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EXPOSITIONS PASSEES
EN FRANCE & REGIONS
Année 2004 |
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LODEVE : Hôtel du Cardinal
de Fleury
" Van Dongen : du Nord et du Sud "
Du 26 juin au 31 octobre 2004
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Kees van Dongen
" Portrait de Melle Bordenave "
1905 - Huile sur toile 65 x 50,5 cm
© Coll. Part. © ADAGP
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Cette grande exposition proposée par la Musée de
Lodève, est consacrée à un artiste, Cornelis Theodorus Marie ( dit Kees) Van Dongen
(1877-1968), qui réunit les oeuvres de la première partie de la vie de l'artiste depuis
ses premières années à Rotterdam, en passant par son installation à Paris, ses voyages
en Espagne, au Maroc, jusqu'à la première guerre mondiale, et à sa découverte de
Venise au début des années 1920.
Elle se propose de mettre en relief les sujets qui inspirent le peintre à la fois dans
les régions du Nord et dans les pays méditeranéens, pour mettre en évidence, comment
ces relations stimulent la créativité de l'artiste, l'inspirent et marquent l'évolution
de son oeuvre.
Kees van Dongen est issu
d'une famille bourgeoise hollandaise de Rotterdam. Il suit les cours de l'Académie
Royale des Beaux Arts à partir de 1894 sous la Direction de Van Maasdjik, avec qui il
apprend le dessin, et s'imprègne de l'art de Rembrandt et de Franz Hals, pour dessiner et
peindre essentiellemnt des paysages. L'année 1897 lui donne l'opportunité de
venir à Paris, où il parvient à exposer quelques dessins et illustrations inspirées de
scènes de la rue, dans une démarche proche de Steinlen ou de Toulouse Lautrec avec
lesquels il se lie d'amitié. Il fait différents petits métiers pour survivre, tout en
réalisant des dessins dénonçant l'âpreté de la vie et les injustices sociales pour le
journal "l'Assiette au Beurre".
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Jusqu'en 1905, il réalise en tout près de 300 illustrations pour ce journal.
Parallélement à partir de 1904, il se consacre davantage à la peinture, en s'attachant
à la représentation de la "Femme", dans des sujets qui délaissent la critique
sociale, pour laisser place à la sensualité, à la fête, au plaisir. Cela lui permet
d'exposer au Salon des Indépendants à l'automne 1904 où il se fait remarquer par la
présentation de six de ses toiles, qui lui valent de pouvoir exposer ensuite à la
Galerie Vollard, des oeuvres réalisées en Hollande, des paysages, des marines, mais
également des vues de Paris.
Après un séjour en Normandie, il rencontre Matisse, et s'intéresse au divisionnisme de
Signac. Sa palette devient plus intense et plus vive, jusqu'à l'utilisation de couleurs
pures qui le rapprochera du fauvisme, avec des intensités contrastées, tout en
s'orientant vers une simplification de ses lignes. Impressionné également par Van Gogh,
il s'intéresse de plus en plus à la couleur, aux oppositions, à la complémentarité,
à la puissance aux contrastes, à la recherche d'une expression primitive selon une
approche qui lui permet d'acquérir la réputation d'un artiste audacieux et moderne. Sa
prédilection pour la figure féminine, pour la représentation de sa sensualité, pour
l'évocation de la sexualité au travers des recherches chromatiques de plus en plus
violentes, le confirme dans le fauvisme, mais dans une orientation personnelle qui
l'éloigne des traces de Cézanne dans lesquelles marchent la plupart des autres
artistes.
L'année 1910 lui permet de quitter Paris et le Quartier Montmartre , ses boulevards, ses
cafés-concerts, pour voyager, en Italie, en Espagne, puis au Maroc. Il découvre
l'intensité et la chaleur de la lumière, les teintes ocres et vives, la brillance des
matières et des tissus, les multiples nuances du blanc, qui accentuent encore sa
fascination et son goût pour les couleurs vives et chaudes, et en particulier pour le
rouge. Il acquiert une aisance matérielle et une notoriété qui lui permettent alors de
mener une vie mondaine, d'organiser des réceptions et des fêtes extravagantes courrues
du tout Paris, de participer à des expositions de plus en plus nombreuses.
L'année 1913 marque la fin de sa période fauviste. Il fait alors des compositions
décoratives de nus très stylisées, et s'intéresse de plus en plus au portrait
féminin, par lesquels il exprime par sa composition non seulement la force instinctive du
désir, mais également le charme, la séduction, l'esthétisme. Van Dongen prend goût à
la vie mondaine, et aux plaisirs de la vie. Il est un peintre à la mode. C'est la
période " cocktail" du peintre, au cours de laquelle les scandales se
succéderont, tant pour les soirées privées dans lesquelles il se distinguera par ses
excenticités, que pour les oeuvres qu'il proposera au Salon d'Automne, mais qui lui
attireront la sympathie du public.
Les années 1920 le consacreront comme portraitiste officiel, et il sera sollicité pour
de nombreux portraits, tandis q'une exposition rétrospective e 1927 du Stedelijk
Museum d'Amsterdam, lui permettra une reconnaissanvce internationale. Séparé de son
épouse Guus, il trouvera une liaison avec Jasmy Jacob et multipliera ses voyages, tel son
séjour en Egypte en 1928 où il peint de nouveaux portraits.
En 1929, il se fait naturaliser français et reçoit un grand nombre de commandes de
portraits de la part des personnalités en vue de l'époque, tels que le roi des Belges,
l'Aga Khan, l'actrice Arletty, ou Sacha Guitry.
Sa vie prend un nouveau tournant en 1938, lorsqu'il rencontre Marie-Claire sa femme qu'il
épousera en 1953. En 1940, alors que Paris est occupé, il participe au voyage en
Allemagne nazie organisé par Arno Becker, avec des artistes tels que Derain, Vlaminck,
Dunoyer de Ségonzac qui leur seront à tous reproché. Il s'installe à partir de 1949 à
Monaco, alors que les expositions et les rétrospectives qui lui sont consacrées se
multiplient à l'étranger, et que le milieu artistique français le boycotte en raison de
l'ambiguité de sa position par rapport à l'Allemagne. En 1959, sa participation à
la grande exposition " Le fauvisme Français et les débuts de l'impressionisme"
le réhabilite quelque peu auprès du public, avant qu'il ne meurt le 28 mai 1968 à
Monaco.
Cette exposition passionante présente plus de 120 oeuvres, peintures,
dessins, oeuvres sur papier, en provenance de nombreux musées internationaux, de galeries
ou de collections privées. Elle permet de situer l'oeuvre de Van Dongen dans la période
la plus féconde et la plus interessante de son parcours, dans une époque qui souligne
son originalité par rapport à ses
contemporains, jusqu'à la période charnière de 1920, où la notoriété et l'aisance
matérielle, l'amènent alors à devenir un peintre mondain.
(LMDA)
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GERS EN GASCOGNE : Château de Lavardens
" Univers Dali "
Du 15 mai au 30 septembre 2004 |
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On ne présente plus Salvador Dali ( 1904- 1989), qui, peintre sculpteur, graveur,
cinéaste, poète, fût l'un des plus grands représentants du Surréalisme. Artiste
emblématique du XXème siècle, il a réalisé une oeuvre foisonnante et provocatrice, à
la fois adulée et contestée, tout en montrant un style de vie dans lequel il se
mettait toujours en scène pour assurer la promotion de ses expositions et de ses oeuvres.
Salvador Dali, dont on fête dans de nombreuses expositions en Espagne et dans différents
pays d'Europe le centenaire de la naissance, a été l'une des figures les plus
excentriques du Mouvement Surréaliste. Inspiré par le dadaïsme, il inventa '
l"'activité paranoïaque-critique", qu'il définit comme la " méthode
spontanée de connaissance irrationnelle, basée sur l'objectivation critique des
associations délirantes ". Ses rencontres avec Bunuel, Lorca et Freud, ont sans
aucun doute été déterminantes dans la traduction artistique de son oeuvre, mais
également son amitié pour André Breton, Louis Aragon, Max Ernst et l'ensemble des
artistes surréalistes. |

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Salvador Dali :
" Eléphant Spatial " 1980
© Inter Art Ressources
Chateau de Lavardens
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Car si Dali fut d'abord un peintre, il ne se
contenta jamais des limites de la toile, qui pour lui enferment l'expression artistique.
Dans ses oeuvres, qu'elles soient peintes ou sculptées, c'est toujours vers une autre
dimension qu'il se tournait et qu'il conviait le spectateur.
La présente exposition a pour objet de mettre en lumière cet aspect assez méconnu de
son oeuvre, celle de cette réalisation tridimensionnelle, de ses visions surréalistes.
Ses images qu'il transforme en sculptures aboutissent à une matérialisation de
celles-ci, et à la concrétisation d'une pensée dont il souhaitait que le spectateur
s'approprie le sens, par une immersion dans son imaginaire.
Que ce soit dans ses peintures, ses sculptures, ses bijoux, ses costumes, il recherchait
toujours cette dimension de l'imaginaire.
L'un des thèmes majeurs de cette démarche, omniprésent dans son oeuvre de maturité,
est par exemple celui de la représentation du "dur" et du "mou".
Quand il sculptait, il travaillait souvent en commençant par une pâte molle, faite
d'argile, de cire, à laquelle il donnait une forme qu'il souhaitait, pour concrétiser
l'irrationalité de son imagination de l'instant. Puis il moulait cette forme, pour lui
donner la dureté que lui conférait, après avoir été coulé, une matière telle que le
bronze. C'est dans la logique de cette obsession, qu'il réalisa par exemple en peinture
" La montre molle", puis en sculpture, comme dans " Profil du
temps" ou dans "Noblesse du temps", ce thème qui synthétise comme exemple
de son intérêt permanent pour la transposition dans une troisième dimension de la
création, et de l'imaginaire, et qui en fait l'un des génies artistiques du XXème
siècle.
Trois thèmes dominent ainsi cette exposition .
Le " Rêve et l'
Imaginaire", qui montre que Dali pensait que le rêve était la seule et unique
expression véritable et significative de sa personnalité, et par extension de toute
personnalité pour autant qu'elle s'en exprimait.
La "Religion et la Mythologie", dont Dali considérait que l'inconscient
individuel se reflétait dans les mythes et inversement les mythes dans l'individu, en
voulant toujours refuser l'influence des traditions et de la religion dans la vie.
La " Sensualité et la Féminité" , thème sur lequel Dali revient souvent tout
au long de son oeuvre qui témoigne de ses anxiétés sexuelles, de ses obsessions dans
son rapport aux femmes, et dont Gala, sa femme, sa muse et son inspiratrice, constituera
l'élément équilibrant, et modifiera ses idées à l'égard de la féminité, qu'il
parviendra à retraduire ensuite dans son art, de manière plus apaisée.
Ce sont plus de 400 oeuvres qui sont présentées ici, essentiellement des lithographies
et des illustrations, mais également des sculptures, dont " Profil du temps"
une sculpture de 6 mètres de haut réalisée en 1972, ainsi que des oeuvres telles que
" Vénus à la girafe" de 1972, "La Vénus spatiale
" de 1977, " Saint Georges et le Dragon de 1977 "," La Femme en
flammes " de 1980 ," mais également des meubles et les cartes du fameux "
Tarot de Dali ".
(LMDA) |
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NANCY : Musée de l'Ecole de Nancy
" Emile Gallé : de l'oeuvre unique à la
série "
Du 04 mai au 23 septembre 2004
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Plus d'une centaine de pièces issues de collections publiques et privées
françaises et européeennes ont été rassemblées dans cette exposition de verreries
d'Emile Gallé (1846 -1904),à Nancy, pour rendre hommage au verrier et céramiste
de l'Art Nouveau à l'occasion du centième anniversaire de sa mort.
Emile Gallé a en effet réalisé de véritables chefs-d'oeuvres mêlant la
virtuosité technique et la recherche décorative, au travers des formes et des thèmes
s'inspirant largement du monde végétal, floral et animal.
L'exposition a pour objet de montrer comment, à partir d'une oeuvre originale, cet
artiste et magicien du verre pouvait décliner et réinterpréter une pièce dans ses
formes et ses décors pour en faire des séries aux milles différences. Au travers de
croquis, de dessins, de modèles et une présentation des nombreuses pièces dont
certaines rares, et exposéees pour la première fois en France, on découvre les
différentes étapes de la création et les méthodes de travail d' Emile Gallé.
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Emile Gallé
Coupe verre soufflé
avec applications et inclusions
"Libellule" 1903
hauteur 19 cm
© Musée de l'Ecole de Nancy
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Le public peut ainsi découvrrir l'une des dernières et des plus
émouvantes de ces créations, dans la suite de six coupes "Libellules" sur les
douze qui existent dans le monde, toutes différentes, réalisées en verre opaque en
1903, peu avant sa disparition .
Botaniste éclairé, Emile Gallé avait une admiration totale pour la nature, les
végétaux, et une tendresse particulière pour les bulbes, mais aussi les lis, et les
iris . Il aimait également reproduire les légumes qu'il réinterprétait dans ses vases
ou dans ses lampes dans des formes joufflues qu'il affectionnait particulièrement.
"
Après sa mort du créateur de l'Ecole de Nancy, fondée en 1901, sa femme et son gendre
décideront de développer une vraie production en série par l'utilisation de techniques
plus modernes et sous forme industrielle comme la gravure à l'acide.
Dossier Emile Gallé
( LMDA)
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QUIMPER :
Musée des Beaux Arts
" Rémy Blanchard "
Du 28 mai au 31 août 2004 |
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Rémy Blanchard est né à Nantes en 1958. Décédé à Paris en 1993. Il fait ses études
à lEcole des Beaux-Arts de Quimper, puis sétablit à Paris, où il participe
à la fondation du mouvement de la Figuration Libre, baptisé ainsi par le peintre
Ben, au côté de Robert Combas, François Boisrond, Hervé et Richard Di Rosa.
Cette exposition, faisant suite à celle du Musée
de l'Abbaye Sainte Croix aux Sables d'Olonne qui est la première rétrospective
consacrée à Rémy Blanchard depuis sa disparition, qui réunit un grand nombre de toiles
pour mettre en relief cette peinture figurative spontanéee, colorée, brute, inspirée
par le bande dessinée et la musique rock, propre à
ces artistes dans les années 80.
Rémy Blanchard se détache de ce mouvement par sa manière de peindre, naïve, sensible,
qui forte dune iconographie animale, évolue ensuite progressivement vers une
imagerie populaire qui se démarque du groupe. Son vocabulaire pictural a pour centre le
thème de la douceur des rêves, des contes, des légendes, et pose sur les êtres, les
animaux, les choses, et la vie, un regard imprégné d'une profonde poésie mêlée de
désespoir.
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" A la 3ème année des Beaux-Arts, jen avais ras-le-bol, je ne
mentendais plus avec les professeurs, je navais pas dargent. Cest
Bernard Lamarche-Vadel qui ma conseillé de venir à Paris, il ma poussé pour
que je travaille, je pense quil ma bien aidé. "
Rémy Blanchard, propos recueillis
par Catherine Brindel (Catalogue de lexposition " Blanchard, Boisrond,
Combas, Di Rosa ", Groninger Museum, 19 février 27 mars 1983)
" Jai un atelier juste derrière
Belleville (
) Il y a beaucoup darbres dans mon atelier, on se croirait en
forêt. Mes chats adoraient cet endroit mais en arrivant je les ai tués car ils voulaient
me prendre loiseau. Je pris loiseau sur mes genoux pour lui raconter une
histoire, mais je crois quil ne comprenait pas très bien, je ne devrais jamais
parler de peinture, lui se débattait comme un beau diable. Je voulais le retenir, lui
raconter une autre histoire, mon histoire, je le serrais très fort. Il devenait très
lourd, il était mort. Je desserrais mes mains mais aussitôt il prenait son envol et le
bruit de ses ailes raisonnait dans ma tête comme un rire intolérable. Jenterrais
les chats dans le jardin et me remis au travail. Je devais finir ces peintures ce
soir. "
Rémy Blanchard, 20 janvier 1982
(Catalogue de lexposition " Lair du temps ", Galerie
dArt Contemporain des Musées de Nice, 22 février 11 avril 1982)
Illustration : Rémy Blanchard
: " Histoire du jeune homme jaune et de son âne " 1991 - Huile sur toile -
73 x 92 cm © Coll. Part.
Dossier Figuration Libre |
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ROCHECHOUART : Musée d'Art
Contemporain
" Raoul de Keyser "
Du 06 juin au 29 août 2004 |

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Raoul de Keyser :
" Retour II "
1999
© Musée d'Art Contemporain Rochechouart
© Raoul de Keyser
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Il s'agit ici de la première exposition en France
du peintre flamand Raoul de Keyser, né en 1930 à Deinze en Belgique, dont l'oeuvre, à
voir et à découvrir, se caractérise par la transmutation du quotidien dans la
recherche d'une idéalité esthétique permanente.
Raoul de Keyser a commencé à peindre en 1963. Après une carrière de commentateur
sportif et de critique d'art, ses premières recherches portent sur le souhait de créer
des objets plutôt que de représenter les images de ces objets. C'est le Pop Art et l'art
minimal qui l'influencent et qui l'inspirent au travers des sujets peints en détail et en
gros plan.
C'est ainsi qu'il commence à peindre des objets isolés et insolites, tels qu'une
poignée de porte, un tuyau d'arrosage, une chaussette sur un fil à linge, avant que de
se tourner progressivement vers une peinture réduite à la plus grande simplicité de son
sujet, mais dont les sujets sont toujours empruntés à son environnement de tous les
jours. Cela en fait une oeuvre intimiste, réduite à la sobriété du trait, de la
couleur, de la forme et du geste, qui révèle une interrogation sur les fondements
et les origines de la peinture.
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C'est une oeuvre lumineuse, empreinte de quiétude et d'interrogation calme, parfois
mélancolique, mais très diversifiée, par ses motifs, ses couleurs, sa matière,
toujours changeantes d'une peinture à l'autre, en quête permanente de cette idéalité
esthétique.
Ce sont 70 tableaux qui sont présentés ici dans le cadre du superbe Château de
Rochechourt et du Musée Départemental d'Art Contemporain qui regroupe une collection
d'oeuvres d'artistes représentés dans de nombreux musées européens, ainsi que le fonds
Raoul Hausmann, peintre dadaïste qui a vécu dans cette région jusqu'en 1971.
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GIVERNY : Musée d'Art Américain
" Edward Hopper, les
années parisiennes : 1906-1910 "
Du 1er avril au 04 juillet 2004 |

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Edward Hopper :
" Le Pont des Arts" -1907-
© Whitney Museum of American Art
New York
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Organisée par le Whitney Museum of American Art de New
York cette exposition présente pour la première fois en France, après l'exposition du
Musée Cantini de Marseille en 1989, une quarantaine de tableaux, dessins, gravures
et aquarelles exécutés par Edward Hopper
( 1882-1967) lors de trois de ses séjours à Paris, entre 1906 et 1910.
Avant de devenir l'un des maîtres du réalisme américain et le " peintre de la
solitude ", Edward Hopper découvre la France et le Paris du XXème siècle qui
l'aideront à construire son style et à découvrir la lumière, avec des oeuvres de
jeunesse qu'il réalise dans la capitale française, et dans lesquelles s'exprime déjà
le sujet de la solitude, qui sera le thème dominant de son oeuvre.
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Contrairement à beaucoup de peintres venus
d'Amérique, pour faire connaissance avec la peinture d'avant-garde française, Edward
Hopper vient surtout à Paris, pour visiter les expositions, et les galeries et s'essayer
à peindre seul en plein air, en s'inspirant de ce qu'il découvre dans les musées, mais
en restant insensible aux tendances de l'époque, et fuyant le futurisme, le fauvisme ou
le cubisme. Ses tableaux ne cherchent pas à se joindre à la modernité : il ne
fréquente pas les endroits à la mode, ni les Grands Boulevards et les grands magasins,
ni les parcs, ou les cafés-concerts, il préfère le Louvre et Notre dame, les quais de
seine, les ponts, les cours d'immeuble hors de la présence humaine et des foules.
Ses premières oeuvres parisiennes sont de tailles réduites, réalisées sur du bois,
circonscrites à des sujets sous forme de gros plans : la façade d'un immeuble, un
escalier, le contrefort d'un pont.
A partir de 1907, il réalise des peintures sur toile, de plus grands formats, dans des
couleurs plus lumineuses dans lesquelles apparaît l'influence impressionniste, telle son
"Après-midi de juin ou l'après-midi de printemps". Le style évolue et
s'éclaircit, mais Hopper peint des scènes d'une ville sans habitant, comme dans la
volonté de ne retenir que la vision purement architecturale et visuel des lieux :
"Le pont des Arts" de 1907, "Le Quai des Grands Augustins" de 1909,
"River Boat" de 1909. Ces toiles montrent une cité dont les signes de
reconnaissance s'estompent, ou ne se réduisent parfois qu'à une silhouette, comme pour
souligner davantage encore cet effet de solitude.
Il s'intéresse parfois tout de même à dépeindre les Parisiens dans certains de ses
dessins ou de ses aquarelles, comme avec "Waiter and Diners", de 1906-07, mais
qui relève plutôt d'une expression différente, sur l'instant, moins travaillée que ses
oeuvres à l'huile.
Edward Hopper ne reviendra plus à Paris après 1910, mais il en restera marqué
longtemps, comme peut en témoigner plusieurs oeuvres plus tardives, comme par exemple
"Soir Bleu" réalisé en 1914. Avec ces oeuvres prêtées par le Whitney Museum
of American Art de New York, le public français peut ainsi découvrir une oeuvre de
jeunesse et très interessante de ce grand maître américain, mais encore peu connue de
ce côté de l'Atlantique.
(LMDA) |
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LE HAVRE : Musée André
Malraux
" Paysages de mer : Gustave Courbet
"
Du 13 mars au 06 juin 2004 |

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Une oeuvre de Gustave Courbet intitulée " La
Vague", peinte en 1869, est le centre et le prétexte d'une exposition qui montre au
Musée André Malraux du Havre, comment la mer, qui fut longtemps un sujet délaissé est
devenu un sujet à part entière dans l'histoire de la peinture à partir du XIXème
siècle, sous l'impulsion de Gustave Courbet ( 1819-1877).
Le maître du réalisme, qui vient depuis 1865 sur la côte normande, décide cette
année là de s'installer à Etretat dans une petite maison à proximité des falaises
d'Etretat, pour voir et observer le spectacle changeant de la mer, et s'arrêter à
ressentir les émotions charnelles du déferlement des vagues et des coups de vent sous
les cieux tumultueux, la puissance des rouleaux sur la grève, les odeurs des marées, la
fraîcheur des embruns et le vacarme des galets entraînés par les eaux en furie des
jours de tempête.
Depuis 1865, Gustave Coubet se sent inspiré par l'immensité et la puissance de
l'élément liquide, qu'il peut contempler durant de longs moments. Il peint ainsi
quelques séries de "mers orageuses" et de "vagues" qu'il restitue de
mémoire en s'enfermant dans son atelier, comme pour s'approprier ce monde mouvant de la
mer jugé à son époque comme inquiétant et dangereux.
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C'est le début des voyages et des promenades
vivifiantes au bord de la mer, qui s'inscrivent comme pouvant être bienfaiteurs pour la
santé, mais aussi source de plaisirs, de sensations et de loisirs.
Cette perception nouvelle permet aux artistes d'avoir un regard nouveau sur ce
monde de la mer, qui n'était jusqu'alors que le sujet de marines reproduisant des navires
de guerre, de batailles navales, de scènes de naufrages, ou d'entrée de ports
plus ou moins imaginaires. Gustave Courbet ne s'intéresse plus qu'au spectacle
mouvant de l'eau et des vagues, à la retranscription de l'élément liquide dans la
multitude de ses variantes. Au fil de ses toiles, et au fil du temps, on ne parvient plus
à situer géographiquement les différentes toiles du peintre.
Contrairement à ses contemporains, Monet, Boudin, ou encore Isabey,
Maufra, Gauguin, Guillaumin, qui viennent avec leur chevalet jusque sur les plages, pour y
peindre des paysages, Courbet s'intéresse à la reconstitution des mouvements de l'eau,
à la fluidité et à la décomposition de l'élément liquide, de la fluidité, dans son
atelier.
La photographie naissante inventée dans ces mêmes années et à laquelle Courbet,
s'interresse beaucoup, s'arrête également à l'époque à la construction de ce qu'est
le mouvement.
Mais c'est également à l'influence de l'art japonais, que l'on doit aussi en
Occident, cette découverte de la mer, par les paysages des estampes que l'on rapporte, et
par le succès en France des oeuvres de Katsushira Hokusai et d'Ando Hiroshige.
Cette exposition qui s'appuie sur l'achat par le
Musée en 2003 de l'une de ces "vagues" de Gustave Courbet, vendue par un
collectionneur américain nous fait découvrir ainsi un choix d'oeuvres marquantes montant
l'évolution de ce thème dans la peinture de cette époque, jusqu'à l'abstraction,
contenue dans une oeuvre par exemple d'August Strindberg, intitulée "Vague VII".
Illustration : Gustave Courbet : "La Vague" - 1969 - Huile sur
toile - 117 x 160 cm - © Musée d'Orsay |
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VANNES : Musée des Beaux Arts
" Bernard Bouin : silences et réalités
"
Du 13 mars au 30 mai 2004 |

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Chez Bernard Bouin, la couleur est une vibration. Comme la
musique. Ses dominantes vertes et végétales font écho aux recherches de Gauguin, et
cherchent à traduire la démesure de la nature.
C'est à une expression du sacré que s'attèle Bernard Bouin, à un questionnement
de la place de l'homme dans le monde comme dans la nature. C'est par la représentation de
paysages familiers et d'objets du quotidien, qu'il s'approprie les formes et qu'il exprime
l'émotion et le mystère .
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Ses paysages de campagne sont baignés d'une lumière froide et hors du temps, tandis que ses paysages urbains
sont plongés dans l'ombre des nuits tombantes. Les mises en scène et les contours
s'estompent pour dégager une impression d'angoisse étrange et obsédante. Ses
personnages sont immobiles et installés dans l'attente, comme le plan d'un film qui vient
de s'arrêter sur une image. Le figuratif est asbtrait et c'est l'intemporel qui domine.
Cette peinture met en évidence le sentiment angoissant du temps qui passe, et de
l'urgence de vivre le temps de la vie. Au travers ses toiles, on perçoit que la querelle
des anciens et des modernes, celle de de la figuration et de l'abstraction n'ont pas de
sens. La représentation n'est qu'un prétexte pour s'ouvrir à l'émotion et à la
rencontre entre la sensibilité de l'artiste et celle du spectateur.
lIlustration : Bernard Bouin: " Le Quai " ( Affiche de l'exposition) -
2002 - Huile sur toile 114 x 162cm
© Musée des Beaux Arts Vannes |
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DIJON : Musée des Beaux Arts
" Rembrandt et son école "
Du 07 novembre au 08
mars 2004 |
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Cette exposition du Musée des Beaux Arts de Dijon réunit à loccasion des
manifestations culturelles célébrant en France, le tricentenaire de la ville de
Saint-Pétersbourg, trois chefs-d'oeuvre de Rembrandt et 45 tableaux de ses élèves
choisis dans les collections du musée de lErmitage de Saint-Pétersbourg.
Une trentaine de peintures, dessins et gravures, venus de grands musées européens dont
l'Alte Pinakothek de Munich ou le British Museum de Londres complètent cette
présentation et réunissent les oeuvres majeures de Gérard Dou, Govaert Flinck,
Ferdinand Bol, Gerbrand Van den Eeckhout, Samuel van Hoogstraten, ou encore Nicolas Maes.
Cette exposition, a pour but d'éclairer la question des rapports
entre le maître et ses élèves, et celle de l'attribution des oeuvres. |

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Elle permet également de mieux connaître le goût
des collectionneurs russes, et constitue une véritable invitation à découvrir, aux
côtés des noms les plus célèbres, trois générations d'artistes, parfois encore peu
connus, dans le sillage de Rembrandt.
Illustration : Affiche de l'exposition |
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CHANTILLY : Musée Condé - Château
de Chantilly
"Albrecht Dürer : dessins et gravures
"
Du 1er septembre au 31 janvier 2004
>>> prolongation jusqu'au 08 mars 2004 |

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Quarante oeuvres, comprenant 34 gravures au burin ou sur cuivre, d'Albrecht Dürer
(1471-1528) sont présentées au Musée Condé de Chantilly, dont en particulier, la
fameuse " Petite Passion ". On verra également des dessins de
lartiste provenant des carnets de voyage de Dürer en Italie et aux Pays Bas.
Attiré par lart Italien, dans ses jeunes années, Dürer visita à plusieurs
reprises l'Italie à partir de 1494 et en particulier Venise d'où il revint
transfiguré.
Artiste gentilhomme et érudit humaniste, ses estampes circuleront dans lEurope
entière. Influencé au départ par Mantegna ou Schongauer, Dürer conquéra rapidement
son indépendance et deviendra une référence à son époque. Il provoquera même un
bouleversement dans la technique de la gravure sur bois.
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Après son périple dans lItalie du
Nord, de 1495 à 1528, date de sa mort, il ne quittera plus Nuremberg, sa ville natale. Il
fut le plus grand graveur de son temps.
Rappelons, à cette occasion, que le Musée Condé conserve soigneusement quelques unes
des plus belles oeuvres du maître, religieuses, mythologiques ou profanes.
Illustration : Albrecht
Dürer : Portrait de la mère de l'artiste - dessin au fusain 1514
© Coll. Kupfertichkabinett
-Berlin.
(LMDA)
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MARSEILLE : Musée Cantini
" Auguste Chabaud :
la ville de jour comme de nuit, Paris "
Du 24 octobre au 29 février 2004 |

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Cette exposition exceptionnelle du Musée Cantini nous offre la
découverte de la période parisienne peu connue du peintre Auguste Chabaud (1882-1955),
par la présentation de plus de deux cent- oeuvres de l'artiste, dont 80 peintures et 120
dessins portant sur l'univers des rues de Paris entre les années 1907 et 1912. On est
loin du peintre provençal, de la Montagnette de Graveson, près d'Arles, se plaisant à
la peinture de la nature, des collines, des villages et et des champs d' oliviers ou de
lavande.
C'est dans un Paris des rues, entre les quais de seine, Montmartre et Clichy qu'il
nous promène, le jour, mais surtout la nuit, dans des compositions dans lesquelles il
excèle à décrire l'atmosphère de nuit des bars de quartiers et des maisons closes.
Les oeuvres ici réunies d'Auguste Chabaud (1882-1955), permettent de situer l'artiste
dans cette période charnière de la peinture où le fauvisme avec ses explosions de
couleurs cède la place au cubisme. Auguste Chabaud qui revient précisément à Paris en
1906, après son service militaire, peint de nombreuses toiles, engagé et maître du fauvisme avec ses
amis Matisse, Vlaminck ou Derain avec lesquels il expose au Salon des Indépendants et au
Salon d'Automne de 1907. Ses compositions originales vigoureuses et sombres, préfigurent
ce que sera peu après l'expressionnisme en Allemagne.
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Mais Auguste Chabaud, visionnaire et peintre solitaire d'une emprise de
l'homme dans la vie urbaine, sera aussi le précurseur d'un modernisme nouveau de la
peinture dans cette période, à la suite de quoi, au fil des années après la grande guerre,
il se consacrera à une production de paysages provençaux à la fois fauve et
expressionniste davantage prisée par les collectionneurs.
Dans un coin de son atelier, il aura mis de côté cette oeuvre de jeunesse, sans doute la
plus caractéristique et la plus inventive de sa carrière, période qu'il n'acceptera de
dévoiler que quelques années avant sa mort, par une exposition intitulée " Un
Chabaud inconnu "en 1946. Mais ce n'est qu'à partir des années 1950 que le public
découvrira cette période cachée d' Auguste Chabaud
Illustration : Auguste Chabaud : "
Femme à l'étole de fourrure" 1907 Huile sur carton 103 x 56 cm
© Coll. Part. Paris © ADAGP, Paris.
(LMDA) |
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LODEVE : Musée- Hôtel du
Cardinal de Fleury
" Calder : gouaches, sculptures, dessins, tapis
"
Du 15 novembre au 15 février 2004 |

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Alexandre Calder ( 1898-1976) est
considéré comme l'un des plus grands sculpteurs du XXème siècle, connu et
reconnu essentiellement pour ses sculptures abstraites et cinétiques, mues par
certains procédés mécaniques, ou par les mouvements de l'air et en particulier au
travers ses "mobiles" qu'il invente à partir de 1931. Plus tard, il poursuivra
ses recherches au travers des oeuvres qu'il baptisera les "stabiles"; qui
seront faites d'importantes structures métalliques assemblées, dont certaines seront
mouvantes, les "mobiles-stabiles", et qui lui vaudront une reconnaissance
internationale.
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Le Musée de Lodève propose dans cette exposition, un aspect peu connu de
l'oeuvre de Calder, avec la présentation de 90 oeuvres, des gouaches, des dessins, des
lithographies, des tapis qui permettent de découvrir d'autres faces de son génie
créatif. Ces oeuvres dont certaines remontent aux annéees 1925, mais qui ont été
réalisées pour d'autres à la fin des années soixante, montrent que l'artiste
s'interessait également à d'autres dimensions artistiques, qu'il faut comprendre comme
faisant partie intégrante de son processus créatif.
Car si ces oeuvres sculpturales abstraites caractérisent son art, et sa maturité en tant
que sculpteur, ses dessins, ses gouaches, ses tapis prolongent ou anticipent, selon, le
processus du créateur qu'il est, comme des exercices qui nourrissent sa création.
Tout au long de sa carrière, il restera passionné par le caractère cinétique, le
mouvement, qu'il rend dans ses crations graphiques, et qu'il réalise par ailleures avec
ses "mobiles".
Né près de Philadelphie en 1898, dans une famille d'artistes, il suit les cours de l'Art
Students League de New York de 1923 à 1926. Fasciné par le cirque, il peint ses
premières oeuvres sur ce thème, mais se consacre également à la fabrication de jouets
animés en fil de fer, en bois découpé, en caoutchouc, sur les animaux et la vie
du cirque, les acrobates, les trapézistes, qui constituent pour lui des oeuvres en 3
dimensions.
En 1930, ses rencontres à Paris, avec des artistes tels que Fernand Léger, le Corbusier
et avec l'oeuvre de Mondrian, délenche son "entrée dans le champ de l'art abstrait
", comme il le dira lui-même ensuite avant qu'il ne rencontre Arp et Hélion qui
l'encouragent à exposer dans le cadre du groupe "Abstraction- Création".
C'est en 1932, qu'il expose ses premiers mobiles à Paris mus par quelques procédés
mécaniques, avant qu'il ne recherche le moyen de procéder à le création de
"mobiles" mus par leur propre énergie, ou par celui des mouvements de l'air. A
partir de 1937, il crée le "stabiles", des sculptures géantes, dont la
puissance cinétique s'affirme par le déplacement que le spectateur opère pour en
découvrir toutes les faces. C'est à partir de 1940, qu'il se fait connaître
mondialement, avec une importante exposition qui lui est consacrée au MOMA de New York en
1945 avec ses "mobiles". L'année 1951 lui permet de créer des combinaisasons
de "mobiles-stabiles", avec quelques années plus tard, en 1964-1965, sa
consécration avec une exposition au Salomon Guggenheim de New York, puis au Musée d'Art
Moderne de Paris, avec sa série des "Totems".
Illustration : Alexandre Calder
: " Deux personnages " 1969 - "Occident " 1975 -
"Perse" 1974 - "Cheval à l'oeil jaune " 1971 - Gouaches
sur papier © Coll. part. © ADAGP, Paris.
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STRASBOURG : Musée d'Art Moderne et
Contemporain
" Frantisek Kupka "
Du 7 novembre au 8 février 2004 |

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Le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
présente ici une superbe exposition consacrée au peintre et dessinateur tchèque
Frantisek Kupka (1871-1957), à partir des collections prêtées par le Centre
Pompidou. Une centaine de peintures, de dessins, de pastels et de gravures permet de
découvrir cet artiste qui demeure encore peu connu du grand public français, et qui fût
pourtant l'un des maîtres de la peinture pure non-figurative.
Poursuivant une recherche permanente sur les représentations de la lumière, du
mouvement, des effets de l'eau, il est à ses débuts un artiste engagé dans le fauvisme,
influencé qu'il est comme beaucoup d'artiste à l'époque par les travaux
sur la décomposition des couleurs du physicien Chevreul.
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Le tableau "La Gamme Jaune" qu'il
peint en 1908 est une étape de son évolution qui le conduira à partir de 1910 , à des
recherches passionnées sur les effets de la lumière structurés
par des lignes verticales ou horizontales dans son oeuvre, dont des oeuvres telles que "
Mme Kupka parmi les verticales " en 1910 ou "Ordonnance sur verticales" fin
1911 constitueront des oeuvres essentielles dans le parcours du peintre.
Théoricien de l'art, il écrira à cette époque un essai
intitulé " La Création dans les Arts Plastiques" , dans lequel il écrira
"Coupées à angles droits ou par des diagonales, les verticales donnent
une impression d'ascencion ou de descente, renforcée encore là où les surfaces
délimitées sont de couleur ou de valeur différente. Solennelle, la verticale est
l'échine de la vie dans l'espace, l'axe de toute construction...L'horizontale
placée dans le haut d'un toile n'est pas à confondre avec celle qu'on trace au milieu ou
en bas. C'est chaque fois une autre manière de dire le silence. L'horizontale éveille en
nous une idée d'immobilité, de choses couchées, posées, lentes, une idée de repos,
d'horizon, de chemin qui s'étend. celui quiveut dans une construction y mettre le holà,
fera tomber une borne verticale ".
Poursuivant sans cesse ses recherches, il franchira d'autres étapes
vers une peinture composée de structures circulaires proches de l'orphisme, cher à
Appolinaire, mais tout en se tenant délibérément à l'écart des mouvements artistiques
de son époque, comme le cubisme, dominé par Duchamp, Archipenko, La
Fresnaye, Gris, Léger, Delaunay, Picabia.
Poursuivant ses propres recherches dans son propre univers pictural, il restera
également très méfiant à l'égard du mouvement dadaïste et du surréalisme .
Illustration : Frantisek Kupka " Plans par couleur"
1910 -1911 Huile sur toile 110 x 110 cm
© Musée National d'Art Moderne Paris © ADAGP, Paris.
Voir Dossier Kupka
(LMDA) |
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LYON : Musée d'Histoire Naturelle
" Fantaisies du Harem et nouvelles Sheherazade"
Jusqu'au 4 janvier 2004 |
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Cette très belle exposition met en parallèle les visions occidentales et orientales, et
la représentation que l'on avait dans l' Europe des XIXème et du début du XXème
du harem, par rapport à la réalité de celui-ci, en Orient, qui loin d'être un monde
clos mythique et idéal, n'était pour les femmes que le lieu de leur enfermement et de
leur sacrifice. Les visions des artistes et des romanciers occidentaux fût longtemps
celles de palais orientaux dans lesquels les femmes aux corps sensuels passaient parties
du temps aux bains des fontaines, et à se toiletter d'onguents et de parfums enivrants.
La réalité était autre, et est encore autre, dans ce qui subsiste de cette époque dans
certains pays d'orient.
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L'intérêt de cette exposition est la confrontation de ces représentations face au sort
réservé à la femme musulmane, et à l'ignorance bien souvent de cette réalité à
l'époque en occident. C'est ainsi que sont présentés près de 130 oeuvres d'artistes,
parmi lesquelles " Les Femmes d'Alger" de Delacroix, les odalisques de
François Boucher, les" Femmes au bain " de Jean-Léon Gerômes, les
"Femmes au bain" de Picasso", "Odalisque en rouge " de Matisse,
et autres oeuvres remarquables d'artistes français, qui font face à des documents, des
photographies, qui révèlent une réalité toute autre, à côté de gravures perses,
turques ou encore indiennes, qui illustrent le rôle auquel était dévolu la femme
musulmane.
Illustration : Jean-Léon
Gerôme : " Le Bain Maure " - Huile sur toile © Museum of Fine Arts -
Boston
(LMDA)
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