|
| |
|
EXPOSITIONS PASSEES
EN FRANCE & REGIONS
Année 2003 |
|
|
|
|
ROUBAIX : La Piscine - Musée
d'Art et d'Industrie
" Raoul Dufy : du motif à la couleur
"
Du 27 septembre au 07 décembre 2003 |
|
Ce sont plus de 200 oeuvres de Raoul Dufy qui ont été réunies à La Piscine, le Musée
d'Art et d'Industrie de Roubaix , à l'occasion du cinquantenaire de la mort du peintre,
souvent associé au fauvisme et considéré comme l'un des grand maître de la couleur du
XXème siècle.
Une cinquantaine de peintures, quelques 70 dessins et aquarelles, une trentaine de
céramiques, et de nombreuses gravures et pièces textiles, mais égalemnet des croquis de
mode, des dessins publicitaires, des décors muraux montrent le caractère multiforme de
l'oeuvre de Raoul Dufy (1877-1953). |

images/Dufy4_petit.jpg
non disponible
|
Le but des organisateurs est à cette occasion de dévoiler et de faire connaître
davantage non seulement le peintre, mais l'artiste dans toute sa multiplicité et dans
toute sa dimension, au travers les thèmes tranversaux qui, comme celui de la musique ou
de la mer sont omniprésents dans son oeuvre, et met en relief des sujets tels que les
baigneuses, la mer, les coquillages, l'atelier, la mode, Paris, dans la logique d'une
même source à son inspiration, au travers les divers arts qu'il pratique.
Cette exposition, co-produite avec le Musée du Havre, ville natale de Dufy, et le Musée
d'Art Moderne de Céret, est centrée sur les relations entre l'oeuvre picturale de
l'artiste et ses productions décoratives.
Illustration : Raoul Dufy : "
Les Régates " 1930 - Huile sur toile 81 x 100 cm
© Musée d'Art Moderne
Paris © ADAGP, Paris.
|
|
|
|
SAINT PAUL DE VENCE : Fondation Maeght
"La Russie et les avant-garde russes"
Jusqu'au 05 novembre 2003
|
|
Jusquau 5 novembre, on peut se rendre à cette très riche exposition
consacrée aux créateurs russes de 1908 à 1928. Lexposition intitulée:
" La Russie et les avant-gardes " comporte 150 uvres et est le
fruit dun long travail pugnace de la part de Jean-Louis Prat pour obtenir ses
uvres auprès des plus grands musées russes.
Les plus grands sont présents: Malévitch, Rodtchenko et Tatline. Avec Tatline cest
la grande période du constructivisme et avec Malévitch, le supématisme trouvera son
plus ardent défenseur.
|

images/Malevitch5_petit.jpg
non disponible |
Mais entre lexpression suprême de limage simple, quasiment divinisée de
Malévitch et le processus actif de formation, cher à Tatline, on verra également les
uvres de Larionov, de Redko, de Deineka, Lentoulov ou Filonov.
Plus de cinquante artistes expriment ici les influences qui les unissent, mais également
tout ce qui les opposent, et les liens qui existent entre les multiples mouvements
auxquels ils ont participé : l'expressionnisme, le rayonnisme, le cubo-futurisme,
le suprématisme et bien sûr le constructivisme cher à Casimir Malévitch.
Illustration : Kasimir
Malevitch : " Le Faucheur " 1912 - Huile sur toile © Art Museum-
Nijni-Novgorod
|
|
|
|
VANNES : Musée des Beaux Arts - La Cohue
" Bretagne , terre des peintres "
Du 27 juin au 02 novembre 2003 |

|
Le Musée des Beaux Arts de Vannes, dit aussi Musée
de La Cohue, nom dérivé du breton qui signifiait la halle du marché, au XIIIème
siècle, propose une très belle exposition de peintres diversement connus, qui permet de
retracer ce que fût l'attrait de cette région dès la fin du XVIIIème
siècle, pour les artistes, les écrivains, les poètes.
Véritable terre d'histoire et de légendes ancestrales, la Bretagne a attiré dès
cette époque les artistes les plus divers, par la beauté des paysages grandioses et
contrastés qui sont les siens, par les variations de son climat et de sa lumière, par le
romantisme de ses côtes déchiquetées, les effets de la mer et de ses tempêtes,
representative de la passion des hommes, mais aussi d'une tradition ancienne très forte,
modelant le caractère de ses habitants.
|
Nombreux sont en effet, peintres, dessinateurs et illustrateurs, qui au fil du
temps ont contribué à construire l'image d'une région pittoresque et romantique, et qui
par leur contribution ont ouvert le chemin de la modernité. C'est à ces artistes peu ou
pas connus que cette exposition rend hommage, jusqu'aux peintres bretons qui parvinrent
jusqu'au siècle dernier à se faire un nom, tels Louis Caradec, Olivier Perrin, Jules
Breton, Jean-Julien Lemordant, Mathurin Méheut, Maxime Maufra dans le monde de la
peinture aux côtés des plus grands.
Illustration : Jean-Julien
Lemordant : " Dans le vent " - 1905 Huile sur toile - 190 x 326 cm
© Musée des Beaux Arts Quimper
|
|
|
|
LODEVE : Musée- Hôtel du
Cardinal de Fleury
" De Chirico et la peinture italienne
de l'entre-deux guerres "
Du 05 juillet au 26 octobre 2003 |

images/Chirico5_petit.jpg
non disponible |
Cette exposition réunit des oeuvres de plus de trente peintres réunit
autour de Giorgio de Chirico ( 1888 -1978), l'inventeur de la peinture "
métaphysique" et précuseur du surréalisme.
En provenance de nombreux musées italiens et français, mais aussi de collections
particulières, cette exposition réunit les grands noms de la peinture italienne de
l'entre deux-guerres, tels Boccioni, Carrà, Balla, Modigliani, Séverini, Morandi,
Sironi, entre autres, et De Chirico, pour illustrer cette période essentielle de la
peinture italienne et européenne de la première partie du XXème siècle.
|
L'Europe des
années 1905-1910, voit naître et se développer de nombreux mouvements artistiques,
désirant rompre avec les traditions du passé. L'Italie enfermée dans une certaine
apathie culturelle et politique de près d'un siècle et demi, apparait alors sur la
scène internationale, par un nombre d'expressions artistiques et littéraires qui en
réaction contre le traditionnalisme, trouvent dans le modernisme matière à la création
d'un nouvel esthétisme vantant les mérites du monde moderne et de ses techniques
libératrices de l'homme.
C'est ainsi que l'Italie produit en quelques dix années, deux mouvements majeurs
dans la peinture de l'époque.
Le Futurisme d'abord, qui joue un rôle essentiel dans l'apparition et le
développement d'une nouvelle esthétique avant-gardiste. Il s'appuie sur la glorification
du machinisme, du mouvement, de la vitesse, exprimant selon Boccioni, Balla, Carrà,
Russolo ou Séverini, l'énergie et le dynamisme du monde urbain. Ces peintres s'appuient
sur les principes du divisionisme de la couleur et de la forme développés en France,
pour développer une peinture exprimant la simultanéité des des visions, des formes, et
des sensations. Les scandales et polémiques qu'ils provoquent et entretiennent lors de
leurs expositions, accompagnés, de déclarations provocantes, et de manifestes,
contribuent à déranger l'académisme, et à vouloir renverser le passéisme. C'est la
première guerre mondiale qui marquera la fin du premier Futurisme.
Le second Futurisme, qui apparaîtra entre 1917 et 1921, sous les marques de la
peinture "métaphysique", prendra le relais. Inventée par De Chirico, cette
peinture met en scène des compositions oniriques ou à l'inverse, ce n'est plus le
mouvement, mais l'immobilité, la mélancolie, l'énigmatique qui sont mis en valeur.
S'opposant même au premier Futurisme, et le dépassant, elle recherche la signification
de la forme, le sens des mythes et des rêves. A la suite de Georgio De Chririco, se sont
des peintres tels que Modigliani et Morandi qui développeront ces nouvelles recherches
lesquelles s'éteindront progressivement jusqu'à la veille de la seconde guerre
mondiale par l'émergence des positions nationalistes et d'un nouvel enfermement de
l'Italie sur elle même. Le retour à la tradition, le formalisme figuratif reprendront
alors le dessus au service de l'art officiel et d'un retour à l'ordre.
Cette exposition met ainsi parfaitement en lumière, s'il fallait encore le
montrer, combien l'évolution de l'esthétisme, de l'histoire de l'art en général, et
les tendances culturelles d'une époque peuvent-être liés et marquées par la période
historique et politique dans lesquelles elles s'expriment.
Illustration : Georgio de Chirico : " Les Archéologues " 1927 - Huile
sur toile 116 x 89 cm © Galerie Nationale d'Art Moderne Rome
© ADAGP, Paris. |
|
|
|
VALENCIENNES : Musée des Beaux Arts
" Arts du Japon de la période d'Edo "
Du 11 avril au 31 août 2003 |
|
La Ville d'Edo est en 1603, le centre politique du Japon. Cette ville qui
deviendra plus tard Tokyo, s'imposera comme le pôle économique, et culturel du pays, et
donnera son nom à une période particulière de l'histoire du japon, l'époque d'Edo, de
1603 à 1868.
Le régime politique autoritaire instauré par le shôgunat des Tokugawa, parvient à
maintenir la paix et la stabilité du pays , pendant plus de 250 ans, en favorisant ainsi
l'essor démographique, le développement économique et les grandes concentrations
urbaines, qui créent alors un climat favorable pour le développement des arts et des
métiers artistiques.
|

|
Ce n'est plus seulement l'aristocratie qui accède ainsi aux
arts, mais aussi désormais la bourgeoisie.
C'est alors l'essor de la peinture, au travers l'épanouissement de nombreuses écoles et
de styles divers. L'Ecole Ukiyo-e impose par exemple son originalité dans l'art
graphique, qui obtiendra plus tard une renommée internationale. Les estampes japonaises
qui se font connaître en France à partir de l'Exposition Universelle de 1867, permettent
également l'essor de la vogue japonisante par la découverte d'artistes tels Hokusaï,
Hiroshige qui inspirent alors de nombreux artistes français tels Edouard Manet, Camille
Moreau, et les impressionnistes, jusqu'à marquer aussi de nombreuses disciplines
artistiques jusqu'à l'Art Nouveau.
C'est également dans le domaine de la littérature, de la poésie et de la musique,
l'essor du théâtre de Kabuti, proposant une vision hédoniste de la société.
Tous les artisanats artistiques se développent dans le même élan de créativité que ce
soit dans le domaine du laque, de la céramique, du textile, de la sculpture, des
miniatures, des masques.
Un signe extérieur de puissance et de richesse, bien que le pays soit en paix, est
également alors l'équipement guerrier. Aussi les maîtres forgerons rivalisent-ils de
talent pour fabriquer des armures les plus variées et les plus riches en décoration, de
même qu'ils confectionnent des sabres, représentant l'âme du guerrier, dont le tachi,
ou le katana ou encore l'aikuchi, qui sont des oeuvres d'arts à part entière.
L'exposition "Arts du japon" offre ainsi un panorama de toutes ces productions
à travers un grand nombre d'oeuvres majeures prêtées par les Musées Royaux d'Art et
d'histoire de Bruxelles et par le Musée National des Arts Asiatiques de Paris.
Illustration : Karaori,
Costume Nô XVIIIème -XIXème siècle. © |
|
|
|
ROUEN : Musée des Beaux Arts
" Jeanne d'Arc : les tableaux de
l'histoire "
Du 30 mars au 1er septembre 2003 |

|
Le Musée des Beaux Arts de Rouen rassemble dans cette
exposition intitulée " Jeanne d'Arc, les tableaux de
l'histoire "
une centaine de tableaux en provenance de différentes collections
privées françaises et de plusieurs musées étrangers.
C'est la première grande exposition consacrée à
Jeanne d'Arc, brûlée à Rouen le 30 mai 1431, au travers la présentation d'un choix de
tableaux qu'elle a inspirés au travers l'histoire, en particulier depuis le XIXème
siècle.
Après une longue période d'oubli, en effet sous l'impulsion du grand historien Jules
Michelet, dans sa monumentale "Histoire de France " qu'il rédige entre 1833 et
1846, Jeanne d'Arc est présentée comme une immense figure de l'histoire de France, et
prend la place d'une figure héroïque et romantique, celle d'un mythe unique de la
"France éternelle".
On redécouvre alors sa vie et son histoire, avant qu'elle ne soit béatifiée en 1909 et
canonisée en 1920 par le pape Benoît XV.
|
Elle avait inspiré diverses oeuvres en
littérature en commençant par exemple par le poème de Christine de Pisan "
Ditié de Jehanne d'Arc " en 1429, mais aussi une tragédie chez Schiller en 1801 :
" la Pucelle d'Orléans", ou encore une trilogie de Charles Peguy en 1897
intitulée " Jeannne d'Arc". En peinture, c'est plus particulièrement à partir
des années 1830 et jusqu'en 1930 qu'elle suscite l'inspiration de multiples artistes, en
France, chez Ingres par exemple, mais aussi chez de nombreux peintres anglais.
Cette exposition permet en effet de découvrir par exemple des oeuvres de Dante Gabriel
Rossetti, de toiles de Ricketts, de Duncan, mais aussi et surtout de William Etty qui ne
cache pas son admiration et rend hommage au courage de la " Pucelle".
D'autres oeuvres sont également présentes telles les transfigurations de la
"Jeanne sans visage et sans portrait" évoquées par André Malraux, une Jeanne
d'Arc avec un casque germanique à la main du peintre suisse Ernst Stuckelberg, ou encore
celle du Français Jules Bastien-Lepage intitulée "Jeanne d'Arc entendant ses voix" du Metropolitan de
New York.
Illustration : Jean Auguste Dominique Ingres
: " Jeanne d'Arc au Couronnement de Charles VII " -1854 Huile sur toile -
234 x 163 cm © Musée du Louvre Paris |
|
|
|
LE MANS : Collégiale Saint-Pierre la
Cour
Serge Poliakoff (1900-1969)
Du 21 mars au 30 juin 2003 |

images/Poliakoff11_petit.jpg
non disponible |
Serge Poliakoff (1900 -1969), français d'origine russe, est sans doute l'un des plus
grands artistes de la seconde génération des peintres abstraits du XXème siècle.
Cette exposition présente sur une période allant de 1938 à 1968, près de
soixante-dix oeuvres de ce maître de la couleur, en provenance de différents musées
européens, belges et allemands notamment, et de différentes collections privées.
Serge Poliakoff, qui est né à Moscou, quitte
la Russie en pleine guerre civile, et arrive à Paris en 1923. Pour vivre, il joue de la
musique dans les restaurants russes de la capitale, et y rencontre Robert Delaunay, et
Wassily Kandinsky .
En dehors de ses talents de musicien, Poliakoff pratique aussi la peinture
à l'huile, la gouache et l'aquarelle, en réalisant des compositions faites d'éléments
géométriques, vivement colorés et découpés selon une inspiration fortement marquée
par le futurisme. Ses oeuvres de 1938 à 1952 sont fortement imprégnées d'abstraction
géométrique et d'un art informel, avec un agencement imbriqué de formes aux lignes
diagonales, verticales ou horizontales soulignées de couleurs intenses et vives.
|
Après cette première période, et jusqu'à sa mort en 1969, il développe dans
l'ensemble de ses oeuvres un jeu complexe de camaïeux et d'imbrications de formes
structurées en jouant sur l'intensité lumineuses et la juxtaposition de couleurs aux
textures granuleuses, épaisses, ou fluides afin de renforcer encore les teintes.
Son art et ses talents de coloristes, il les utilise aussi pendant cette période, à la
réalisation de décors pour des ensembles de faïence et d'émaux composés pour la
Manufacture de Sèvres, aujourd'hui très recherchés.
Illustration : Serge Poliakoff : "Composition" 1955
Huile sur toile 130 x 97 cm
© Musée National d'Art Moderne Paris © ADAGP, Paris.
|
|
|
|
NANTES : Musée des Beaux Arts
" Matisse à Nice "
Du 07 mars au 2 juin 2003 |
|
Le Musée des Beaux-Arts de Nantes a rassemblé pour cette exposition vingt oeuvres de la
"période niçoise" d'Henri Matisse, réalisées entre 1917 et 1929, pour mettre
en relief une période de la vie du peintre longtemps jugée par les critiques, comme la
période la moins importante de son oeuvre.
Au travers dix tableaux provenant de la collection de l'Orangerie, à Paris, et l'ensemble
des autres toiles empruntés à différents musées français et européens, l'exposition
montre comment la période niçoise de Matisse est profondément marquée par le goût de
l'Orient, avec la représentation de décors de paravents, d' étoffes, de balcons
ouvragés qui montrent combien le peintre reste imprégné de ses précédents voyages en
Algérie et au Maroc.
|

images/Matisse6_petit.jpg
non disponible |
Henri Matisse (1869-1954),
originaire du Nord, s' installe à Nice à partir de 1916, bouleversé qu'il est par la
richesse des couleurs qu'offre la lumière du Midi. "Quand j'ai compris que chaque
matin je reverrais cette lumière, je ne pouvais croire à mon bonheur", écrira plus
tard le peintre.
C'est alors qu'il cherche à retranscrire cette lumière et ces couleurs chaudes au
travers des scènes d'intérieur, des portraits de femmes, d "Odalisques"
alanguies vêtues de rouge ou de bleu, dans des décors de chambres d'hôtels de luxe.
Matisse, déjà très célèbre, comme Picasso, toujours en recherche de nouvelles formes
dans la marche forcenée du modernisme du début du siècle, semblait être venu chercher
à Nice un certain apaisement, un retour aux valeurs d'une certaine facture classique.
Cette période lui vaut alors des critiques sévères de la part de ses premiers
admirateurs, qui reprochent au peintre de faire des concessions à la facilité. Matisse
restera toujours marqué par cette étape dans son oeuvre, correspondant à une expression
profonde de sa nature, mais que les critiques d'arts continueront lontemps à considérer,
et certains la considère encore, comme la période la moins créatrice de son oeuvre,
alors qu'elle représente chez lui l'époque la plus riche d'un jaillissement des
sensations et d'un plaisir de la vie, en réaction à une époque d'après guerre et loin
d'un certain intellectualisme dans lequel semble s'enfermer alors la peinture et les arts
en général.
Illustration :
Henri Matisse " L'artiste et son
modèle" - Huile sur toile 60 x 73 cm
© Coll. Part. New York |
|
|
|
VANNES : Musée des Beaux
Arts
" Jacques Villeglé : Ravisseurs d'affiches
"
Du 22 mars au 1er juin 2003 |

images/Villegle17_petit.jpg
non disponible |
Les vastes espaces de la Cohue, la halle médiévale du XIIIème siècle
du Musée des Beaux Arts de Vannes accueillent dans cette exposition un ensemble d'une
cinquantaine d'oeuvres de grands formats de Jacques Villeglé, le peintre qui
"déchirent les affiches," choisis dans sa propre collection, dont certaines
sont présentées ici pour la première fois.
La ville de Vannes fût le lieu pour l'artiste de sa première rencontre avec l'art
moderne, lorsqu'il était jeune collégien.
Il voulait être artiste peintre, et c'est sa découverte et sa fascination pour Joan
Miró qui lui donna l'envie de pousser les portes de la création.
|
Les débuts en art de Jacques Villeglé furent marqués
d'emblée par la rupture, engendrée par celle de la guerre qui se terminait tout juste.
Il s'engage alors dans le refus radical des codes de la création. Peindre ce n'est plus
étaler de la couleur, mais descendre dans la rue. C'est voler "la peau des murs
", arracher les formes, les couleurs, les messages tronqués et les télescopages des
sens, et les livrer à la lecture du spectateur. L'artiste devient lé révélateur du
message anonyme de l'affiche lacérée. Pendant plus de vingt ans, jacques Villeglé va
ainsi faire oeuvre de " peintre", ravisseur d'affiches.
A partir des années 80, il s'intéresse aux signes socio politiques que la rue lui livre,
et dont il va organiser l'alphabet, developpant un énigmatique et poétique langage
graphique.
Différentes thématiques de son oeuvres sont présentées ici : " "lettres
lacérées", "lettres et fragments de mots", "affiches de
peintres", " tranparences" , " politiques", "objets et
personnages lacérés", " dripping et graffitis" etc...qui permettent à la
fois une lecture chronologique et pédagogique de l'oeuvre, depuis les début des
affiches lacérées en 1949, jusqu'à ses dernières expérimentations plastiques et
esthétiques.
Illustration : Jacques de la
Villeglé "Carrefour Beaubourg-Rambuteau 1972
Affiches lacérées marouflées " 182 x 246 cm © Coll. Part. © ADAGP, Paris. |
|
|
|
LYON : Musée des Beaux Arts
" Chefs d'oeuvre de la collection Winthrop
"
Du 14 mars au 26 mai 2003 |
|
Grenville Lindall Winthrop (1864-1943), un riche
avocat américain consacra une grande partie de sa vie à une seule passion qui fut sa
collection d'art. Quelques 4000 objets d'arts, dont 850 tableaux et dessins qu'il avait
acquis et collectionnés furent légués à sa mort au Fogg Art Museum de l'Université
d'Harvard, selon ses propres souhaits à la condition que les étudiants de l'université
où il avait lui même fait ses études, aient la possibilité d'admirer et de profiter à
tout moment ces oeuvres. |

|
Les goûts et les choix de Grenville Lindall Winthrop portaient essentiellement sur les
artistes du XIXème siècle, dans le but seul et unique de rechercher ce qui était pour
lui l'expression de la beauté. Il s'intéressa beaucoup à la technique graphique en
particulier, mais il aimait également le symbolisme et l'univers fantastique. C'est
ainsi qu'un thème comme celui de la "Divine Comédie" de Dante l'avait
particulièrement intéressé, au point d'acheter des oeuvres de Blake et de Flaxman sur
ce sujet. Il avait également fait l'acquisition d'oeuvres de Gustave Moreau et de
préraphaélites. Il aimait également les portraits et fit l'achat d'oeuvres de Courbet,
de Rossetti, de Van Gogh, de Toulouse Lautrec, ainsi que les nus de David, Géricault,
Burnes-Jones Ingres. Il avait pu également faire l'acquisition d'un croquis préparatoire
de David au fameux "Sacre de Napoléon" ainsi que celui d'un lavis du
"Radeau de la Méduse " de Géricault.
C'est donc une exposition exceptionnelle, que propose ici le Musée des Beaux Arts de Lyon
dans la mesure où c'est la toute première fois, et la dernière fois sans doute avant
longtemps que la collection Winthrop quitte Harvard, pour cause de travaux et de
rénovation actuellement au Fogg Art Museum. Ce sont 135 oeuvres, dont de nombreux dessins
qui ont traversé l'Atlantique pour trouver place ici pendant quelques semaines, avant que
d'être présentées à la National Gallery de Londres, puis au Metropolitan Museum de New
York, avant de retrouver Harvard.
Illustration : Dante Gabriel Rossetti :
"Beata Beatrix" -1862-1869 - Huile sur toile - 86,6 cm x 66 cm
© Tate Gallery - Londres |
|
|
|
CAEN : Musée des Beaux Arts
" Georg Baselitz, gravures
monumentales, 2002 "
Du 08 mars au 25 mai 2003 |

images/Baselitz1_petit.jpg
non disponible |
Le Musée des Beaux Arts de Caen
propose de montrer dans cette exposition, combien l'estampe occupe une place essentielle
dans l'oeuvre du peintre et sculpteur allemand Georg Baselitz, né en 1938 à
Deutschbaselitz, en Saxe.
Depuis 1964, Georg Baselitz, réalise des gravures, lithographies, linogravures,
eaux-fortes, et bois de grandes dimensions, dont le centre d'intérêt majeur est de
composer un corpus d'images dont l'enjeu est l'expresssivité du trait dans la figure
humaine .
Pour accentuer la prise en compte de l'oeuvre par le spectateur, mais aussi souligner la
distance qu'il faut mettre au regard du sujet figuré, Georg Baselitz décide à partir de
1969 de peindre ou de graver systématiquement toutes ses représentations de manière
inversée, la tête en bas, afin d'inciter au dépassement des règles de la figuration et
donner de la matérialité à la démarche esthétique de l'artiste.
|
Les gravures et linogravures présentées ici ont toutes été réalisées par l'artiste
durant l'année 2002 . Des autoportraits, des paysages des scènes érotiques inspirées
par Marcel Duchamp constituent ainsi le cycle des dernières oeuvres gravées, et sont
présentées ici pour l'une des toutes premières fois.
Illustration : Georg Baselitz : " La Grosse blonde "
Huile sur toile 250 x 200 cm © Coll. Part.
|
|
|
|
GRENOBLE : Musée de Grenoble
" La Nouvelle Objectivité"
Jusqu'au 11 mai 2003 |
|
La "Nouvelle Objectivité", mouvement
artistique fondamental de l'entre deux guerres, s'est développé dans toute l'Europe et
en particulier en Allemagne, et s'est orienté vers une vision différente des choses,
prenant la forme d'un constat froid et réaliste, acerbe et ironique de la société.
Cette exposition a pour ambition de rendre compte de l'intérêt artistique et
iconographique à partir des oeuvres graphiques de ces artistes tels Otto Dix, Max
Beckmann et Georg Grosz, qui apportent leur témoignages d'une situation sociale et du chaos économique et moral de l'Allemagne, à cette époque.
C'est en 1925 que ce mouvement artistique apparaît au grand jour, avec une
exposition du conservateur de la Kunsthalle de Mannheim, Gustav Hartlaub, qui, dans une
exposition qu'il intitule "La Nouvelle Objectivité
"et qu'il présente ensuite dans plusieurs villes d'Allemagne, montre dans le sillage
de l'expressionnisme né après 1918, qui durera jusqu'en 1933, avec l'arrivée de Hitler
au pouvoir, ce nouveau courant de la peinture
|

images/Grosz3_petit.jpg
non disponible |
Cette exposition sévèrement critiquée et qualifiée d'"illustrations socialistes
de la pire espèce", amènera, quelques années après les nazis à qualifier de
"dégénérés"ces artistes de la "Nouvelle Objectivité", dont les
uvres seront exhibées en 1937, lors de la funeste exposition de Munich. Certains
peintres devront alors fuir le régime national-socialiste, comme Max Beckmann et Georg
Grosz, qui partiront pour l'Amérique tandis qu' Otto Dix resta en Allemagne, en s'exilant
sur les bords du lac de Constance.
Les historiens conservèrent l'appellation "Nouvelle Objectivité", pour cette
peinture figée faite dans un réalisme froid. "Nous voulons les choses toutes nues,
nous les voulons très claires, presque sans art", disait Otto Dix.
Ces peintres, parmi lesquels Karl Hubbuch, Rudolf Schlichter, Georg Scholz, Alexander
Kanoldt, Georg Schrimpf, Christian Schad, Rudolf Dischinger, et parmi les plus connus Max
Beckmann et Georg Grosz, ou encore Otto Dix, marqués par le traumatisme de la Première
Guerre Mondiale, rendaient compte dans la dureté de leur peinture, de la dureté de
l'époque : le chaos économique et moral qu'affrontait la république de Weimar, entre
l'inflation et la montée du fascisme
Gustav Hartlaub avait remarqué des disparités stylistiques et iconographiques, entre ces
différents peintres dont l'esprit était identique, celui d'une description du réel. Un
tendance "conservatrice classiciste", enracinée dans l'intemporel, une autre
" très contemporaine" mettant en relief le chaos de l'époque.
Dix, Beckmann et Grosz se rattachaient à la seconde des catégories, aux côtés de Karl
Hubbuch, de Rudolf Schlichter ou de Georg Scholz. Politiquement engagés, ces
artistes caricaturaient la République de Weimar, chacun à sa façon, au travers des
portraits acerbes, des scènes de rue ou de cabaret, toujours sans concession.
Christian Schad, Alexander Kanoldt, Georg Schrimpf, Rudolf Dischinger appartenaient
à la première, avec des toiles, qui abordaient des sujets plus classiques : paysages,
portraits ou natures mortes - paraissant moins critiques, mais traitant leurs sujets dans
des figurations glacées, et inquiétantes.
Peu connue en France, la "Nouvelle Objectivité" avait bénéficié en 1970
d'une première exposition au Musée de Saint-Etienne, puis ensuite Le Centre Pompidou qui
n'avait fait qu'aborder le sujet, en 1978, à l'occasion de "Paris-Berlin", puis
en 1980, lors de l'exposition "Réalismes".
C'est donc ici la première grande exposition depuis trente ans, consacrée à ce
mouvement. Le Musée de Grenoble, est parvenu à réunir ici quelque 200 uvres
graphiques, venant pour la plupart d'outre Rhin, pour montrer ce que fut ce mouvement
pictural et artistique sans programme ni manifeste, dont l'influence se sera néanmoins
étendue à toute l'Allemagne, sous des formes différentes, et qui en fait toute sa
complexité.
Illustration : Georg Grosz : " Daum marries
her pedantic automaton Georg " 1920 - Crayon, aquarelle, collage, plume, encre
de chine, sur carton 42 x 30,2 cm © Berlinische Galerie © ADAGP,
Paris.
|
|
|
|
NOGENT SUR SEINE : Musée Paul Dubois
- Alfred Boucher
" Camille Claudel et ses maîtres "
Du 1er février au 04 mai 2003 |

images/Claudel9_petit.jpg
non disponible |
Cette nouvelle exposition consacrée à
l'uvre sculptée de Camille Claudel se démarque des nombreuses expositions qui se
sont tenues récemment tant à l'étranger qu'en France. Elle propose en effet au public,
dans un même lieu, une collection unique de sculptures de la célèbre artiste, face à
des uvres des deux grands sculpteurs qui ont découvert son talent, Alfred Boucher
et Auguste Rodin.
C'est la première fois que l'uvre de Camille Claudel est confrontée à
celle de ses deux maîtres.
|
L'exposition est organisée en trois parties
correspondant aux périodes de sa vie et de son itinéraire d'artiste, sa jeunesse et son
apprentissage auprès d'Alfred Boucher, l'épanouissement de son talent, au côté
de Rodin , et la création solitaire.
L'ensemble de ces oeuvres, soi près de cinquante uvres de Camille Claudel
(marbres, bronzes, plâtres, terres cuites) appartenant pour à la collection privée de
Reine-Marie Paris, petite nièce de l'artiste, dont plusieurs pièces originales
sont présentées, et retrace son parcours de 1876 à 1905.
A cette collection unique s'ajoutent une vingtaine de sculptures d'Alfred Boucher,
de la période 1876 à 1882, et d'Auguste Rodin, réalisées entre 1883 et 1892 et
prêtées par le musée Rodin.
Illustration : Camille Claudel
: "Torse de femme" Bronze 1884 © Coll. Part. © ADAGP, Paris. |
|
|
|
TROYES : Musée National d'Art Moderne
" Albert Marquet, rétrospective
"
Du 27 janvier au 30 mars 2003 |

images/Marquet23_petit.jpg
non disponible |
Le Musée National d'Art Moderne de Troyes
accueille la plus grande rétrospective jamais consacrée à Albert Marquet (1875-1947),
jusqu'à ce jour, avec la présence de 80 oeuvres réunies dans les murs du XVI ème
siècle des bâtiments de l'Evêché de Troyes .
Albert Marquet qui est né à Bordeaux dans une famille d'origine modeste fut élève de
Gustave Moreau, mais rencontra également à l'Ecole des Arts Décoratifs Henri Matisse
avec lequel il se lia d'amitié. Parallèlement à une formation académique, l' artiste
commença à peindre dans la mouvance impressionniste, mouvement dont il n'oublia jamais
les leçons. Cependant dès 1898, il adopta une palette privilégiant la couleur pure,la
simplification des formes, la saisie d'un mouvement qui annonçait déjà le
fauvisme.
|
Au Salon d'Automne de 1905, Marquet participe avec son ami Matisse à la première
exposition fauve et présente en 1907, sa première exposition particulière. Son oeuvre,
marquée par une grande sensibilité, évolue très vite ensuite après sa période fauve
vers une palette plus nuancée mais toujours remplie de lumière, et de transparence quand
il s'agit de peindre des paysages, les plages, les ports, les bords de mer ou les fleuves;
Ses compositions privilégient également les paysages urbains. qu'il peint depuis les
verrières de ses ateliers successifs, tous situés sur les quais, lorsqu'il habite à
Paris.
Ses oeuvres révèlent son goût et sa fascination pour les ambiances, les atmosphères,
qui montre son extrême sensibilité d'observation et des compositions faites de
sérénité très typiques de son art de peindre.
Albert Marquet était également un grand amateur de voyages. Ayant découvert
d'abord le Maroc et Tanger au cours de deux voyages en 1911 et en 1913, il visite
ensuite en 1920 l'Algérie qui deviendra en quelque sorte sa seconde patrie. En 1923, il
visite aussi la Tunisie, et quelques années plus tard en 1928, l'Égypte.
Mais c'est l'Algérie qui lui crée les plus fortes émotions, et qui l'amène ensuite à
retourner souvent à Alger. Ses toiles reflètent à chacun de ses voyages et du temps qui
passe qui passe ses préoccupations et ses découvertes. Grâce à sa femme Marcelle
Martinet, il n'a pas de contraintes matérielles. Il peut ainsi voyager, donner libre
cours à son inspiration et peindre.
En 1941, il acquiert une maison à Djenan Sidi Saïd, qu'il appelle "sa
campagne". Ce lieu est pour lui une source d'inspiration importante, et lui permet de
développer une palette très riche en motifs et en couleurs durant les années de
guerre.
C'est donc à la présentation des différentes périodes de la vie et de l'oeuvre
de l'artiste que nous convie cette importante exposition.
Illustration : Albert Marquet : " La
Passerelle à Sainte Adresse " Huile sur carton 50 x 61 cm © Coll. Part.
© ADAGP, Paris.
|
|
|
|
PAU : Musée
des Beaux Arts
" Victor Galos. Du Gave aux Pyrénées "
Du 13 décembre au 23 mars 2003 |
|
Cette exposition donne l'occasion de
redécouvrir ou de mieux connaître l'oeuvre du peintre palois Victor Galos (1828-1879),
au travers une soixantaine de tableaux, composés essentiellement de paysages, de natures
mortes et de portraits, qui illustrent l'immense sensibilité de ce grand artiste, qui
reste malheureusement encore très peu connu.
Victor Galos après des débuts dans la menuiserie dans l'atelier de son père, et
quelques tentatives dans la peinture naïve, suit à Pau, les cours du paysagiste Eugène
Devéria.
|

|
Les conseils d'un ami peintre Narcisse
Diaz, adepte de l'Ecole de Barbizon, imprégné de romantisme et de classicisme
encouragent par ailleurs Victor Galos dans une pratique assez indépendante de la
peinture. Après un séjour à Paris en 1859, il revient marqué par les oeuvres de
Daubigny, de Rousseau, de Corot, dont il s'attache à s'inspirer dans les sujets et les
paysages qu'il traite, et dans lesquels la lumière prend une dimension particulière.
Victor Galos qui s'inscrit dans une ligne pré-impressionniste, s'attache également à
peindre des vues répétées de mêmes paysages, pour en saisir les effets variants de la
lumière, et des saisons, tout en demeurant dans une facture et des compostions très
classiques. Sa peinture dégage néanmoins une quiétude, un charme, une lumière, qui est
un éloge de la beauté de la nature et de la montagne, de ses Pyrénées, dont il n'a
jamais tout au long de son oeuvre semblé pouvoir se séparer.
Illustration : Victor Galos : " Le Pic du Ger
" 1867 - Huile sur toile 72 x 91 cm -
© Musée Pyrénéen Lourdes. |
|
|
|
NANCY : Musée des Beaux-Arts
" Turner et Le Lorrain"
Du 13 décembre au 17 mars 2003 |
|
Deux grands maîtres dans lart du paysage sont
réunis ici, avec 15 uvres présentes de Claude Le Lorrain, en provenance
du Musée de Petworth et du British Museum, et 76 tableaux de William Turner
prêtés par la Tate Gallery de Londres.
A l'époque de Turner (1775 - 1851), le critique
d'art John Ruskin associait le nom du peintre paysagiste anglais à celui de Claude
Le Lorrain (1600 - 1682 ), en raison de la vision commune qu'ils avaient l'un et
l'autre pour le rôle de la lumière dans la construction des uvres.
|
 |
L'uvre de Claude Gellée était depuis le
XVIIIème siècle, admirée en Angleterre, et avait eu une grande influence sur les
peintres de l 'époque, qui pour certains avaient fait des copies de certaines de ses
oeuvres. Claude Gellée dès 1635, dans un "Libro di Verità", avait même
consigné les compositions de ses tableaux achevés, pour faire obstacle à ces copies qui
circulaient dans le pays. Le document qui était parvenu en Angleterre au début des
années 1700, et qui est conservé depuis 1957 au British Museum, avec 200 dessins gravés
par Richard Earlom dans les années 1770 , avait permi alors au jeune Turner de
découvrir les travaux de Claude Le Lorrain , dont il avait été fortement
marqué, au point de peindre, à son tour une copie du" Paysage avec Jacob,
Laban et ses filles"
Une étude des uvres des peintres classiques, et de Claude Le Lorrain, avait permis
à Turner de découvrir l'Antiquité classique avant même d'entreprendre son
premier voyage à Rome en 1819. De ses voyages, il était revenu avec des compositions
étudiées avec les principes de Le Lorrain : perspectives, ruines, ponts, arbres formant
des arches, avec des scènes encadrant la partie centrale du tableau pour entraîner le
regard dans le lointain.
En 1819, au Musée des Offices, Turner avait copié un autre tableau de Claude Gellée :
"Port de mer avec la villa Médicis". En 1821, lors d'une visite au Musée du
Louvre, il s'était inspiré à nouveau des uvres du Lorrain, pour réaliser des
esquisses de l'aqueduc d'Arcueil, des vues de Rouen ou de Dieppe. Turner en témoignage de
la fascination qu'il avait eu sa vie durant pour Le Lorrain, avait même demandé dans son
testament que son "Didon faisant construire Carthage" peint en 1815, soit
exposé à la National Gallery au côté d'une oeuvre de Claude Le Lorrain représentant
la vue d'un port.
Illustration :
Claude Gellée, dit Le Lorrain "
Matin dans un port " - Huile sur toile 74 x 97 cm
© Musée de l'Ermitage
St Pétersbourg. |
|
|
|
VALENCIENNES : Musée des Beaux Arts
" Henri Moore : Heads, Figures and
Ideas"
Du 22 novembre au 17 mars 2003 |

images/Moore22_petit.jpg
non disponible |
Plus de 25 ans après la dernière
grande rétrospective en France consacrée à l'oeuvre d'Henry Moore, et suite à
l'exposition récente de la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence qui portait sur un
ensemble remarquable et significatif de l'oeuvre sculpté et graphique dHenry Moore,
le Musée des Beaux-Arts de Valenciennes présente ici dans "Heads, Figures and
Ideas" , les sujets qui ont été sources d'inspiration pour l'artiste.
Avec la collaboration de la Henry Moore Foundation à Hertfordshire en Grande-Bretagne
dont les collections conservent une grande partie des oeuvres ce sculpteur majeur du
XXème siècle, le Musée de Valenciennes, par la richesse de ses propres collections avec
un fonds important d'oeuvres de Carpeaux porte une attention particulière à la
sculpture.
|
Cest dans ce contexte que soixante
oeuvres d'Henry Moore ont été rassemblées, avec 39 sculptures et 21 dessins, à
proximité de la collection de Carpeaux, afin de réunir et de mettre en rapport ces
deux maîtres de la sculpture, qui à des époques différentes, se sont consacrés à la
représentation du visage humain.
Henry Moore par ses recherches autour de la figure humaine et dans lappréhension de
la forme sculpturale auxquelles il a consacré toute sa vie, avait écrit en 1958 un livre
"Heads, Figures and Ideas" qui donne son nom à cette exposition, et dans lequel
il indiquait " La figure humaine est ce qui m'interesse le plus... La tête est la
partie la plus expressive de l'être humain, et c'est pourquoi en art, elle a toujours
été traitée comme un thème indépendant. l'artiste peut utiliser le thème de la tête
de multiples manières : pour un portrait, à des fins expressives pour une tête
imaginaire, ou pour une étude comme partie d'une oeuvre plus grande".
Cette exposition montre aussi par des dessins réalisés entre 1930 et 1974, que Henry
Moore n'a cessé de faire des recherches sur la forme, et montre des projets de sculptures
dans divers matériaux qui fournissent un aperçu de son processus de pensée et de
travail. La variété de ses investigations sur les formes, qu'elle soient abstraites ou
figuratives, témoigne chez lui d'une totale liberté de limagination.
Les croquis et dessins qu'il a exécutés dans les abris de la Seconde Guerre mondiale ou
dans des mines de charbon, pour quelques uns, présentés également ici, sont des
documents inscrits dans des moments historiques à forte intensité émotionnelle dont
l'empathie et l'humanisme sont particulièrement impressionnants dans ce contexte.
Illustration
: Henri Moore : "Etude pour
la figure Etendue de l'UNESCO" 1955 - Mine de plomb 28,9 x 23,9 cm
© Henry Moore Foundation |
|
|
|
DAOULAS : Centre Culturel Abbaye
de Daoulas
" Fées, elfes et dragons "
Du 1er décembre au 9 mars 2003 |

|
Le Centre Culturel de l'Abbaye de Daoulas (Finistère)
accueille l'exposition" fées, elfes, dragons et autres créatures des royaumes de
féerie", dont l'objet au travers les oeuvres présentées est de montrer le rapport
entretenu par les hommes avec leur imaginaire.
Héritière des divinités sylvestres, la fée, dont le nom apparaît à la
moitié du XIIème siècle dans les romans, se présente sous l'image d'une femme aux
pouvoirs extraordinaires qui préside au destin des hommes.
|
Devenue une figure mythique, elle appartient au
culte de l'abondance et de la fertilité, et traverse l'histoire en échappant aux
limites imposées par l'église en accédant au statut de personnage romanesque dans les
romans du Moyen-Âge. Le Roi Arthur était ainsi selon la légende, "le roi le plus
aimé des fées"et de sa Mélusine. Ce sont ensuite les grands noms de la
littérature qui ont trouvé dans ces mythes leurs sources d'inspiration, selon les
époques, tels Chrestien de Troyes, Shakespeare, Perrault, Walter Scott, Goethe,
Grimm, ou Andersen...
Les fées ont également frappé l'imaginaire d'un artiste tel que Gustave Doré en
France, mais plus particulièrement celle de nombreux peintres britanniques comme
Everett Millais, Rossetti, Waterhouse, Burne-Jones qui ont fait preuve à partir de
1850, dans la poursuite de cet imaginaire, d'une attirance extrême pour l'invisible et
pour l'occulte.
Au centre de cette exposition, et prêtée par la Bibliothèque Nationale, le
public peut découvrir un objet exceptionnel, le manuscrit sur parchemin de Mélusine de
Couldrette, datant de 1410-1420, avec l'ensemble des 16 enluminures en parfait état qui
l'accompagnent.
Illustration : John Everett Millais :
" Ophélie " 1852 - Huile sur toile 76,2 x117 cm © Tate Gallery Londres |
|
|
|
ARRAS : Musée des Beaux Arts - Abbaye St Vaast
" Ousmane Sow : séries africaines "
Du 22 décembre au 04 mars 2003 |

images/Sow11_petit.jpg
non disponible
|
Révélé en 1987 au Centre Culturel Français de Dakar,
où il présente sa première série sur les lutteurs Nouba, Ousmane Sow expose six ans
plus tard, en 1993, à la Dokumenta de Kassel en Allemagne, puis, en 1985, au Palazzo
Grassi, à l'occasion du centenaire de la Biennale de Venise. En 1999, l'exposition du
Pont des Arts à Paris, est pour lui une première grande rétrospective, qui le révèle
au grand public.
Né à
Dakar en 1935, et sculptant depuis son enfance Ousmane Sow a exercé d'abord pendant
trente ans le métier de kinésithérapeute. Ce n'est qu'à l'âge de cinquante ans qu'il
décide de se consacrer totalement à la sculpture et d'en faire son métier à part
entière. |
Ousmane Sow a pour source d'inspiration
principale la représentation de l'homme. Il aime travailler par séries et
s'intéresse d'abord aux ethnies nomades d'Afrique, puis ensuite aunx indiens d'Amérique.
Faisant ses recherches autant dans la photographie que dans le cinéma, dans
l'histoire ou l'ethnologie, son art figuratif possède une force et un souffle épique
totalement nouveau. Il se veut être le témoin de la vérité, tout en prenant ses
distances avec le réalisme, avec des sculptures modelées et colorées plus grandes que
nature. Il cherche la représentation de l'homme en action, mettant en relief son corps,
sa musculature, comme métaphore de la vie et de la lutte pour la vie."On lutte,
dit-il, pour conquérir la femme qu'on aime, on lutte pour conquérir l'espace, la lutte
est une façon d'exister et de reconnaître l'autre, explique-t-il. C'est aussi cela
l'Afrique, un champ de lutte et de combat."
Ces figures sont remplies d'une force qui réunit à la fois l'art de la grande statuaire
occidentale avec les pratiques rituelles de l'Afrique. C'est précisément un éventail de
ses séries africaines que propose cette exposition, qu'il faut voir absolument, si on a
manqué en 1999, sa gande rétrospective sur le Pont des Arts à Paris.
Illustration : Ousmane Sow : " Lutteurs Noubas " (détail) - © O.S. |
|
|
|
NANTES : Musée des Beaux
Arts
" Simon Vouet et son atelier "
Jusqu'au 20 février 2003 |

|
Voici un peu plus d'une dizaine
d'années, un moine bénédictin d'une abbaye munichoise, qui recherchait des documents
dans les archives de son institution, eut la surprise de découvrir deux boîtes contenant
des dessins anciens. Parmi les multiples dessins d'amateurs qui dormaient là, figurait
une série de feuilles qui purent être rapidement attribuées à Simon Vouet ( 1590-
1649), l'un des plus grands peintres du XVIIème siècle.
Ces dessins, qui sont désormais conservés à la
Staatsbibliothek de Munich, avec ceux d'un bon nombre de maîtres de l'époque, sont
présentés dans cette exposition du Musée des Beaux Arts de Nantes. |
Remarquables par leur finesse, ces travaux
réalisés à la pierre noire ou à la sanguine, rehaussés de craie blanche pour mieux
suggérer les volumes, servaient de travaux préparatoires à la réalisation des
tableaux. Mieux que de simples esquisses, les personnages représentés dans l'attitude
qui devenait la leur sur la toile, traduisent immédiatement le talent et toute
l'intelligence de l'artiste pour doter ses tableaux de mouvement, et de vie, et montrent
l' immense habileté de ce que furent ses compositions. .
Illustration : Simon Vouet : " Etude de
Femmme " 1630 - Pierre noire et craie blanche -
© Paul Getty Museum Los Angeles |
|
|
|
ROANNE : Musée des Beaux Arts
" Serge Poliakoff : 1900-1969"
Du 11 octobre au 02 février 2003 |

images/Poliakoff8_petit.jpg
non disponible |
Cette exposition consacrée à l'oeuvre du peintre Serge Poliakoff (1900- 1969),
organisée en collaboration avec la famille de l'artiste, réunit près de
soixante-dix oeuvres d'un des maîtres de la couleur et de la composition du milieu du
XXème siècle.
Un ensemble de toiles de différents musées européens, belges et allemands notamment,
ont été réunies par le fils du peintre, ainsi que certaines en provenance de
différentes collections privées.
Serge Poliakoff, né à Moscou, quitte la Russie en pleine guerre civile, et arrive à
Paris en 1923. Pour vivre, il joue de musique dans les restaurants russes de la
capitale, et y rencontre Robert Delaunay, et Wassily Kandinsky .
|
En dehors de ses talents de musicien, Sege
Poliakoff pratique aussi la peinture à l'huile, la gouache et l'aquarelle, en réalisant
des compositions faites d'éléments géométriques, vivement colorés et découpés selon
une inspiration fortement marquée par le futurisme. Ses oeuvres de 1938 à 1952 sont
fortement imprégnées d'abstraction géométrique et d'un art informel, avec un
agencement imbriqué de formes aux lignes diagonales, verticales ou horizontales
soulignées de couleurs intenses et vives.
Après cette première période, et jusqu'à sa mort en 1969, il développe dans
l'ensemble de ses oeuvres un jeu complexe de camaïeux et d'imbrications de formes
structurées en jouant sur l'intensité lumineuses et la juxtaposition de couleurs aux
textures granuleuses, épaisses, ou fluides afin de renforcer encore les teintes.
Son art et ses talents de coloristes, il les utilise aussi pendant cette période, à la
réalisation de décors pour des ensembles de faïence et d'émaux composés pour la
Manufacture de Sèvres, aujourd'hui très recherchés.
Illustration : Serge Poliakoff : "Composition" 1955 - Huile sur toile - © Musée d'Art Moderne Paris |
|
|
|
BESANCON : Musée des Beaux Arts
" Victor Hugo vu par Rodin "
Du 04 octobre au 27 janvier 2002 |

|
Dans le cadre du
bi-centenaire de la naissance de Victor Hugo, cette exposition s'attache à mettre en
relief le génie de Victor Hugo par le regard d'un autre génie que fut Rodin. Par
le choix d'un centaine d'oeuvres rassemblées ici, avec à la fois des sculptures, des
gravures, des dessins, mais également des photographies, on retrace la manière dont le
sculpteur a été impressionné par l'oeuvre du poète, et la manière dont l'artiste a pu
regarder et voir celui qui fut son modèle .
C'est ainsi que l'exposition s'articule autour de quatre thèmes : les portraits de Victor
Hugo, les sources d'inspiration d'Auguste Rodin, les monuments à Victor Hugo, et
l'ensemble des allégories.
|
< |