, à la portée très symbolique, dans lesquels les artistes attirent
l'attention sur les détails qu'ils souhaitent mettre en valeur par la simplicité du
dessin et la vivacité des couleurs.
Le Brésil se caractèrise par une diversité ethnique constituée en majeure partie
d'indiens, de portuguais et d'africains. Dans les grandes villes, au fil de l'histoire
sont arrivés également des habitants d'origine hollandaise, italienne, japonaise,
allemande et libanaise, d'où une richesse culturelle, et une mélange de croyances de
toute natures. Les artistes brésiliens racontent ainsi de la pointe de leurs pinceaux,
ces histoires d'antan, mais aussi celles de la vie de tous les jours : rituels religieux
ou fêtes païennes, scènes de rues ou folkloriques. Chacun nous présente la vision
qu'il a de son monde, de sa région, de son quartier, afin de mieux nous montrer et de
mieux comprendre un mode de vie, qui, pour beaucoup représente déjà le passé.
Musee International d'Art Naïf
(LMDA) |
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SAINT DENIS : Basilique Royale de Saint Denis
" Basilique secrète :
Trésors archéologiques de Saint Denis "
Du 22 octobre au 06 mars 2005 |
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La Basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis),
nécropole des Rois de France, présente jusqu'au 6 mars 2005 une exposition consacrée
aux recherches effectuées et découvertes archéologiques faites depuis plus d'un siècle
aux abords du monument.
Cette manifestation totalement exceptionnelle révèle les origines du monument qui a
donné naissance à l'art gothique et accueilli, du VIème au XIXème siècle, la plupart
des sépultures des Rois et Reines de France.
Plus d'une centaine de pièces archéologiques (sarcophages, bijoux, décors sculptés...)
sont présentées ici pour la première fois au public, sur le lieu même de leur
découverte.
Ces pièces en provenance des collections de la Basilique, de l'Unité d'Archéologie de
la ville de Saint-Denis, du Musée du Louvre et du Musée des Antiquités Nationales de
Saint-Germain-en-Laye sont présentées selon une scénographie centrée sur la crypte de
la Basilique pour favoriser l'immersion dans l'histoire et un regard croisé entre
l'architecture de la basilique et les objets présentés.
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Cathédrale Notre-Dame de Paris.
Portail nord de la façade occidentale .
Saint Denis tient sa tête entouré de deux anges ©
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Basilique de Saint Denis
Déambulatoire
Voûte sur croisée d'ogive ©
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Quatre parties composent la présentation de ces objets et de ces pièces
archéologiques exceptionnelles :
- la période du IVème et Vème siècles : avec les vestiges de l'occupation
gallo-romaine des lieux dans la crypte de la Basilique.
- la période du haut Moyen-Age, avec la fonction funéraire du site à l'époque
mérovingienne : l'accent est mis sur les tombes aristocratiques découvertes sur les
lieux, et en particulier sur celle de la reine Arégonde, la belle fille de Clovis, morte
au VIème siècle.
- le complexe abbatial des périodes romanes et gothiques, jusqu'au XIIIème siècle, et
l'affirmation d'un site nécropole des rois par Saint Louis qui ordonne la réalisation de
seize gisants royaux, pour honorer ses ancêtres mérovingiens, carolingiens et capétiens
enterrés à Saint-Denis
- les hommes et la ville qui aborde la question des pélerins et des voyageurs en rapport
avec l'activité de l'Abbaye.
Plus de 600 objets complétent cette exposition unique dans deux salles d'archeologie du
Musée d'Art et d'Histoire de Saint Denis : bijoux, accessoires vestimentaires, objets de
potiers, tanneurs, savetiers, pelletiers, etc... montrent ce qu'étaient les activités
principales et illustrent la vie au fil des siècles et jusqu'au Moyen-Age, dans les
contrées voisines de l'Abbaye.
(LMDA) |
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