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EXPOSITIONS PASSEES
EN FRANCE & REGIONS
Année 2003 |
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ROUBAIX : La
Piscine - Musée d'Art et d'Industrie
" Raoul Dufy : du motif à la couleur "
Du 27 septembre au 07 décembre 2003 |
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Ce sont plus de 200 oeuvres de Raoul Dufy qui ont été réunies à La
Piscine, le Musée d'Art et d'Industrie de Roubaix , à l'occasion du cinquantenaire de la
mort du peintre, souvent associé au fauvisme et considéré comme l'un des grand maître
de la couleur du XXème siècle.
Une cinquantaine de peintures, quelques 70 dessins et aquarelles, une trentaine de
céramiques, et de nombreuses gravures et pièces textiles, mais égalemnet des croquis de
mode, des dessins publicitaires, des décors muraux montrent le caractère multiforme de
l'oeuvre de Raoul Dufy (1877-1953). |

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Le but des organisateurs est à cette occasion de dévoiler et de faire connaître
davantage non seulement le peintre, mais l'artiste dans toute sa multiplicité et dans
toute sa dimension, au travers les thèmes tranversaux qui, comme celui de la musique ou
de la mer sont omniprésents dans son oeuvre, et met en relief des sujets tels que les
baigneuses, la mer, les coquillages, l'atelier, la mode, Paris, dans la logique d'une
même source à son inspiration, au travers les divers arts qu'il pratique.
Cette exposition, co-produite avec le Musée du Havre, ville natale de Dufy, et le Musée
d'Art Moderne de Céret, est centrée sur les relations entre l'oeuvre picturale de
l'artiste et ses productions décoratives.
Illustration : Raoul Dufy : "
Les Régates " 1930 - Huile sur toile 81 x 100 cm
© Musée d'Art Moderne
Paris © ADAGP, Paris.
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SAINT
PAUL DE VENCE : Fondation Maeght
"La Russie et les avant-garde russes"
Jusqu'au 05 novembre 2003
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Jusquau 5 novembre, on peut se rendre à cette très riche exposition
consacrée aux créateurs russes de 1908 à 1928. Lexposition intitulée:
" La Russie et les avant-gardes " comporte 150 uvres et est le
fruit dun long travail pugnace de la part de Jean-Louis Prat pour obtenir ses
uvres auprès des plus grands musées russes.
Les plus grands sont présents: Malévitch, Rodtchenko et Tatline. Avec Tatline cest
la grande période du constructivisme et avec Malévitch, le supématisme trouvera son
plus ardent défenseur.
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Mais entre lexpression suprême de limage simple, quasiment divinisée de
Malévitch et le processus actif de formation, cher à Tatline, on verra également les
uvres de Larionov, de Redko, de Deineka, Lentoulov ou Filonov.
Plus de cinquante artistes expriment ici les influences qui les unissent, mais également
tout ce qui les opposent, et les liens qui existent entre les multiples mouvements
auxquels ils ont participé : l'expressionnisme, le rayonnisme, le cubo-futurisme,
le suprématisme et bien sûr le constructivisme cher à Casimir Malévitch.
Illustration : Kasimir Malevitch :
" Le Faucheur " 1912 - Huile sur toile © Art Museum- Nijni-Novgorod
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VANNES : Musée des Beaux Arts -
La Cohue
" Bretagne , terre des peintres "
Du 27 juin au 02 novembre 2003 |

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Le Musée des Beaux Arts de Vannes, dit
aussi Musée de La Cohue, nom dérivé du breton qui signifiait la halle du marché, au
XIIIème siècle, propose une très belle exposition de peintres diversement connus, qui
permet de retracer ce que fût l'attrait de cette région dès la fin du XVIIIème siècle, pour les artistes, les
écrivains, les poètes.
Véritable terre d'histoire et de légendes ancestrales, la Bretagne a attiré dès
cette époque les artistes les plus divers, par la beauté des paysages grandioses et
contrastés qui sont les siens, par les variations de son climat et de sa lumière, par le
romantisme de ses côtes déchiquetées, les effets de la mer et de ses tempêtes,
representative de la passion des hommes, mais aussi d'une tradition ancienne très forte,
modelant le caractère de ses habitants.
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Nombreux sont en effet, peintres, dessinateurs et illustrateurs, qui au fil du
temps ont contribué à construire l'image d'une région pittoresque et romantique, et qui
par leur contribution ont ouvert le chemin de la modernité. C'est à ces artistes peu ou
pas connus que cette exposition rend hommage, jusqu'aux peintres bretons qui parvinrent
jusqu'au siècle dernier à se faire un nom, tels Louis Caradec, Olivier Perrin, Jules
Breton, Jean-Julien Lemordant, Mathurin Méheut, Maxime Maufra dans le monde de la
peinture aux côtés des plus grands.
Illustration : Jean-Julien Lemordant : " Dans le
vent " - 1905 Huile sur toile - 190 x 326 cm
© Musée des Beaux Arts Quimper
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LODEVE : Musée- Hôtel du Cardinal de
Fleury
" De Chirico et la peinture italienne
de l'entre-deux guerres "
Du 05 juillet au 26 octobre 2003 |

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Cette exposition réunit des oeuvres de plus de trente peintres réunit autour de Giorgio
de Chirico ( 1888 -1978), l'inventeur de la peinture " métaphysique" et
précuseur du surréalisme.
En provenance de nombreux musées italiens et français, mais aussi de collections
particulières, cette exposition réunit les grands noms de la peinture italienne de
l'entre deux-guerres, tels Boccioni, Carrà, Balla, Modigliani, Séverini, Morandi,
Sironi, entre autres, et De Chirico, pour illustrer cette période essentielle de la
peinture italienne et européenne de la première partie du XXème siècle.
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L'Europe des années
1905-1910, voit naître et se développer de nombreux mouvements artistiques, désirant
rompre avec les traditions du passé. L'Italie enfermée dans une certaine apathie
culturelle et politique de près d'un siècle et demi, apparait alors sur la scène
internationale, par un nombre d'expressions artistiques et littéraires qui en réaction
contre le traditionnalisme, trouvent dans le modernisme matière à la création d'un
nouvel esthétisme vantant les mérites du monde moderne et de ses techniques
libératrices de l'homme.
C'est ainsi que l'Italie produit en quelques dix années, deux mouvements majeurs
dans la peinture de l'époque.
Le Futurisme d'abord, qui joue un rôle essentiel dans l'apparition et le
développement d'une nouvelle esthétique avant-gardiste. Il s'appuie sur la glorification
du machinisme, du mouvement, de la vitesse, exprimant selon Boccioni, Balla, Carrà,
Russolo ou Séverini, l'énergie et le dynamisme du monde urbain. Ces peintres s'appuient
sur les principes du divisionisme de la couleur et de la forme développés en France,
pour développer une peinture exprimant la simultanéité des des visions, des formes, et
des sensations. Les scandales et polémiques qu'ils provoquent et entretiennent lors de
leurs expositions, accompagnés, de déclarations provocantes, et de manifestes,
contribuent à déranger l'académisme, et à vouloir renverser le passéisme. C'est la
première guerre mondiale qui marquera la fin du premier Futurisme.
Le second Futurisme, qui apparaîtra entre 1917 et 1921, sous les marques de la
peinture "métaphysique", prendra le relais. Inventée par De Chirico, cette
peinture met en scène des compositions oniriques ou à l'inverse, ce n'est plus le
mouvement, mais l'immobilité, la mélancolie, l'énigmatique qui sont mis en valeur.
S'opposant même au premier Futurisme, et le dépassant, elle recherche la signification
de la forme, le sens des mythes et des rêves. A la suite de Georgio De Chririco, se sont
des peintres tels que Modigliani et Morandi qui développeront ces nouvelles recherches
lesquelles s'éteindront progressivement jusqu'à la veille de la seconde guerre
mondiale par l'émergence des positions nationalistes et d'un nouvel enfermement de
l'Italie sur elle même. Le retour à la tradition, le formalisme figuratif reprendront
alors le dessus au service de l'art officiel et d'un retour à l'ordre.
Cette exposition met ainsi parfaitement en lumière, s'il fallait encore le
montrer, combien l'évolution de l'esthétisme, de l'histoire de l'art en général, et
les tendances culturelles d'une époque peuvent-être liés et marquées par la période
historique et politique dans lesquelles elles s'expriment.
Illustration : Georgio
de Chirico : " Les Archéologues " 1927 - Huile sur toile 116 x 89
cm © Galerie Nationale d'Art Moderne Rome
© ADAGP, Paris. |
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VALENCIENNES : Musée des Beaux Arts
" Arts du Japon de la période d'Edo "
Du 11 avril au 31 août 2003 |
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La Ville d'Edo est en 1603, le centre
politique du Japon. Cette ville qui deviendra plus tard Tokyo, s'imposera comme le pôle
économique, et culturel du pays, et donnera son nom à une période particulière de
l'histoire du japon, l'époque d'Edo, de 1603 à 1868.
Le régime politique autoritaire instauré par le shôgunat des Tokugawa, parvient à
maintenir la paix et la stabilité du pays , pendant plus de 250 ans, en favorisant ainsi
l'essor démographique, le développement économique et les grandes concentrations
urbaines, qui créent alors un climat favorable pour le développement des arts et des
métiers artistiques.
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Ce n'est plus seulement l'aristocratie qui accède
ainsi aux arts, mais aussi désormais la bourgeoisie.
C'est alors l'essor de la peinture, au travers l'épanouissement de nombreuses écoles et
de styles divers. L'Ecole Ukiyo-e impose par exemple son originalité dans l'art
graphique, qui obtiendra plus tard une renommée internationale. Les estampes japonaises
qui se font connaître en France à partir de l'Exposition Universelle de 1867, permettent
également l'essor de la vogue japonisante par la découverte d'artistes tels Hokusaï,
Hiroshige qui inspirent alors de nombreux artistes français tels Edouard Manet, Camille
Moreau, et les impressionnistes, jusqu'à marquer aussi de nombreuses disciplines
artistiques jusqu'à l'Art Nouveau.
C'est également dans le domaine de la littérature, de la poésie et de la musique,
l'essor du théâtre de Kabuti, proposant une vision hédoniste de la société.
Tous les artisanats artistiques se développent dans le même élan de créativité que ce
soit dans le domaine du laque, de la céramique, du textile, de la sculpture, des
miniatures, des masques.
Un signe extérieur de puissance et de richesse, bien que le pays soit en paix, est
également alors l'équipement guerrier. Aussi les maîtres forgerons rivalisent-ils de
talent pour fabriquer des armures les plus variées et les plus riches en décoration, de
même qu'ils confectionnent des sabres, représentant l'âme du guerrier, dont le tachi,
ou le katana ou encore l'aikuchi, qui sont des oeuvres d'arts à part entière.
L'exposition "Arts du japon" offre ainsi un panorama de toutes ces productions
à travers un grand nombre d'oeuvres majeures prêtées par les Musées Royaux d'Art et
d'histoire de Bruxelles et par le Musée National des Arts Asiatiques de Paris.
Illustration : Karaori, Costume Nô XVIIIème
-XIXème siècle. © |
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ROUEN : Musée des Beaux Arts
" Jeanne d'Arc : les tableaux de l'histoire "
Du 30 mars au 1er septembre 2003 |

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Le Musée des Beaux Arts de Rouen
rassemble dans cette exposition intitulée
" Jeanne d'Arc, les tableaux de l'histoire "
une centaine de tableaux en
provenance de différentes collections privées françaises et de plusieurs musées
étrangers.
C'est la première grande exposition
consacrée à Jeanne d'Arc, brûlée à Rouen le 30 mai 1431, au travers la présentation
d'un choix de tableaux qu'elle a inspirés au travers l'histoire, en particulier depuis le
XIXème siècle.
Après une longue période d'oubli, en effet sous l'impulsion du grand historien Jules
Michelet, dans sa monumentale "Histoire de France " qu'il rédige entre 1833 et
1846, Jeanne d'Arc est présentée comme une immense figure de l'histoire de France, et
prend la place d'une figure héroïque et romantique, celle d'un mythe unique de la
"France éternelle".
On redécouvre alors sa vie et son histoire, avant qu'elle ne soit béatifiée en 1909 et
canonisée en 1920 par le pape Benoît XV.
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Elle avait inspiré diverses oeuvres en
littérature en commençant par exemple par le poème de Christine de Pisan "
Ditié de Jehanne d'Arc " en 1429, mais aussi une tragédie chez Schiller en 1801 :
" la Pucelle d'Orléans", ou encore une trilogie de Charles Peguy en 1897
intitulée " Jeannne d'Arc". En peinture, c'est plus particulièrement à partir
des années 1830 et jusqu'en 1930 qu'elle suscite l'inspiration de multiples artistes, en
France, chez Ingres par exemple, mais aussi chez de nombreux peintres anglais.
Cette exposition permet en effet de découvrir par exemple des oeuvres de Dante Gabriel
Rossetti, de toiles de Ricketts, de Duncan, mais aussi et surtout de William Etty qui ne
cache pas son admiration et rend hommage au courage de la " Pucelle".
D'autres oeuvres sont également présentes telles les transfigurations de la
"Jeanne sans visage et sans portrait" évoquées par André Malraux, une Jeanne
d'Arc avec un casque germanique à la main du peintre suisse Ernst Stuckelberg, ou encore
celle du Français Jules Bastien-Lepage intitulée "Jeanne d'Arc entendant ses
voix" du Metropolitan de New York.
Illustration : Jean Auguste Dominique Ingres : " Jeanne
d'Arc au Couronnement de Charles VII " -1854 Huile sur toile - 234 x 163 cm ©
Musée du Louvre Paris |
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LE MANS : Collégiale Saint-Pierre la Cour
Serge Poliakoff (1900-1969)
Du 21 mars au 30 juin 2003 |

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Serge Poliakoff (1900 -1969), français d'origine russe, est sans doute l'un des plus
grands artistes de la seconde génération des peintres abstraits du XXème siècle.
Cette exposition présente sur une période allant de 1938 à 1968, près de
soixante-dix oeuvres de ce maître de la couleur, en provenance de différents musées
européens, belges et allemands notamment, et de différentes collections privées.
Serge Poliakoff, qui est né à Moscou, quitte la Russie en pleine guerre civile, et
arrive à Paris en 1923. Pour vivre, il joue de la musique dans les restaurants russes de
la capitale, et y rencontre Robert Delaunay, et Wassily Kandinsky .
En dehors de ses talents de musicien,
Poliakoff pratique aussi la peinture à l'huile, la gouache et l'aquarelle, en réalisant
des compositions faites d'éléments géométriques, vivement colorés et découpés selon
une inspiration fortement marquée par le futurisme. Ses oeuvres de 1938 à 1952 sont
fortement imprégnées d'abstraction géométrique et d'un art informel, avec un
agencement imbriqué de formes aux lignes diagonales, verticales ou horizontales
soulignées de couleurs intenses et vives.
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Après cette première période, et jusqu'à sa mort en 1969, il développe dans
l'ensemble de ses oeuvres un jeu complexe de camaïeux et d'imbrications de formes
structurées en jouant sur l'intensité lumineuses et la juxtaposition de couleurs aux
textures granuleuses, épaisses, ou fluides afin de renforcer encore les teintes.
Son art et ses talents de coloristes, il les utilise aussi pendant cette période, à la
réalisation de décors pour des ensembles de faïence et d'émaux composés pour la
Manufacture de Sèvres, aujourd'hui très recherchés.
Illustration : Serge
Poliakoff : "Composition" 1955 Huile sur toile 130 x 97 cm
© Musée National d'Art Moderne Paris © ADAGP, Paris.
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NANTES :
Musée des Beaux Arts
" Matisse à Nice "
Du 07 mars au 2 juin 2003 |
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Le Musée des Beaux-Arts de Nantes a rassemblé pour cette exposition vingt oeuvres de la
"période niçoise" d'Henri Matisse, réalisées entre 1917 et 1929, pour mettre
en relief une période de la vie du peintre longtemps jugée par les critiques, comme la
période la moins importante de son oeuvre.
Au travers dix tableaux provenant de la collection de l'Orangerie, à Paris, et l'ensemble
des autres toiles empruntés à différents musées français et européens, l'exposition
montre comment la période niçoise de Matisse est profondément marquée par le goût de
l'Orient, avec la représentation de décors de paravents, d' étoffes, de balcons
ouvragés qui montrent combien le peintre reste imprégné de ses précédents voyages en
Algérie et au Maroc.
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Henri Matisse (1869-1954), originaire du Nord,
s' installe à Nice à partir de 1916, bouleversé qu'il est par la richesse des couleurs
qu'offre la lumière du Midi. "Quand j'ai compris que chaque matin je reverrais cette
lumière, je ne pouvais croire à mon bonheur", écrira plus tard le peintre.
C'est alors qu'il cherche à retranscrire cette lumière et ces couleurs chaudes au
travers des scènes d'intérieur, des portraits de femmes, d "Odalisques"
alanguies vêtues de rouge ou de bleu, dans des décors de chambres d'hôtels de luxe.
Matisse, déjà très célèbre, comme Picasso, toujours en recherche de nouvelles formes
dans la marche forcenée du modernisme du début du siècle, semblait être venu chercher
à Nice un certain apaisement, un retour aux valeurs d'une certaine facture classique.
Cette période lui vaut alors des critiques sévères de la part de ses premiers
admirateurs, qui reprochent au peintre de faire des concessions à la facilité. Matisse
restera toujours marqué par cette étape dans son oeuvre, correspondant à une expression
profonde de sa nature, mais que les critiques d'arts continueront lontemps à considérer,
et certains la considère encore, comme la période la moins créatrice de son oeuvre,
alors qu'elle représente chez lui l'époque la plus riche d'un jaillissement des
sensations et d'un plaisir de la vie, en réaction à une époque d'après guerre et loin
d'un certain intellectualisme dans lequel semble s'enfermer alors la peinture et les arts
en général.
Illustration : Henri Matisse
" L'artiste et son modèle" - Huile sur toile 60 x 73 cm
© Coll. Part. New York |
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VANNES : Musée des Beaux Arts
" Jacques Villeglé : Ravisseurs d'affiches "
Du 22 mars au 1er juin 2003 |

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Les vastes espaces de la Cohue, la halle médiévale du XIIIème siècle du Musée des
Beaux Arts de Vannes accueillent dans cette exposition un ensemble d'une cinquantaine
d'oeuvres de grands formats de Jacques Villeglé, le peintre qui "déchirent les
affiches," choisis dans sa propre collection, dont certaines sont présentées ici
pour la première fois.
La ville de Vannes fût le lieu pour l'artiste de sa première rencontre avec l'art
moderne, lorsqu'il était jeune collégien.
Il voulait être artiste peintre, et c'est sa découverte et sa fascination pour Joan
Miró qui lui donna l'envie de pousser les portes de la création.
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Les débuts en art de Jacques Villeglé furent marqués
d'emblée par la rupture, engendrée par celle de la guerre qui se terminait tout juste.
Il s'engage alors dans le refus radical des codes de la création. Peindre ce n'est plus
étaler de la couleur, mais descendre dans la rue. C'est voler "la peau des murs
", arracher les formes, les couleurs, les messages tronqués et les télescopages des
sens, et les livrer à la lecture du spectateur. L'artiste devient lé révélateur du
message anonyme de l'affiche lacérée. Pendant plus de vingt ans, jacques Villeglé va
ainsi faire oeuvre de " peintre", ravisseur d'affiches.
A partir des années 80, il s'intéresse aux signes socio politiques que la rue lui livre,
et dont il va organiser l'alphabet, developpant un énigmatique et poétique langage
graphique.
Différentes thématiques de son oeuvres sont présentées ici : " "lettres
lacérées", "lettres et fragments de mots", "affiches de
peintres", " tranparences" , " politiques", "objets et
personnages lacérés", " dripping et graffitis" etc...qui permettent à la
fois une lecture chronologique et pédagogique de l'oeuvre, depuis les début des
affiches lacérées en 1949, jusqu'à ses dernières expérimentations plastiques et
esthétiques.
Illustration : Jacques de la Villeglé "Carrefour
Beaubourg-Rambuteau 1972
Affiches lacérées marouflées " 182 x 246 cm © Coll. Part. © ADAGP, Paris. |
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LYON :
Musée des Beaux Arts
" Chefs d'oeuvre de la collection Winthrop "
Du 14 mars au 26 mai 2003 |
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Grenville Lindall Winthrop (1864-1943), un riche avocat américain consacra une grande
partie de sa vie à une seule passion qui fut sa collection d'art. Quelques 4000 objets
d'arts, dont 850 tableaux et dessins qu'il avait acquis et collectionnés furent légués
à sa mort au Fogg Art Museum de l'Université d'Harvard, selon ses propres souhaits à la
condition que les étudiants de l'université où il avait lui même fait ses études,
aient la possibilité d'admirer et de profiter à tout moment ces oeuvres. |

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Les goûts et les choix de Grenville Lindall Winthrop portaient essentiellement sur les
artistes du XIXème siècle, dans le but seul et unique de rechercher ce qui était pour
lui l'expression de la beauté. Il s'intéressa beaucoup à la technique graphique en
particulier, mais il aimait également le symbolisme et l'univers fantastique. C'est
ainsi qu'un thème comme celui de la "Divine Comédie" de Dante l'avait
particulièrement intéressé, au point d'acheter des oeuvres de Blake et de Flaxman sur
ce sujet. Il avait également fait l'acquisition d'oeuvres de Gustave Moreau et de
préraphaélites. Il aimait également les portraits et fit l'achat d'oeuvres de Courbet,
de Rossetti, de Van Gogh, de Toulouse Lautrec, ainsi que les nus de David, Géricault,
Burnes-Jones Ingres. Il avait pu également faire l'acquisition d'un croquis préparatoire
de David au fameux "Sacre de Napoléon" ainsi que celui d'un lavis du
"Radeau de la Méduse " de Géricault.
C'est donc une exposition exceptionnelle, que propose ici le Musée des Beaux Arts de Lyon
dans la mesure où c'est la toute première fois, et la dernière fois sans doute avant
longtemps que la collection Winthrop quitte Harvard, pour cause de travaux et de
rénovation actuellement au Fogg Art Museum. Ce sont 135 oeuvres, dont de nombreux dessins
qui ont traversé l'Atlantique pour trouver place ici pendant quelques semaines, avant que
d'être présentées à la National Gallery de Londres, puis au Metropolitan Museum de New
York, avant de retrouver Harvard.
Illustration : Dante Gabriel
Rossetti : "Beata Beatrix" -1862-1869 - Huile sur toile - 86,6 cm x
66 cm
© Tate Gallery - Londres |
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CAEN : Musée des Beaux Arts
" Georg Baselitz, gravures monumentales, 2002 "
Du 08 mars au 25 mai 2003 |

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Le Musée des Beaux Arts de Caen propose de montrer dans cette exposition, combien
l'estampe occupe une place essentielle dans l'oeuvre du peintre et sculpteur allemand
Georg Baselitz, né en 1938 à Deutschbaselitz, en Saxe.
Depuis 1964, Georg Baselitz, réalise des gravures, lithographies, linogravures,
eaux-fortes, et bois de grandes dimensions, dont le centre d'intérêt majeur est de
composer un corpus d'images dont l'enjeu est l'expresssivité du trait dans la figure
humaine .
Pour accentuer la prise en compte de l'oeuvre par le spectateur, mais aussi souligner la
distance qu'il faut mettre au regard du sujet figuré, Georg Baselitz décide à partir de
1969 de peindre ou de graver systématiquement toutes ses représentations de manière
inversée, la tête en bas, afin d'inciter au dépassement des règles de la figuration et
donner de la matérialité à la démarche esthétique de l'artiste.
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Les gravures et linogravures présentées ici ont toutes été réalisées par l'artiste
durant l'année 2002 . Des autoportraits, des paysages des scènes érotiques inspirées
par Marcel Duchamp constituent ainsi le cycle des dernières oeuvres gravées, et sont
présentées ici pour l'une des toutes premières fois.
Illustration : Georg
Baselitz : " La Grosse blonde " Huile sur toile 250 x 200 cm © Coll.
Part.
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GRENOBLE
: Musée de Grenoble
" La Nouvelle Objectivité"
Jusqu'au 11 mai 2003 |
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La "Nouvelle Objectivité", mouvement artistique fondamental de l'entre deux
guerres, s'est développé dans toute l'Europe et en particulier en Allemagne, et s'est
orienté vers une vision différente des choses, prenant la forme d'un constat froid et
réaliste, acerbe et ironique de la société.
Cette exposition a pour ambition de rendre compte de l'intérêt artistique et
iconographique à partir des oeuvres graphiques de ces artistes tels Otto Dix, Max
Beckmann et Georg Grosz, qui apportent leur témoignages d'une situation sociale et du chaos économique et moral de l'Allemagne, à cette époque.
C'est en 1925 que ce mouvement artistique apparaît au grand jour, avec une
exposition du conservateur de la Kunsthalle de Mannheim, Gustav Hartlaub, qui, dans une
exposition qu'il intitule "La Nouvelle Objectivité
"et qu'il présente ensuite dans plusieurs villes d'Allemagne, montre dans le sillage
de l'expressionnisme né après 1918, qui durera jusqu'en 1933, avec l'arrivée de Hitler
au pouvoir, ce nouveau courant de la peinture
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Cette exposition sévèrement critiquée et qualifiée d'"illustrations socialistes
de la pire espèce", amènera, quelques années après les nazis à qualifier de
"dégénérés"ces artistes de la "Nouvelle Objectivité", dont les
uvres seront exhibées en 1937, lors de la funeste exposition de Munich. Certains
peintres devront alors fuir le régime national-socialiste, comme Max Beckmann et Georg
Grosz, qui partiront pour l'Amérique tandis qu' Otto Dix resta en Allemagne, en s'exilant
sur les bords du lac de Constance.
Les historiens conservèrent l'appellation "Nouvelle Objectivité", pour cette
peinture figée faite dans un réalisme froid. "Nous voulons les choses toutes nues,
nous les voulons très claires, presque sans art", disait Otto Dix.
Ces peintres, parmi lesquels Karl Hubbuch, Rudolf Schlichter, Georg Scholz, Alexander
Kanoldt, Georg Schrimpf, Christian Schad, Rudolf Dischinger, et parmi les plus connus Max
Beckmann et Georg Grosz, ou encore Otto Dix, marqués par le traumatisme de la Première
Guerre Mondiale, rendaient compte dans la dureté de leur peinture, de la dureté de
l'époque : le chaos économique et moral qu'affrontait la république de Weimar, entre
l'inflation et la montée du fascisme
Gustav Hartlaub avait remarqué des disparités stylistiques et iconographiques, entre ces
différents peintres dont l'esprit était identique, celui d'une description du réel. Un
tendance "conservatrice classiciste", enracinée dans l'intemporel, une autre
" très contemporaine" mettant en relief le chaos de l'époque.
Dix, Beckmann et Grosz se rattachaient à la seconde des catégories, aux côtés de Karl
Hubbuch, de Rudolf Schlichter ou de Georg Scholz. Politiquement engagés, ces
artistes caricaturaient la République de Weimar, chacun à sa façon, au travers des
portraits acerbes, des scènes de rue ou de cabaret, toujours sans concession.
Christian Schad, Alexander Kanoldt, Georg Schrimpf, Rudolf Dischinger appartenaient
à la première, avec des toiles, qui abordaient des sujets plus classiques : paysages,
portraits ou natures mortes - paraissant moins critiques, mais traitant leurs sujets dans
des figurations glacées, et inquiétantes.
Peu connue en France, la "Nouvelle Objectivité" avait bénéficié en 1970
d'une première exposition au Musée de Saint-Etienne, puis ensuite Le Centre Pompidou qui
n'avait fait qu'aborder le sujet, en 1978, à l'occasion de "Paris-Berlin", puis
en 1980, lors de l'exposition "Réalismes".
C'est donc ici la première grande exposition depuis trente ans, consacrée à ce
mouvement. Le Musée de Grenoble, est parvenu à réunir ici quelque 200 uvres
graphiques, venant pour la plupart d'outre Rhin, pour montrer ce que fut ce mouvement
pictural et artistique sans programme ni manifeste, dont l'influence se sera néanmoins
étendue à toute l'Allemagne, sous des formes différentes, et qui en fait toute sa
complexité.
Illustration : Georg Grosz : "
Daum marries her pedantic automaton Georg " 1920 - Crayon, aquarelle, collage,
plume, encre de chine, sur carton 42 x 30,2 cm © Berlinische Galerie ©
ADAGP, Paris.
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NOGENT SUR SEINE : Musée Paul Dubois -
Alfred Boucher
" Camille Claudel et ses maîtres "
Du 1er février au 04 mai 2003 |

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Cette nouvelle exposition
consacrée à l'uvre sculptée de Camille Claudel se démarque des nombreuses
expositions qui se sont tenues récemment tant à l'étranger qu'en France. Elle propose
en effet au public, dans un même lieu, une collection unique de sculptures de la
célèbre artiste, face à des uvres des deux grands sculpteurs qui ont découvert
son talent, Alfred Boucher et Auguste Rodin.
C'est la première fois que l'uvre de Camille Claudel est confrontée à
celle de ses deux maîtres.
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L'exposition est organisée en trois parties
correspondant aux périodes de sa vie et de son itinéraire d'artiste, sa jeunesse et son
apprentissage auprès d'Alfred Boucher, l'épanouissement de son talent, au côté
de Rodin , et la création solitaire.
L'ensemble de ces oeuvres, soi près de cinquante uvres de Camille Claudel
(marbres, bronzes, plâtres, terres cuites) appartenant pour à la collection privée de
Reine-Marie Paris, petite nièce de l'artiste, dont plusieurs pièces originales
sont présentées, et retrace son parcours de 1876 à 1905.
A cette collection unique s'ajoutent une vingtaine de sculptures d'Alfred Boucher,
de la période 1876 à 1882, et d'Auguste Rodin, réalisées entre 1883 et 1892 et
prêtées par le musée Rodin.
Illustration : Camille Claudel
: "Torse de femme" Bronze 1884 © Coll. Part. © ADAGP, Paris. |
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TROYES : Musée National d'Art Moderne
" Albert Marquet, rétrospective "
Du 27 janvier au 30 mars 2003 |

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Le Musée National d'Art Moderne de Troyes accueille la plus grande rétrospective jamais
consacrée à Albert Marquet (1875-1947), jusqu'à ce jour, avec la présence de 80
oeuvres réunies dans les murs du XVI ème siècle des bâtiments de l'Evêché de Troyes
.
Albert Marquet qui est né à Bordeaux dans une famille d'origine modeste fut élève de
Gustave Moreau, mais rencontra également à l'Ecole des Arts Décoratifs Henri Matisse
avec lequel il se lia d'amitié. Parallèlement à une formation académique, l' artiste
commença à peindre dans la mouvance impressionniste, mouvement dont il n'oublia jamais
les leçons. Cependant dès 1898, il adopta une palette privilégiant la couleur pure,la
simplification des formes, la saisie d'un mouvement qui annonçait déjà le
fauvisme.
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Au Salon d'Automne de 1905, Marquet participe avec son ami Matisse à la première
exposition fauve et présente en 1907, sa première exposition particulière. Son oeuvre,
marquée par une grande sensibilité, évolue très vite ensuite après sa période fauve
vers une palette plus nuancée mais toujours remplie de lumière, et de transparence quand
il s'agit de peindre des paysages, les plages, les ports, les bords de mer ou les fleuves;
Ses compositions privilégient également les paysages urbains. qu'il peint depuis les
verrières de ses ateliers successifs, tous situés sur les quais, lorsqu'il habite à
Paris.
Ses oeuvres révèlent son goût et sa fascination pour les ambiances, les atmosphères,
qui montre son extrême sensibilité d'observation et des compositions faites de
sérénité très typiques de son art de peindre.
Albert Marquet était également un grand amateur de voyages. Ayant découvert
d'abord le Maroc et Tanger au cours de deux voyages en 1911 et en 1913, il visite
ensuite en 1920 l'Algérie qui deviendra en quelque sorte sa seconde patrie. En 1923, il
visite aussi la Tunisie, et quelques années plus tard en 1928, l'Égypte.
Mais c'est l'Algérie qui lui crée les plus fortes émotions, et qui l'amène ensuite à
retourner souvent à Alger. Ses toiles reflètent à chacun de ses voyages et du temps qui
passe qui passe ses préoccupations et ses découvertes. Grâce à sa femme Marcelle
Martinet, il n'a pas de contraintes matérielles. Il peut ainsi voyager, donner libre
cours à son inspiration et peindre.
En 1941, il acquiert une maison à Djenan Sidi Saïd, qu'il appelle "sa
campagne". Ce lieu est pour lui une source d'inspiration importante, et lui permet de
développer une palette très riche en motifs et en couleurs durant les années de
guerre.
C'est donc à la présentation des différentes périodes de la vie et de l'oeuvre
de l'artiste que nous convie cette importante exposition.
Illustration : Albert Marquet : " La
Passerelle à Sainte Adresse " Huile sur carton 50 x 61 cm © Coll. Part.
© ADAGP, Paris.
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PAU : Musée
des Beaux Arts
" Victor Galos. Du Gave aux Pyrénées "
Du 13 décembre au 23 mars 2003 |
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Cette exposition donne l'occasion de redécouvrir ou de mieux connaître l'oeuvre du
peintre palois Victor Galos (1828-1879), au travers une soixantaine de tableaux, composés
essentiellement de paysages, de natures mortes et de portraits, qui illustrent l'immense
sensibilité de ce grand artiste, qui reste malheureusement encore très peu connu.
Victor Galos après des débuts dans la menuiserie dans l'atelier de son père, et
quelques tentatives dans la peinture naïve, suit à Pau, les cours du paysagiste Eugène
Devéria.
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Les conseils d'un ami peintre Narcisse Diaz, adepte
de l'Ecole de Barbizon, imprégné de romantisme et de classicisme encouragent par
ailleurs Victor Galos dans une pratique assez indépendante de la peinture. Après un
séjour à Paris en 1859, il revient marqué par les oeuvres de Daubigny, de Rousseau, de
Corot, dont il s'attache à s'inspirer dans les sujets et les paysages qu'il traite, et
dans lesquels la lumière prend une dimension particulière. Victor Galos qui s'inscrit
dans une ligne pré-impressionniste, s'attache également à peindre des vues répétées
de mêmes paysages, pour en saisir les effets variants de la lumière, et des saisons,
tout en demeurant dans une facture et des compostions très classiques. Sa peinture
dégage néanmoins une quiétude, un charme, une lumière, qui est un éloge de la beauté
de la nature et de la montagne, de ses Pyrénées, dont il n'a jamais tout au long de son
oeuvre semblé pouvoir se séparer.
Illustration : Victor Galos :
" Le Pic du Ger " 1867 - Huile sur toile 72 x 91 cm -
© Musée Pyrénéen Lourdes. |
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NANCY :
Musée des Beaux-Arts
" Turner et Le Lorrain"
Du 13 décembre au 17 mars 2003 |
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Deux grands
maîtres dans lart du paysage sont réunis ici, avec 15 uvres
présentes de Claude Le Lorrain, en provenance du Musée de Petworth et du
British Museum, et 76 tableaux de William Turner prêtés par la Tate Gallery de Londres.
A
l'époque de Turner (1775 - 1851), le critique d'art John Ruskin associait le nom du
peintre paysagiste anglais à celui de Claude Le Lorrain (1600 - 1682 ), en raison de
la vision commune qu'ils avaient l'un et l'autre pour le rôle de la lumière dans la
construction des uvres.
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L'uvre de Claude Gellée était depuis le XVIIIème siècle, admirée
en Angleterre, et avait eu une grande influence sur les peintres de l 'époque, qui pour
certains avaient fait des copies de certaines de ses oeuvres. Claude Gellée dès 1635,
dans un "Libro di Verità", avait même consigné les compositions de ses
tableaux achevés, pour faire obstacle à ces copies qui circulaient dans le pays. Le
document qui était parvenu en Angleterre au début des années 1700, et qui est conservé
depuis 1957 au British Museum, avec 200 dessins gravés par Richard Earlom dans les
années 1770 , avait permi alors au jeune Turner de découvrir les travaux de Claude
Le Lorrain , dont il avait été fortement marqué, au point de peindre, à son tour
une copie du" Paysage avec Jacob, Laban et ses filles"
Une étude des uvres des peintres classiques, et de Claude Le Lorrain, avait permis
à Turner de découvrir l'Antiquité classique avant même d'entreprendre son
premier voyage à Rome en 1819. De ses voyages, il était revenu avec des compositions
étudiées avec les principes de Le Lorrain : perspectives, ruines, ponts, arbres formant
des arches, avec des scènes encadrant la partie centrale du tableau pour entraîner le
regard dans le lointain.
En 1819, au Musée des Offices, Turner avait copié un autre tableau de Claude Gellée :
"Port de mer avec la villa Médicis". En 1821, lors d'une visite au Musée du
Louvre, il s'était inspiré à nouveau des uvres du Lorrain, pour réaliser des
esquisses de l'aqueduc d'Arcueil, des vues de Rouen ou de Dieppe. Turner en témoignage de
la fascination qu'il avait eu sa vie durant pour Le Lorrain, avait même demandé dans son
testament que son "Didon faisant construire Carthage" peint en 1815, soit
exposé à la National Gallery au côté d'une oeuvre de Claude Le Lorrain représentant
la vue d'un port.
Illustration : Claude Gellée, dit Le
Lorrain " Matin dans un port " - Huile sur toile 74 x 97 cm
© Musée de l'Ermitage
St Pétersbourg. |
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VALENCIENNES : Musée des Beaux Arts
" Henri Moore : Heads, Figures and Ideas"
Du 22 novembre au 17 mars 2003 |

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Plus de 25 ans après la dernière grande rétrospective en France consacrée à l'oeuvre
d'Henry Moore, et suite à l'exposition récente de la Fondation Maeght de Saint-Paul de
Vence qui portait sur un ensemble remarquable et significatif de l'oeuvre sculpté et
graphique dHenry Moore, le Musée des Beaux-Arts de Valenciennes présente ici dans
"Heads, Figures and Ideas" , les sujets qui ont été sources
d'inspiration pour l'artiste.
Avec la collaboration de la Henry Moore Foundation à Hertfordshire en Grande-Bretagne
dont les collections conservent une grande partie des oeuvres ce sculpteur majeur du
XXème siècle, le Musée de Valenciennes, par la richesse de ses propres collections avec
un fonds important d'oeuvres de Carpeaux porte une attention particulière à la
sculpture.
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Cest dans ce contexte que soixante
oeuvres d'Henry Moore ont été rassemblées, avec 39 sculptures et 21 dessins, à
proximité de la collection de Carpeaux, afin de réunir et de mettre en rapport ces
deux maîtres de la sculpture, qui à des époques différentes, se sont consacrés à la
représentation du visage humain.
Henry Moore par ses recherches autour de la figure humaine et dans lappréhension de
la forme sculpturale auxquelles il a consacré toute sa vie, avait écrit en 1958 un livre
"Heads, Figures and Ideas" qui donne son nom à cette exposition, et dans lequel
il indiquait " La figure humaine est ce qui m'interesse le plus... La tête est la
partie la plus expressive de l'être humain, et c'est pourquoi en art, elle a toujours
été traitée comme un thème indépendant. l'artiste peut utiliser le thème de la tête
de multiples manières : pour un portrait, à des fins expressives pour une tête
imaginaire, ou pour une étude comme partie d'une oeuvre plus grande".
Cette exposition montre aussi par des dessins réalisés entre 1930 et 1974, que Henry
Moore n'a cessé de faire des recherches sur la forme, et montre des projets de sculptures
dans divers matériaux qui fournissent un aperçu de son processus de pensée et de
travail. La variété de ses investigations sur les formes, qu'elle soient abstraites ou
figuratives, témoigne chez lui d'une totale liberté de limagination.
Les croquis et dessins qu'il a exécutés dans les abris de la Seconde Guerre mondiale ou
dans des mines de charbon, pour quelques uns, présentés également ici, sont des
documents inscrits dans des moments historiques à forte intensité émotionnelle dont
l'empathie et l'humanisme sont particulièrement impressionnants dans ce contexte.
Illustration : Henri Moore : "Etude pour la figure Etendue de l'UNESCO" 1955 - Mine de plomb 28,9 x 23,9 cm
© Henry Moore Foundation |
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DAOULAS : Centre Culturel Abbaye de
Daoulas
" Fées, elfes et dragons "
Du 1er décembre au 9 mars 2003 |

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Le Centre Culturel de l'Abbaye de Daoulas
(Finistère) accueille l'exposition" fées, elfes, dragons et autres créatures des
royaumes de féerie", dont l'objet au travers les oeuvres présentées est de montrer
le rapport entretenu par les hommes avec leur imaginaire.
Héritière des divinités sylvestres, la fée, dont le nom apparaît à la
moitié du XIIème siècle dans les romans, se présente sous l'image d'une femme aux
pouvoirs extraordinaires qui préside au destin des hommes.
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Devenue une figure mythique, elle appartient au culte
de l'abondance et de la fertilité, et traverse l'histoire en échappant aux limites
imposées par l'église en accédant au statut de personnage romanesque dans les romans du
Moyen-Âge. Le Roi Arthur était ainsi selon la légende, "le roi le plus aimé des
fées"et de sa Mélusine. Ce sont ensuite les grands noms de la littérature qui ont
trouvé dans ces mythes leurs sources d'inspiration, selon les époques, tels Chrestien de
Troyes, Shakespeare, Perrault, Walter Scott, Goethe, Grimm, ou Andersen...
Les fées ont également frappé l'imaginaire d'un artiste tel que Gustave Doré en
France, mais plus particulièrement celle de nombreux peintres britanniques comme
Everett Millais, Rossetti, Waterhouse, Burne-Jones qui ont fait preuve à partir de
1850, dans la poursuite de cet imaginaire, d'une attirance extrême pour l'invisible et
pour l'occulte.
Au centre de cette exposition, et prêtée par la Bibliothèque Nationale, le
public peut découvrir un objet exceptionnel, le manuscrit sur parchemin de Mélusine de
Couldrette, datant de 1410-1420, avec l'ensemble des 16 enluminures en parfait état qui
l'accompagnent.
Illustration : John
Everett Millais : " Ophélie " 1852 - Huile sur toile 76,2 x117 cm
© Tate Gallery Londres |
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ARRAS : Musée des Beaux Arts - Abbaye St
Vaast
" Ousmane Sow : séries africaines "
Du 22 décembre au 04 mars 2003 |

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Révélé en 1987 au Centre Culturel Français de Dakar, où il présente sa
première série sur les lutteurs Nouba, Ousmane Sow expose six ans plus tard, en 1993, à
la Dokumenta de Kassel en Allemagne, puis, en 1985, au Palazzo Grassi, à l'occasion du
centenaire de la Biennale de Venise. En 1999, l'exposition du Pont des Arts à Paris, est
pour lui une première grande rétrospective, qui le révèle au grand public.
Né à Dakar en 1935,
et sculptant depuis son enfance Ousmane Sow a exercé d'abord pendant trente ans le
métier de kinésithérapeute. Ce n'est qu'à l'âge de cinquante ans qu'il décide de se
consacrer totalement à la sculpture et d'en faire son métier à part entière. |
Ousmane Sow a pour source d'inspiration principale la
représentation de l'homme. Il aime travailler par séries et s'intéresse d'abord aux
ethnies nomades d'Afrique, puis ensuite aunx indiens d'Amérique.
Faisant ses recherches autant dans la photographie que dans le cinéma, dans
l'histoire ou l'ethnologie, son art figuratif possède une force et un souffle épique
totalement nouveau. Il se veut être le témoin de la vérité, tout en prenant ses
distances avec le réalisme, avec des sculptures modelées et colorées plus grandes que
nature. Il cherche la représentation de l'homme en action, mettant en relief son corps,
sa musculature, comme métaphore de la vie et de la lutte pour la vie."On lutte,
dit-il, pour conquérir la femme qu'on aime, on lutte pour conquérir l'espace, la lutte
est une façon d'exister et de reconnaître l'autre, explique-t-il. C'est aussi cela
l'Afrique, un champ de lutte et de combat."
Ces figures sont remplies d'une force qui réunit à la fois l'art de la grande statuaire
occidentale avec les pratiques rituelles de l'Afrique. C'est précisément un éventail de
ses séries africaines que propose cette exposition, qu'il faut voir absolument, si on a
manqué en 1999, sa gande rétrospective sur le Pont des Arts à Paris.
Illustration : Ousmane Sow : " Lutteurs Noubas " (détail) - © O.S. |
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NANTES : Musée des Beaux Arts
" Simon Vouet et son atelier "
Jusqu'au 20 février 2003 |

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Voici un peu plus d'une dizaine
d'années, un moine bénédictin d'une abbaye munichoise, qui recherchait des documents
dans les archives de son institution, eut la surprise de découvrir deux boîtes contenant
des dessins anciens. Parmi les multiples dessins d'amateurs qui dormaient là, figurait
une série de feuilles qui purent être rapidement attribuées à Simon Vouet ( 1590-
1649), l'un des plus grands peintres du XVIIème siècle.
Ces dessins, qui sont désormais conservés à la
Staatsbibliothek de Munich, avec ceux d'un bon nombre de maîtres de l'époque, sont
présentés dans cette exposition du Musée des Beaux Arts de Nantes. |
Remarquables par leur finesse, ces travaux
réalisés à la pierre noire ou à la sanguine, rehaussés de craie blanche pour mieux
suggérer les volumes, servaient de travaux préparatoires à la réalisation des
tableaux. Mieux que de simples esquisses, les personnages représentés dans l'attitude
qui devenait la leur sur la toile, traduisent immédiatement le talent et toute
l'intelligence de l'artiste pour doter ses tableaux de mouvement, et de vie, et montrent
l' immense habileté de ce que furent ses compositions. .
Illustration : Simon Vouet : " Etude de Femmme "
1630 - Pierre noire et craie blanche -
© Paul Getty Museum Los Angeles |
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ROANNE : Musée des Beaux Arts
" Serge Poliakoff :
1900-1969"
Du 11 octobre au 02 février 2003 |

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Cette exposition consacrée à l'oeuvre du peintre Serge Poliakoff (1900- 1969),
organisée en collaboration avec la famille de l'artiste, réunit près de
soixante-dix oeuvres d'un des maîtres de la couleur et de la composition du milieu du
XXème siècle.
Un ensemble de toiles de différents musées européens, belges et allemands notamment,
ont été réunies par le fils du peintre, ainsi que certaines en provenance de
différentes collections privées.
Serge Poliakoff, né à Moscou, quitte la Russie en pleine guerre civile, et arrive à
Paris en 1923. Pour vivre, il joue de musique dans les restaurants russes de la
capitale, et y rencontre Robert Delaunay, et Wassily Kandinsky .
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En dehors de ses talents de musicien, Sege Poliakoff
pratique aussi la peinture à l'huile, la gouache et l'aquarelle, en réalisant des
compositions faites d'éléments géométriques, vivement colorés et découpés selon une
inspiration fortement marquée par le futurisme. Ses oeuvres de 1938 à 1952 sont
fortement imprégnées d'abstraction géométrique et d'un art informel, avec un
agencement imbriqué de formes aux lignes diagonales, verticales ou horizontales
soulignées de couleurs intenses et vives.
Après cette première période, et jusqu'à sa mort en 1969, il développe dans
l'ensemble de ses oeuvres un jeu complexe de camaïeux et d'imbrications de formes
structurées en jouant sur l'intensité lumineuses et la juxtaposition de couleurs aux
textures granuleuses, épaisses, ou fluides afin de renforcer encore les teintes.
Son art et ses talents de coloristes, il les utilise aussi pendant cette période, à la
réalisation de décors pour des ensembles de faïence et d'émaux composés pour la
Manufacture de Sèvres, aujourd'hui très recherchés.
Illustration : Serge
Poliakoff : "Composition" 1955 - Huile sur toile - © Musée d'Art Moderne
Paris |
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BESANCON : Musée des Beaux Arts
" Victor Hugo vu par Rodin "
Du 04 octobre au 27 janvier 2002 |

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Dans le cadre du bi-centenaire de la naissance de Victor Hugo,
cette exposition s'attache à mettre en relief le génie de Victor Hugo par le
regard d'un autre génie que fut Rodin. Par le choix d'un centaine d'oeuvres rassemblées
ici, avec à la fois des sculptures, des gravures, des dessins, mais également des
photographies, on retrace la manière dont le sculpteur a été impressionné par l'oeuvre
du poète, et la manière dont l'artiste a pu regarder et voir celui qui fut son modèle .
C'est ainsi que l'exposition s'articule autour de quatre thèmes : les portraits de Victor
Hugo, les sources d'inspiration d'Auguste Rodin, les monuments à Victor Hugo, et
l'ensemble des allégories.
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Des bronzes, des plâtres,
des terres cuites, du maître de la sculpture française, sont présentées pour certaines
pièces pour la première fois, comme ces deux pointes sèches de
Rodin représentant le portrait de Victor Hugo de trois quarts, fait en 1884 et de
Victor Hugo de face, réalisé en 1885.
Illustration : Auguste Rodin :
" Victor Hugo " 1884 - dessin pointe sèche © Musée Rodin Paris |
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LYON :
Musée des Beaux Arts
" Alfred Sisley : Poète de l'impressionisme "
Du 9 octobre au 06 janvier 2003 |
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L'objet de cette grande exposition consacrée au peintre paysagiste franco-britannique
Alfred Sisley (1839-1899), est de remettre à son rang, cet artiste qui à partir des
années 1880, fut peu à peu éclipsé, et sans doute injustement par les oeuvres de
Degas, de Monet, et de Renoir. Cette présentation permet de voir ce poète de
l'impressionisme sous un nouveau jour, en mettant en avant la sensibilité toute
particulière de l'artiste pour les paysages anglais du début du XIXème siècle. Alfred
Sisley qui a passé quatre années à Londres, avant que de devenir peintre a été
fortement impressionnée par l'oeuvre de John Constable, notamment dans sa manière de
travailler les paysages, les nuages, le ciel, et les personnages dans la composition de
ses toiles.
Cette rétrospective est la deuxième grande exposition consacrée à Sisley en Europe
depuis un siècle, après la grande exposition qui lui avait été consacré en 1992 à la
Royal Academy de Londres et au Grand Palais à Paris en 1993, et la récente exposition de
Musée Thyssen-Bornemisza à Madrid. |

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Ce sont près de 80 oeuvres souvent méconnues du
grand public qui ont été choisies et prêtées par différents musées et par des
collectionneurs particuliers, parmi d'autres, de France, des Etats-Unis, d'Allemagne, du
Canada, d'Ecosse, d'Italie, de Roumanie, ou d'Espagne, en dehors des oeuvres du Musée
d'Orsay et de Rouen dont la cession n'a pas été autorisée.Ce choix a été réalisé
afin de montrer l'apport de Sisley dans la progression du mouvement impressionniste à
partir de 1860, ainsi que l'évolution de son style et des solutions qu'il apporte aux
problèmes de l'impressionisme.
L'exposition, présentée de manière chronologique, montre les premières oeuvres de
Sisley réalisées entre 1860 et 1870, en particulier des paysages de Fontainebleau, de
Montmartre, puis d' Argenteuil, de Louveciennes ou encore de Bougival, puis sa seconde
période à Marly-le-Roi de 1870 à 1874 et les dernières années à Moret-sur-Loing de
1880 à 1899, où il s'est retiré en raison de ses difficultés financières. Elle montre
également que son oeuvre n'a pas subi de déclin à partir des années 1880, comme on a
pu le prétendre quelquefois et il suffit de s'arrêter devant les paysages de cette
période ou devant les paysages du Pays de Galles, qu'il peint encore deux ans avant sa
mort, pour s'en convaincre.
Illustration : Alfred Sisley :
" Pont de Villeneuve la Garenne " 1872 Huile sur toile 49,5 x 64,5 cm
© Metropolitan Museum of Art
voir dossier "
Alfred Sisley " |
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CHANTILLY :
Musée Condé - Château de Chantilly
" Les Clouet de Catherine de Médicis"
Jusqu'au 06 janvier 2003 |
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Après la mort de Catherine de Médicis (1519-1589) on trouva parmi les archives de son
cabinet particulier, une cassette qui contenait une collection de plus de 550 dessins,
portraits peints, ou dessinés à la sanguine ou encore à l'ardoise.
Longtemps remisée, puis oubliée dans une armoire, cette cassette fut retrouvée au
début du XVIIIème siècle par un marchand et collectionneur anglais, qui vendit en
Anglettere quelques dessins à différents amateurs, jusqu'à ce que le Duc d'Aumale
acquiert l'ensemble en 1889. Ces dessins et portraits constituent aujourd'hui le fonds de
dessins anciens du Musée Condé du Château de Chantilly. |

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Une grande partie de ces oeuvres, soit 320 dessins,
cadeaux ou commandes de Catherine de Médicis, portent les signatures prestigieuses des
artistes Jean Clouet (1475-1540) et de son fils François (1515-1572). Les portraits entre
autres de Charles IX, d'Henri II, de François II enfant, d'Henri III, de Marguerite
de Navarre, ou d'Antoine de Barre, l'achevêque de Tours, sont réunis, et rappellent ce
qu'étaient les traits de ces illustres personnages du royaume de France, mais donnent
également de précieuses indications sur ce qu'étaient les coiffes ou les tenues
vestimentaires de l'époque.
Les compositions sont simples, et les modèles représentés le plus souvent de trois
quarts, quelquefois de face, ou de profil, avec des visages mis en relief par
un traitement en quelques traits des épaules et des bustes, avec quelques rehauts
d'aquarelle parfois ou de pastel sur les visages travaillés sur des surfaces de papier
blanc, avec toutes les nuances du noir et du gris permises par la pierre noire ou celles
des ocres avec l'utilisation de la sanguine.
Ce sont au total 97 portraits, en dehors des hauts personnages du royaume, avec des
soldats, des hommes d'église, des marchands, des ministres, des femmes de la haute
société représentés en quelques traits, et qui montrent que Jean et François
Clouet furent les grands maîtres du dessin français de la Renaissance à l'égal de ce
que fut Holbein, dans l'art allemand .
Illustration : Atelier de François
Clouet : "Catherine de Médicis " vers 1570 © Musée Carnavalet Paris |
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BORDEAUX :
Musée des Arts Décoratifs
" Couleurs Maroc.
Delacroix et les arts décoratifs marocains"
Du 26 septembre au 06 janvier 2003 |
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Le Musée des Arts décoratifs qui conserve une quarantaine de céramiques maghrébines
anciennes dont des pièces rares de l'artisanat marocain du XIXème siècle, a eu l'idée
d'organiser cette exposition en partenariat avec Casablanca, la ville jumelle de Bordeaux.
Avec nombre de prêts extérieurs pour ce qui concerne les céramiques et diverses oeuvres
d'Eugène Delacroix, l'objet de cet exposition est de montrer la qualité de l'artisanat
marocain, qu'il provienne des cités, ou du milieu rural, et en particulier de souligner
la sensibilité artistique de la dynastie aoulite.
Les arts du textile, des tissages, des tapis, des broderies, du travail du cuir, mais
également du cuivre, du bois, des armes, propres aux arts décoratifs marocains du
XVIIIème et XIXème siècles sont mis en rapport avec l'oeuvre de Delacroix, qui durant
une période fût largement inspiré par l'Orient et en particulier par le Maroc où il
séjourna en 1832, et d'où il ramena nombre d'objets d'arts. |

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Le voyage que Delacroix entreprend en effet,
en quittant Toulon le 12 janvier 1832, à destination de Tanger, est de prendre de la
distance avec l'académisme qu'il juge de plus en plus pesant, et trop tourné vers
l'antiquité. Son esprit romantique, sa recherche de l'émotion vraie, se traduit par le
besoin de lutter contre l'habitude, contre l'enfermement qui est celle de sa
reconnaissance par la critique de son époque. Il a 33 ans, il vient de réaliser "
La Liberté guidant le Peuple" et quelques temps avant " la Mort de
Sardanapale", ou "Le Massacre de Scio", et il cherche de nouvelles
sensations qui pourront lui permettre d'élargir ses sources d'inspirations . Sa
découverte du Maroc est un véritable éblouissement : il est ébloui par la magnificence
de la lumière et des couleurs dans les paysages, dans les ruelles des villes, mais aussi
par la simplicité et l'authenticité des gens qu'il rencontre. Il y découvre aussi la
sensualité et le mystère des intérieurs, dont il traduira la foisonnante richesse dans
un tableau intitulé" Les Femmes d'Alger dans leur appartement " qui sera
exposé au Salon de 1834 et dans lequel il retrancrit les sensations intenses qui
alimenteront ensuite beaucoup son oeuvre tout le reste de sa vie. Cette oeuvre inspirera aussi plus tard Manet quand il peindra son
"Olympia", mais également Cézanne pour son "Après-midi à Naples",
et renvoie aux Odalisques que peindra aussi Henri Matisse ou à " Femmes d'Alger
d'après Delacroix" peint en 1955 par Picasso.
Non seulement Eugène Delacroix aura ramené de ce voyage des aquarelles,
des dessins, et de nombreux objets, mais également les souvenirs de paysages, de scènes
d' intérieurs, de personnages, des émotions puissantes, et en réalité tout un monde,
à partir de quoi, il se sera en quelque sorte ressourcé d'authenticité et à la suite
de quoi, il réalisera de nombreuses oeuvres : telles que " les Convulsionnaires de
Tanger", " le portrait du Sultan du Maroc Moulay Abd er Rahmann, entouré de sa
garde " ou encore le célèbre " Noce Juive au Maroc".
Illustration : E. Delacroix : "Femmes d'Alger dans leur
appartement" -1834 - Huile sur toile -180 cm x 229 cm
© Musée du Louvre Paris
voir dossier
" Eugène Delacroix " |
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LE HAVRE :
Musée Malraux
" Perret : La poétique du béton 1950-1954 "
Du 20 septembre au 06 janvier 2003 |
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Cette exposition est la première importante manifestation consacrée aux trois frères
architectes et entrepreneurs Auguste, Gustave et Claude Perret, s'appuyant sur la mise en
valeur des fonds provenant darchives publiques ou privées.
Elle permet d'offrir une vision globale de loeuvre des frères Perret, et en
particulier d'Auguste Perret( 1874-1954) par les multiples ramifications de ses travaux
d'architecte sur la scène française, comme sur le plan international.
La première oeuvre d'Auguste Perret est le Casino de St Malo qu'il réalise en 1899,
(détruit aujourd'hui), qui lui permet d'être immédiatement reconnu par la maîtrise du
béton matériau peu connu à cette époque. Suivront des architectures telles que le
Théâtre des Champs Elysées à Paris (1911), l'Eglise du Raincy (1922), L'Eglise de
Montmagny (1925), le Théâtre de l'Exposition des Arts Décoratifs à Paris (1925)
Le Mobilier National (1931), le Musée des Travaux Publics (1937).
Après la guerre, Auguste Perret réalise également le Centre Nucléaire de Saclay en
1949, une partie de l'aéroport de Marignane en 1950. Mais il participe surtout alors, à
la reconstruction du Quartier du Vieux Port à Marseille, à celle du quartier de la
gare à d'Amiens, avec la Tour Perret, haute de 28 étages, ainsi qu'à la
reconstruction de la Ville du Havre avec l'Hôtel de Ville et l'Eglise St Joseph. |

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Des plans, des dessins originaux jamais présentés
au public, mais également des maquettes et des photographies dépoque
permettent de mettre en relief la spécificité de l'approche technique de l'architecte
face aux différentes pratiques et utilisation du béton armé, auquel les frères Perret
resteront attachés, parfois avec un certain académisme : fenêtres en hauteur, façades
à colonnes, chapiteaux néo-corinthiens. Dans l'art sacré avec la conception de l'Eglise
du Raincy, en particulier, par l'utilisation de murs de lumière, et de verres de
couleurs, ou encore avec l'Eglise St Joseph du Havre, Auguste Perret se libérera du
classicisme, par des formes nouvelles en retrouvant par le jeu des lignes de construction
l'élan spirituel et un certain esprit du gothique.
Au travers tous ces éléments lexposition permet de découvrir également une
dimension peu connue dAuguste Perret, celle de son activité de dessinateur de
meubles et d'architecte dintérieurs, dont témoignera un ensemble de meubles
originaux restaurés présents sur place.
Illustration : Auguste Perret vers 1925 (au mur, perspective
de lEglise du Raincy). Cliché anonyme. © Institut
Français dArchitecture /Direction des Archives de France. Fonds Perret |
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LILLE : Palais des Beaux Arts
" Lumières et Ténèbres, art et civilisation
du baroque en Bohème "
Du 12 octobre au 05 janvier 2003 |

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Dans le cadre de la saison tchèque en France, cette exposition fait revivre l'épopée de
l'art baroque en Bohème entre le début du XVIIème et la fin du XVIIIème, au travers
plus de 170 peintures, gravures, sculptures et objets précieux réunis pour l'occasion.
Les lumières sont celles d'un style éclatant, telles les gloires entourées de rayons
dorés que l'on trouvent au dessus des autels dans les églises. Les ténèbres sont
celles des ombres qui traversent les tableaux ou marquent les sculptures, à une époque
où les conflits et les guerres entre catholiques et protestants font des ravages.
L'apparition de cet art baroque est favorisé dans les années 1630 par l'Eglise
catholique, qui voit en lui un moyen de combattre la Réforme, et qui voit une époque,
où de nombreux couvents et églises se construisent, et des châteaux se fortifier dans
les campagnes.
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Prague est la vitrine éblouissante du baroque en
Europe à cette époque, dont le Pont Saint Charles et ses décors, achevé de construire
en 1714, constitue encore aujourd'hui le témoignage.
Les sculpteurs de renom sont alors Matyas Braun, ou Ferdinand Brokof, qui exécutent
sur bois de véritables chefs d'oeuvres réalistes. En peinture, ce sont Petr Brandel ou
Jan-Krystof Liska, qui traduisent dans des oeuvres en clair-obscur des oeuvres lyriques ou
religieuses marquées par le soucis du réalisme.
A partir des années 1730, le baroque laisse place aux lourdes élaborations du rococo,
avec des oeuvres plus intimistes comme celles du peintre Norbert Grund. C'est ensuite la
période du développement des célèbres verres et cristaux de Bohème, mais également
de l'art de la gravure, tel que chez Wenceslas Hollar, dont l'oeuvre redonne un peu de
fraîcheur et de simplicité à cette période marquée par cette profusion décorative.
Cette exposition offre aux visiteurs toute cette époque avec nombre d'oeuvres et d'objets
précieux qui les plongent trois siècles en arrière au milieu d'une période tout de
même sombre de l'histoire tchèque, malgré la richesse des trésors présents et en
provenance pour la plupart des Musées de Prague.
Illustration : Ferdinand Brokof : " Marie Immaculée " 1726 - © Musée de
Prague |
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