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EXPOSITIONS PASSEES
MONDE
Année 2005 |
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BELGIQUE
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MONS : Musée des Beaux Arts
" Bernard Bouin : le
temps suspendu"
Du 15 octobre au 24 décembre 2005 |

images/Bouin8_petit.jpg
non disponible
Bernard
Bouin:
" L'absence " - 2002 -
Huile sur toile 97 x 146 cm
© B.B. - Musée des Beaux Arts Vannes
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Chez Bernard Bouin, il y a un langage pictural qui
pourrait s'apparenter à Giotto, Poussin, Balthus, Hopper ou Cremonini. Derrière
la simple représentation réaliste et figurative de chaque tableau, transparaît un
mystère, une étrangeté, un autre sujet qui entraîne le spectateur ailleurs, vers un
autre objet et vers une interrogation sur le sens.
Bernard Bouin renvoie dans chacune de ses toiles, vers l'enigmatique de l'instant, du
temps qui s'immobilise, mais qui passe néanmoins.
Le moment présent n'est plus là déjà, lui succède un autre moment tout aussi
éphèmère, et tout aussi insaisissable, tout aussi irrationnel. L'instant fixé par
Bernard Bouin n'est qu'un indice dans un quête d'un universel qui nous conduit vers
l'étrange, l'interrogation,l'insoluble.
Dans ses natures mortes, comme dans ses paysages, dans ses paysages, comme dans ses
scènes d'intérieur, Bernard Bouin pose le sujet dans son univers élémentaire
fondamental, le minéral, le végétal, l'animal, pour mieux
le situer dans sa dimension finie.
Ainsi ses paysages de campagne sont baignés d'une lumière froide et hors du temps,
tandis que ses paysages urbains sont plongés dans l'ombre des nuits tombantes. Les mises
en scène et les contours s'estompent pour dégager une impression d'angoisse étrange et
obsédante. Ses personnages sont immobiles et installés dans l'attente, comme le plan
d'un film qui vient de s'arrêter sur une image. Le figuratif est asbtrait et c'est
l'intemporel qui domine.
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Mais il y a aussi les couleurs qui sont comme des vibrations,
accentuent les apparences. Ses ombres et ses lumières, ses dominantes vertes et
végétales souvent, ocres et chaudes parfois, renforcent l'émotion, le mystère, et la
question angoissante qu'il transmet au spectateur, en le renvoyant à une interrogation
sur lui -même, sur la place de l'homme dans le monde, sur sa solitude, sur son existence,
sur son incommunicabilité, et finalement sur le silence et en effet sur sa finitude.
Au travers l'oeuvre de Bernard Bouin, on perçoit que la querelle des anciens et des
modernes, et celle de la figuration et de l'abstraction n'ont absolument plus de sens. La
représentation chez lui, n'est qu'un moyen, un prétexte, un véhicule pour inciter
l'émotion du spectateur, et le laisser aller de lui même à l'interrogation, à la
réflexion, à l'introspection, et finalement à la rencontre de la réalité de la vie,
et au sens de sa vie .
(LMDA) |
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DANEMARK |
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COPENHAGUE : Ordrupkgaard Museum
Paul Gauguin et l'Impressionisme
... Jusqu'au 20 novembre 2005 |
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Lexposition qui nous est proposée ici
présente près de 80 uvres de lartiste, peintures, sculptures, uvres
graphiques, et céramiques réalisées entre 1875 et 1887, avant qu'il ne quitte l'Europe,
dont plusieurs oeuvres de sa période danoise ( 1884 -1885 ). Elle montre comment
s'est effectuée l'évolution de l'artiste de l'impressionisme vers le symbolisme.
Paul Gauguin (1848-1903 ) entra dans sa carrière de peintre tardivement, à lâge
de 35 ans. En 1873, il a épousé une danoise, Mette Sophie Gad, et c'est Camille Pissarro
qui l'introduit dans le groupe des peintres impressionistes, et qui lui permet de
participer à différentes expositions de 1876 à 1883.
Il s'installe en 1884 au Danemark dans sa belle famille qui accepte mal sa vie d'artiste.
Il est en recherche en effet d'un idéal de vie artistique, d'une vérité morale et
spirituelle.
En 1885, il laisse sa femme et ses quatre
enfants et revient à Paris avec son fils âgé de six ans. Sous l'influence de Cézanne,
il s'oriente progressivement vers une peinture symboliste que l'on verra s'épanouir dans
son oeuvre polynésienne, à Tahiti où il finira ses jours en 1903.
Convaincu que la civilisation occidentale est en
voie de perdition, il sinstalle en Bretagne pour un temps à Pont-Aven, en 1886,
puis y revient en 1888. Il écrit à un ami, Emile Schuffenecker " J'aime la
Bretagne. J'y trouve le sauvage, le primitif. Quand mes sabots résonnent sur le sol de
granit, j'entends le ton sourd, mat et puissant que je cherche en peinture".
Durant l'été de la même année il rencontre Emile Bernard, période charnière et
décisive, avec lequel il travaille et invente une technique baptisée le
"synthétisme". Il s'agit de traiter les sujets de manière à ne pas s'en tenir
à la simple reproduction détaillée des paysages ou des personnages, mais de peindre de
mémoire, pour ne retenir que l'essentiel des scènes selon un assemblage de couleurs
posées par aplats, sans convention de composition ou de perspective. C'est un traitement
symbolique du thème dans une nouvelle expression esthétique qui est recherchée. |

Paul Gauguin
" La famille du peintre dans le jardin
de la Rue Carcel à Paris " ( détail )
1882 Huile sur toile 87 x 114 cm
© Ny Carlsberg Glyptotek - Copenhague.
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Paul Gauguin vers 1889
d'après cliché conservé chez
Mme Huc de Monfreid
© Coll. Part
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Une oeuvre telle que " La Vision du Sermon" concrétise cette période
essentielle dans son oeuvre et qui sera lune des premières étapes de la naissance
de ce que lon appellera ensuite "l art moderne". Ce mode de travail
séduira immédiatement de jeunes peintres tels que Jourdan, Charles Filiger, ou
dautres qui feront évoluer ces recherches, comme Henry Moret, Chamaillard ou
Maufra, ou encore Lacombe et Paul Sérusier, lesquels donneront naissance peu après au
Groupe de Nabis.
(LMDA)
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AUTRICHE |
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VIENNE : Musée de l'Albertina
" Piet Mondrian : rétrospective"
Du 1er avril au 29 juin 2005 |
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Cette rétrospective consacrée à l'artiste
hollandais Piet Mondrian (1872 - 1944) est présentée pour la première fois en Autriche.
Le travail de Mondrian est considéré comme l'illustration typique de l'influence
réciproque du dessin et de la peinture.
Avec plus de 90 peintures et dessins de grand format, l'exposition montre le travail de
celui qui fut l'un des pionniers les plus influents de la peinture
abstraite. Cette grande exposition nous fait découvrir le parcours qui mena l'artiste de
la figuration la plus réaliste, vers 1892 en Hollande à 1914 aux premiers moments de
l'abstraction et du cubisme abstrait
Mondrian qui est entré à l'Académie Nationale des Beaux-Arts d'Amsterdam en 1892, subit
d'abord l'influence de l'Ecole de La Haye, en travaillant la forme, le style, la lumière
et l'espace par des oeuvres naturalistes et des paysages académiques, tel un tableau
"Au Stadhouderskade à Amsterdam " peint en 1898, représentant dans des
tonalités bleues et grises les bords d'un canal .
Piet Mondrian est alors un peintre réaliste très soucieux de représenter la réalité
et la nature dans tous ses aspects, car c'est elle qui permet l'accés aux révélations spirituelles et aux "vérités
supérieures", selon une pensée traditionnelle liée au protestantisme. Natures
mortes et paysages de campagne sont ses sujets dominants, mais il construit à partir de
1897, des oeuvres faites de lignes claires, par l'utilisation qu'il developpe du crayon
noir, de l'aquarelle, de la gouache, dans des dominantes bleues, grises ou brunes, dans
des oeuvres souvent mélancoliques.
A partir de 1904, sa peinture change et les paysages laissent la place à des scènes
d'intérieurs avec l'abandon des tonalités nuancées au profit de longs aplats de
couleurs. Sous l'influence de peintres tels que Cornelius Spoor, Jan Sluyters ou Jan
Toorop, il se tourne progressivement vers le fauvisme comme en témoigne des oeuvres
telles que "Le nuage rouge" de 1907, "Moulin dans la clarté du soleil
"en 1908, ou encore "Dévotion", "Crépuscule", "L'arbre
bleu". Mais il s'interresse aussi au divisionnisme de Signac, dans des oeuvres telles
que "Dunes", ou à un certain expressionnisme de Van Gogh dans une oeuvtre
telle que " Le Pommier en bleu".
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Piet Mondrian :
"Nature morte au pot de gingembre II "
1912 - Huile sur toile 91,5 x 120 cm
© Gemeetemuseum La Haye
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non disponible
Piet Mondrian
dans son atelier ©
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Il poursuit également une réflexion philosophique sur le
rôle de l'artiste, en quête de permanence et d'universel, et considère que l'artiste
doit saisir l'essence des choses, et s'échapper du matérialisme qui conduit à la
simple retranscription ou imitation de la nature, dans les limites de la perception
."
Après des toiles qui célèbrent la couleur, succèdent des uvres dans lesquelles
Mondrian explore avant tout les lignes. "Phare à Westkapelle" réalisé en 1910
fait entrevoir la direction que Mondrian prendra ensuite. «Je trouve vraiment que la
grande ligne est l'élément primordial dans une chose, c'est ensuite que vient la
couleur», dit-il..
Adepte de théosophie, il s'engage dans des compositions fondées sur l'ésotérisme et la
spiritualité tel que dans l'énigmatique triptyque " Evolution" qu'il peint en
1910, qui représente l'évolution de la femme entre la réalité matérielle vers la
vérité mystique. Car Mondrian cherche à faire de sa peinture un langage universel, dont
il considère qu'elle doit rendre compte des réalités essentielles au-delà des
apparences sensibles.
Lors d'une exposition à Amsterdam, en 1912, il découvre le cubisme et décide alors de
s'installer à Paris pour rejoindre le groupe des peintres "cubistes". C'est au
cours de cette période parisienne, entre 1912 et 1914, qu'il passe d'un cubisme figuratif
à un cubisme plus abstrait dans lequel les objets perdent leur fonction figurative pour
ensemble de lignes formelles horizontales et verticales, mêlées aux couleurs primaires
dans un espace à deux dimensions. Il poursuit l'exploration des mêmes thèmes, comme les
arbres et les façades d'immeubles, telles "Pommier en fleur " , en 1912, et
"Composition ovale en plans de couleurs" en 1914."Je sentis que seuls les
cubistes avaient découvert le bon chemin, et pendant longtemps, je fus très influencé
par eux", écrira plus tard Mondrian.
En 1914, il retourne aux Pays-Bas pour l'été, mais la déclaration de la guerre
l'empêche de revenir à Paris.
Il connaît alors une renommée internationale, car il est considéré comme l' inventeur
d'une forme d'art "universelle".
Musée de l'Albertina
(LMDA) |
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ETATS-UNIS |
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WASHINGTON : National Gallery of Art
" Roy Lichtenstein "
... Jusqu'au 24 juillet 2005
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C'est l'une des plus grandes expositions jamais
consacrée à Roy Lichtenstein (1935-1999 ), l'un des artistes majeurs du Pop Art
américain, qui est proposée ici par la National Gallery of Art . Au travers plus de
quatre vingt peintures et dessins, cette retrospective couvre tous le parcours du peintre
américain, depuis ses premières oeuvres, ou ses travaux inspirés des comics américains
jusqu'à ses dernières réalisations beaucoup moins connues du grand public, composées
de paysages, de scènes d'intérieur, de natures mortes ou de nus féminins.
A partir de 1961 Roy Lichtenstein fait sensation dans le monde de l'art aux Etats-Unis,
lui qui avait débuté en peignant des oeuvres qu'il qualifiait lui même d'expressionisme
abstrait, en réalisant des tableaux de grands formats largement inspirés des bandes
dessinées populaires vendues dans les kiosques à journaux au coin des rues, extraits de
certaines publicités, ou reproduisant pour les détouner les personnages de Walt
Disney. Andy Warhol à la même époque de son côté peignait des bouteilles de Coca Cola
ou des boîtes de soupe Campbell. Tous deux représentaient alors cette nouvelle tendance
du Pop Art américain, conduisant les journaux à se demander si l'un et l'autre étaient
des artistes ou des imposteurs.
Les oeuvres de Lichtenstein au cours des années soixante, sont composées de
personnages de bandes dessinées aux traits lisses, comme " Masterpiece" de 1962
ou "In the car " de 1963, ou d'héroïnes aux cheveux blonds et aux lèvres
soulignées de rouge, telle " M-Maybe" de 1965 ou encore de scènes de batailles
aériennes telle " OK Hot Shot" de 1963 et sont concus comme des oeuvres
immédiatement reconnaissables par le plus large public.
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non disponible
Roy Lichtenstein
dans son atelier en 1991 ©
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non disponible
" M - Maybe " - 1965 -
Huile sur toile 152,5 x 152,5 cm
© Musée Ludwig Cologne
© ADAGP - Paris |
Elles sont alors les modèles d'un langage qui
fait le lien au travers la frontière qui sépare le figuratif de l'abstraction : les
visages, les scènes, les couleurs, les formes, les sujets sont chez lui des images
iconiques et ironiques par lesquelles il cherche à s'opposer au cubisme et par lesquelles
il prend distance avec l'art moderne américain et à ses instigateurs que furent Jasper
Johns, Robert Rauschenberg, Claes Oldenburg ou Larry Rivers.
Cette exposition convie le visiteur à découvrir le parcours d'un artiste qui évoluera
ensuite vers des oeuvres apparemment plus sereines composées de scènes
d'intérieur inspirées et faisant référence à Matisse, telle cette huile intitulée
" The dance" de 1974, mais toujours caractérisées par cette représentation de
points et de traits comme dans les bandes dessinées bon marché regardées à la loupe.
Assurément Lichtenstein est un artiste déroutant et rassurant à la fois au travers son
langage froid, neutre et distancié dans un premier abord, mais qui finalement traduit des
émotions intenses et une représentation du monde, de la culture, de la guerre, et des
hommes dans des situations où tout apparait irréel et fictif , comme dans les comics, la
bande dessinée ou les mangas, dans lesquels les lecteurs, les spectateurs, sont plongés
dans le pur l'imaginatif, et où personne ne se sent surtout impliqué.
National Gallery of Art
(LMDA) |
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ETATS-UNIS |
WASHINGTON : National Gallery
" Portraits religieux de Rembrandt "
... Du 30 janvier au 01 mai 2005 |

Rembrandt
" St Matthieu Evangéliste "
Huile sur toile -1661
96 x 81 cm
© Musée du Louvre - Paris
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Cette exposition donne l'occasion unique de
découvrir et d'explorer l'un des aspects les plus fascinants de la carrière artistique
de Rembrandt ( 1606 -1669 ), avec ses portraits religieux peints entre 1650 et le
début des années 1660. Ces oeuvres n'avaient jusqu'alors jamais été présentées dans
leur ensemble en une seule et unique exposition.
Celle -ci permet de saisir non seulement l'évolution de l'artiste dans ses sujets mais
également la puissance évocatrice transcrites dans ces figures religieuses. Plusieurs de
ces portraits dramatiques représentent des apôtres et des évangélistes, mais sont
aussi proposé des portraits du Christ, de la Vierge, des saints et de certains
personnages religieux non identifiés.
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Les hommes et les femmes au travers la puissance de leur images,
évoquent également la profondeur spirituelle intérieure et leur charge émotionnelle et
religieuse.
Rembrandt a peint un nombre relativement important de portraits religieux, selon une
variété d'interprétations et de transcriptions de leurs existences telles qu'elles
étaient connues à l'époque de l'artiste.
La juxtaposition de ces portraits dans cette présentation peut soulever des
questions quant à leurs sujets ou à leurs rapports entre les uns et les autres,
mais posent également dans un sens plus large, et plus purement artistique, sur la valeur
que Rembrandt leur attribuait, ce qui rend cette exposition passionnante à plus d'un
titre
National Gallery
(LMDA) |
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ITALIE |
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ROME : Museo del Corso
" Kazimir Malévitch"
... Jusqu'au 17 juillet 2005 |
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Cette rétrospective consacrée au peintre russe Kazimir Malevitch (1878-1935), constitue
l'une des plus importantes expositions jamais organisées hors de Russie sur cet artiste
de l'avant-garde russe.
Toutes les oeuvres rassemblées, en provenance pour la plupart du Musée d'Etat de Saint
Petersbourg, permettent de mieux connaître le parcours de ce peintre, qui fût contraint
de modifier les dates de ses oeuvres pour essayer d'échapper à la censure communiste et
stalinienne.
Malevitch qui a participé aux premiers moments de la révolution russe en 1905 est un
peintre engagé, qui se met au service de la révolution. Ses premiers tableaux
figuratifs, inspirés de la vie paysanne, et marqués par l'expressionnisme, le fauvisme,
et le cubisme, sont des hymnes à l'homme et à l'humanité.
A partir de 1915, il s'engage dans l'art abstrait. Il présente pour la première fois en
1915 à Saint Petersbourg, dans une exposition intitulée "0,10", qui fait
scandale, des tableaux composés de multiples formes géométriques sur des fonds
blancs, et invente le "suprématisme", qu'il expose dans un manifeste, dans
lequel il écrit que le primat en tout est l'émotion, et que celle-ci doit être au
dessus de toute autre considération artistique, et hors même de la réalité.
Son oeuvre la plus "radicale " est " Carré Noir sur Fond blanc",
peinte en 1913 qui est une rupture totale, voire nihiliste avec l'art ancien, qu'il ne
considère être que des reproductions de la nature. L'art pour lui n'a d'autre fin que
son propre but, à partir de ses propres formes, de ses propres matières, de ses propres
couleurs.
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non disponible
Kasimir Malévitch :
" Le Bûcheron " 1912
Huile sur toile 95 x 71cm.
© Stedelijk Museum Amsterdam
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non disponible
Kasimir Malévitch :
" Carré noir sur fond blanc " 1913
Huile sur toile 109 x 109 cm.
© Musée National Russe
St Pétersbourg
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Elu député au soviet de Moscou en 1917, et Directeur de
l'Institut d'Etat pour les arts à Léningrad en 1924, il poursuit des recherches qui
viennent s'opposer aux principes du réalisme socialiste. Son institut est fermé en 1929,
et il est même emprisonné pendant quelques mois, en 1930. Pour ne pas être condamné au
reproche d'anticonformiste, il antidate ses tableaux de sa dernière période, à partir
de 1920 où il revient au figuratif, pour faire croire aux autorités, qu'en fait il est
toujours resté proche de la peinture figurative, même dans ses périodes abstraites
Cette exposition nous fait découvrir des tableaux, des dessins, des objets, et des
esquisses d'architectures qui présentent toutes les facettes de cette oeuvre en quête
d'absolu, mieux connue depuis les années de la perestroïka, du fait que ses oeuvres
avaient pour une partie été reléguées dans les réserves des musées soviétiques
Museo del Corso
(LMDA) |
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