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EXPOSITIONS PASSEES
PARIS & ILE DE FRANCE
Année 2004 |
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PARIS : Musée du Montparnasse
" Voyages dans l'intimité de l'Ecole de Paris
"
Du 28 avril au 17 octobre 2004 |
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En 1925, le célèbre critique d'art du Figaro, André Warnod emploie pour la première
fois l'expression " Ecole de Paris", pour désigner les artistes de Montmartre
et du Montparnasse du début du XXème siècle, passés depuis à la postérité.
Cette exposition a pour objet de nous livrer les souvenirs de cette époque faste de
l'histoire de l'art, vécue dans l'intimité
des peintres tels que Chagall, Foujita, Pascin, Picasso, Utrillo, Survage, Soutine,
Valadon, Van Dongen, Utrillo, Zadkine, Cargallo, et dans celle des écrivains de l'époque
Apollinaire, Carco, Dorgelès, Max Jacob, Mac
Orlan, André Salmon, tous amis d'André Warnod, et dont Jeanine Warnod, sa fille, nous
offre ici la possibilité de découvrir les nombreuses oeuvres de jeunesse, rares et
souvent inconnues, acquises ou recueillies par son père, et de nombreux documents,
lettres et photos conservés par lui jusqu'à sa mort en 1960.
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non disponible
Jules Pascin
" Portrait de Jeanine" 1924
Huile sur toile 92 x 73 cm
© DR
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Cette superbe exposition nous retrace au
travers de nombreuses peintures, sculptures, dessins et gravures, - 130 oeuvres au total
-, dune cinquantaine dartistes de lEcole de Paris, du
Bateau-Lavoir à Montparnasse, lambiance de cette belle époque où la fête
était le mode de vie des artistes, et le moyen d'oublier les vicissitudes et
ladversité, accompagnée d'un fond musical des années vingt, agrémentés
d'audiovisuels sur Chagall, Pascin ou Foujita .
C'est ainsi que l'on peut découvrir des oeuvres
rares et dédicacées à André Warnod lui même ou à Jeanine la " petite fiancée
" de Francis Carco, mais également des oeuvres provenant des familles des artistes,
de collections privées ou encore de quelques musées, telles : Kees van Dongen " La
Femme au Chapeau" de 1905, Chagall, esquisse pour " Paris à travers ma
fenêtre" de 1913, Foujita " Les deux amies Youki et Mado" de 1930, Pascin
" Portrait de Jeanine" de 1924, Picasso " Homme assis " de 1914,
" Soutine " Les Harengs " de 1915, Utrillo " Eglise du Loiret"
1921, Braque " Oiseau noir sur fond bleu " de 1954 , et de multiples autres.
Le livre de Jeanine Warnod intitulé " l'Ecole de Paris" publié à cette
occasion aux Editions Arcadia, constitue un hommage à son père et à sa mère qui
étaient également tous deux peintres, et nous offre une véritable voyage un siècle
plus tôt dans la mémoire et dans l'intimité de ces immenses artistes qu'elle a pu
cotoyer enfant, faisant d'elle aujourd'hui l'un des derniers témoins vivants des années
les plus riches de l'art du XXème siècle.
( LMDA) |
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PARIS : Musée d'Orsay
" Johan Barthold Jongkind "
Du 8 juin au 20 septembre 2004 |
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Né à Lattrop aux Pays-Bas, le
peintre hollandais Johan Barthold Jongkind (1819-1891), est reconnu et considéré
par les impressionistes français eux- mêmes, comme le maître et le précurseur de l'art
et de la technique qui a fait naître l'école impressionniste.
Cette rétrospective qui rassemble
plus de 80 oeuvres, dessins, aquarelles, et peintures, montre l'importance de ce peintre assez peu connu, qui a passé pourtant une grande partie de sa vie en
France, et dont l'oeuvre fait le lien entre le paysage hollandais du XVIIème et la
peinture de paysage du XIXème siècle, et dont on peut en effet affirmer qu'il est le
précurseur de l'impressionisme.
Johan Barthold Jongkind a appris la tradition de la peinture de paysages en Hollande
avec le peintre Andreas Schelfhout à La Haye. Il peint la campagne de son pays
natal, mais aussi, la ville de Rotterdam, de La Haye, les ports, les quais, les canaux,
les moulins les rues, les maisons, dans des peintures qui traduisent son attachement à la
tradition, au travers ses compositions, son style et une lumière toute particulière qui
émane de tous ses tableaux de jeunesse. |

Johan Barthold Jongkind
22 Octobre 1876
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Johan Barthold Jongkind
" Le Pont Royal vu du Quai d'Orsay "
( Détail) 1852 - huile sur toile 27 x 41 cm
© Musée Salies Bagnères de Bigorre
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Il arrive à Paris en 1846, où il continue sa formation avec le peintre Eugène Isabey.
Il peint Paris et la Seine, en continuant à souligner l'attrait qu'il a pour la lumière,
les clairs de lune, les couchers de soleil, les effets de l'ombre. Le critique Louis de
Fourcaud dira que "l'avenir le nommera, entre Corot et Monet, comme le trait d'union
entre deux époques". Le choix des points
de vue, le sens aigu des premiers plans et des détails, évoquent en effet Corot.
Jongkind séjourne à diverses
reprises sur la côte normande, au Havre, à Honfleur, à Trouville où il rencontre
Boudin et Monet, lequel dira plus tard "Il fut mon vrai maître et c'est à lui que
je dois l'éducation définitive de mon oeil ". Une exposition en 1850 -1851
avec la présentation de " Vue du port d'Honfleur ", le fera connaître en France, et dès 1863, on parlera de la peinture si
particulière et des "impressions" de Jongkind. Emile Zola qui l'admirait, dira de sa peinture
:"On dirait des ébauches jetées à la hâte, par crainte de laisser échapper
l'impression première".
Paul Signac dira également de lui qui aura été le premier à répudier la
teinte plate, à morceller la couleur, à fractionner la touche à l'infini, pour
obtenir les colorations les plus rares avec des combinaisons multiples ou presque
pures..
Johan Barthold Jongkind fera un dernier séjour en Hollande en 1869, avant de revenir en
France pour s'installer près de Grenoble, à la Côte-Saint-André, où il est décède
en 1891.
(LMDA) |
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PARIS : Musée Jacquemart André
" Par amour de l'art : la collection
Jacquemart-André "
Du 30 mars au 15 août 2004 |
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Nélie Jacquemart (1844-1912) et Edouard André
(1833-1894), banquier et mécène, couple passionnés d'art classique,
décident en 1892 de transformer leur Hôtel Particulier construit en 1871, en un Musée,
pour l'amour qu'ils portent tous deux pour l'art du XVIIIème siècle.
Tout au long de leur vie, et au fil de leurs voyages, ils achètent et rassemblent pour
leur beauté, et pour l'émotion qu'elles leurs inspirent un nombre d'oeuvres
exceptionnelles, de la période allant de la Renaissance à la fin du XVIIIème siècle.
Leur rêve est de faire un musée pour présenter leurs collections de peintures et
d'objets qu'ils ont ramenés à chaque retour de voyages.
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Edouard André meurt deux ans après la création de leur
"Musée Italien", mais Nélie Jacquemart décide de continuer le travail qu'ils
ont commencés ensemble, et poursuit les acquisitions pour faire connaître les arts
classiques de l' Italie en France, peintures, sculptures, objets, mobiliers, pour lesquels
elle voue une admiration totale, mais également pour les arts orientaux et indiens.
C'est une exposition exceptionnelle, dans la meseure où plus des deux tiers des oeuvres
ne sont pas exposées habituellement dans le cadre de l'exposition permanente du Musée.
Il s'agit cette fois ci de rendre hommage à l'esprit novateur de Nélie Jacquemart et
Edouard André, en présentant pour la première fois une grande partie des chefs d'oeuvre
qu'ils ont su rassembler, selon une présentation imaginée par eux, et dans le cadre
même
de leur résidence de l'époque.
L'exposition s'ouvre sur les portraits d'Edouard André et de Nélie Jacquemart, peints
par cette dernière, qui était également une artiste et portraitiste, au centre d'un
ensemble d'objets qui se rattachent à leur histoire et à leur rencontre en 1872.
Une seconde salle, est consacrée au choix d'oeuvres du XVème siècle, choisies par
Nélie qui témoigne de son interêt pour le Quattrocento, avec la présentation en
particulier d'une rare "Vierge à l'Enfant" d'un artiste français anonyme du
XIVème, ou encore de la fameuse Allégorie de la Chasteté " de Hans Memling, peinte
par le Maître Flamand vers 1480.
Une troisième salle est consacrée à la période préférée d'Edouard André, et à une
présentation d'oeuvres de la Renaissance Francaise, avec en particulier des portraits
d'hommes peints par Corneille de Lyon.
Une salle présente le " Grand Siècle" avec des pièces du mobilier royal, une
pièce de cabinet attribuée à Golle de la fin XVIIème, le bureau de Louis XV, des
dessins de Watteau.
Une dernière salle évoque aussi le goût pour l'Orient de Nélie Jacquemart, avec des
tapis ottomans, des manuscrits persans, des miroirs afghans collectés essentiellement par
elle après 1894, lors de ses voyages en Turquie, en Syrie, et en Egypte.
Illustration : Nélie Jacquemart : " Autoportrait " -
1880 - Huile sur toile
© Coll. Jacquemart-André |
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PARIS : Musée
du Luxembourg
" Moi. Autoportraits du XXème siècle"
Du 31 mars au 25 juillet 2004 |

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non disponible
Norman Rockwell :
" Autoportrait en triple " (détail) - 1960 -
Huile sur toile
© SEPS Curtis Publishing Indianapolis -
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Le Musée du Luxembourg renoue par cette
exposition avec son histoire, celui qui fût le premier musée des artistes vivants. En
hommage à Marie de Médicis qui a été la première occupante des lieux, passionnée par
l'art de son époque Renaissance, mais également en rapport avec le Musée qui fût de
1818 à 1937 le premier à exposer des artistes contemporains et vivants et a été
donc le premier musée d'art moderne.
Ce sont ainsi plus de cent cinquante oeuvres
d'artistes de l'art moderne qui sont réunis dans cette importante exposition, en
commençant par des oeuvres du début du XXème siècle, jusqu'à l'art d'aujourd'hui,
mettant en évidence autour du thème de l'autoportrait, l'incroyable diversité des
modèles esthétiques par lesquels les artistes se représentent, et se sont représentés
depuis un siècle.
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De multiples artistes sont présents ainsi dans cette généreuse exposition, au travers
de nombreuses oeuvres en provenance de multiples musées d'art moderne ou de collections
privées. C'est ainsi que l'on découvre des autoportraits de Picasso, Vlaminck, Vuillard,
Giacometti, Fernand Léger, Frida Kalho, Baselitz, Bernard Buffet, Derain, Malevitch,
Mondrian, Max Ernst, Van Dongen, Henry Moore, Keith Hharing, Matisse, Rockwell, et de
multiples artistes qui ont cédé au genre le plus troublant de la peinture européenne,
celui de l'autoportrait, comme manifestation, ou témoignage de l'individu, dans son acte
d'affirmation de soi, de revendication à l'être et à l'intégrité de soi face aux
troubles du monde et de l'histoire.
Cette exposition, totalement foisonnante par la nature de son sujet, fait place à une
multitude d'écoles, de tendances, et de représentations artistiques, et laisse place à
toutes les éventualités des expressions de soi des artistes : des autoportaits
abstraits, des autoportatits à l'envers ou de dos, en miroir, avec un masque, des
autoportraits peints avec des décalages chronologiques de dizaines d'années plus tard,
jusqu'à un autoportrait posthume.
Cette exposition passionnante permet ainsi non seulement d'imaginer l'influence de ce qu'a
été la psychanalyse dans l'histoire du XXème siècle, comme science et conscience de
l'identité de soi, mais permet dans les oeuvres d'une telle diversité d'artistes, de
voir comment ceux-ci expriment leur propre nature, leur "qui-suis-je", et
cherchent à manifester picturalement leur propre identité aux autres, comme peut
chercher à le faire tout individu, de toute autre manière et tout autant légitimement,
dans tous les autres domaines de sa vie personnelle.
(LMDA) |
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PARIS : Musée des Lettres et
Manuscrits
" Inauguration"
A partir du 18 juin 2004 |

Musée des Lettres et
Manuscrits
Vitrines des personnages célèbres |
Un nouveau musée vient d'ouvrir ses portes à Paris
au coeur du Quartier Latin. A l'initiative de l'Académie Internationale des Arts et
Collections, ce Musée des Lettres et Manuscrits a pour vocation de présenter des
manuscrits, lettres, et documents, ayant eu une importance historique, politique,
culturelle, scientifique ou de toute autre nature au cours de l'histoire de notre pays, ou
touchant aux faits et évènements de l'histoire de l'humanité. Elle a également pour
objet de promouvoir des collections publiques ou privées, de valoriser cette pratique
artistique et historique qui est celle de la conservation des documents et des manuscrits
marquants, tout en permettant également l'expertise des pièces et la présentation au
public des ces lettres et manuscrits tout aussi précieux et uniques, qu'essentiels à la
connaissance et aux arts.
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C'est ainsi que plus de 2000 lettres historiques et inestimables
peuvent être découvertes par le public, comme le fameux manuscrit d'Einstein, conduisant
à la découverte de la théorie de la relativité, ou l'annonce secrète du cessez-le-feu
de la seconde guerre mondiale signée par le Président Eisenhower, ou encore l'une des
rares partitions de Mozart, mais aussi des manuscrits de philosphes et écrivains tels que
Descartes, de Voltaire, Goethe, Baudelaire, Georges Sand , Tolstoï, Zola, Verlaine,
Cocteau, Céline, Sartre, Camus. Le public peut découvrir également les partitions
manuscrites de Beethoven, Chopin, Wagner, Saint Saens, Debussy, Ravel, Stravinsky, les
lettres de Courbet, Manet, Pissarro, Monet, Gauguin, Matisse, Van Dongen, Chagall,
Magritte, Balthus, les écrits de Newton, Pasteur, Freud, Marie Curie, des documents
historiques signés de Francois 1er, Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Marie
Antoinette, Robespierre, Talleyrand, Napoléon 1er, mais aussi
de Jaurès, Churchill, De Gaulle, Trostsky, Gandhi, Roosevelt, Kennedy, etc...
Par la suite, le Musée proposera des expositions temporaires et thématiques pour
présenter des pièces inédites, rarissimes, et uniques, en provenance de collections
privées ou publiques, ainsi que des manifestations autour de l'écriture, du manuscrit,
du dessin et du livre.
(LMDA) |
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PARIS : Institut Néerlandais
" Jongkind intime "
Du 02 juin au 18 juillet 2003 |

Johan Barthold Jongkind
" Autoportrait "
1850 - graphite et aquarelle 20,5 x 17 cm
© Musée du Louvre Paris
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Dans le cadre de l'actualité
liée à l'exposition consacrée au peintre hollandais Johan Barthold Jongkind (1819-1891)
au Musée d'Orsay, l'Institut Néerlandais présente un
" Jongkind intime ", avec la réunion d'un ensemble important d'aquarelles,
d'eaux fortes, de dessins, de lettres et de documents en provenance essentiellement de la
Collection Frits Lugt.
Johan Barthold Jongkind a été considéré par les peintres impressionistes
français eux- mêmes, comme le maître et le précurseur de l'impressionisme.
Cette exposition, simultanément
à celle du Musée d'Orsay montre
l'importance de ce peintre peu connu, qui a passé pourtant une grande partie de sa vie
en France, et dont l'oeuvre fait le lien entre le paysage hollandais du XVIIème et la
peinture de paysage du XIXème siècle. |
Johan Barthold Jongkind a appris la tradition de la peinture de paysages en Hollande
avec le peintre Andreas Schelfhout à La Haye. Il peint la campagne de son pays
natal, mais aussi, la ville de Rotterdam, de La Haye, les ports, les quais, les canaux,
les moulins les rues, les maisons, dans des peintures qui traduisent son attachement à la
tradition, au travers ses compositions, son style et une lumière toute particulière qui
émane de tous ses tableaux de jeunesse.
ll arrive à Paris en 1846, où il continue sa formation avec le peintre Eugène Isabey.
Il peint Paris et la Seine, en continuant à souligner l'attrait qu'il a pour la lumière,
les clairs de lune, les couchers de soleil, les effets de l'ombre.
Jongkind séjourne à diverses
reprises sur la côte normande, au Havre, à Honfleur, à Trouville où il rencontre
Boudin et Monet, lequel dira plus tard "Il fut mon vrai maître et c'est à lui que
je dois l'éducation définitive de mon oeil ". Une exposition en 1850 -1851
avec la présentation de " Vue du port d'Honfleur ", le fera connaître en France, et dès 1863, on parlera de la peinture si
particulière et des "impressions" de Jongkind. Emile Zola qui l'admirait, dira de sa peinture
:"On dirait des ébauches jetées à la hâte, par crainte de laisser échapper
l'impression première".
Paul Signac dira également de lui qui aura été le premier à répudier la
teinte plate, à morceller la couleur, à fractionner la touche à l'infini, pour
obtenir les colorations les plus rares avec des combinaisons multiples ou presque
pures..
Johan Barthold Jongkind fera un dernier séjour en Hollande en 1869, avant de revenir en
France pour s'installer près de Grenoble, à la Côte-Saint-André, où il est décède
en 1891.
(LMDA)
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PARIS : Musée
Maillol - Fondation Dina Verny
" Francis Bacon. Le Sacré et le Profane "
Du 07 avril au 30 juin 2004 |
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Cette exposition consacrée à
l'oeuvre de Francis Bacon montre l'énigmatique et le dérangeant qui réside dans
l'esthétique du grand peintre anglais au travers les motifs obsessionnels qui ont été
les siens, dont les multiples variations faites sur le thème de la crucifixion ou du
portrait du pape Innocent X, ou encore celles de la scène de l'homme seul dans une pièce
vide.
Pourtant profondément athée, Francis Bacon peint autant les scènes mythiques que celles
très banales de la vie quotidienne, avec une interprétation symbolique et quasi
mystiques lourde de valeurs chrétiennes, mais profondément dérangeante par le
traitement pictural qu'il en produit.
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non disponible
Francis Bacon : " Etude pour une
crucifixion " - panneau droit tryptique - 1962 - Huile sur toile 198 x 145 cm
© Solomon R. Guggenheim Museum - New York © ADAGP, Paris
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Les représentations des crucifixions et des papes, celles des
hommes isolés dans des cages, des femmes clouées au lit par des seringues, mettent en
évidence une oeuvre plus que torturée.
Les scènes sont répétées de multiples fois jusqu'à ce qu'elles transforment pour
devenir autre chose : quartiers de viandes sanglants, animaux menaçants, anatomies
difformes dans une mouvance qui du sacré au profane exprime une douleur fondamentale et
profonde chez l'artiste, une ambivalence de la négation, de l'angoisse, du déchirement
au travers la réalité vivante de l'être humain.
L'oeuvre de Francis Bacon touche au déchirement, et porte l'assertion
d'André Breton " la beauté sera convulsive ou ne sera pas " comme un principe
fondamental, qui peut aller jusqu'au scandale, d'une réalité des corps et des chairs
données déformées, pour exprimer leur matière charnelle, leur élasticité, leur
chaleur, leur couleur, qui sont pour Bacon les expressions significatives de la vie.
On sait que Bacon est mort en quittant un atelier envahi d'un désordre
indescriptible, mais avec une multitudes de livres médicaux, de planches anatomiques, de
traités de médecine, d'ouvrages de physiologie et d'anatomie, qui trahissent l'obsession
qui fut la sienne au travers son oeuvre, davantage, que celui de la réalité
humaine, celui de la matérialité concrète et triviale de sa chair, de la chair sous
toutes ses formes, dans ses palpitations, ses mouvements, ses déformations, ses
convulsions.
Illustration : Francis Bacon : " Etude
pour une crucifixion " - panneau droit tryptique - 1962 -
Huile sur toile 198 x 145 cm © Solomon R. Guggenheim Museum - New York © ADAGP,
Paris
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PARIS : Centre Pompidou
"Joan Miró : 1917-1934- La naissance du monde"
Du 03 mars au 28 juin 2004 |

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non disponible
Joan Miró : " Peinture d'après
collage " - 1933
- Huile sur toile 130 x 162 cm
© Coll. Fondation Joan Miró Barcelone © ADAGP, Paris
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C'est à un parcours chronologique de l'oeuvre de
Joan Miró que cette exposition convie le visiteur durant cette période de 1917 à 1934,
pendant laquelle l'artiste catalan ne cessera d'aller et venir entre sa retraite de
Montroig en Espagne et Paris, dans ces années là, capitale de la littérature et des
arts.
Le sous-titre de l'exposition porte le sous-titre de l'une des plus grandes toiles de
l'artiste, datant de l'année 1925 : "La Naissance du Monde", appartenant au
Museum of Modern Art de New York, pour révèler le contenu et les voies du nouveau
langage esthétique et plastique d'un artiste partagé entre le surréalisme et
l'abstraction, entre la poésie et la métaphore, entre l'innocence et l'audace.
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Elle permet aussi de mesurer comment le langage pictural de Joan
Miró a pu se construire au travers ses contacts et ses amitiés avec les poètes Pierre
Reverdy, Tristan Tzara, Georges Limbour, Robert Desnos ou Michel Leiris, mais aussi avec
des artistes surréalistes tels qu'André Masson, Max Ernst, Hans Arp, ou encore Alexandre
Calder.
Elle élève l'oeuvre de l'artiste au niveau des oeuvres de Picasso ou de Matisse, mais
davantage encore auprès de celle de Klee ou de Kandinsky, dont Miró est totalement
admiratif dans ces années-là.
Cette présentation permet également au travers le parcours de ces années là, de
découvrir la complexité du peintre, et de son oeuvre faite de multiples influences, d'un
bouillonnement et d'une effervescente, qui va d'un monde fait de pictogrammes et de signes
métaphoriques colorés, envahissant la surface de la toile , jusqu'à des surfaces
quasiment vides ou maculées de quelques taches sur lesquelles voguent des figures
fantômes.
Du "stade enfantin" d'un univers innocent décrit par André Breton jusqu'aux
"caractères troubles" des espaces peints par Miró, selon Michel Leiris ou
Georges Bataille, on se dirige ensuite, vers une oeuvre dont la surface plane se voit
également transformée par des collages, et l'application et l' intrusion de différents
matériaux dans la peinture, par laquelle l'artiste fait acte d'audace une nouvelle fois,
sans cesse à la recherche de ce que l'on pourrait qualifier de retours aux origines de
l'enfance et de l'humanité à la fois.
Illustration : Joan Miró : "
Peinture d'après collage " - 1933 - Huile sur toile 130 x 162 cm
© Coll. Fondation Joan Miró Barcelone ©
ADAGP, Paris
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CHAMPIGNY SUR MARNE : Quai Victor Hugo
" Willy Ronis"
Du 1er mai au 31 mai 2004 |
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Les premiers regards de Willy Ronis sur les bords de Marne furent
professionnels. " Si je remonte dans le temps, j'avais eu la commande d'un reportage
sur les guinguettes. C'est comme ça que je suis allé sur les bords de la Marne avec ma
moto, comme ça, au hasard. Quand on ne connait pas le coin, c'est absolument
ébouriffant, avec la boucle de la Marne à Champigny. Tout à coup, on traverse, on
trouve la Marne, et on ne comprend pas pourquoi" .
Puis il y retourne après la Libération, très attaché à developper ses archives sur
les loisirs à Paris et dans ses environs, avec une joie de vivre quasi générale. "
On sortait de l' Occupation. Il y avait un souffle et un enthousiasme lié à ce que nous
avions retrouvé la liberté. Et cela se sentait dans la vie quotidienne, malgré les
difficultés... et en 58, ce n'était pas encore dissipé, on croyait encore à une vie
sans souci majeur ".
A la demande d'Edmonde Charles-Roux, alors rédactrice en chef de Vogue, il
réalise en 1957-58 des photographies de mode, en extérieurs. Un aspect méconnu du
travail de Willy Ronis, que l'on retrouve dans cette expostion et dans un livre publié à
l'occasion : "le Val et les bords de Marne" - photos de Willy Ronis, textes de
Christian Sorg aux Editions Terre Bleue et Arcadia. |

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Willy Ronis
" L'Ile Brise-Pain " - 1938 -
© Coll. Part. © ADAGP - Paris
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Au fil des années, c'est un lien très intime qui se tisse entre sa vie et
ces endroits devenus familiers. L'objectif de Willy Ronis fixe le temps et ses mouvements.
La société évolue plus vite que ces lieux qui semblent résister à l'inconstance des
hommes. La voiture entraîne les parisiens plus loin, les guinguettes sont un temps
boudées, puis vite réaproppriées.
Willy Ronis quitte Paris pendant plusieurs années, puis y revient en 1983. Les photos
réalisées jusqu'à la fin des années 80, souvent lors de longues promenades avec
son épouse, révèlent des déjeuners sous les platanes, des clins d'oeil à Prévert,
une douceur de vivre et une nature magnifique où l'on revient toujours.
Toujours l'oeil vif et la mémoire de toute sa vie, Willy Ronis, bientôt 94 ans, revient
ainsi par cette exposition de 40 photographies en grand format prises au cours des
années 30, à ses premières amours photographiques : celles des dimanches heureux sur
les bords de la Marne, et des jours d'été s'écoulant lentement au rythme de la
fluidité et des vaguelettes du fleuve, tout souci oublié, dans le bonheur paisible d'un
soleil caressant les visages rieurs, ou dans celui d'une partie de pêche entre amis. |
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VERSAILLES : Musée du Château
de Versailles
"K'ang-Hi, Empereur de Chine ,1662-1722
La Cité Interdite à Versailles "
Du 28 janvier au 09 mai 2004 |

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Cette exposition raconte l'histoire de K'ang-Hi ou Kangxi, le deuxième souverain
de l'empire manchou de la dynastie des Qing, qui régna de 1662 à 1722 sur la Cité
Interdite, à l'époque ou Louix XIV, régnait lui de 1643 à 1715, sur son Royaume de
France.
K'ang-Hi aimait les lettres et s'imposait de tracer
chaque jour mille caractères de calligraphie. Il était aussi amateur de mathématiques,
de sciences, d'astronomie, tandis que Louis XIV était un admirateur des arts. Ils
auraient pu se rencontrer, lorqu'en 1685 Louis XIV, mandate des missionnaires en Chine,
pour mieux connaître ce pays, et tenter d'étendre le rayonnement de la France et du
christianisme à l'autre bout du monde.
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Les pères jésuites ainsi que les mathématiciens, envoyés en
Chine par Louis XIV, qui étaient venus avec des cadeaux tels que clepsydre, sextant,
sphère armillaire, cartes géographiques, sont placés sous la protection de l'empereur
Kangxi, et enseignent là bas l'arithmétique, la géométrie, la philosophie. Les pères
jésuites se voient confiés par l'empereur
chinois, la charge de réaliser un atlas de la Chine, peut être pour le besoin de ses
conquêtes.
lls sont chargés également de réaliser un "Dictionnaire de l'ère Kangxi",
répertoriant les quelques 42.000 caractères de la langue chinoise et le Gujin Tushi
Jicheng, "Somme des livres et des illustrations d'hier et d'aujourd'hui ", avec
10.000 chapitres organisés en 32 rubriques".
Ce sont près de 350 objets - dont 200 provenant de la Cité Interdite, qui, présentés
ici pour la première fois en Occident - illustrent et montrent que
l'"Empereur éclairé" était en fait tout aussi enclin aux arts que le
"Roi-Soleil", l'était aux sciences.
Bronzes, armures, céramiques, tapisseries témoignent aussi des fastes de la Cité
Interdite, et illustrent le portrait et la majesté du souverain chinois, avec son trône
en bois de santal incrusté de nacre, ses costumes de cour brodés, ses statuettes, ses
coupes, ses brûle-parfums.
De multiples tableaux et pinceaux à manche de porcelaine ou de bambou, pierres à
encre ornées de motifs de dragons, soulignet le goût det l'interêt de l'empereur pour
la calligraphie.
Au centre de l'exposition, des rouleaux de soie peinte détaillent les scènes du
retour du "Voyage dans le Sud de Kangxi", par le peintre Wang Hui avec le grand
défilé où se succèdent musiciens, archers, porte-étendards, cavaliers, éléphants,
jusqu'à la résidence de l'empereur.
Un autre rouleau de soie célébre les 60 ans de règne de Kangxi, et peint la foule
bigarrée de Pékin, de ses quartiers, ses cortèges, ses jeux, ses occupations. Un
témoignage unique de la vie quotidienne dans la Chine des Qing, montré pour la première
fois au public français. Un extraordinaire paravent en laque de Coromandel, illustre
aussi la prise de l'île de Nan Ngao en face du port de Swatow.
L'ensemble permet de mettre en relief la richesse des relations entrevues par les deux
souverains K'ang-Hi et Louis XIV,
qui se connaissaient de réputation par la magnificence de leurs cours, par
les échanges et les influences dont témoignent les objets présents ici, relations entre
les deux pays qui s'achèvent alors avec la mort de Louis XIV en 1715.
Illustration : rouleau représentant le
monarque K'ang-Hi calligraphiant
- peinture sur soie -
© Coll. Palace Museum Beijing - Chine |
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PARIS : Musée
Maillol - Fondation Dina Verny
" Fernando Botero "
Jusqu'au 15 mars 2004 |
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Les nombreux admirateurs de Fernando Botero peuvent retrouver les thèmes de prédilection
de l'artiste colombien dans le cadre ce cette très belle exposition du Musée Maillol,
avec la présentation d'oeuvres récentes, natures mortes, scènes de pique-nique, de
tauromachie, de maisons closes, de fêtes, mais également de sujets d'actualité, comme
celui de la violence dans son pays, des scènes d'enterrement, de massacres ou de
cadavres.
Les oeuvres présentées couvrent ainsi les cinq dernières années de son travail et
n'ont pour la plupart encore jamais été présentées dans une exposition publique. Ce
sont plus d'une centaine d'oeuvres qui ont été réunies, avec de nombreuses peintures,
des aquarelles et des dessins. Depuis l'exposition de ses sculptures monumentales sur les
Champs-Elysées en 1992, aucune exposition n'avait permis de découvrir à Paris, l'autre
partie majeure de l'oeuvre de l'artiste de Medellin, la peinture, alors qu'il avait
débuté et s'était fait d'abord connaître comme peintre au début des années 1950.
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Fernando Botero : " Danseuse à
la barre " - 2001 -
Huile sur toile 164 x 115 cm
© Coll. Part.
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Fernando Botero qui se définit comme un peintre réaliste post-abstrait est
âgé de 71 ans. Son oeuvre est souvent comparée à l'oeuvre littéraire de l'écrivain
Mario Vargas Llosa, avec qui il partage une vision réaliste marquée par une
dimension baroque de celle -ci et une inspiration puisée dans les racines de l'art
précolombien. Qu'il peigne des nus, des ballerines, des corridas, ou toute autre scène,
il y a une rhétorique caricaturale, et burlesque, dans son oeuvre qui surprend,
interpelle et conduit à l'interrogation. En revisitant toutes les proportions, Botero
transforme ce qu'il voit, moins par singularité, que par une révolte propre à ses
convictions sur le devenir du monde.
"Aujourd'hui, dit-il, les gens aiment la déformation des corps que j'ai inventée.
Cette rébellion est la forme la plus importante dans mon travail d'artiste et chaque
artiste vient pour faire quelque chose de différent (...). Mon existence, c'est la forme,
la couleur qui sont le produit de mes convictions. Si je changeais, ce serait une pure
superficialité".
Illustration : Fernando Botero : " Danseuse à la barre " - 2001 - Huile sur toile 164 x 115 cm
© Coll. Part. |
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BOULOGNE : Musée Albert Kahn
" Lumière sur la couleur : 1903 - 2003 "
Du 13 octobre au 29 février 2004 |
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A l'occasion du 100ème anniversaire du
dépôt de la première demande de brevet des Frères Lumière sur l'autochrome le 17
décembre 1903, le Musée Albert Kahn dont les collections sont riches de 72000 plaques
autochromes, présente cette exposition consacrée à l'histoire, à la technique et à
l'application de ce premier procédé industriel de reproduction de la couleur.
Il aura fallu 34 ans aux frères lumière pour trouver une réponse industrielle à la
solution de la photographie des couleurs présentée, épreuves à l'appui, par Louis
Ducos du Hauron en 1869.
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La plaque autochrome mise au point par Louis
Lumière et présentée à l'Académie de Sciences le 30 mai 1904, apporte une réponse au
problème délicat de la reproduction des couleurs par la photographie. Elle est
fabriquée à l'usine Lumière et commercialisée à partir de 1907. Ce procédé fait
suite aux recherches de Louis Ducos du Hauron, et Charles Cros, pionners de la
photochromie à la fin du XIXème. La solution associe à l'époqiue sur un support unique
un film noir et blanc et une mosaïque trichrome constituée de grains microscopiques de
fécule de pomme de terre colorés alternativement en violet, vert et orangé. La plaque
autochrome a véu environ 40 ans.
De l'espérience du prisme de Newton aux travaux de Chevreul qui publie en 1839 " De
la loi du contraste simultané des couleurs et de l'assortiment des objets colorés",
on arrive aux techniques modernes, comme la télévision, le polaroïd, et les techniques
actuelles de la vision de l'image tout en rejoignant dans leur quête les pionniers de la
photographie, qui, comme Niepce et Daguerre, auraient tant voulu obtenir la couleur.
Illustration : Auguste et Louis Lumière : 1906 - Plaque autochrome - © Coll.
Part. |
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PARIS : Musée
du Luxembourg
" Botticelli. De Laurent le Magnifique à
Savonarole"
Du 1er octobre au 22 février 2004 |

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Du 1er octobre au 22 février 2004, le Sénat accueille Sandro
Boticelli, dans une exposition sous-titrée de " Laurent le Magnifique à
Savonarole ". Vingt uvres, pas plus, pas moins, accompagnées de dessins
sont ici exposées.
Nous sommes dans la renaissance florentine, entre Laurent de Médicis, dit " le
Magnifique ", Laurent lexcommunié, mais aussi protecteur de nombreux
artistes, et Savonarole, le moine prédicateur, contempteur des murs de son temps et
plus particulièrement de la cour des Médicis, transformé en chef politique, excommunié
à son tour, puis pendu et brûlé.
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Boticelli était le peintre des Médicis,
formé par Fra Filippo Lippi, il se dégagera rapidement de linfluence dun
Pollaiolo pour construire une uvre célébrant la pureté des corps dans leurs
formes éthérées et sensuelles. Lidée maîtresse de cette exposition est de
présenter différentes versions dun tableau à partir dun thème commun. Les
uvres présentées seront accompagnée de quelques uvres de contemporains :
Léonard de Vinci, Piero di Cosimo.
Cest donc une exposition capitale car elle marque un tournant dans lhistoire
de la peinture de la Renaissance, à un point tel nous dit Giorgio Vasari, dans sa
" Vie des peintres " que des années plus tard, après sa mort, à
lâge de 78 ans, les jeunes artistes cherchaient à se procurer ses dessins.
Signalons que cette exposition au Sénat trouvera un prolongement à Florence où elle
sera exposée du 10 mars au 22 juin 2004.
lllustration : Sandro Botticelli : " Le Printemps" (détail) 1482 Huile sur bois
203 x 314 cm
© Galleria degli Uffizi - Florence
Dossier Botticelli
(LMDA) |
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PARIS : Musée Jacquemart André
" Nicolas de Largillière "
Du 14 octobre au 31 janvier 2004 |
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Peu choyé des Histoires de lArt, cest à une véritable réhabilitation
quà droit aujourdhui ce grand portraitiste, que fût Nicolas de Largillière
( 1656-1746), après la dernière grande exposition qui lui avait été consacrée en
1928.
Admis à lAcadémie en 1686, dont il devint le directeur en 1738, au delà
dune grande carrière de peintre officiel du Grand Siècle, il fut en outre un
découvreur de talent comme celui en particulier de Jean-Baptiste Siméon Chardin.
Après avoir passé une partie de sa jeunesse à Anvers, et travaillé en Angleterre
auprès de Peter Lely's, Largillière ayant été marqué par la peinture flamande, a
toujours su donner des tonalités chaudes et des traits vivants aux portraits qu'ils
composaient, qui firent son succès dans les milieux bourgeois de son époque.
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Il a produit autour de 1300 portraits
tout au long de sa carrière, dont il sut retranscrire avec justesse, non seulement
la pose et le costume, mais également le caractère des personnage .
ll ne cachait pas sa préférence pour ces portraits des clients privés, davantage que
pour les portraits d'officiels, qu'ils trouvait conventionnels, très ennuyeux et par
lesquels il avait souvent du mal à se faire payer.
Il a également peint de nombreux tableaux de groupe, pour des commémorations officielles
ou des manifestations solennelles, mais également des paysages et des travaux religieux.
Cette exposition réunit environ une soixantaine d'oeuvres, peintures et dessins
préparatoires, dans des formats divers, en provenance de nombreuses collections publiques
et privées européennes et américaines.
Illustration : Nicolas de Largillière : " Portrait de Femme " - vers 1710 - Huile sur toile 80 x 64 cm
© Musée Pouchkine Moscou |
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PONTOISE : Musée Tavet Delacour
" Camille Pissarro et les peintres graveurs
de la Vallée de l'Oise"
Du 15 novembre au 19 janvier 2004 |
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Cette superbe
rétrospective consacrée à Camille Pissarro ( 1830-1903) conjointement par le Musée
Tavet Delacour et le Musée Camille Pissarro de Pontoise, est organisée à l'occasion du
centenaire de la mort du peintre. Elle met en valeur plus particulièrement l'oeuvre du
maître paysagiste entre les années 1860 et 1890 en rapport avec celles des nombreux
artistes de l'époque, qu'il pût admirer ou qui l'influencèrent, tels Daubigny,
Cézanne, Guillaumin, Signac, et qui firent alors de Pontoise et de la Vallée de l'Oise
les lieux privilégiés de leur inspiration.
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Pissarro est sans doute le premier
artiste que l'on peut rattacher réellement au mouvement impressionniste, en rebellion
contre le conformisme et l'académisme qui régne à cette époque, en particulier dans
les salons officiels. Parmi ces jeunes peintres se trouvent Claude Monet, et
Camille Pissarro, qui parviennent à trouver en 1870 un lieu pour
exposer leurs oeuvres, dans l'atelier du photographe Nadar."Impression,
Soleil levant", de Monet, parmi d'autres est montrée là pour la première fois, et
déchaîne la critique qui ne voit pas là le titre d'un tableau digne de ce nom .
Camille Pissarro participe à ce débat avec une préférence
marquée pour la représentation de paysages ruraux, en prenant ses distances avec Corot
et l'Ecole de Barbizon, il veut privilégier avant tout la couleur, les effets de
lumière et ses multitudes nuances, existantes dans un paysage, dans un ciel ou sur
l'eau.C'est avec Cézanne auprès de qui il travaille à Pontoise, que Pissarro
structure son style. Il veut traduire ce que l'oeil perçoit, sans qu'aucun
préjugé littéraire ou culturel ne vienne influencer la vision et la réalité vivante.
Ce sont les expériences réalisées par le chimiste Chevreul, sur les couleurs et sur
le chromatisme, dont ils s'inspirent pour montrer par exemple dans leurs
tableaux que les ombres ne sont pas noires ou grises mais toujours colorées.
vers les années 1884 -1885, Pissarro fait la
rencontre de Signac et de Seurat qui l'initient à leur nouvelle méthode, le
pointillisme, sans pour autant adhérer totalement à leur approche qu'il trouve
beaucoup trop systématique. Il travaille néanmoins dans ce style durant quelques
années, mais selon lui, cette technique ne permet pas de retranscrire la poésie de la
nature et les varaitions de la lumière. Ses toiles par ailleurs ne trouvent pas
d'acquéreur, ce qui l'amène à reprendre dès 1890 sa méthode ancienne, qui concrétise
un retour à une esthétique, correspondant davantage à son goût .Soutenu par
différents amis tel Octave Mirbeau, Pissarro connaît alors à nouveau le succès et se
consacre à diverses techniques : peinture, dessin, aquarelle, pastel, lithographie
et eaux-fortes et réalise différentes séries célèbres sur des motifs urbains,
lors de divers voyages qu'il effectue à Paris, Rouen, ou Dieppe .
Cette superbe exposition, réunit ainsi pour la première
fois un ensemble exceptionnel de peintres autour de Pissarro, le maître du paysage, au
travers les lieux successifs où il a résidé à cette époque, et plus particulièrement
dans cette région de l'Oise, entre Louveciennes, Pontoise, Eragny sur Epte, qui
l'inspiraient et exaltaient pour lui la beauté de la lumière.
Illustration : Camille Pissarro :" Bois de
Chataigniers à Louveciennes" - 1872 - Huile sur toile 41 x 54
cm
© Coll. Part.
Dossier Camille Pissarro
(LMDA) |
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PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Gauguin : Tahiti, l'atelier des
Tropiques"
Du 2 octobre au 19 janvier 2004 |
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Paul Gauguin (1848-1903 ) entra dans sa carrière de
peintre tardivement, à lâge de 35 ans. Symboliste, disciple de Cézanne, il
sengagea plus loin que les impressionnistes, convaincu que la civilisation
occidentale était en voie de perdition. Il sinstalla en Bretagne pour un temps
(rappelons nous lexposition " Laventure de Pont-Aven",
consacrée à cette période), et deux ans plus tard, en 1891, il part pour Tahiti, non
pour enseigner aux indigènes, mais pour apprendre deux, et s'arrêter à Mataiea,
à 45 km au sud de Papeete, où il prend pour compagne son jeune modèle Teha'amana.
Il prônera là un art pictural dont les origines sont en Perse, en Extrême Orient et en
ancienne Egypte. Pour Gauguin, il ny a quun pas vers la recherche
millénaire du Paradis Terrestre. Il atteint à ce moment le point ultime du primitivisme,
vilipendant la colonisation et la domination occidentale . |

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Lexposition qui nous est proposée présente plus de 200 pièces, uvres de
lartiste, peintures, sculptures, uvres graphiques, photographies et objets
océaniens. Elle sarticule autour de la toile-testament de Paul Gauguin qui résume
parfaitement les questions que se pose linitié: " Doù venons-nous?
Que sommes-nous? Où allons-nous? ", uvre exécutée en 1897-98, qui
pour la première fois depuis cinquante ans quitte le Museum of Fine Arts de Boston. Mais
on peut revoir également "L'Autoportrait au Christ jaune" et admirer les deux
splendides reliefs polychromes sur bois de tilleul, : "Soyez amoureuses, vous serez
heureuses" et "Soyez mystérieuses".
Au côté des peintures telles que "Femmes de Tahiti", "Le repas",
"Les bananes", "Femme à la mangue", où flamboient les
couleurs des paréos rouges, les ciels jaunes, les feuillages verts vernissés des plantes
et les violets des robes portées par les jeunes filles, on découvre également tous les
éléments de l'art polynésien qui enchante et inspire le peintre exilé : des statuettes
en bois, des obsidiennes de l'Ile de Pâques, des objets gravés, des tikis - images des
ancêtres - de l'archipel des Marquises, marquent les traces et le passage de celui qui
avait quitté à jamais la "Sale Europe" pour retrouver " l'origine "
et "le primitif ".
Des sculptures travaillées par Gauguin dans le bois et la nacre, comme "Idole à la
perle" ou "Idole à la coquille", rend hommage au culte des
divinités et des ancêtres maoris pour lequel il se passionne. De multiples gravures, des
aquarelles, des dessins, illustrent également cette admiration que Paul Gauguin
voue d'une manière définitive au mode de vie des indigènes dans cette partie du monde,
qui selon lui connaissent le vrai bonheur de la vie en la vivant au jour le jour.
Illustration : Paul Gauguin : " Te Nave
Nave Fuena - Terre Délicieuse
" 1892 Huile sur toile
92 x 73,5 cm
© Ohara Museum of Art -
Kurashiki
(LMDA) |
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PARIS : Musée Marmottan - Monet
" Frédéric Bazille : rétrospective "
Du 1er octobre au 18 janvier 2004 |

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La dernière grande exposition rétrospective consacrée à Frédéric Bazille (1841-1870)
remonte à plus de 50 ans, en France. Le Musée Marmottan rassemble ici quelques 23 toiles
et quelques dizaines de dessins de cet artiste peintre qui fût l'ami de Monet, de Sisley,
de Renoir. Il vécut auprès d'eux les premiers moments de
l'impressionnisme, sans pouvoir profiter de la gloire qu'ils allaient connaître ensuite,
fauché à l'âge de 29 ans en 1870 par deux balles, durant la guerre Franco-prussienne,
devant le Château de Beaune la Rolande, peint par Corot .Quatre ans après se tenait la
première exposition impressionniste.
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Par les prêts de plusieurs musées français, dont en particulier le
Musée Fabre de Montpellier, le Musée d'Orsay et le Musée de Grenoble, ainsi que par
ceux de plusieurs collectionneurs particuliers, cette exposition permet de présenter une
rétrospective très représentative et interessante de l'oeuvre et du parcours de
Frédéric Bazille, même si plusieurs toiles très représentatives du style de l'artiste
manquent ici, telles " La Cartomancienne", " Négresse aux pivoines" ,
" la Mauresque de Pasadena" et autres.
La peinture est depuis toujours la passion de Frédéric Bazille, qui arrivé de
Montpellier, s'installe à Paris à l'automne 1862, pour suivre les cours de l'atelier
Gleyre. Il rencontre Cézanne, Manet, Renoir, Monet, Sisley, qui l'influencent beaucoup,
mais il conserve une vision personnelle avec des compositions mettant en relief la
lumière, le soleil, la joie de vivre de son pays. Une oeuvre telle que " La Robe
Rose " de 1864, marque déjà la densité lumineuse qu'il conservera dans l'ensemble
de ses toiles. Il aime la nature, le plein air, les jours d'été, et toute son oeuvre
s'inspire de ces plaisirs de la vie simple, qu'il ne connaîtra que très peu de temps.
Illustration : Frederic Bazille :
" Réunion de Famille" - 1867 Huile sur toile 152 x 130 cm
© Musée d'Orsay - Paris |
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PARIS : Institut du Monde Arabe
" L'Algérie des peintres : de Delacroix à
Renoir "
Du 7 octobre au 18 janvier 2004 |

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Dans le cadre de l'année de l'Algérie qui s'achève , l'objet de cette grande
exposition est de retracer le parcours de peintres français du XIXème siècle, cédant
certes à la mode d'un certain orientalisme, mais également à celui d' un contexte plus
politique, qui étaità l'époque celui de la colonisation . Cette exposition propose un
choix de cent trente oeuvres, peintes en grande partie en Algérie, mais certaines
également au retour des peintres dans leurs ateliers parisiens, entre le premier voyage
de Delacroix en Algérie en 1832, jusqu'au dernier séjour de Cézanne en 1882.
Dans les années 1830, la question "Algérienne" suscite de fortes polémiques
entre les partisans d'un désengagement de la France dans les colonies, et les partisans
d'une colonisation accrue de pays tels que le Maroc ou l'Algérie.
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Delacroix qui est plus proche de l'idée d'un
retrait de la France, opte et s'exprime pour le choix de laisser l'Algérie définir
ses propres conditions d'existence. D'autres artistes tels Fromentin ou Chassériau,
restent beaucoup plus mesurés, sans doute par soucis de carrière, tandis qu'un artiste
tels qu'Horace Vernet défend l'idée de la colonisation en peignant par exemple une
oeuvre sans ambigiuité sur ses choix : " Première messe en Kabylie" en 1854,
tandis qu'Etienne Dinet au contraire s'installe en Algérie et se convertit à l'Islam. De
son côté, Renoir, se prononce pour la colonisation. L'intérêt de cette exposition
réside dans la confrontation des chefs d'oeuvre orientalistes de ces différents
peintres, partagés, opposés, qui présentés ensemble renvoie le visiteur à la
complexité et à la richesse de l'Algérie du XIXème siècle .
L'exposition qui rassemble quelque 130 oeuvres, montre combien les voyages et les
positions des artistes sur le problème de l' Algérie à cette époque amplifient les
effets de l'histoire politique française, au travers des oeuvres qui illustrent au delà
de l'orientalisme le passage de la fin du classicisme au début du modernisme, avec le
développement de sciences telles que l'ethnologie, avec l'amélioration des moyens de
communication, la découverte de la photographie.
Illustration : Eugène Fromentin : " Chasse au faucon en Algérie " - 1863
- Huilesur Toile 162 x 118 cm -
© Musée d'Orsay - Paris |
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PARIS : Centre
Georges Pompidou
" Jean Cocteau sur le fil du siècle "
Du 25 septembre au 05 janvier 2004 |
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Cette vaste restrospective, intitulée "Jean Cocteau, sur le fil
du siècle" qui s'ouvre au Centre Pompidou 40 ans après la mort du poète, réunit
plus de 900 pièces, dont des dessins, des photographies, des manuscrits, des
sculptures, des objets qui illustrent de manière complète les diverses facettes de
Cocteau, écrivain, dramaturge, poète, dessinateur d'exception et cinéaste admiré, qui
fut sans doute l'un des créateurs les plus féconds du milieu du XXème siècle.
Figure majeure de la vie culturelle de son époque, Jean Cocteau incarne au-delà de
l'image réductrice de sa disparité et de sa créativité diversifiée, toutes les
contradictions et la complexité de sa personnalité artistique, mais aussi celles
de son temps.
Cette exposition met en scène l'homme rendu célèbre par ses apparitions dans
l'actualité culturelle et mondaine de l'après-guerre et l'artiste qui reste finalement
encore assez méconnu dans la diversité de son oeuvre.
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Ce sont 335 dessins, 300 photographies, 22 tableaux d'artistes
majeurs du siècle qui l'ont célébré, une cinquantaine de manuscrits, des objets
dont sa fameuse bague Cartier, ou son épée d'académicien, des sculptures et plus d'une
trentaine d'installations audiovisuelles, avec des extraits de films et des documents qui
illustrent là, le parcours et la personnalité de l'artiste. Une salle de
projection permet également notamment de revoir ses oeuvres de cinéaste : Le
Sang d'un poète, Orphée, Le Testament d'Orphée, Les Enfants terribles, La Belle et la
Bête, Les Parents terribles, ce qui permet de découvrir une oeuvre somplexe et
multiple, souvent novatrice et parfois engagée.
Car Jean Cocteau est un homme qui entretient et exploite les contraires pour les
rapprocher. A la fois moderne et classique, révolutionnaire et conservateur, il est
au centre d'une galaxie d'artistes les plus divers, qui lui permet de se lier d'amitié
avec Picasso, de s'opposer à André Breton et à André Gide, de rencontrer Jean Marais,
mais aussi Edith Piaf et Coco Chanel de se faire peindre ou
photographier par Kisling, Picasso, Modigliani, Delaunay, Man Ray, ou Andy Warhol,
d'admirer Chirico, et Stravinsky, dans un croisement des personnalités artistiques
et de disciplines qui s'influencent entre elles en permanence.
L'oeuvre de Cocteau a résisté aux modes successives, et demeure l'un des tout
premiers artistes du XXème siècle pour qui le temps fût un matériau artistique dans
son éphémère et son inacessible, et par la volonté qu'il voulut à vouloir tout vivre.
Illustration : Sanford Roth : "
Portrait de Jean Cocteau " © Coll. Part. © ADAGP Paris. |
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PARIS : Centre Georges Pompidou
" Sonia et Robert Delaunay "
Du 1er octobre au 05 janvier 2004 |
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Deux artistes en un. Le couple incontournable de lart abstrait. Veuve de Robert en
1941, Sonia Terk-Delaunay (1885-1979) joua un rôle décisif avec son mari dans la
révolution des arts appliqués du XXème siècle. Lexposition consacrée aux époux
Delaunay repose sur la donation faite en 1964 par Sonia et son fils Charles et présente
90 uvres sur les 114 de la donation ( peintures, dessins, reliures, mosaïques et
reliefs).
Robert Delaunay disait: " Il a fallu un Apollinaire en 1912 pour déceler les
premiers pas, la première cellule de cet art neuf dont il a fait magistralement des
définitions fondamentales entre lancienne peinture et celle qui venait,
définitions ayant encore toute leur valeur ". Observation révélatrice pour
mieux comprendre la démarche des Delaunay. |

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Cette exposition constitue ainsi un voyage au
travers l'oeuvre des deux artistes, dans laquelle celle de Sonia occupe une grande place,
à l'égal de ce que fut son rôle, son influence dans le parcours de son mari. Elle
rappelle les différents étapes du parcours du couple d'artistes, avec pour
principal objectif de montrer au travers les oeuvres présentes, leur contribution
essentielle dans la peinture moderne.
Dans sa première exposition en 1904, Robert Delaunay, qui a alors 19 ans, présente des
paysages impressionnistes. Il s'inspire ensuite de Gauguin, et du fauvisme, avant que de
rencontrer au Salon d'Automne la même année, Matisse, Picabia, et Kandinsky. L'oeuvre de
Seurat l'impressionne également, mais c'est en 1907, année de sa rencontre avec Sonia,
puis avec la découverte de Picasso, que Robert Delaunay se met alors à développer une
oeuvre abstraite fondée essentiellement sur la force de la couleur, de la lumière et sur
le mouvement, que Guillaume Apollinaire baptisera du nom d' "orphisme" ou
de "cubisme orphique".
Au travers une
conception théorique des couleurs que Robert étudie, et inspirée des travaux du
chimiste Michel-Eugène Chevreul, il en arrive à la conclusion que la force de la
lumière, son paradigme, son immatérialité, ne peuvent se représenter picturalement
qu'au travers des couleurs. Sa méthode de représentation de la lumière, fut son
principe artistique fondamental à partir de 1912, année où il publia "
Lumière", un texte théorique qui eut une grande influence sur les artistes de son
époque, et qui fut peu après, publié et traduit en allemand par Paul Klee.
Sonia, de son côté qui s'était faite connaître en 1913 par l'illustration pour
Blaise Cendrars de " La Prose du Transibérien", en partageant la démarche
picturale de Robert, se consacre également à une carrière de créatrice de tissus, par
des cartons sur lesquels sont assemblés des formes et des découpes de couleurs très
vives inspirées des traditions de l'Ukraine où elle est née. Elle transpose de son
côté le résultat de recherches sur la simultanéité des couleurs.
Cette exposition retrace ainsi la démarche créatrice commune de ces deux artistes à
Paris, mais évoque également leurs sept années passées en
Espagne et au Portugal, et souligne le rôle essentiel, mais pas suffisamment
reconnu en France, qu'ils ont eu l'un et l'autre dans le développement de l'art et de la
peinture moderne.
Illustration : Sonia Delaunay : " Rythme couleur " 1969
Gouache sur papier 37,5 x 28,5 cm
© Coll. Part. © ADAGP, Paris.
Dossier Delaunay
(LMDA) |
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PARIS : Galeries Nationales du
Grand Palais
" Edouard Vuillard : Rétrospective "
Du 25 septembre au 04 janvier 2004 |

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Cette rétrospective est la plus grande exposition
jamais consacrée à Edouard Vuillard (1868-1940 ). Après les expositions de Washington ,
et de Montréal , ce sont quelques 230 oeuvres qui sont présentées, à Paris, aux
Galeries du Grand Palais dont une grande partie provient de collections particulières et
n'ont jamais encore été vues par le grand public .
De nombreux tableaux, mais également des décors
pour les intérieurs de maisons bourgeoises parisiennes, des photographies de ses proches
que lartiste réalisa à partir de 1897, des affiches et des cartons de décors de
théâtre davant-garde sont également présentés et permettent de redécouvrir la
diversité artistique du peintre.
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Organisée chronologiquement, cette exposition
donne au visiteur la possibilité de découvrir loeuvre de Vuillard dans toute
sa richesse. Grand admirateur des classiques - de Vermeer, Watteau et Chardin -, artiste
inclassable comme son ami le peintre Pierre Bonnard, il s'est intéressé à tous les
mouvements de son époque sans appartenir à aucune école, fauve ou cubiste comme ses
contemporains Henri Matisse ou Pablo Picasso.
Au travers les petits formats aux constructions colorées proches des Nabis,
jusquaux portraits des années trente dans lesquels il annoncait les thèmes favoris
qui seront ceux
d' Edward Hopper plus tard, avec des scènes d' hommes et de femmes daffaires dans
leurs bureaux, Edouard Vuillard, homme renfermé apparaissait plutôt assez indifférent
à son époque en réalisant ses scènes d'intérieurs qu'il affectionnait beaucoup.
Mais à partir de 1900, Edouard Vuillard avait un peu abandonné cette thématique, pour
se consacrer à la découverte de la nature et des voyages. C'est ainsi qu'il avait
découvert au travers un séjour en Suisse en particulier, sur les bordures du Rhin, et
dans les campagne et les villages du canton de Vaud, de nouvelles sources d'inspiration au
travers des paysages qu'il réalise alors dans de nombreux tableaux où les couleurs
deviennent vives et les portraits plus lumineux dans leur univers familier.
Il renoue en peignant ces scènes d'extérieur, avec les années 1894, lorqu'il avait
composé en particulier la fameuse série des neufs panneaux intitulés Jardins
Publics, rassemblés d'ailleurs ici dans une seule salle pour la première fois
depuis 1906.
Edouard Vuillard qui s'interresse très tôt à la photographie, prend également beaucoup
de plaisir à réaliser des clichés qu'il prendra par centaines, dans sa famille, mais
également en extérieur, lesquelles lui servent d'aide-mémoire pour la réalisation de
certaines de ses toiles. Un certain nombre de ces photos sont donc présentées ici, avec
notamment celles qui saisissent le visage de sa mère, dont il a peint souvent le portrait
dans son atelier de couture ou les photos de ses amis Pierre Bonnard ou l'écrivain
Tristan Bernard.
Cette imposante exposition s'attache à montrer ainsi une oeuvre beaucoup plus
diversifiée et créatrice que celle que l'on retient communément de Vuillard, dont
l'oeuvre intimiste domine il est vrai, et reste surtout célèbre pour ses scènes
familiales où les personnages apparaissent comme figés dans des pièces lourdement
décorées.
Illustration : Edouard Vuillard : " Sous les
Arbres " ( détail) - panneau de la série " Jardins Publics"
1894 - détrempe sur toile 212 x 96 cm -
© Musée des Arts Cleveland © ADAGP, Paris. |
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