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EXPOSITIONS PASSEES
PARIS & ILE DE FRANCE
Année 2003 |
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PARIS : Centre Georges Pompidou
" Jean Cocteau sur le fil du siècle "
Du 25 septembre au 5 janvier 2004 |
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Cette vaste restrospective,
intitulée "Jean Cocteau, sur le fil du siècle" qui s'ouvre au Centre
Pompidou 40 ans après la mort du poète, réunit plus de 900 pièces, dont des
dessins, des photographies, des manuscrits, des sculptures, des objets qui illustrent de
manière complète les diverses facettes de Cocteau, écrivain, dramaturge, poète,
dessinateur d'exception et cinéaste admiré, qui fut sans doute l'un des créateurs les
plus féconds du milieu du XXème siècle.
Figure majeure de la vie culturelle de son époque, Jean Cocteau incarne au-delà de
l'image réductrice de sa disparité et de sa créativité diversifiée, toutes les
contradictions et la complexité de sa personnalité artistique, mais aussi celles
de son temps.
Cette exposition met en scène l'homme rendu célèbre par ses apparitions dans
l'actualité culturelle et mondaine de l'après-guerre et l'artiste qui reste finalement
encore assez méconnu dans la diversité de son oeuvre.
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Ce sont 335 dessins, 300 photographies, 22 tableaux
d'artistes majeurs du siècle qui l'ont célébré, une cinquantaine de manuscrits,
des objets dont sa fameuse bague Cartier, ou son épée d'académicien, des sculptures et
plus d'une trentaine d'installations audiovisuelles, avec des extraits de films et des
documents qui illustrent là, le parcours et la personnalité de l'artiste. Une salle de
projection permet également notamment de revoir ses oeuvres de cinéaste : Le
Sang d'un poète, Orphée, Le Testament d'Orphée, Les Enfants terribles, La Belle et la
Bête, Les Parents terribles, ce qui permet de découvrir une oeuvre somplexe et
multiple, souvent novatrice et parfois engagée.
Car Jean Cocteau est un homme qui entretient et exploite les contraires pour les
rapprocher. A la fois moderne et classique, révolutionnaire et conservateur, il est
au centre d'une galaxie d'artistes les plus divers, qui lui permet de se lier d'amitié
avec Picasso, de s'opposer à André Breton et à André Gide, de rencontrer Jean Marais,
mais aussi Edith Piaf et Coco Chanel de se faire peindre ou
photographier par Kisling, Picasso, Modigliani, Delaunay, Man Ray, ou Andy Warhol,
d'admirer Chirico, et Stravinsky, dans un croisement des personnalités artistiques
et de disciplines qui s'influencent entre elles en permanence.
L'oeuvre de Cocteau a résisté aux modes successives, et demeure l'un des tout
premiers artistes du XXème siècle pour qui le temps fût un matériau artistique dans
son éphémère et son inacessible, et par la volonté qu'il voulut à vouloir tout vivre.
Illustration : Sanford Roth : "
Portrait de Jean Cocteau " © Coll. Part. © ADAGP Paris. |
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PARIS : Centre Georges Pompidou
" Sonia et Robert Delaunay "
Du 1er octobre au 5 janvier 2004 |
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Deux artistes en un. Le couple incontournable de lart abstrait. Veuve de Robert en
1941, Sonia Terk-Delaunay (1885-1979) joua un rôle décisif avec son mari dans la
révolution des arts appliqués du XXème siècle. Lexposition consacrée aux époux
Delaunay repose sur la donation faite en 1964 par Sonia et son fils Charles et présente
90 uvres sur les 114 de la donation ( peintures, dessins, reliures, mosaïques et
reliefs).
Robert Delaunay disait: " Il a fallu un Apollinaire en 1912 pour déceler les
premiers pas, la première cellule de cet art neuf dont il a fait magistralement des
définitions fondamentales entre lancienne peinture et celle qui venait,
définitions ayant encore toute leur valeur ". Observation révélatrice pour
mieux comprendre la démarche des Delaunay. |

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Cette exposition constitue ainsi un voyage au
travers l'oeuvre des deux artistes, dans laquelle celle de Sonia occupe une grande place,
à l'égal de ce que fut son rôle, son influence dans le parcours de son mari. Elle
rappelle les différents étapes du parcours du couple d'artistes, avec pour
principal objectif de montrer au travers les oeuvres présentes, leur contribution
essentielle dans la peinture moderne.
Dans sa première exposition en 1904, Robert Delaunay, qui a alors 19 ans, présente des
paysages impressionnistes. Il s'inspire ensuite de Gauguin, et du fauvisme, avant que de
rencontrer au Salon d'Automne la même année, Matisse, Picabia, et Kandinsky. L'oeuvre de
Seurat l'impressionne également, mais c'est en 1907, année de sa rencontre avec Sonia,
puis avec la découverte de Picasso, que Robert Delaunay se met alors à développer une
oeuvre abstraite fondée essentiellement sur la force de la couleur, de la lumière et sur
le mouvement, que Guillaume Apollinaire baptisera du nom d' "orphisme" ou
de "cubisme orphique".
Au travers une
conception théorique des couleurs que Robert étudie, et inspirée des travaux du
chimiste Michel-Eugène Chevreul, il en arrive à la conclusion que la force de la
lumière, son paradigme, son immatérialité, ne peuvent se représenter picturalement
qu'au travers des couleurs. Sa méthode de représentation de la lumière, fut son
principe artistique fondamental à partir de 1912, année où il publia "
Lumière", un texte théorique qui eut une grande influence sur les artistes de son
époque, et qui fut peu après, publié et traduit en allemand par Paul Klee.
Sonia, de son côté qui s'était faite connaître en 1913 par l'illustration pour
Blaise Cendrars de " La Prose du Transibérien", en partageant la démarche
picturale de Robert, se consacre également à une carrière de créatrice de tissus, par
des cartons sur lesquels sont assemblés des formes et des découpes de couleurs très
vives inspirées des traditions de l'Ukraine où elle est née. Elle transpose de son
côté le résultat de recherches sur la simultanéité des couleurs.
Cette exposition retrace ainsi la démarche créatrice commune de ces deux artistes à
Paris, mais évoque également leurs sept années passées en Espagne et au Portugal, et souligne le rôle
essentiel, mais pas suffisamment reconnu en France, qu'ils ont eu l'un et l'autre dans le
développement de l'art et de la peinture moderne.
Illustration : Sonia Delaunay :
" Rythme couleur " 1969 Gouache sur papier 37,5 x 28,5 cm
© Coll. Part. © ADAGP, Paris.
Dossier Delaunay
(LMDA) |
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PARIS : Galeries Nationales du Grand
Palais
" Edouard Vuillard : Rétrospective "
Du 25 septembre au 04 janvier 2004 |

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Cette rétrospective est la plus grande exposition jamais consacrée à Edouard Vuillard
(1868-1940 ). Après les expositions de Washington , et de Montréal , ce sont quelques
230 oeuvres qui sont présentées, à Paris, aux Galeries du Grand Palais dont une grande
partie provient de collections particulières et n'ont jamais encore été vues par le
grand public .
De nombreux tableaux, mais également des décors
pour les intérieurs de maisons bourgeoises parisiennes, des photographies de ses proches
que lartiste réalisa à partir de 1897, des affiches et des cartons de décors de
théâtre davant-garde sont également présentés et permettent de redécouvrir la
diversité artistique du peintre.
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Organisée chronologiquement, cette exposition donne
au visiteur la possibilité de découvrir loeuvre de Vuillard dans toute sa
richesse. Grand admirateur des classiques - de Vermeer, Watteau et Chardin -, artiste
inclassable comme son ami le peintre Pierre Bonnard, il s'est intéressé à tous les
mouvements de son époque sans appartenir à aucune école, fauve ou cubiste comme ses
contemporains Henri Matisse ou Pablo Picasso.
Au travers les petits formats aux constructions colorées proches des Nabis,
jusquaux portraits des années trente dans lesquels il annoncait les thèmes favoris
qui seront ceux
d' Edward Hopper plus tard, avec des scènes d' hommes et de femmes daffaires dans
leurs bureaux, Edouard Vuillard, homme renfermé apparaissait plutôt assez indifférent
à son époque en réalisant ses scènes d'intérieurs qu'il affectionnait beaucoup.
Mais à partir de 1900, Edouard Vuillard avait un peu abandonné cette thématique, pour
se consacrer à la découverte de la nature et des voyages. C'est ainsi qu'il avait
découvert au travers un séjour en Suisse en particulier, sur les bordures du Rhin, et
dans les campagne et les villages du canton de Vaud, de nouvelles sources d'inspiration au
travers des paysages qu'il réalise alors dans de nombreux tableaux où les couleurs
deviennent vives et les portraits plus lumineux dans leur univers familier.
Il renoue en peignant ces scènes d'extérieur, avec les années 1894, lorqu'il avait
composé en particulier la fameuse série des neufs panneaux intitulés Jardins
Publics, rassemblés d'ailleurs ici dans une seule salle pour la première fois
depuis 1906.
Edouard Vuillard qui s'interresse très tôt à la photographie, prend également beaucoup
de plaisir à réaliser des clichés qu'il prendra par centaines, dans sa famille, mais
également en extérieur, lesquelles lui servent d'aide-mémoire pour la réalisation de
certaines de ses toiles. Un certain nombre de ces photos sont donc présentées ici, avec
notamment celles qui saisissent le visage de sa mère, dont il a peint souvent le portrait
dans son atelier de couture ou les photos de ses amis Pierre Bonnard ou l'écrivain
Tristan Bernard.
Cette imposante exposition s'attache à montrer ainsi une oeuvre beaucoup plus
diversifiée et créatrice que celle que l'on retient communément de Vuillard, dont
l'oeuvre intimiste domine il est vrai, et reste surtout célèbre pour ses scènes
familiales où les personnages apparaissent comme figés dans des pièces lourdement
décorées.
Illustration :
Edouard Vuillard : " Sous les Arbres " ( détail) - panneau de la série
" Jardins Publics" 1894 - détrempe sur toile 212 x 96 cm - © Musée des
Arts Cleveland ©
ADAGP, Paris. |
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PARIS : Musée de la Marine
" Les Génies de la Mer "
Du 5 février au 2 janvier 2004 |

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Cette
superbe exposition qui réunit un choix de de 77 uvres puisées dans les collections
du Musée National de la Marine, met en lumière le développement de la sculpture navale
en France entre 1650 et 1850.
Elle permet de retracer l'évolution de cet art dans les ateliers navals et dans les
arsenaux français et rend compte des étapes de la création dans les ateliers de
sculpture, durant une période pendant laquelle tous les navires de guerre en bois
étaient décorés de
nombreux éléments d'ornementation, termes de poupes ou fronteaux de dunettes, et figures
de proue. Des documents, archives et dessins du XVIème siècle sont également
présentés.
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Les artistes sculpteurs
souvent à l'aide de simples dessins préparatoires, ou de figures en cire, réalisaient
de riches décors comme en témoignent les élèments provenant des galères royales de
Louis XIV, dont les 15 éléments provenant de la Réale de France (1694) .
Sur les vaisseaux, les ornements sculptés, d'abord exubérants à la fin du XVIIème
siècle, deviennent plus sobres au fil des ans, par nécessité et par goût : le tableau
arrière disparaît progressivement, tandis que les figures de poupe se font moins
imposantes, et que les figures de proue se transforment en bustes.
Installées à l'avant du bateau, face aux flots océan qu'elles pénètrent et dominent,
les figures de proue deviennent alors l'emblème des vaisseaux dont elles constituent
l'identité et l'élément décoratif essentiel en émergeance au bout des lignes de
fuite de l'étrave.
Les figures de proue sur les grands voiliers en bois témoignent surtout de la
valeur protectrice que lui accordaient les marins, confrontés aux incertitudes du voyage.
Les quatorze figures en cire, présentées également dont les plus anciennes datent des
années 1750, apportent un témoignage exceptionnel à ce qu'était l'art de la
céroplastie appliqué à la sculpture navale. Malgré leur fragilité, ces rares projets
ont résisté au temps, tandis que nombre de figures de proue auxquelles elles ont servi
de modèles ont disparu à jamais.
Des canots de prestige XVIIème siècle décorés de sculptures peintes ou dorées,
sont également présentés. Ces embarcations étaient d'usage dans les familles royales
ou nobles, lors des fêtes nautiques données sur la Seine à Paris, à Versailles,
à Vaux le Vicomte sur les canaux. Leurs décorations, et leurs sculptures, s'
inspiraient du répertoire mythologique et du bestiaire marin. Par la suite, ce
types d'embarcation furent réservées aux différents chefs d'état pour leur permettre
d'effectuer des visites ou des inspections dans les grands ports militaires.
Illustration : Figure de proue - Personnage féminin XVIIIème © |
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PARIS : Galerie nationale du Jeu de
Paume
" Zao Wou-Ki : rétrospective"
Du 14 octobre au 07 décembre 2003 |

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C'est à une grande rétrospective consacrée au peintre Zao Wou-Ki, né le 13
février 1921 à Pékin , naturalisé français en 1964, que nous convie actuellement la
Galerie du Jeu de Paume, avec la présence d'un centaine de toiles, pour certaines
composées de tryptiques de grands formats, mais également des encres de chine, des
aquarelles, en provenance pour la plupart de collections privées. Nombre de ces oeuvres
sont présentées ici pour la première fois, dans une grande exposition à Paris dont la
dernière qui lui était consacrée remonte à plus de vingt ans.
Dans la cadre de la Galerie du Jeu de Paume qui rassemble l'une de ses dernières grandes
expositions de peinture, avant de se voir transformée en Musée de la Photographie, les
oeuvres toute en lumières de Zao Wou Ki présentées là donnent un relief tout
particulier au lieu et à ses cimaises blanches, avant que ses fenêtres ne soient
occultées pour les besoins de sa prochaine destination.
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C'est en 1935 que Zao Wou-ki renonce à des études
supérieures pour entrer à l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Hang-Tchéou où il
étudie la calligraphie, et l'art de l'encre de Chine, mais découvre la peinture
occidentale par les peintures de Millet ou de Prudhon et s'interesse à la reproduction
d'oeuvres des peintres impressionnistes français en s'essayant à la peinture à l'huile.
En 1941, il parvient à réaliser une première exposition des ses oeuvres, faites
d'arlequins à la manière de Picasso ou de Matisse .
Attiré par la peinture occidentale, et par la France en particulier, il décide après la
guerre en février 1948 de quitter la Chine pour arriver à Paris et étudier Renoir,
Matisse, Picasso et Modigliani pour lequel il a une admiration particulière. Nommé
professeur de dessin à l'école des Beaux-Arts de Paris, en raison même de sa maîtrise
des techniques traditionnelles chinoises, il entreprend peu après de voyager dans le midi
de la France sur les traces de Cézanne, puis en Italie, en Espagne, aux Pays Bas, en
Allemagne, pour y découvrir les oeuvres des maîtres occidentaux. Il découvre également
Kandinsky, Paul Klee qui constituent pour lui les peintres qui lui permettent de concilier
l'art asiatique de ses origines et l'art européen .
Henri Michaux et Vieira da Silva l'encouragent dans sa démarche et dans la réalisation
de toiles telles que "Paysage avec des oiseaux", "Femme dans la
forêt", "Paysage ou Femme endormie" qui soulignent déjà la délicatesse
des tracés et l'attrait de la lumière.
Progressivement, l'artiste se libère de influences de la peinture figurative, mais
également de l'influence de Klee, pour se consacrer à l'abstraction à partir de 1953.
Parrallélement à ses recherches picturales, il s'interesse également à la musique et
aux oeuvres de Debussy, Bartok, Satie et aux liens qui s'établissent selon lui entre les
sons et la lumière.
Ses oeuvres prennent alors de l'ampleur, lors de sa séparation avec Lan-Lan en 1957, sa
femme qu'il connait depuis l'âge de seize ans, pour devenir tempétueuses et sombres :
" Avant l'Orage", "Foule Noire", " Montagne Déchirée". Il
entreprend alors de voyager à nouveau, vers les Etats Unis, où il peint de grands
formats avant que de rencontrer une jeune actrice chinoise Chan May-Kam avec qui il
revient à Paris. Il noue des liens avec de nombreux artistes: Henri Michaux, Soulages,
Hartung, Riopelle, Vieira da Silva et redécouvre ses véritables racines et ses sources
d'inspiration qu 'il puise dans l'art asiatique. Des expositions sont organisées à Paris
en 1960, puis en 1963 à la Galerie de France, mais également en Espagne où il reconnait
son admiration pour Velasquez et Goya. Les expositions se multiplient en Europe, à partir
de 1965, à l'Albertina de Vienne, en Autriche, en Allemagne, à Cologne, au Canada, en
France, tandis que son oeuvre plus abstraite et reconnue par tous, s'inspire davantage de
la spontanéité et du rythme de la calligraphie, dans laquelle se mêlent les
différentes techniques et par quoi il se joue de l'encre, du lavis, du dessin, de la
peinture à l'huile, de l'aquarelle, et des supports, le papier, la toile pour donner vie
à la matière, au travers les traits, les points, les hachures, les frottis, les grains
de ses empâtements.
Après le décés de May en 1972, il offre au Centre Pompidou " "En Mémoire de
May" qui constitue l'une de ses oeuvres majeures. Il voyage au travers le monde,
revient en Chine, jusqu'à la grande rétrospective qui lui est consacrée à Paris aux
Galeries Nationales du Grand Palais en 1981. Il reprend à nouveau la réalisation de
grands formats à partir de 1984, en voyageant régulièrement en Asie, au Japon, en
Chine, pour créer en lui un lien permanent, entre l'Orient et l'Occident, qui lui est
vital et nécessaire pour son inspiration
Zao Wou-Ki, internationalement
récompensé, est élu à l'Académie des Beaux-Arts en 2002.
Il sera solennellement reçu sous la coupole de l'Institut le 26 novembre prochain.
Illustration : Zao
Wou-Ki : " 13
-9 -73 " 1973 - Huile sur toile 200 x 162 cm
© Musée Ingres - Montauban © ADAGP, Paris |
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PARIS : Centre Georges Pompidou
" Jacques Henri Lartigue : l'album d'une vie"
Du 4 juin au 22 septembre 2003 |

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Pour la première fois le Centre Georges
Pompidou présente au public dans cette exposition les quelques 130 albums de photos que Jacques
Henri Lartigue ( 1894-1986) a pu constituer durant sa vie. Se considérant comme un
amateur de photos si ce n'est un photographe amateur, Lartigue a voulu répertorier au fil
des années tous les événements positifs de sa vie, comme pour retenir et faire durer
ces moments heureux et privilégiés .
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Né en 1894 dans une famille aisée, et fils de
banquier Jacques Henri Lartigue se voit offrir son premier appareil photographique dès
l'âge de sept ans. "Je vais tout photographier. Tout " avait-il dit alors.
Sa mère, sa tante, sa nourrice, ses
cousins, son frère les jeux, les voyages , les vacances familiales en bord de mer sont
les sujets de ses premières photos, mais aussi les voitures, les avions les planeurs, les
courses de bobsleigh à roues, les promenades en barque, les séjours à la
montagne, et plus tard les portraits de Madeleine Messager, surnommée "Bibi",
sa première épouse, mais aussi de Renée, de Coco, de Florette, de certaines élégantes
du Bois de Boulogne, de ses amis Sacha Guitry et Yvonne Printemps, Denise Grey, Marlène
Dietrich, mêlées à des photos du tournage de film, dont " Le Dieu du hasard"
ou les "Aventures du Roi Pausole" où il est l'assistant du metteur en
scène, jusqu'à des travaux de commandes, dont le portrait officiel du Président Valery
Giscard D'Estaing.
Jacques Henri Lartigue n'aura cessé de photographier, telle pour lui une
"manie", " une maladie" notera-t-il dans ces carnets, où il aura
consigné soigneusement ses photos, mais aussi des croquis, des impressions, des histoires
ou des petits événements du quotidien, comme un divertissement obsessionnel qui finira
par lui apporter la célébrité à l'âge de 70 ans, par une exposition au Museum of
Modern Art de New York en 1963, puis à Paris en 1975.
Cette exposition retrace ainsi de manière chronologique depuis 1902, l'enfance au
Château familial de Rouzat dans le Puy-de-Dôme, les vacances à Pont-de l'Arche dans
l'Eure, puis à Etretat, Trouville, Deauville, Villerville, jusqu'à sa mort en 1986 à
Opio, les instants de bonheur vécu, au travers des extraits de son journal, des albums,
et en 14.423 pages, qui remaniées sans cesse, constituent une mise en scène biographique
et dévoilent le plus intime des autoportraits.
Des pages sombres existent aussi cependant chez Lartigue avec des photos des guerres,
moments terribles qu'il ne préfére qu'évoquer, au travers des vues décrivant des
scènes de liesse par exemple lors de la Libération de Paris. Des tirages anciens, et
autochromes jamais exposés accompagnent également cette exposition, comme la nostagie
d'un bonheur déjà lointain.
Illustration :
Jacques -Henri Lartigue : " Houlgate - septembre 1919 " © |
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PARIS : Musée Carnavalet
" Lucien Jonas et le décor mural "
Du 28 mai au 26 octobre 2003 |
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"Figure du monde artistique des années 1920 et 1930, Lucien Jonas ( 1880-1947)
étonna son époque par l'habileté de son crayon de dessinateur et celle de ses pinceaux
de portraitiste et de décorateur mural. C'est ce dernier aspect qui est mis à l'honneur
par l'exposition du Musée Carvavalet qui salue le don, par le fils de l'artiste, de près
de 80 dessins de grands formats, préparatoires au décor disparu de la Salle des Fêtes
de la Maison des centraux, et à ses projets pour le Foyer du Théâtre de la Cité,
actuel Théâtre de la Ville.. le caractère virtuose de ses grandes feuilles colorées
témoigne des splendeurs passées du style Art-Déco, dans une ville qui en fut le foyer.
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Natif du Nord de la France, Lucien Jonas (
1880-1947) débuta dans un style réaliste assez sombre
et acquit sa notoriété grâce à des scènes de la mine. Entraîné dans la vie
parisienne, il étendit ensuite son activité au portrait officiel ou mondain et s'adonna
au décor mural, genre qu'il avait pratiqué avec succès dans de nombreux
bâtiments publics de Valenciennes
( théâtre, musée, hôtel de ville, chambre de commerce, etc...) Victime du
revirement de goût, il se consacra à la fin de sa vie au paysage parisien et balnéaire
pour une clientèle d'amateurs.
Désireux d'assurer la conservation de la mémoire de son père, maître Jacques
Jonas a récemment offert à Carnavalet un choix important d'oeuvres issues du fonds
d'atelier. L'exposition célèbre cette donation exceptionnelle. Outre une dizaine de vues
d'hôpitaux parisiens ( 1934) qui complétaient bien les collections topographiques du
musée, ont été sélectionnées deux ensembles cohérents constitués au total de près
de 80 dessins de grands formats.
Le plus important par le nombre illustre le décor disparu de la salle des fêtes
et du restaurant de la Maison des Centraux, rue jean Goujon (1921). Mais au delà du
caractère virtuose de ses grandes feuilles colorées, ces oeuvres témoignent d'un
magnifique ensemble de style Art-Déco, dont on n'avait pas trace depuis sa malencontreuse
destruction.
L'autre groupe de dessins concerne le concours de 1943, pour le décor du Foyer du
Théâtre de la Cité, actuel Théâtre de la Ville, alors dirigé par Charles Dullin.
Cette donation est accompagnée par des photographies anciennes des décors et de
documents architecturaux qui permettent de suivre leur réalisation.L'exposition présente
ce fonds inédit centré sur l'activité parisienne de l'artiste, complété par le choix
d'une trentaine de tableaux et de dessins issus de collections particulières. Cces
derniers illustrent les autres grands chantiers décoratifs de Lucien Jonas, notamment
dans le nord de la France, ainsi que des aspects variés de son oeuvre, des sujets miniers
et de la guerre de 1914-1918, aux menus illustrés et aux maquettes de billets de
banque."
Illustration : Lucien Jonas - © Photothèque des Musées de la Ville de Paris ©
Jacques Jonas |
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PARIS : Musée du Louvre - Hall Napoléon
" Léonard de Vinci - Dessins et manuscrits"
Du 09 mai au 14 juillet 2003 |

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Voici plus de cinquante ans qu'une exposition n'avait pas été consacrée en France à
Léonard de Vinci (1453 -1519), sans doute le plus
grand génie de la Renaissance.
Ce sont cent trente dessins, dont quatre-vingt-huit de Léonard de Vinci, et
douze manuscrits conservés à la bibliothèque de l'Institut de France prêtés pour la
première fois depuis 1952,qui ont pu être réunis,
dont quelques uns sont présentés pour la première fois dans une exposition à laquelle
de nombreux musées, institutions ou collections particulières du monde entier ont
participé. par le prêt de croquis, esquisses, schémas, ou pages de carnet, qui
permettent de voir au plus près les traits réalisés par la main de ce grand génie. Des
pages extraordinaires consacrées à l'architecture et à l'étude scientifique sont
montrées également au public, aux côtés de portraits, de scènes de batailles ou
d'études pour certains de ses tableaux les plus célèbres. Les dessins proviennent de la
collection du Musée du Louvre (l'une des trois plus riches du monde) mais également des
États-Unis, de Grande-Bretagne, d'Italie, d'Allemagne
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La présentation permet de retracer la vie, le
parcours et l'oeuvre de Leonard de Vinci, né en 1453 dans la petite ville toscane de
Vinci, non loin de Florence. Enfant naturel d'un notaire Piero de Vinci et de Caterina,
une paysanne dont on ne conserve que le prénom, Léonard de Vinci
décède en 1519 en France, où l'avait appelé François Ier.
Très tôt, le jeune Léonard qui montre de véritables dispositions pour le dessin.
Réalisés de sa main gauche, il ne cesse de tracer, dessiner, de faire des esquisses, des
croquis, qui montrent une immense capacité à l'observation. Toute sa vie, à la mine de
plomb, au charbon, à la craie, à l'encre, il aura rempli des feuillets, des cahiers, des
pages et des pages de dessins, accompagnés d'une écriture aux lignes serrées, écrites
de droite à gauche.
Consacrés aux plantes, aux arbres, aux feuilles, aux animaux, aux chiens, chats, ours,
chevaux, des folios entiers égalemnt sont consacrées aux armes, aux pointes de lance,
aux épées de toutes formes, aux arcs, aux boucliers mais aussi aux engrenages, aux
poulies, mais également aux schémas d'artillerie.
En dehors de ses croquis techniques, Léonard réalise aussi des dessins d'anatomie, des
études de musculture, sans notions autres que celles de l'observation, il dessine l'
"Arbre des veines" qui montre l'emplacement du coeur, des poumons et des
principales artères dans le corps de l'homme. Il dessine égelement de nombreuses
des études de visages, mais aussi des portraits aux délicats traits de Madone, jusqu'à
des séries de portraits grotesques et de caricatures.
Aujourd'hui, il existe environ 4.000 dessins de sa main ou des ses élèves, très souvent
de petites dimensions, mais il ne reste seulement que 15 toiles, dont la majorité se
trouvent également au Musée du Louvre dont bien sûr " La Joconde", " La
Vierge aux rochers, "La Belle Ferronnièrre, eu encore "Sainte Anne",
" La Vierge et l'enfant", " Bacchus et St Jean Baptiste". Cette
importante exposition montre pour le 550ème anniversaire de sa naissance, comment ont
évolués ces centres d'intérêts, sa réflexion tout au long de sa vie, par rapport à
son époque, et cette volonté quasi encyclopédique qui fut la sienne au travers son
oeuvre.
Illustration : Léonard de Vinci : " L'Homme Vitruvien
" vers 1490 Dessin © Academia Venise |
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PARIS : Musée du Louvre
" Michel - Ange : dessins du Louvre"
Du 26 mars au 30 juin 2003
>>> prolongation
jusqu'au 14 juillet 2003 |
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Michel-Ange (1475-1564) dessinateur, peintre,
architecte, sculpteur, poète, né à Caprese, près d'Arezzo, en Italie, est l'un des
plus grands artistes de la Renaissance.
Ses parents voulaient faire de lui un honorable commerçant, comme en comptait tant la
ville de Florence sous le règne des Médicis.
De son vrai non Michelangello Buonarotti, il avait une admiration intense pour les
peintres et les architectes qui décoraient alors Florence florissante, et il avait
préféré entrer en apprentissage dans l'atelier du peintre Domenico Ghirlandajo plutôt
que d'apprendre le métier du commerce. Très interessé surtout par la sculpture et les
études anatomiques, et admiratif de la collection des statues antiques des Médicis, il
se consacre plus au travail du marbre qu'à la peinture. En 1501, c'est la décoration du
Conseil du Palazzo Vecchio, qui le fait connaître, puis la réalisation de la statue de
"David" qui asseoit sa réputation.
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Au fil de ses oeuvres toutes remplies d'une véritable énergie, il
force l'admiration de ses contemporains, même lorsqu'il se consacre à la peinture, car
il inaugure par son style, fait de couleurs vives et la présence de figures nues
vigoureuses, une nouvelle manière de peindre qui marquera les arts du XVIème siècle et
les siècles suivants. Un oeuvre telle que la "Sainte Famille", par exemple,
montre tout ce qui le sépare de la représentation traditionnelle faite sur ce thème par
les artistes antérieurs. La décoration à fresque de la Chapelle Sixtine à Rome en
1508, avec ses différents tableaux figurant les scènes bibliques et illustrant
l'histoire de l'humanité fera l'objet d'un scandale durant des décennies, pour avoir
représenté des corps nus sur la voûte de la Chapelle Pontificale, mais ses autres
réalisations, comme le tombeau de Jules II, la façade de l'Eglise deSan Lorenzo, puis
" Le Jugement dernier" fait à la demande du Pape Paul III au dessus de l'autel
de la Sixtine en 1536, consacrera totalement son oeuvre aux yeux de ses contemporains, par
sa représentation d'une vision apocalyptique du monde témoignant d'une profonde crise
religieuse. C'est une période où Michel-Ange réalise de nombreux dessins à sujets
religieux qui montent l'évolution de ses propres méditations, avant qu'il ne se consacre
presque totalement à une oeuvre d'architecte qui lui fera réaliser l'Eglise
Saint-Pierre, le Capitole, le Palais Farnèse, ou encore l'Eglise San Giovanni dei
Fiorentini.
Michel-Ange suscite encore aujourd'hui l'admiration et les éloges par une oeuvre
grandiose qui tout au long de sa vie a été soutenue par un travail très exigeant
de dessinateur. Selon les spécialistes de Michel-Ange ce sont près de six cents dessins
autographes qui subsisteraient aujourd'hui, au travers les divers musées et collections
dans le monde.
Le Musée du Louvre, pour sa part, conserve plus d'une quarantaine de feuilles originales.
Celles ci qui n'ont jamais été présentées ensemble depuis 1975, sont proposées au
public dans cette exposition à à l'occasion de la parution du catalogue raisonné
rédigé par le professeur Paul Joannides, de l'Université de Cambridge.
Illustration : Michel-Ange : "
Résurrection" - dessin © Musée du Louvre
(LMDA) |
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PARIS : Centre Pompidou
" Nicolas de Staël "
Du 12 mars au 30 juin 2003 |

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non disponible
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En dehors d'une exposition à la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence en 1991, et à
l'Hôtel de Ville de Paris en 1994, il n'y avait pas eu de grande rétrospective en France
depuis plus de 22 ans, consacrée à Nicolas de Staël (1914-1955), le peintre du
désespor qui voulait "fréquenter les nuages".
Avec la présentation de 220 oeuvres majeures, dont 135 peintures et 80 dessins en
provenance de musées et de collections françaises et étrangères, de nombreux livres
illustrés, des gravures et des documents inédits, cette exposition retrace l'itinéraire
de l'artiste partagé entre l 'abstraction et la figuration, qui a 41 ans en pleine
gloire, le 16 mars 1955, se jette par la fenêtre de son atelier au pied des remparts
d'Antibes.
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Nicolas de Staël né à Saint-Petersbourg en 1914
et jusqu'à son suicide, n'a conservé de son ascendance slave que le romantisme et le
désespoir. Proche du Tsar, son père est vice-gouverneur de la forteresse Pierre-et-Paul.
La révolution russe de 1917 contraint sa famille à s'exiler en Pologne, où meurent ses
parents. Orphelin, il est recueilli par un couple russe de Bruxelles. A 16 ans, inscrit à
l'Académie Royale des Beaux-Arts il est fasciné par la découverte des oeuvres de
Rembrandt et de Vermeer. Arrivé en France en 1919, il découvre Matisse, Braque, Soutine,
Cézanne, et voyage en Espagne, en Italie, en Algérie et au Maroc.
En 1939, il s'engage dans la Légion Etrangère et arrive au début des années 1940, à
Nice avec sa compagne, Jeanine, rencontrée au Maroc. Il rencontre là Jean Arp, Sonia et
Robert Delaunay, Alberto Magnelli, et sous leur influence, peint ses premières
toiles abstraites qu'il baptise "Compositions".
En 1943, il arrive à Paris, où il fait la connaissance de César Domela, unautre peintre
de l'abstraction. C'est une période difficile. Il souffre de la faim et du froid et doit
brûler les boiseries de son appartement pour se chauffer. Jeanine sa compagne meurt de
cette misère, mais il continue à peindre, quelques oeuvres figuratives, mais aussin des
oeuvres abastraites au besoin sur les draps de son lit, qui montrent l'influence sur lui
de Magnelli et de Domela. La Galerie Jeanne Bucher accepte en 1944 de l'exposer, en pleine
occupation allemande, alors que les nazis qualifient l'abstraction d' "art
dégénéré".
Il continue néanmoins de travailler avec acharnement assailli en permanence par le doute,
tiraillé entre l'illumination et le désespoir. Il se tourne de plus en plus vers
l'abstraction, et ses oeuvres constituées d'un enchevêtrement de lignes et d'arabesques,
révèlent une palette pétrie d'angoisse.
Il passe un tournant entre 1950 et 1952, et se lance dans la composition de paysages, de
natures mortes selon une approche de la réalité résolument nouvelle, sans doute sous
l'influence de Braque, de Lapicque ou de Lanskoy. Il simplifie ses compositions,
éclaircit sa palette, la peinture prend de la matière avec de larges à-plats, au
couteau ou à la spatule. De ses tableaux émergent alors la couleur, la lumière, la vie,
l'espace.
Il décide de retrouver alors la lumière du Midi, et s'installe à Antibes, à l'automne
1954, dans un atelier ouvert sur la mer. En six mois, il réalise, solitaire, plus de 300
toiles, aux thèmes variés, des natures mortes, des paysages, des scènes sur le port, un
bateau, un vol de mouettes, une carafe sur une étagère. Sa peinture, qu'il applique
alors au coton, apparaît de plus en plus transparente et fluide. "Je n'ai plus la
force de parachever mes tableaux", écrit-il alors. C'est au pied du fort
Vauban au Cap d'Antibes que s'achève le 16 mars 1955 son parcours. Une immense toile
qu'il n'a pas achevée, " Le Grand concert" reste orpheline ce jour là.
Toute l'uvre de Nicolas de Staël s'est développée en un temps très court d'une
douzaine d'année à partir de 1940, et c'est plus de mille toiles qu'il a peint pendant
cette période, dans une violence de création et une passion rares caractérisées par
l'antinomie constante entre l'expression figurative et l'abstraction. La forte
personnalité du peintre alliée à l' intelligence aiguë de son art et la perception
particulière qu'il a de la lumière et de l'espace l'ont amené à réaliser
une uvre clé de l'histoire de l'art contemporain. Ses uvres sont l'expression
d'une passion permanente, et d'une simple relation du peintre avec ce qu'il voit :
l'espace et la couleur sont les dominantes constantes de son art.
L'uvre de Nicolas de Staël appartient à un registre élevé dans lequel s'exprime
le passionnel et le lyrisme comme si le destin lui avait imposé tout au long de sa vie
une trajectoire pour faire naître un nouveau rapport esthétique avec le réel.
Nicolas de Staël, au travers sa peinture, recherchait l'absolu.
"Toute ma vie, j'ai eu besoin de penser peinture, de voir des tableaux, de faire de
la peinture pour m'aider à vivre, pour me libérer de mes impressions, de toutes les
sensations, de toutes les inquiétudes auxquelles je n'ai trouvé d'autre issue que la
peinture."
lIlustration : Nicolas de
Staël : " Figures au Bord de la mer " 1952 Huile sur toile 161,5 x129,5
cm
© Kunstsammlung Nordhrein Westfalen -
© ADAGP, Paris.
Dossier -Pour en savoir plus
Les Billets
d'Humeur de C. Ronsmans
(LMDA) |
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Actuellement |
PARIS : Musée du Luxembourg
" L'aventure de Pont-Aven et Gauguin "
Jusqu'au 26 juin 2003 |

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C'est à partir des années 1860, que le petit village breton de Pont-Aven se fait
connaître, avec la présence de plus en plus fréquente de peintres et d'artistes
étrangers, mais aussi français, tous autant attiré par le charme, la lumière et
l'exotisme de la Bretagne, que par la recherche de nouveaux motifs d'inspiration dans les
paysages et dans les modes de vie simple des habitants à l'époque dans cette région.
C'est en juillet 1886, après un voyage au Danemark, que Paul Gauguin (1848-1903 )
découvre à son tour Pont-Aven, et le village du Pouldu, attiré par la réputation de la
région, dans lequel résident déjà régulièrement près d'un centaine de peintre
durant les beaux jours chaque année, accueillis chez l'habitant ou répartis entre les
diverses auberges et hôtels des environs. Il y rencontre des artistes tels Charles Laval,
Henri Delavallée avec lesquels il se lie d'amitié, et partage une vision impressionniste
de la peinture.
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ll revient à Pont-Aven en début 1888, date à
laquelle, il écrit à un ami, Emile Schuffenecker : " J'aime la Bretagne. J'y trouve
le sauvage, le primitif. Quand mes sabots résonnent sur le sol de granit, j'entends le
ton sourd, mat et puissant que je cherche en peinture".
C'est durant l'été de la même année qu'il rencontre Emile Bernard, période charnière
et décisive dans l'oeuvre de Gauguin, avec lequel il travaille et invente une technique
baptisée le "synthétisme". Il s'agit de traiter les sujets de manière
à ne pas s'en tenir à la simple reproduction détaillée des paysages ou des
personnages, mais de peindre de mémoire, pour ne retenir que l'essentiel des scènes
selon un assemblage de couleurs posées par aplats, sans convention de composition ou de
perspective. C'est un traitement symbolique du thème dans une nouvelle expression
esthétique qui est recherchée.
Une oeuvre telle que " La Vision du Sermon" concrétise cette période
essentielle dans son oeuvre et qui sera lune des premières étapes de la naissance
de ce que lon appellera ensuite "l art moderne".
Ce mode de travail séduira immédiatement de jeunes peintres tels que Jourdan, Charles
Filiger, ou dautres qui feront évoluer ces recherches, comme Henry Moret,
Chamaillard ou Maufra, ou encore Lacombe et Paul Sérusier, lesquels donneront naissance
peu après au Groupe de Nabis.
Paul Gauguin reviendra encore en 1889 et 1890, puis une dernière fois en 1894, non pas à
Pont-Aven, trop fréquenté pour lui, mais dans le village plus retiré en bord de mer du
Pouldu, où il s'installera dans l'auberge de Marie Henry, dont il décorera la salle à
manger.
"L'Ecole de Pont-Aven " qualifiera l'ensemble des peintres qui auront
fréquentés Paul Gauguin sur place à cette époque où qui auront été influencés par
ses recherches, avant qu'il ne parte pour l'Océanie en 1895.
Cette exposition, organisée dans le cadre du centenaire de la mort de Paul Gauguin, est
la plus imortante jamais réalisée sur ce thème. Ce sont en effet 82 peintures qui sont
présentées ici, de Paul Gauguin et d'artistes de Pont-Aven accompagnées de 26 dessins,
afin de mieux percevoir sa démarche créatrice et celle des différents artistes qui
l'auront cotoyé. Des estampes montrent également le talent de certains graveurs comme
Seguin, Delavallée, OConor ou Maufra dans lapplication en gravure des
innovations de Paul Gauguin et d'Emile Bernard. Des céramiques, des sculptures des
meubles sculptés par Gauguin lui même, illustrent l'influence qu'il aura eu également
dans les diverses recherches d' artistes tels par exemple Lacombe ou Ernest Ponthier
de Chamaillard.
Illustration : Paul
Gauguin : " La
Vision du Sermon ou La Lutte de Jacob avec l'Ange " 1888 - Huile sur toile
73 x 92 cm
© National Gallery of Scotland - Edimbourg |
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PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Chagall connu et inconnu "
Du 14 mars au 23 juin 2003 |
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Les Galeries Nationales du Grand
Palais, réunit pour la première fois depuis 1969 une grande rétrospective retraçant
toute l'oeuvre de Marc Chagall (1887-1984), à la fois pour le meilleur de son oeuvre,
celle des jeunes années, et pour la partie plus académique à partir de 1925, mieux
connue du large public .
Au travers la présentation de quelques 180 oeuvres, dont 75 peintures, l'exposition
montre selon un parcours chronologique les 70 ans de création de l'artiste, depuis
ses premièrs tableaux de 1908, jusqu'aux derniers réalisés en 1985. Selon cinq étapes,
les Années russes, le Théâtre juif, la Galerie des Fables, la Bible, et les
Années françaises, le visiteur découvre comment Marc Chagall a évolué tout au long du
XXème siècle auprès des grands mouvements artistiques sans s'y impliquer, et surtout en
construisant une oeuvre originale dans l'ensemble de l'art moderne, aux antipodes de
l'abstraction dans laquelle se sont engagés ses amis russes tel par exemple Malevitch ou
Lissitzky. |

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Né dans une famille pauvre de neuf enfants dans la
ville de Vitebsk en Russie et élevé selon dans la tradition d'un judaïsme orthodoxe, il
est imprégné par la règle de l'interdiction de la représentation, inscrite dans la Loi
juive. Marc Chagall qui s'intéresse à la peinture, part à Saint-Pétersbourg où il
suit des cours dans divers ateliers, dont ceux de Léon Bakst dans lesquels l'influence de
la modernité française domine. Dès ses premières oeuvres, Marc Chagall mêle le
modernisme à une certaine tradition russe teintée de thèmes propres à ses racines
juives.
En 1909, il rencontre alors sa muse, Bella Rosenfeld, qu'il épousera six ans plus tard.
Venu à Paris pour voir de plus près le modernisme, il s'installe à la Ruche et peint
sous l'influence de l'impressionnisme des oeuvres telles que "Le Poète aux
oiseaux", en 1911, tout en s'interessant également au fauvisme et au cubisme. Il se
noue d'amitié avec ses compatriotes Archipenko, Soutine, Zadkine, mais aussi avec Fernand
Léger, Delaunay, Modigliani. Des oeuvres telles que" Autoportrait aux sept
doigts," A la Russie, aux ânes et aux autres", "Maternité",
"Golgotha" réalisées en 1911, ou telle "Adam et Eve", de 1912,
témoignent de la croisée de ces diverses influences, mêlant la modernité à
l'académisme, l'attrait pour l'époque et la tradition, l'homme et l'animal, et montrent
la richesse de son imaginaire où se mêlent sur des fonds flamboyants, le lyrisme et
l'allégorie.
Il repart à Vitebsk, et y épouse Bella Rosenfeld en 1915. C'est l'époque où il peint
des oeuvres telles que "La Promenade" en 1917, "Bella au col
blanc" ou " Au dessus de Vitebsk" en 1922 qui sont autant d' évocations du
bonheur, et qui achève la période probablement la plus riche et la plus inventive de son
oeuvre.
Les changements que semble vouloir apporter la Révolution Russe de 1917,
l'enthousiasment, et nommé Commissaire des Beaux Arts, il organise la décoration de sa
ville de Vitebsk en octobre 1918, en peignant de nombreuses banderolles pour faire
descendre selon lui l'art dans la rue. Il se sépare cependant de ses amis Lissitzky et
Malevitch, dont il condamne le dogmatisme suprématiste et l'abstraction qui selon lui, ne
traduisent aucun rêve, aucune magie.
Après une période marquée par les décors du " Théâtre Juif" de Moscou, il
quitte la Russie pour aller vivre à Berlin, puis à Paris, où son ami Blaise Cendrars
lui demande de revenir . Il se lance alors, à partir de 1925 dans une série
d'illustration des Fables de La Fontaine, à la demande du marchand de tableaux Ambroise
Vollard.
En 1931, celui-ci lui demande aussi de travailler à une illustration de la Bible et en
particulier de l'Ancien testament. Chagall se rend alors en Palestine, puis visite
l'Egypte et revient avec matière à poursuivre une oeuvre totalement hors du courant
moderniste. Des oeuvres telles que " Moïse reçoit les Tables de la Loi" de
1931,
"Les Trois anges reçus par Abraham" ou plus tard "L'ange à la
palette", de 1936, dans lequel les références sont multiples, traduisent chez lui
une conception de l'art comme porteur d'une "promesse de bonheur" pour les
hommes, et d'une dimension messianique dont il ne se séparera plus. Des oeuvres telles
que la "Crucifixion Blanche de 1938, " La Guerre" de 1964 à 1966 ,
"La Vie" de 1964, présentes également dans cette exposition, sont autant de
fresques allégoriques dans lesquelles cette dimension religieuse ne se sépare plus de la
teneur onirique et poétique du peintre, mais sans l'inventivité de la période des
années qui aura précédé son retour en France à partir de 1925
Illustration : Marc Chagall :
" Clown à l'âne" 1927 - Gouache sur papier 62,5 x 48,5 cm
© Coll. Part. ©
ADAGP, Paris. |
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PARIS : Musée Jacquemart- André
" De Caillebotte à Picasso"
Du 15 octobre au 15 juin 2003 |
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Le Musée Jacquemart-André rassemble dans ses murs et pour la première fois à Paris, 85
chefs-d'oeuvre de la collection Oscar Ghez, en une exposition exceptionnelle qui permet de
retrouver tous les grands courants artistiques de la peinture entre 1870 et 1950, dans la
capitale des arts que fut Paris durant cette période.
Le collectionneur Oscar Ghez a voulu par son goût et ses choix surtout privilégier les
oeuvres des peintres liés au néo-impres- sionnisme, au fauvisme, et au cubisme,
qui au travers de l'Ecole de Paris, ont contribués à l'écriture d'une page essentielle
de l'histoire de l'art au XXème siècle, et de l'histoire de l'art dans son ensemble.
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Avec des artistes présents tels que Renoir, Manet,
Gauguin, Van Dongen, de Chirico, Utrillo, Soutine, Derain, Kisling, Foujita, Chagall,
depuis Caillebotte et jusqu'à Picasso, c'est toute l'évolution artistique menant à
l'expression de l'art moderne qui est représentée ici et développée sous un jour
particulier.
Illustration : Affiche exposition : De Caillebotte à Picasso - Musée
Jacquemart-André Paris |
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PARIS : Musée d'Histoire Contemporaine
" No pasaran, images de la Guerre d'Espagne"
Du 27 mars au 14 juin 2003 |
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L'histoire de la Guerre Civile Espagnole est celle d'une tragédie dans l'histoire
européenne. L'avènement de la République en 1932 destitue le roi Alphonse XIII et
plonge l'Espagne dans un combat entre les forces de gauche et les Phalangistes. En 1934,
le Général Franco réprime les grèves et les soulèvements populaires dans les
Asturies.
La victoire du Front Populaire en février 1936 accentue les tensions entre les
différentes forces, tandis que l'armée et les garnisons espagnoles du Maroc, s'élèvent
contre la République.
En réaction, à Madrid, et à Barcelone, le peuple prend les armes et forme des milices
sous la direction des syndicats et des partis. Dans les faubourgs, des exilés
antifascistes rejoignent les milices. Se forment à la hâte les centuries Thaelmann,
Gastone-Sozzi et Commune-de-Paris, tandis que André Malraux fonde l'escadrille España. A
l'opposé, les Phalangistes obtiennent l'aide militaire de Mussolini et de Hitler, tandis
que la nouvelle République Espagnole demande en vain le soutien des démocraties
occidentales qui décident la non-intervention.
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En France, au Mexique, en Hongrie se manifestent
des mouvements de solidarité enfaveur des Républicains espagnols.. En septembre
1936, l'Internationale Communiste (le Komintern), décide de procéder à l'enrôlement de
volontaires dans le monde entier, qui arriveront à la mi-octobre en Espagne pour former
les Brigades Internationales. Ce sont ainsi près de 35 000 militants ou sympathisants,
anciens combattants, aventuriers, ouvriers, juifs de Palestine ou de Varsovie, Albanais,
Algériens, dockers new-yorkais, médecins, infirmières, des humanistes, des communistes,
des socialistes, des anarchistes qui se rassemblent en forme de solidarité dans un élan
fraternel unique contre Franco. C'est le commencement de la Guerre Civile.
Le photo journalisme, est alors en plein essor. Des reporters, des photographes, affluent
en Espagne pour les journaux du monde entier, les agences, et des cinéastes viennent sur
place filmer les événements.
À Paris, le journal "Ce Soir" est lancé par le PCF et soutenu par le
gouvernement espagnol. Le journal "Paris-Match" est créé. Des publications et
des livres paraissent en nombre.
Robert Capa, parmi le nombre des photographes, prend des clichés très forts qui marquent
et symbolisent à eux seuls la guerre civile espagnole. La plus célèbre de ses photos
est celle de ce républicain près de Cerro Muriano, le 5 septembre 1936, qui en pleine
course et dévalant une pente est foudroyé par une balle. Aux côtés de Robert Capa, sa
compagne allemande Gerda Pohorylles, dite Taro, est tuée en juillet 1937 durant la
bataille de Brunete.
Autant d'images de la guerre, dont on souhaite vainement à chaque fois qu'elle soit
vraiment la dernière.
Illustration : Robert Capa : " Mort d'un militant de la CNT , près de Cordoue, à
Cerro Muriano le 5 septembre 1936 " - Photo
© Cornell Capa -Magnum |
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PARIS : Galerie Nationale du Jeu de Paume
" René Magritte"
Du 11 février au 09 juin 2003 |

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Cette importante rétrospective
consacrée à René Magritte (1898-1967) , le chef de file des surréalistes belges
retrace les différentes étapes de l'évolution du peintre depuis sa première période
surréaliste des années 1925-1926, en passant par la période de relation aux images et
aux mots de 1927 à 1930, puis à celle de la période de Bruxelles, où il cherche à
amplifier le mystérieux dans son oeuvre.
Depuis la rétrospective Magritte organisée pour le centenaire de sa naissance par
les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles en 1998, il n'y avait pas eu
d'exposition de cette importance. Ce sont en effet quelques 150 peintures, dessins,
sculptures, collages et photographies qui sont rassemblés, selon un parcours
chronologique, donnant une priorité cependant à la logique conceptuelle de l'oeuvre qui
met l'accent sur l'interaction entre le sens, l'image, la peinture et la réflexion sur le
visuel de l'art.
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Cette peinture " innommable", comme le dit
le Commissaire de l'exposition, définit une oeuvre singulière, chez cet artiste,
composée de rapports incongrus, inattendus, interrogateurs entre les objets ou les
concepts, au travers des toiles célèbres qui provoquent toutes un étonnement visuel.
"Le Viol" et
"L'Evidence éternelle", "La Lectrice soumise", "Le Fils de
l'homme", " Le faux-miroir", " Le Modèle rouge", "l'Homme
au Chapeau melon", "Ceci n'est pas une pipe", sont des oeuvres inscrites
dans notre mémoire, pour avoir été vues, de multiples fois, mais sont surtout une
réflexion qui interrogent par une dimension supplémentaire aux oeuvres, ce qu'est la
représentation, ce qu'est la perception, le langage, le sens, le signifiant et le
signifié, pour apparaître comme des supports de la pensée.
L'influence de Magritte, qui fut sans doute l'un des plus grands peintres du XXème
siècle, est manifeste sur le pop art des années 60 et sur Andy Warhol, mais également
sur des artistes tels que Jasper Johns pour " False Start, de 1959, Joseph Kosuth
pour " One and Three Chairs" de 1965 ou
d'autres.
lllustration : René Magritte : "La Mémoire " -1938- Huile sur toile 72,5 x 54
cm © Coll. Part. Houston
Les Billets d'Humeur de C.
Ronsmans
(LMDA) |
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PARIS : Institut Néerlandais
" De Watteau à Ingres
Dessins français du XVIIIe siècle du Rijksmuseum
d' Amsterdam "
Jusqu'au 18 mai 2003 |

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La très belle collection de dessins français du Rijksmuseum d'Amsterdam reste peu
connue du grand public. Un choix des plus belles feuilles du XVIIIème siècle est
actuellement présenté à l'Institut Néerlandais à Paris. Presque tous les grands
artistes de cette période sont représentés par une ou plusieurs uvres. La
sélection comprend également des projets décoratifs ou préparant des livres
illustrés.
D'Antoine Watteau ( 1684 -1721 ), huit feuilles sont présentées, parmi lesquelles
quelques-unes de ses fameuses études de figures à trois crayons. Parmi les douze
dessins de François Boucher figurent également quelques très belles études, ainsi
qu'un paysage d'un état de conservation remarquable. A côté des réunions galantes
situées dans des parcs et des jardins qui ont fait la gloire de Jean-Honoré Fragonard,
on trouve le seul carnet d'esquisses de l'artiste préservé dans son état d'origine.
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Parmi les autres artistes présentés,
on notera les noms de Charles-Joseph Natoire, Jean-Baptiste Oudry, Hubert Robert,
Jean-Baptiste Greuze ou Gabriel de Saint-Aubin. Des feuilles de Pierre-Paul Prud'hon,
Anne-Louis Girodet et Jean-Auguste Dominique Ingres, datant des premières années du XIXème siècle, clôturent le parcours de
l'exposition.
L'exposition a été présentée en 2002-2003 au Rijksprentenkabinet à Amsterdam. A
Paris, les dessins sont montés dans des cadres
anciens provenant de la collection du Rijksmuseum et de la Collection Frits Lugt. A cette
occasion, le catalogue de l'exposition, rédigé par Robert-Jan te Rijdt, conservateur au
Rijksmuseum, paraîtra en traduction française.
Illustration : Jean-Antoine Watteau : "Deux
études dune femme assise " - Sanguine sur papier crème,
202 x 340 mm © Rijksmuseum, Amsterdam
(Communiqué Institut Néerlandais) |
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PARIS : Musée d'Art Moderne
" Kasimir Malévitch "
Du 30 janvier au 27 avril 2003 |
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Kasimir Malevitch (1878-1935), inspiré
tout d'abord par les grands courants européens, du début du XXème siècle,
l'impressionisme, le fauvisme, le cubisme, puis pionnier de l'abstraction n'a eu de
cesse dans sa démarche que de trouver l'harmonie suprême de la peinture pure, qui le fit
aboutir à des formes géométriques de couleur sur fond blanc, puis ses "noir sur
noir ", ses "blanc sur blanc ", mêlant la forme et l'espace.
Cette exposition permet de suivre le cheminement de sa pensée et de ses
recherches, depuis la figuration jusqu'à l'absence de figuration, jusqu'à l'état de
forme "zéro".
Depuis sa période impressionniste, avec " Femme au journal" réalisé en
1906, en passant par le fauvisme mêlé de néo-primitivisme russe, avec " Les
Frotteurs de parquet", puis par le cubisme avec " Le Bûcheron" en 1912,
Kasimir Malevitch glisse lentement vers l'absence de figuration qu'il baptisera "le
suprématisme " dans une fusion de l'objet dans l'espace, jusqu'à un " monde
sans objet ". |

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Au travers son itinéraire, on peu reconnaître à ses
débuts l'influence de Paul Cézanne, puis de Fernand Léger, mais Malevitch, après une
période cubiste, puis futuriste, en 1915 franchit le pas en exposant à
Pétrograd, des tableaux totalement abstraits aux figures géométriques, dont le fameux
" Carré noir sur fond blanc" et 37 autres oeuvres abstraites qu'il qualifie de
" nouveau réalisme pictural" dans le "Manifeste du Suprématisme"
qu'il fait paraître en même temps.
En 1927, il est invité en Allemagne, pour présenter son oeuvre avec 70 toiles et
de nombreux dessins, qu'il confie sur place à un ami architecte, alors qu'il est rappelé
à revenir en URSS, par le régime soviétique. On lui demande d'en revenir à une
peinture figurative, correspondant aux exigences des réalités de son pays, en
contrepartie de quoi il est nommé professeur à l'Institut d'Art de Léningrad, puis à
l'Académie des Beaux Arts de Moscou. Interdit de quitter le pays, il est convié à
participer à la politique d'un retour à l'académisme voulu par le régime. C'est ainsi
qu'il peint alors des oeuvres figuratives, telle que "l''Homme qui court" peint
en 1930, et qu'il réalisera des tableaux antidatés pour se protéger des tracasseries
policières, et des portraits de famille avant que de mourir d'un cancer en mai 1935, sans
avoir pu repartir.
Ce sont quelques unes des toiles présentées à Berlin en 1927, par Malévitch, et
rachetées en 1950 par le Musée Stedelijk d'Amsterdam que l'on peut redécouvrir dans
cette exposition.
En 24 peintures et quelques 50 dessins allant de l'impressionnisme au fameux
suprématisme, le circuit se
clôt par les oeuvres graphiques de la période post-suprématiste de cet artiste qui fut
l'un des théoriciens majeurs de l'art du XXème siècle.
Illustration : Kasimir
Malevtich : " Le Bûcheron " 1912 Huile sur toile 95 x 71 cm
© Stedelijk Museum Amsterdam © ADAGP, Paris. |
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PARIS : Crypte du Parvis de Notre Dame
" Le Parvis de Notre Dame, archéologie et histoire "
Du 11 octobre au 27 avril 2003 |
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Le Parvis de Notre Dame constitue l'un des sites archéologiques majeurs de Paris. Non
seulement parcequ'il est implanté devant la cathédrale, mais surtout parcequ'il
correspond au site primitif de l'Ile de la Cité. Il n' est pas étonnant que les savants
et les archéologues se soient interressés à ce lieu fondateur de la capitale.
Ainsi dès 1624, des travaux permettent de découvrir en place des colonnes en marbre qui
seront ensuite utilisées pour la décoration de la salle de bain de Marie de Médicis au
Louvre. En 1710, des éléments de piliers des Nautes sont également découverts sous le
choeur de la cathédrale. C'est en 1847 qu'une grande campagne de fouille est menée sur
la partie est du parvis par Théodore Vacquer, qui découvre entre autres vestiges les
restes d'une basilique attribuée à Childebert, l'un des fils de Clovis.
En 1965, une autre campagne de fouille est entreprise par Michel Fleury, face à la
cathédrale qui permet de mettre au jour en 1970 une crypte archéologique.
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Ces différentes
découvertes qui sont autant de bribes éparses de l'histoire de la capitale, font l'objet de cette exposition,
dont le but est de donner un sens à l'ensemble de celles-ci, en les rattachant à la
genèse de Paris.
On découvre ainsi les grandes évolutions du parvis et son histoire, depuis sa création
attestée en 1163, jusqu'aux travaux d'Hausmann, et le récit détaillé de ces
différentes fouilles, selon une présentation par périodes : depuis le Haut-Empire, en
passant par le haut Moyen-Age, le Moyen-Age classique jusqu'à l'époque moderne, et à
l'aménagement de la crypte en 1972.
Illustration : Parvis de Notre-Dame en 1867 - Photo de A. Richebourg
© Bibliothèque Historique de la Ville de Paris |
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PARIS : Bibliothèque Nationale de
France
" Zola " et " Au Bonheur des Dames "
Du 18 octobre au 13 avril 2003 pour
"Au Bonheur des Dames" |

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La Bibliothèque Nationale de France retrace, à l'occasion du centenaire de la
mort d'Emile Zola (1840-1902), tout ce que fût le parcours biographiqe, littéraire, et
historique du grand écrivain français dans une exposition présentée à la Grande
Galerie.
Plus de 400 pièces, composées, de manusctits, de livres, de tableaux, de photographies
retracent la richesse, la diversité, l'engagement aussi d'Emile Zola dans son époque, et
soulignent la particularité du regard, de la culture et des idées du grand écrivain
naturaliste qu'il fût.
La visite se déroule en trois étapes : " Ecrire ou le temps de
l'apprentissage sous le Second Empire : 1858-1871", puis "Décrire ou le
temps de l'analyse : 1891-1897 " période où Zola écrit les
"Rougon-Macquart", et enfin "Dire, ou le temps de l'utopie, et l'Affaire
Dreyfus : 1898-1902", avec la célèbre lettre au Président de la République :
"J'Accuse" dans le Journal l'Aurore du 13 janvier 1898 .
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Parallèlement, à la Petite Galerie, une exposition
autour de l'oeuvre de Zola, "Au Bonheur des Dames" écrite en 1883, est
présentée, à partir des documents et des manuscrits que Zola a laissé pour la
préparation de ce roman. Ceux ci permettent ainsi de mieux appréhender et de mieux
comprendre la relation entre les réalités de son époque et le contenu de la
fiction romanesque. C'est ainsi que sont mis en perspective, le temps lié à l'histoire
du moment, le temps de l'écriture, et celui de la fiction.
C'est en effet l'époque de la transformation de Paris, avec les travaux d'Haussmann qui
recomposent le visage de la capitale avec des architectures nouvelles et monumentales,
c'est le plein développement des manufactures et des grands magasins avec pour
conséquences toutes les mutations humaines et économiques du Second Empire, qui donnent
tous les ingrédients d'un contexte social explosif. Cette exposition à vocation
pédagogique, est également illustrée de nombreux documents, dossiers, et journaux de
cette fin de XIXème siècle.
Illustration : Journal l'Aurore :
Emile Zola : " J'Accuse. Lettre au Président de la République" - 13
janvier 1898 -
© Bibliothèque Nationale |
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PARIS : Centre Georges Pompidou -
Galerie d'Art Graphique
" Otto Dix, dessins "
Du 15 janvier au 31 mars 2003 |
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Une centaine de dessins du peintre allemand Otto Dix (1891-1969), réalisés pendant la
période entre les deux guerres contribuent dans cette exposition de la Galerie d'Art
Graphique du Centre Pompidou, à la reconnaissance de l'oeuvre de cet artiste majeur de
l'expressionisme.
On ne connaisait essentiellement en France qu'une période très courte du travail d'Otto
Dix, allant des années d'après la Grande Guerre de 1919 à 1926, et correspondant
à la "Nouvelle Objectivité" sous la République de Weimar.
Engagé volontaire dans l'artillerie, Otto dix a vécu la guerre sur le front en Belgique
et en France, mais cette expérience hantera ensuite toute sa vie.
Ayant dessiné les horreurs de la guerre sur le terrain, avec près de 600 dessins
réalisés entre 1915 et 1918, son inspiration et ses compositions réalisées plus
tard en peinture sont habitées par la vision des soldats et des carnages. " La
Tranchée " qu'il réalise en 1920, représente les soldats dans la boue des
tranchées, et constitue partout où elle est exposée un plaidoyer contre la guerre. En
1924, sous le titre " La guerre", il réalise une série de dessins, qui retrace
les horreurs qu'il a vécues
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Il lui arrive aussi de peindre des portraits ou des
autoportraits, mais aussi des nus en cherchant à utiliser des techniques différentes.
Mais ses modèles féminins s'inscrivent dans la suite des nudités peintes par Lucas
Cranach, avec des corps de vierges, des corps de vieilles, des corps de femmes enceintes.
Influencé par Dürer, et la peinture médiévale, il réalise " une
Mélancolie", puis " Vanitas" en 1930, et à nouveau en 1932, un
quadryptique intitulé " La Guerre", comme une prémonition et un rappel face à
la montée du nationalisme allemand, de ses craintes de revoir ce qu'il a vécu quelques
quinze ans auparavant.
Otto Dix, qui enseigne alors à l'Académie des Beaux-Arts de Dresde est destitué
de ses fonctions par les nazis, dès 1933 qui voient dans ses dessins et ses peintures la
manifestation d'un "art dégénéré", dont une partie sera détruite.
Cette exposition présente cette époque des "années de plomb" et de la montée
du nazisme.
Otto Dix parvient à trouver refuge sur les rives du lac de Constance, où de 1933 à
1939, il continue à peindre et à dessiner, mais en se limitant à des genres de peinture
tolérés par le Régime : des paysages, des panoramas, et des compositions religieuses.
Le "Cimetière juif sous la neige à Randegg" de 1935, ses
"Saint-Christophe" ou ses "Triomphes de la mort", constituent des
oeuvres de cette période, qui longtemps occultées pour des raisons de dénazification,
sont présentées aujourd'hui pour permettre la synthèse de l'oeuvre dessiné d'Otto Dix.
Illustration : Otto Dix : " La Guerre " 1932 - partie centrale du
quadryptique - Technique mixte sur panneau de bois - 204 x 204 cm - ©
Staatliche Kunstsammlungen Dresde. |
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PARIS : Institut du Monde Arabe
" Chevaux et Cavaliers Arabes
dans les arts d'Orient et d'Occident "
Du 25 novembre au 30 mars 2003 |


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Ce sont les plus beaux objets liés au cheval et à la pratique équestre des
cavaliers arabes à travers la civilisation arabo-islamique, costumes, parures,
matériels, équipements, pièces de harnachement, étriers, selles, mais également des
statuettes, des coupes, des gravures, des représentations sur papier ou sur toile, dans
les arts d'Orient et d'Occident, qui ont pu être réunis ici, dans le cadre de l'
exposition la plus importante jamais consacrée à ce sujet en Occident.
Davantage que le chameau, le cheval est présent partout dans toute l'histoire de la
civilisation arabo-islamique, dans les visions prophétiques comme le symbole des armées
conquérantes et victorieuses, ou comme représentation du périple et de l'ascencion du
prophète Muhammad, tel que comptés par exemple dans la 17ème sourate du Coran.
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La fascination pour le cheval arabe et les traditions équestres des pays arabes, a
toujours été intense en occident depuis des siècles, et elle s'est largement exprimées
au travers de multiples oeuvres en particulier d'artistes du XIXème siècle,
d'inspiration romantique ou orientaliste.
Organisée selon un parcours en cinq étapes, cette très belle exposition propose
aux visiteurs les différents aspects de lart équestre islamique, d'abord à
travers des objets dart provenant de régions conquises par lIslam. Ensuite,
c'est la culture équestre arabe - ou furûsiyya - que l'on découvre et qui se
développe à partir du IXème siècle, notamment avec l'édition de nombreux traités
délevage et de soins, soigneusement illustrés.
Une troisième étape montre le cheval comme emblème du pouvoir, animal favori et
compagnon des princes et partenaire de leurs plaisirs tels que par exemple avec la chasse,
les courses, les jeux de polo, les fantasias.Il s'agit ensuite du cheval comme héros des
grands textes, tel qu'on peut le découvrir dans les oeuvres, profanes et religieuses de
la littérature arabe, entre les sourates du Coran et les épopées de Shâh Nameh. Et
c'est enfin le cheval dOrient dans sa représentation en Occident au travers les
oeuvres des artistes romantiques du XIXème siècle comme en France chez Géricault,
Delacroix ou Chassériau par exemple.
Illustration -en haut : Shah
Tahmasp - Le Livre des Rois : " Le Jeu de Polo " - Iran 1550
© Musée de Téhéran.
Illustration -en bas : " Le Monde dans un Cheval " - Inde XVIIème siècle,
Golconde - Couleurs sur papier
36,4 x 49,8 cm © Museum Fur Islamische Kunst de Berlin
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PARIS : Musée d'Art Moderne de la
Ville de Paris
" Francis Picabia. Rétrospective "
Du 16 novembre au 16 mars 2003 |

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Il s'agit ici de la plus importante
rétrospective à Paris, de l'ensemble de l'oeuvre de Francis Picabia (1879-1953), depuis
la grande exposition organisée au Grand Palais en 1976. Cette exposition s'inscrit dans
la série des grandes expositions monographiques dédiées par le musée aux grandes
figures de l'art du XXème siècle.
En quelques 200 oeuvres et une très importante documentation, l'exposition présente les
multiples facettes de sa création qui avant toute autre chose montre qu'il a d'abord
été un peintre, mais également pamphlétaire, poète, écrivain, créateur de ballets,
directeur de revue et ami d'Apollinaire, de Duchamp, d'André Breton, et de Tristan Tzara.
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Francis Picabia, né à Paris dans une famille
aisée d'origine cubaine, fut attiré dès le début de sa carrière par la peinture. Pour
expliquer ses débuts, il se plaisait à dire "Etant jeune, j'ai copié les tableaux
de mon père, et j'ai vendu les originaux en les remplaçant par mes copies. Personne ne
s'en étant aperçu, je me suis découvert une vocation". Mais très inspiré d'abord
par l'impressionnisme, il fut rapidement remarqué par les tableaux qu'il peignait en
quantité, à la manière de Sisley de Pissarro ou encore de Signac, lesquels lui valurent
alors une véritable notoriété, puisque dès 1905, il figurait déjà au Salon des
Artistes Français.
En 1910, il rencontre Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire en 1912, qui situe alors sa
peinture dans le courant " orphique", à la manière de Robert Delaunay.
D'une nature provocante, il décida de ne pas sombrer dans les classifications, pour lui
empreintes de reniements, de compromisions et de contradictions. Il choisit d'essayer
différents styles dans la peinture entre l'art bourgeois conventionnel, jusqu'à
l'avant-garde la plus avancée de son époque, qui lui valut vite une reconnaissance aux
Etats Unis, et une exposition dès 1913 à l'Armory Show de New York.
Passant de la figuration à l'abstraction, puis par le fauvisme et le cubisme, par le
dadaïsme avant 1920 dont il fut l'un des promoteurs, et le surréalisme après sa
rencontre avec André Breton, il prend ensuite une voie plus individualiste et éclectique
à partir de 1924, avec sa série des "Transparences". Il s'installe ensuite
dans le Midi de la France, près de Mougins, pour s'éloigner volontairement des
mouvements d'avant-garde jusqu'en 1937, tout en conservant des liens étroits avec la
revue " La Révolution Surréaliste". A partir de 1940, sa peinture redevient
plus figurative. En 1945, il choisit de revenir à Paris, tandis qu'en 1949, la Galerie
Drouin, lui consacre une importante exposition intitulée "Cinquante ans de
plaisir". Il peint son dernier tableau en 1951.
Ainsi, son parcours entre les premiers
paysages néo-impressionnistes et ses dessins de machines, entre les figures des "Transparences", ses compositions géométriques et ses
collages, entre ses nus provocateurs et ses oeuvres minimalistes de la fin de sa vie, peut
apparaître très sineux, mais répond à une logique, et à une angoisse profonde qui
était celle de la disparition inéluctable à terme, pour lui de la peinture, au profit
de la photographie. Car son grand père Alphonse Davanne, photographe, l'avait convaincu
que l'évolution de la technique rendrait un jour ou l'autre la peinture inutile,
remplacée par la photographie qui saurait reproduire fidélement et très rapidement
toutes les formes et toutes les couleurs. Hanté par cette idée, et faute de pouvoir
représenter avec autant de précision la réalité, il avait décidé de s'approprier les
images, les cartes postales, les photos de magazines, les illustrations, les reproductions
de planches anciennes, et les transformer, ce que ne saurait faire totalement la
photographie, en les combinant, en les reconstruisant, par des collages, ou par la
peinture, jusqu'à l'ultime.
Illustration : Francis Picabia :
" L'Acrobate " 1949 - Huile sur toile 65 x 54 cm - © Coll. Part. |
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SEVRES : Musée National de la
Céramique
" Les Della Robbia, sculptures en terre cuite émaillée de
la Renaissance Italienne"
Du 10 décembre au 10 mars 2003 |

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Les Della Robbia était une dynastie de sculpteurs dans la Florence des Médicis,
qui avait acquis sa réputation grâce à la terre cuite émaillée qu'elle produisait et
à une technique qu'elle avait découverte et dont elle conserva longtemps le secret .
Nombres de monument, d'églises en Toscane ou en Ombrie possédent des exemples de ces
sculptures de madones, de saints, d'anges, dont les coloris, le modelé, l'éclat sont
autant de témoignages de la spiritualité de l'époque.
Florence, en effet dans la seconde moitié du XVème siècle est une ville dont les
richesses proviennent du commerce de la laine et de la soie, de l'industrie du tissage, et
en font une ville importance sur le plan économique.
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Tout comme les Médicis, Luca della Robbia (1399
-1482) est issu d'une famille de drapiers, mais il préfère se consacrer à la sculpture.
Il se met au service des familles riches de Florence et contribue à lembellissement
des décors des palais et des églises, dont par exemple les reliefs en marbre de la
"Tribune des chants" dans la cathédrale de Florence. Reconnu comme un sculpteur
de grand talent, il invente une technique de sculpture en terre cuite émaillée qui fait
sa renommée dans ce domaine. Il est rejoint par un neveu Andrea della Robbia (1435-1525),
qui diversifie cette technique pour l'appliquer à la réalisation de retables, ou de
décors en médaillons comme ceux qui ornent le portique de lHôpital des Innocents
à Florence, puis par ses fils Giovanni (1469-1529) et Luca (1475-1548 ) qui
réalisent le décor du cloître de la Chartreuse de Galluzzo.
Le secret de la technique est un jour révélé par lune des femmes du clan Della
Robbia, lequel voit alors l'apparition de sculpteurs rivaux utiliser ce même procédé.
La décadence de la famille commence alors, tandis qu'elle est frappée en 1527, par
l'épidémie de peste qui gagne Florence et sa région. Luca Della Robbia parvient alors
en France pour rejoindre son frère cadet Girolamo (1488-1566), qui depuis 1517 travaille
au service de François Ier.
Napoléon III avait fait l'acquisition en 1862 à Rome, dune partie de la collection
du Marquis de Campana et avait permis ainsi au Musée Louvre de faire entrer ces figurines
dans les collections du musée avant quelles ne soient dispersées dans différents
musées français.
Ce sont ainsi les figurines et les céramiques vernissées les plus remarquables du Musée
du Louvre, qui ont été choisies et ont été réunies dans cette exposition, au côté
de sculptures d'éléments architecturaux, et d'objets liturgiques.
Illustration : Luca Della Robbia :
" Caritas " -Terre cuite émaillée © Musée National |
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BOULOGNE : Musée Albert Kahn
" La Macédoine en 1913 "
Du 16 juillet au 09 mars 2003 |

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Albert Kahn (1860-1940), banquier et mécène français, se rend dans les Balkans
en avril 1913 avec le photographe Auguste Léon et s'arrête à Thessalonique, centre de
gravité de la guerre déclenchée par la Bulgarie, la Serbie et la Grèce, contre
l'Empire Ottoman.
Elle est historiquement une ville pluri-ethnique : ville juive, puis turque, puis grecque,
mais on y trouve aussi des Bulgares et des
réfugiés de nombreux pays.
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En 1918, c'est le photographe Léon Busy qui est
envoyé par Albert Kahn à Thessalonique pour prendre de nombreuses
photos autochromes ( premier procédé de photographie en couleur) dans le but pour
lui, de mieux faire connaître le monde par le moyen des photos, pour le comprendre et
mieux uvrer pour la compréhension entre les peuples et pour la paix.
lIlustration : Auguste Léon :
" Vue de Thessalonique -Grèce 1913 " © Musée Albert Kahn |
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PARIS : Musée du Luxembourg
" Modigliani. L'ange au visage grave "
Du 23 octobre au 02 mars 2003 |
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Aucune exposition depuis
plus de vingt ans, n'avait été consacrée en France, à Amedeo Modigliani (1884-1920).
Cela souligne l'importance de cette rétrospective organisée par le Musée du Luxembourg,
pour l'un des artistes le plus aimé du grand public, après avoir été le grand artiste
maudit du XXème siècle.
Ce sont plus d'un centaine de tableaux qui sont présentés ici, parmi les plus
représentatifs de son oeuvre, soit près du quart de la production d'un artiste, en plein
exercice de son art, qui meurt d'une maladie pulmonaire à l'âge de 36 ans.
Le nombre et qualité des oeuvres exposées montrent et soulignent pour la première fois
lampleur et l'originalité de cette oeuvre.
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Amedeo Modigliani né à Livourne sur la côte
tyrrhénéenne, apprend la peinture dans l'atelier de Guglielmo Micheli, peintre
paysagiste, entre 1898 et 1902. Il admire les oeuvres de Domenico Morelli, lit Baudelaire
et Nietszche est s'essaie dans différents domaines, en particulier dans la sculpture en
arrivant à partir de 1906 à Paris avec ses amis Juan Gris et Gino Severini. Il rencontre
Constantin Brancusi et s'interesse à l'art nègre africain. Il fait une première
exposition de dessins et de sculptures en 1911. Impressionné par l'oeuvre du Douanier
Rousseau, par Picasso, et par Cézanne, et ayant rencontré Van Dongen, Derain, Vlaminck, et Soutine, il abandonne la sculpture à partir de
1915 et s'essaie à la peinture cubiste, au tachisme, puis à une forme de peinture
expressionnisme sombre et triste, qui traduisent les étapes de sa vie difficile et
pauvre, dont il trouve consolation dans lalcool, la drogue et lamour.
Durant la guerre, l'interêt de Modigliani se tourne à nouveau vers les Arts nègres,
mais surtout océaniens. Il rencontre Beatrice Hastings, puis Jeanne Hébuterne qui
l'encouragent à la peinture dans des compositions empreintes de références italiennes
mais aussi impressionnistes, et fauves. Il se crée ainsi progressivement un style
particulier, axé essentiellement sur une approche sculpturale des personnages qu'il
peint, éloigné de la réalité du monde.
En décembre 1917, il parvient à faire une deuxième exposition avec l'aide de son ami
Zborowski, à la galerie Berthe Weil, où il présente plusieurs nus, qui seront parmi ses
plus remarquables oeuvres, mais qui font scandale à l'époque.
En 1918, la santé de Modogliani se détériore. Il doit quitter Paris pour Nice avec
Jeanne Hébuterne qui lui donne un enfant. Mais il revient à Paris en mai 1919, car ses
oeuvres commencent à se vendre, et la presse à se faire plus favorable. Mais Modigliani
tombe malade et meurt dune maladie pulmonaire en janvier 1920. Le lendemain, sa
compagne, Jeanne Hébuterne, enceinte d'un deuxième enfant, désespérée, se suicide par
la fenêtre du cinquième étage de limmeuble où ils habitaient .
Cette exposition rassemble ainsi une centaine de tableaux dont plus du tiers n'ont jamais
été exposés en France, dont le "Portrait de Léopold Zborowski",
"Le Portrait de Paul Guillaume", " Le Portrait de Béatrice
Hastings", "Le Portrait de Jeanne Hébuterne", et les portraits de ses amis
Soutine, Kisling, Max Jacob, la série des nus les plus admirables, dont le 'Nu
assis", " Le Nu au Collier", " Nu sur un coussin" pourtant
totalement décriés à lépoque, qui démontrent limmense talent de
Modigliani, le Maître de Livourne. Des sculptures sont également présentées avec un
ensemble unique de cariatides sculptées, peintes et dessinées, dont certaines nont
jamais été montrées au public jusqualors.
En explication au titre choisi pour l'exposition, il faut indiquer que Modigliani, malade
et conscient de limminence de la mort, écrira le 6 mai 1913 à son ami et mécène,
le Docteur Paul Alexandre , quil ne reverra plus :" Le bonheur est un ange au
visage grave ", signé " Le ressuscité ".
Illustration : Amédéo Modigliani : " Petite Fille en Bleu "
1918 - Huile sur toile 117 x 72 cm
© Musée du Luxembourg |
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PARIS : Musée Guimet
" Rituels Tibétains, visions secrètes du
Vème Dalaï Lama"
Du 06 novembre au 24 février 2003 |

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Au Tibet, le Dalaï Lama est le chef spirituel incarné, et est ainsi également
respecté comme le chef temporel du pays.
Le Vème Dalaï Lama (1617-1682) est considéré comme la figure politique et
religieuse majeure de l'histoire du Tibet, car il fut le véritable fondateur de
l'unification du pays à partir de 1642, et il institua une véritable théocratie
lamaïque qui perdure encore aujourd'hui.
Il fut un homme d'exception, non seulement parce qu'il était puissant et qu'il avait le
pouvoir, mais surtout parcequ'il fut un maître spirituel hors du commun pour les
Tibétains, et qu'il fut aussi un grand administrateur et un grand bâtisseur.
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Ecrivain très prolifique, il consigna également
par écrit toutes les expériences visionnaires qu'il eut à partir de l'âge de 6 ans et
tout au long de sa vie jusqu'à sa mort.
Le texte confidentiel de ces expériences est toujours demeuré réservé au cercle très
réduit de ses proches religieux, et ne fut jamais imprimé. Ce " Manuscrit des
Visions Secrètes", présenté ici dans son intégralité, est totalement remarquable
par ses illustrations. Il date du vivant du Vème Dalaï Lama, et il est l'une des très
rares versions manuscrites existantes de ce texte . Pour la première fois il est
présenté donc dans son ensemble avec un choix de 180 pièces, de sculptures, de
peintures, d'objets rituels, mais aussi de meubles liturgiques et d'oeuvres spirituelles
en provenance de diverses collections privées européennes.
lIlustration : Sadaksari, 43 x 29,5 x 13 cm, bronze, Londres, © Collection Particulière. |
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PARIS : Musée Carnavalet
" L'Art de la Soie, Prelle 1752- 2002
Des ateliers lyonnais aux palais parisiens "
Du 20 novembre au 23 février 2003 |
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Le propos de cette exposition, n'est pas de retracer l'histoire, la renommée ou la
prospérité de la soierie lyonnaise, mais elle est de fêter deux siècles et demi de
production d'une manufacture qui, au fil du temps, a su maintenir un savoir-faire , tout
en s'ouvrant aux technologies les plus avancée de cette industrie complexe de la soie.
La Maison Prelle doit son existence à la personnalité du dessinateur Pierre-Toussaint
Déchazelle, né en 1752, mais doit sa prospérité, au début du XXème siècle, au nom
de l'un de ses plus fameux dessinateurs que fut Eugène Prelle, dont elle prit le nom.
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Depuis, l'entreprise a connu plusieurs raisons
sociales, mais avant tout attachée, à ses origines lyonnaises et à son histoire, elle
présente ici au public un choix de ses plus belles créations de soieries, conservées
dans ses archives. Car c'est avant tout pour une clientèle parisienne que la manufacture
lyonnaise travaillait, tant pour des commandes officielles ( Opéra garnier, Tuileries,
Hôtel de Ville), que pour des commandes privées ( Hôtels de le Païva, de Demidoff, de
Camondo,...)
Produit de luxe et d'exception, symbole de beauté, la soie a toujours exercé
fascination et convoitise. Avec un choix d'archives, de documents iconographiques, de
reproductions de métiers à tisser anciens, le visiteur peut ainsi découvrir l'univers
magique de la soie, dans une exposition composée de cinq parties mettant en relief
l'aspect historique, mais surtout les facettes techniques, artistiques, commerciales, de
cette industrie, avec en conclusion l'importance de Paris, capitale des arts et de la
décoration durant la moitié du XXème siècle qui permis le développement de cette
activité.
Illustration : Lemire Père et
Fils, Livre de patrons N°4, années 1855-1860 , Prelle © Archives de la
Manufacture Prelle |
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PARIS : Musée Carnavalet
" Lumière du laque.
Centenaire du Maître Laqueur Pierre Bobot"
Du 23 octobre au 23 février 2003 |
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A l'occasion du
centenaire de la naissance du maître laqueur Pierre Bobot (1902-1974), le Musée
Carnavalet rend hommage à un maître artisan qui a renouvelé la tradition asiatique du
laque par l'occidentalisation de ses thèmes : vues portuaires, vues panoramiques de
Paris, scènes de la nature, etc... et par un engagement résolu dans la modernité, avec
l'utilisation de laques synthétiques.
Une trentaine d'oeuvres dont des meubles, des panneaux, des paravents, des tapis, des
aquarelles, donnent une vision représentative de l'oeuvre et des styles de l'artiste.
L'exposition s'organise en trois parties, non pas chronologiques, mais selon les
techniques et les thèmes développés entre 1929 et 1972.
Tout d'abord les paravents et panneaux, organisés autour de pièces de mobilier : bureau,
chaises, fauteuil, console, table, et meuble ivoire et or à décor géométrique.
C'est ensuite une présentation du laque blanc, et inscrustation de coquilles d'oeufs,
avec des panneaux, et paravents, dont le paravent " Plaisirs Champêtres" de
1936.
C'est enfin, les panneaux "Foire du Trône" de 1936, "Jardin des
Tuileries" de 1954, et les paravents présentés tels que "Le Pont Neuf" de
1932, mettent l'accent sur l'un des thèmes préférés de Pierre Bobot, le Paris
d'autrefois, avec des vues panoramiques, voire des vues aériennes, nées de son
expérience d'aérostier. |

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Jean Bobot, qui a
appris la peinture décorative à l'Ecole Bernard Palissy, se passionne très tôt pour le
laque chinois et dès 1921, il s'installe à son compte, non seulement pour restaurer des
paravents, mais aussi pour étudier et créer avec le laque synthétique des nouveaux
effets, de couleurs, de tons, de transparence, d'incrustation sur des panneaux, des
paravents et des meubles. Ayant participé à de nombreux salons sur l'art décoratif,
professeur à l'Ecole des Arts Appliqués, il a travaillé avec les plus grands
décorateurs de son temps : Leleu, Spade, Arbus, Adnet, Dominique, et réalise de
nombreuses commandes publiques ou privées telles les panneaux " Jeux d'Eau" et
"Jeux de Lumière" pour la Compagnie Générale Transatlantique, ou encore
"Découverte du Canada par Jacques Cartier à bord de la Grande Hermine" qu'il
réalise en 1946 pour la suite Cartier de l'Hôtel Georges V.
Illustration : Pierre Bobot " Les Lapins " 1929 - Paravent (
détail) © M.T. Bobot et Musée Carnavalet. |
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PONTOISE : Musée Tavet-Delacour
" Henri Nouveau : 1901-1959 "
Du 23 novembre au 02 février 2003 |
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Henrik Neugeboren de son nom de
naissance et de musicien, ou Henri Nouveau (1901-1959), de son nom de peintre, a réalisé
plus de 1500 peintures et collages entre 1925 et 1959, une cinquantaine de partitions, des
lieder, un journal de plusieurs milliers de pages.
Son oeuvre de peintre fut longtemps
connue et estimée des seuls peintres comme de quelques musiciens et écrivains. Homme
discret,solitaire, pudique à l'extrême, l'homme inspirait du respect et des distances
jusqu'à ses amis les plus proches. Inconnu Henri Nouveau ne l'est certes pas, et son
oeuvre figure dans les meilleures collections tant publiques que privées, mais elle
échappa longtemps à la lumière des projecteurs du marché de l'art qui lui convient si
peu.
La présente exposition réalisée
conjointement en France et en Allemagne, pays des deux langues privilégiées d'expression
de l'artiste, permettra de remettre dans la perspective de l'histoire, l'un des artistes
les plus subtils de l'Avant-Garde européenne de la première moitié du XXème siècle. |

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Entre 1927 et 1930, Nouveau réalise un grand
nombre de collages. Cette production dans laquelle il expérimente les futures constantes
de son langage platique laisse la place à partir de 1931 à des peintures réalisées à
l'huile sur papier, technique qu'il renouvelle sans cesse avec un sens infini de
l'invention.
L'une des réalisations les plus connues d'Henri Nouveau est l'étonnant monument à Bach
conçu comme l'extrapolation visuelle de l'écriture musicale d'une fugue dans l'espace.
Présentée au Bauhaus, cette construction spatiale que l'on peut appeler sculpture, est
toujours aujourd'hui reproduite dans nombre d'ouvrages traitant des rapports entre musique
et art plastique. Elle demeure l'une des réalisation les plus spectaculaires dans ce
domaine fondamental de l'histoire de l'art du XXème siècle.
Si Henri Nouveau n'a jamais cherché à exposer ou à
participer activement aux différents mouvements, on le retrouve présent à de nombreux
moments clefs de l'histoire du XXème siècle : à Berlin tout d'abord, au début
des années vingt, à Paris, à partir de 1925, de nouveau à Berlin en 1927, puis au
Bauhaus à Dessau en 1928, où il rencontre Kandinsky et Klee, deux artistes qu'il estime
particulièrement.
Illustration : Henri Nouveau : " Text -Version 3 " 1943 - Huile sur
papier 30,5 x 42,5 cm - © Coll. Part. |
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PARIS : Centre Historique des Archives Nationales
Hôtel de Soubise
" Mode entre deux" et "
Femmes d'images "
Du 14 novembre au 19 janvier 2003 |
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Gardien des emblèmes de l'histoire de France (Déclaration des droits de l'homme et du
citoyen, clefs de la Bastille, Testament de Napoléon Ier, Constitution de la Ve
République), le Centre Historique des Archives Nationales se devait d'accueillir en
son sein une manifestation très française de la "culture des apparences" : la
mode. Celle-ci y est partout présente, dans les modestes inventaires des
marchands-merciers du XVIIIe siècle comme dans le somptueux livre
d'échantillons de Marie-Antoinette, dans les élégantes silhouettes des sceaux
médiévaux comme dans les clichés de presse.
C'est ce patrimoine aussi divers qu'inestimable, présent dans les Collections des
archives nationales, que côtoient des photographies de mode contemporaines signées des
français Quentin Bertoux et Pierre Gayte , dans cette exposition intitulée
" Mode entre deux" ainsi que la dernière génération de photographes de
mode russes présentée sous le titre "La photographie de mode russe"
(1902-2002) travaillant pour les magazines français. |

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La photographie de mode russe. Sous les
Soviets, la photographie de mode était pratiquement inexistante en Russie, lunique
exception étant représentée par les travaux de Rodtchenko, dont Lily Brick était le
modèle le plus fréquent. À cette époque les revues de mode nexistaient pas
davantage, et la notion même de mode nétait pas " à la
mode ". Lidéologie totalitaire proposait à la population de consacrer sa
vie à lédification dun radieux et hypothétique avenir, en lui assurant en
échange un minimum de sécurité matérielle dans le présent. La misère qui sévit dans
les années 1920 et 30, la pénurie permanente et générale, y compris dans le domaine de
lhabillement, qui caractérisa la période de stagnation brejnévienne, tout ceci
excluait toute référence à la mise en place dune industrie de la mode. Les
premières maisons de mode des fameux magasins GOUM, et, un peu plus tard, la Maison de
mode de Slava Zaïtsev commencèrent à pratiquer les défilés de mode, mais ceux-ci se
déroulaient dans lintimité dun public " select " des
plus restreints, et la documentation photographique finissait discrètement dans les
archives locales. Aujourdhui, ces photos anonymes conservent larôme
spécifique du temps, mais à la totale ignorance du contexte international, alors que la
photographie de mode se développait partout à la vitesse grand V, mais restait
totalement inconnue en Russie soviétique, de ce côté-ci du rideau de fer.
Cest au milieu des années 1990 que la mode mondiale arrive enfin dans la Russie
daprès la perestroïka gorbatchévienne. Cette fois le mot mode devient
" le plus à la mode " de tout le vocabulaire quotidien. Les plus
grands couturiers dEurope, puis dAmérique et du Japon ouvrent leurs vitrines
à Moscou. Lhabit et les accessoires de mode, restés inaccessibles aux Russes
durant de longues décennies, deviennent objet de culte. Pouvoir sen prévaloir
prend valeur daffirmation de la singularité individuelle. La mode à la mode
coïncide avec la sortie des versions russes de grands magazines illustrés internationaux
comme Vogue, LOfficiel, le Harpers Bazaar, le Cosmopolitan,
Elle, Gala, etc. Et de leurs répliques russes orientées à la mode et le
style de vie, tels Domovoï, Dorogoï, Koult litchnosti et
dautres. Simultanément se développe le job publicitaire qui se met au service du
marché de la mode. Ainsi se forme la demande en matière de fashion photography,
qui, dans un premier temps, mise davantage sur les photographes de létranger. Mais
dès la fin des années 1990, les photographes nationaux commencent à entrer en active
concurrence avec leurs collègues de létranger, dont ils peuvent apprécier le
savoir-faire sur les pages des multiples magazines de mode, ainsi quaux expositions
des classiques de la photographie de mode mondiale périodiquement organisées à Moscou
par la Maison de la photographie. Par exemple, la Photobiennale-1998 tenue dans la
capitale dans le cadre du Mois de la photographie internationale, ou encore Mode et
Style en photographie, qui, à partir de 1999 se tient tous les deux ans à Moscou. On
a pu ainsi voir les expositions personnelles de maîtres de la photographie comme Man Ray,
Maurice Tabard, Horst P.Horst, Herbert Tobias, Lillian Bassman, William Klein, Jean-Loup
Sieff, Helmut Newton, Sarah Moon, Jean-Paul Goude et quelques autres. Il est certain que
ce genre de manifestations exerce son influence bénéfique sur la création des jeunes
photographes de mode de Russie.
Lexposition La photographie de mode en Russie présente les travaux de
Vladimir Friedkès, Vladimir Klavikho, Vlad Loktev, Olga Tobreluts, Eufrossine
Lavroukhina, Mikhaïl Rozanov, Vita Bouïvid, Dmitri Vlassenkov, Andréi Razbach. Tous ces
photographes sont les actifs collaborateurs des grands magazines de mode et notamment Vogue,
LOfficiel, Harpers Bazaar, Dorogoï, Koult litchnosti
. Il faut noter que la majorité des séries sélectionnées pour le festival sont parues
dans LOfficiel, dont Evelyne Khromtchenko dirige la version russe. Voici
quelques années déjà que cette belle revue exerce une influence sensible sur
lévolution de la photographie de mode en Russie, jouant ici le rôle de laboratoire
ouvert à toutes les audaces créatrices
Olga Sviblova -Directeur de la Maison de la Photographie de Moscou
L'exposition " Femmes d'images" réunit les travaux de Carole
Bellaïche et de Sandrine Expilly.
Carole Bellaïche commence la photographie à l'âge de 13 ans. Dès les premières
expériences, elle s'intéresse au portrait. C'est la vue d'une femme de dos dans un
musée à Sienne qui déclenche sa passion. Les femmes, surtout, qu'elle photographie sont
regardées avec beaucoup de subjectivité. C'est le plaisir de réaliser le portrait d'une
personne dans un lieu précis et sous une lumière précise qui la motive le plus.
Réussir à créer avec son modèle une complicité même pour une courte durée, celle de
la prise de vue. Réussir à capter l'attention et l'intimité des acteurs de cinéma,
l'espace d'un instant pour les inscrire dans la mise en scène de la photographie. C'est
la première grande exposition de Carole Bellaïche à Paris.
Loin du monde brillant de la mode ou du
cinéma pour lequel Sandrine Expilly réalise des portraits "glamour", la
photographe aime aussi "flasher" des lieux abandonnés et déglingués.
Contempler l'eau d'une piscine désaffectée pour se ressourcer, pour oublier les flots de
fans qui déferlent sur la Croisette ou l'écume des célébrités en vogue. Niort,
Pantin, Groningen
Un vague à l'âme provincial ou banlieusard se dégage de ses
vitrines de vêtements d'occasion et de ses magasins en faillite. Un cintre vide est
resté suspendu. Un vieux savon a été oublié dans une salle de bains. Noyés dans un
brouillard verdâtre ou bleuté, des absents ont laissé au mur des graffitis et un
cur transpercé. Sandrine Expilly relève des empreintes. Traces de toi
Illustration : Expo " Mois de la Photo " © Centre Historique des Archives
Nationales
Hôtel de Soubise Paris |
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PARIS : Galeries Nationales
du Grand Palais
"Constable. Le Choix de Lucian Freud "
Du 10 octobre au 13 janvier 2003 |

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Cette exposition consacrée à John Constable (1776 -1837) est exceptionnelle et originale
à la fois, dans la mesure où le grand paysagiste anglais navait jamais fait
lobjet dune grande rétrospective en France, et parcequ' elle a été concue
par le grand peintre contemporain Lucian Freud, qui depuis longtemps se passionne pour
luvre de Constable, et qui a fait personnellement le choix des oeuvres, des
tableaux comme des dessins, présentés ici aux Galeries Nationales du Grand Palais.
Lucian Freud, né à Berlin en 1922,
qui est lun des artistes les plus importants de la fin du XXème siècle, a fait le
choix de chefs-duvre dont la présence est indispensable pour une telle
rétrospective, mais il a également voulu mettre en lumière des aspects négligés ou
méconnus de luvre de Constable. C'est ainsi que le visiteur peut découvrir
près des paysages qui ont fait la réputation du peintre, tels que " La Charrette de
foin", "Vue de la Stour de Dedham", "Le Cénotaphe",
"La Cathédrale de Salisbury", différents portraits, tels que celui de
"Maria Bicknell", sa femme, peint en 1816, mais aussi des dessins, et des
aquarelles qui n'ont jamais été présentés en France, et quelques esquisses
qui permettent se suivre, au travers plus de 190 oeuvres exposées, le parcours de
lartiste, et de comprendre en quoi, Eugène Delacroix qui découvre Constable lors
d'une exposition à Paris en 1824, fut fasciné par la " Charette de Foin",
peinte en 1821, et dit alors de lui, qu'il était "le père de notre école de
paysage ".
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John Constable qui ne commence réellement à se faire connaître que tardivement, à
partir des années 1820, est un artiste qui aura peu prêté d'attention au public ou à
la critique. Excessivement exigeant, il ne se sera consacré sa vie durant qu'à la
peinture et à son uvre, à sa famille et à ses quelques amis, en dehors de toute
autre concession. Choisissant des compositions et des paysages sur lesquels il
revenait sans cesse, et bien avant les impressionnistes, il voulait rendre dans sa
peinture les infimes variations du temps. En cela, il a littéralement révolutionné la
peinture de paysage en Europe. Son désir de vérité, labsence deffets
facilement séduisants furent un véritable choc pour ses contemporains. On le comparait
à un miroir qui reflétait la vérité et ses défauts. Son attention aux nuages et aux
changements du ciel témoigne des préoccupations de son époque mais aussi dune
volonté farouche de rendre avec science les beautés de la Nature. Avec lui disparaissent
les références à lhistoire, à la mythologie mais certes pas à la grande
tradition de Poussin et de Claude Lorrain, dont Constable était un grand admirateur. Son
influence sur la peinture européenne fut immense et les peintres de l'Ecole de Barbizon,
Paul Huet et Théodore Rousseau notamment, doivent beaucoup à
Constable.
Illustration : John Constable : " Malvern vu des Bords du Lac " 1809 Huile sur
toile 51,5 x 76,9 cm
© Tate Gallery Londres
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PARIS : Galeries du Grand Palais
" Matisse Picasso "
Du 22 septembre au 06 janvier 2003 |
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Après la Tate Britain de Londres, cette nouvelle rencontre entre les deux grands
maîtres du XXème siècle, rassemble 170 oeuvres, peintures, dont une vingtaine de sculptures et quelques
cinquante dessins, afin de rapprocher au regard du public deux peintres qui ne s'aimaient
pas et que presque tout opposait l'un à l'autre.
La force calme et déterminée de Matisse (1869-1954) contrastait avec la vitalité et le
bouillonnement de Picasso (1881-1973). Le tempérament froid de l'homme du nord, face à
la fougue de l'homme du sud, sont réunis au travers nombre d' oeuvres afin de montrer le
rapport ambigu et opposé qui existait entre les deux artistes, et pour déceler au fil
des toiles et des années, que la modernité et la créativité n'a pas toujours été,
contrairement à ce qui est souvent admis, du côté de Picasso, et à l'inverse que le
classicisme n'a pas toujours été du côté de Matisse. |

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Les oeuvres qui sont présentées en regard,
rassemblent des paysages, des portraits et des natures mortes, montrent non pas totalement
une rivalité entre les deux peintres, mais une vive émulation à partir des années
1910, peu après que Picasso et Matisse se soient rencontrés chez Gertrude Stein en 1906.
Matisse est alors de 12 ans plus âgé que Picasso. Il est déjà un peintre reconnu pour
son oeuvre fauviste, tandis que Picasso qui est né en 1881, apparaît alors déjà comme
un peintre surdoué.
Dès lors c'est un "échange" permanent qui se déroule entre les deux peintres
tout au long de leurs parcours respectifs, jusqu'à la mort de Matisse en 1954. Les deux
artistes faute de ne pas s'aimer, tout au moins s'observent-ils l'un l'autre dans
l'évolution de leur art avant de se reconnaitre une certaine admiration mutuelle. Après
la Seconde Guerre Mondiale, leurs oppositions finissent par s'apaiser et ils admettent
mutuellement leurs différences et leurs génies respectifs.
Cette exposition montre ainsi ce que fut l'évolution des rapports entre les eux artistes
qui malgré tout ne se lièrent jamais réellement d'amitié, mais qui fut un échange
permanent d'émulation et de dialogue par l'intermédiaire d'un certain nombre d'oeuvres
fortes qui ne s'arrêtera pas avec la mort de Matisse, en 1954. Car "L'atelier à la
Californie" de Picasso, par exemple peinte en 1955, sera une réponse et un hommage
aux "Intérieurs Rouges" réalisé par Matisse en 1948, de même que les
"Femmes d'Alger, d'après Delacroix", peint également en 1955 par Picasso sont
une réponse aux Odalisques de Matisse, dont en particulier "L'Odalisque au
pantalon rouge" de 1925, ou "L'Odalisque Jaune" de 1926.
Illustration : Henri Matisse:
" La Musique " 1939 Huile sur toile 114 x 114 cm
© Albright-Knox Art Gallery Buffalo
Voir le site internet : http://www.matissepicasso.org |
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PARIS : Centre Georges Pompidou
" Max Beckmann, un peintre dans l'histoire"
Du 11 septembre au 06 janvier 2003 |

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Max Beckmann (1884-1950) est considéré dans les pays anglo-saxons comme l'un des
artistes les plus importants du XXème siècle, mais il reste encore très largement
méconnu en France. Il s'agit ici de la première grande rétrospective jamais réalisée
de cet artiste qui réunit plus de cent cinquante oeuvres issues des collections les
plus célèbres au monde.
Né à Leipzig, en Allemagne en 1884, Max Beckmann fait des études dans différentes
villes d'Europe. Ses premières peintures, telle "Jeunes Hommes au bord de la
mer" réalisée en 1905, le classent dans le courant "idéaliste" à la
suite de Hans Van Marées et de la peinture symboliste allemande.
Le spectacle de la première guerre mondiale, à laquelle il participe comme infirmier, le
bouleverse totalement et lui inspire des dessins et des gravures dont les compositions
sont aussi éclatées, et noires que la réalité qu'il vit. Cette période marquera
définitivement son oeuvre qui d'abord impressionniste, telle "La Nuit" qu'il
peint en 1918, se veut être l'expression d'une nouvelle objectivité, mais qui
l'acheminera ensuite vers une oeuvre expressionniste jusque dans les années 1925 où il
expose à Mannheim, aux côtés d'Otto Dix, Christian Schad,et de Georg Grosz. |
A partir de ces années, Max Beckmann vient à
plusieurs reprises en France, afin de pouvoir exposer et de se faire connaître dans
la capitale européenne de la culture qu'est Paris à cette époque. Il s'y installe en
1929, et se voit reconnu en 1931 par une grande exposition à la Galerie de la Renaissance
à Paris. C'est alors une véritable émulation créatrice qui l'habite par rapport à la
célébrité de Picasso, Matisse, Fernand Léger, Georges Braque ou Georges Rouault,
dont il s'inspire, et qui lui permet d'accèder à la reconnaissance également en
Allemagne, par l'exposition qui lui est consacrée à la Nationalgalerie de Berlin en
1932. Son premier triptyque "Le Départ" peint en 1933 et présenté
quelques années plus tard en face du "Guernica" de Picasso au MoMA de New York,
confirme sa notoriété et marque son engagement face à la situation politique de
l'Allemagne. Mais après avoir été condamné comme artiste "décadent" par la
propagande nazie à l'égal de Klee, Kokosckha, Ernst, Picasso, Dix, ou encore Nolde ou
Kirchner, il émigre aux Pays-Bas en 1937 et écrit des articles sur le rôle spirituel de
l'artiste, sur le génie solitaire, hors du temps et des événements publics. Son
triptyque "La Tentation "de 1937 exprime l'évolution de son point de vue et
cette nouvelle vision sur le rôle de l'artiste. Réfugié à Amsterdam, il peint la
plupart des triptyques qui contribueront ensuite à sa renommée dans lesquels il peint le
réel mêlé à l'allégorie, le spectacle de la vie ordinaire mêlé à la fantasmagorie.
Mais son expression artistique montre également l'influence qu'exercent les peintres
français de l'époque sur son oeuvre, dont l'atmosphère dure, noire et sombre, évolue
vers une certaine gaieté, une joie de vivre et une sensualité qui l'achemine vers des
oeuvres symboliques telles que le "Triptyque des Argonautes", vers la fin de sa
vie. Nommé à un poste d'enseignant à Saint Louis dans l'Etat du Missouri aux Etats
Unis, il meurt quelque temps après à New York en 1950.
Cette exposition qui s'ouvre sur un autoportrait de l'artiste retrace l'itinéraire
artistique de Max Beckmann, au travers les étapes successives de son oeuvre tout en
s'arrêtant aux diverses thémes et engagements qui la traversent.
Illustration :
Max Beckmann : "La Promenade des Anglais à Nice " 1947 Huile sur
toile 80,5 x 90,5 cm
© Musée Folkwang Essen. |
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PARIS : Musée d'Orsay
" Manet-Vélasquez :
La Manière Espagnole au XIXème siècle"
Du 17 septembre au 05 janvier 2003 |

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Après Raphaël, dont on
délaisse la facture académique et la technique, l'oeuvre de Diego Vélasquez
(1599-1660), devient la référence la plus élevée en matière artistique, pour les
peintres français du milieu du XIXème siècle.
Elle inaugure en effet une vision plus libre de la peinture et se rapproche de la vie, et
des hommes, par des compositions et une technique où apparaissent des touches de
couleurs plus vives afin de donner une plus grande réalité à ce qu'il peint.
Vélasquez, mais aussi toute la peinture espagnole sont au sommet, partout en Europe à
cette époque. On admire en effet les oeuvres de Murillo, de Ribera, de Zurbaran, mais
également et avant tout celles de Francisco de Goya, qui apparait alors comme l'artiste
qui concrétise la transition entre le classicisme espagnol et la peinture moderne.
Cette influence s'exerce fortement sur la manière de peindre d'artistes comme
Delacroix, Millet, Corot, Courbet, Degas et quelques autres, comme Ribot, Legros,
Carolus-Duran ou Bonnat, mais surtout sur Edouard Manet qui compose une série importante
de peintures où apparait avec vigueur cette admiration qu'il vouait à la peinture
espagnole. |
Cette exposition est consacrée ainsi, pour un
peu plus d'un tiers des oeuvres présentées, à Manet et à sa "manière espagnole" . Elle met en regard les oeuvres des artistes de
son époque, précédées des quelques oeuvres d'artistes espagnols les plus admirés
alors, pour montrer la véritable fascination des artistes français pour cette nouvelle
manière de peindre. Ainsi parmi les oeuvres importantes de quelques grands maîtres, les
oeuvres de Francisco de Goya, héritier direct de Vélasquez dominent en nombre, pour
montrer les filiations et les influences immédiates que l'on trouve de lui, chez Eugène
Delacroix, mais surtout dans plusieurs oeuvres majeures d'Edouard Manet. Les oeuvres
présentées proviennent en partie du Musée du Louvre, mais également du Musée du Prado
à Madrid, et feront l'objet d'une prochaine exposition sur ce même sujet au Metropolitan
Museum of Art à New York.
lllustration : Edouard Manet : "Lola de Valence" -1862 - Huile sur toile
© Musée du Louvre Paris
voir dossier " Edouard Manet " |
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