PARIS : Galerie Artemis Fine Arts
" Rembrandt - L'Art de l'Estampe : morceaux
choisis"
Du 21 novembre au 20 décembre 2002
Cette exposition constitue un évènement
exceptionnel dans le monde de l'art ancien en France, par la présentation d'un ensemble
rare de 35 estampes réunies par la Galerie Artemis Fine Arts sous le titre
"Rembrandt Harmensz. Van Rijn (1606-1669). L'Art de l'Estampe : morceaux
choisis".
Ce genre de présentation, ordinairement réservée au cercle restreint des
collectionneurs et des professionnels, est ici ouverte au plus large public, et lui permet
de découvrir l'oeuvre gravé de l'un des plus grands artistes du XVIIème siècle.
La gravure à l'eau forte est un procédé qui existait avant l'artiste. Mais Rembrandt
invente avec elle une écriture graphique totalement originale et nouvelle, qui fera de
lui un génie dans l'histoire de l'art, et dont peut identifier immédiatement
l'appartenance au travers la technique utilisée.
L'estampe est un art
difficile, mais elle donne un contenu fascinant, et rempli de séduction à l'oeuvre de
Rembrandt, totalement emprunt à la fois d'intimité et d'émotion profonde.
Cette exposition permet d'approcher au plus près l'art de l'estampe et le génie de
l'artiste, et convie le plus large public à cette double découverte particulièrement
éclairante chez Rembrandt de la technique d'une oeuvre identifiée à l'homme.
" Dans l'histoire de l'art graphique, il arrive rarement qu'on puisse identifier
complètement une technique au génie d'un seul artiste; cependant, on peut dire que la
gravure à l'eau-forte, au XVIIème siècle, c'est Rembrandt" (K.G. Boon, ancien
Directeur du Cabinet des Estampes du Rijksmuseum d'Amsterdam, dans son livre
"Rembrant, gravure, oeuvre complet "1978).
PARIS : Fondation Mona Bismarck
" Les Maîtres de la Lumière -
Peintres de plein air en Californie : 1890 - 1930"
Du 26 septembre au 14 décembre 2002
Pour la première fois en Europe, la Fondation Mona Bismarck permet aux visiteurs de
découvrir une soixantaine de tableaux d'artistes impressionnistes et
néo-impressionnistes américains, de la fin XIXème et du début du XXème siècle en
provenance du Irvine Museum de Californie, ou de collections particulières.
C'est ainsi qu'au travers des oeuvres représentant les vastes paysages inhabités de la
Côte Ouest américaine, comme chez Edgar Alwin Payne (1883-1947), les rochers battus par
la mer de George Gardner Symons ( 1862-1930), les immenses campagnes en fleurs de
Granville Redmond (1872-1935), ou les scènes plus intimistes de femmes portant ombrelles,
ou prenant le thé, comme chez Guy Orlando Rose (1867-1925), ou Meta Gressey (
(1882-1964), toutes marquées par les influences de la peinture française,
limpressionnisme, le pointillisme ou le réalisme, on découvre ici les noms de
peintres qui purent dès 1890, présenter leurs créations au Salon de Paris, et affirmer
ainsi leur particularité alors que les peintres impressionnistes français étaient eux
mêmes pour certains, comme Paul Cézanne, lobjet des plus vives critiques,
PARIS : Maison de la Culture du Japon
" Isamu Noguchi . Sculptural Design : 1904-1988 "
Du 24 septembre au 14 décembre 2002
L'artiste américano-japonais Isamu Noguchi (1904-1988) avait une conception très
élargie de la sculpture, car pour lui, la sculpture s'appliquait également au mobilier,
aux luminaires, aux décors d'intérieurs, aux décors de théâtre, ou encore aux espaces
et aux jardins publics.
"Tout est sculpture, disait-il. Je considère tout matériau qui prend librement vie
dans l'espace comme une sculpture."
Il s'agit ici de la première grande exposition consacrée à cet artiste, éternel
voyageur entre l'Orient et l'Occident, dont le nom est connu dans le monde entier surtout
pour ses "akaris", ses luminaires et ses lampes en papier.
C'est à New York, qu'il découvre l'art
occidental, et c'est ensuite par les quelques mois qu'il passe à Paris dans l'atelier de
Constantin Brancusi, qu'il parvient dans son expression artistique à une approche
multiculturelle et pluridisciplinaire.
Il reste néanmoins marqué par ses origines asiatiques et en particulier par la peinture
chinoise et l'artisanat japonais.
Puisant dans la pensée orientale et en particulier dans la conception japonaise de
l'esthétisme, il ne fait pas de hiérarchie entre les arts plastiques et les arts
appliqués comme on le fait en Occident. Ses recherches s'attachent à faire la synthèse
entre l'utilitaire de l'objet et son esthétique, à ne pas réduire l'objet à sa seule
fonction pratique, mais a lui trouver une forme artistique. La beauté est pour lui la
synthèse des ces deux fonctions. C'est en cela une véritable démarche créatrice qu'il
a eu tout au long sa vie et de son oeuvre, dans tous les domaines qu'il a pu approcher,
tant dans les décors de théâtre qu'il réalise au milieu des années 30 pour le Modern
Dance Theater auprès de la chorégraphe Martha Graham à New York, que dans les
mobiliers, chaises et tables en forme de sculptures qu'il crée à entre les années 1940
et 1950, dans la conception qu'on lui confie de jardins publics ou d'espaces urbains, ou
encore dans la création de luminaires.
Cette exposition qui rassemble quelques 80 oeuvres
dans une mise en scène de Robert Wilson, ami de l'artiste, nous invite à découvrir chez
un univers totalement en dehors des classifications habituelles, que Isamu Nogushi lui
même qualifait de design sculptural.
PARIS : Fédération de Paris du
PCF
" Une Collection Politique ?
Fonds d'art contemporain de la Fédération de Paris
du Parti communiste Français ( 1954-1978 ) "
Du 5 au 27 octobre 2002
Sous l'intitulé "Une collection Politique?", le grand public peut découvrir
pour la première fois ce que fût la richesse de la collection d'art de la Fédération
de Paris du PCF, qui présente dans ses murs 93 oeuvres d'artistes célèbres, amis,
militants ou sympathisants, sur les 350 oeuvres, dont certaines anonymes, qui ont pû
être répertoriées par Alain-Georges Leduc, commissaire de cette exposition, professeur
à l'Ecole Nationale d'Art, historien et écrivain.
Ces oeuvres offertes ou laissées au parti entre 1954 et 1978, s'étaient amassées et
dormaient dans une cave de ce qui fut le premier siège du Parti Communiste Français au
120, Rue Lafayette dans le Xème arrondissement de Paris. Elles s'ajoutent aux oeuvres
plus connues laissées par certains artistes, comme cette oeuvre de Marcel Duchamp
intitulée " LHOOQ", représentant le Joconde affublée d'une moustache, donnée
au PCF par Louis Aragon, à la fin des années 50, pour attester que c'est assurément une
exposition à voir.
"Cette idée
de montrer cette collection dans sa disparité, avec des oeuvres de plasticiens
contemporains remonte à il y a un an " , nous indique Alain-Georges Leduc.
Depuis la mort de Staline, jusque dans les années 1966-1968, le réalisme socialiste
avait été progressivement abandonné comme référenceesthétiqueauPCF.
En 1966 dans sa résolution dArgenteuil, le parti avait d'ailleurs décidé de
rompre le carcan inféodant la culture et l'art aux fins et à l'idéologie du parti.
Depuis 1954 et jusqu'en 1978, les liens s'étaient progressivement développés avec
nombre d'artistes dont les critères esthétiques très différents du réalisme, ne
constituaient plus un obstacle.
C'est ainsi que dans les lieux où ils ont parfois été réalisés, des dessins ont été
retrouvés, des calicots, des lithographies, des esquisses, des toiles dartistes
pour certains aujourd'hui oubliés, mais aussi des pièces uniques, dont par exemple une
lithographie de Lurçat, et diverses oeuvres signées de Tal Coat, de Picasso, de Vieira
da Silva, de Messagier, de Masson, de Cremonini, de Pignon, de Cueco, ou encore cette huile sur toile de Roberto Mattade 1974 intitulée "Le vif du sujet" longtemps accrochée au mur d'un
bureau, avant que d'être remisée à la cave.
Des oeuvres aujourd'hui disparues reviennent en mémoire par le biais de certains
courriers retrouvés, par les articles de vieux numéros de "L'humanité",
ou par le souvenir de ceux qui étaient là à cette époque : tel se souvient d'un
portrait de Staline réalisé par Picasso en 1953, tel autre d'un Pignon-Ernest, tandis
que certaines oeuvres sont retrouvées parfois, comme l'une d'entre elle dernièrement,
dans une vente aux enchères.
Ce sont près de quarante personnes, qui autour d'une association "Les Caves du
120", ont travaillé à l'inventaire, au nettoyage, à l'encadrage de ces oeuvres
pour l'exposition. Dans les membres cette association figurent entres autres, le peintre
Pignon-Ernest, le photographe Willy Ronis, larchitecte Chemetov, ou
lhistorienne Madeleine Rebérioux.
PARIS : Musée Maillol -
Fondation Dina Vierny
" Robert Rauschenberg, oeuvres récentes "
Du 06 juin au 14 octobre
Robert Rauschenberg est sans doute l'un des peintres américains les plus
importants de notre époque.
Né en 1925, il a fait l'essentiel de ses études au Kansas City Art Institute, puis au
Black Mountain College en Caroline du Nord de 1948 à 1949 avec le peintre Josef Albers. C'est à partir de 1950, qu'il se
fait connaître par ses illustrations de "L'Enfer "de Dante, alors achetées par
le Museum of Modern Art de New York. Il réalise sa 1ère exposition en 1951, puis voyage
en Europe et en Afrique du Nord, pendant les 2 années suivantes. De retour New York, il
développe sa technique des collages, et expose en 1953, à New York ses toiles All
White et All Black. De 1953 à 1955, il expérimente des collages et
assemblages faits de ficelles et de cordes, de papiers, oiseaux empaillés, et même de
pierres et de roches.
La période suivante qui va de 1958 à 1961 est celle des combine-paintingsoù
il colle des accessoires, et des objets hétéroclites en recherche de textures et
de couleurs sur des fonds tachistes, cela en réaction à lExpressionnisme Abstrait
de lAction Painting. Il va jusqu'à supprimer le fond, ce qui donne lieu aux
prémices du PopArt.
Il se
trouve reconnu à l'échelle internationale avec le Grand Prix de la Biennale de Venise
qu'il obtient en 1964 devant le peintre français Roger Bissière tandis que ses oeuvres
sont disputées par les galeries et les musées du monde entier.
Après la mort de Jackson Pollock en 1956, il donne un nouveau souffle à la peinture
américaine, et développe l'utilisation de différentes autres techniques telles que la
sérigraphie, la photographie, la gravure, ajoutés à la peinture et aux objets collés
sur différents supports comme le bois, le métal, le papier.
Après 1976, il revient à la création dobjets, de tissus aux textures
variées, qu'il assemble sur des panneaux muraux selon des techniques différentes, et en
1985, il crée le "Rauschenberg Overseas Cultural Interchange", qui consiste à
faire tourner dans différents pays les oeuvres de ses 20 dernières années
Peu connu du grand public français, il incarne cependant aujourd'hui avec Jasper Johns
l'un des pôles les plus significatifs de la peinture américaine actuelle, avec sa
conception événementielle de la peinture. Pour lui " l'art a tout à voir avec la
vie, mais il n'a rien à voir avec l'art", et "mon ambition, dit-il, n'est pas
de continuer à peindre des oranges pourries, mais de faire du bon journalisme".
Cette exposition proposée par le Musée Maillol, porte sur les oeuvres récentes de
l'artiste réalisées entre 1995 et 2002.
PARIS : Musée National de la
Marine
" Pirates !"
Jusqu'au 14 octobre 2002
A la suite de l'Abbaye de Daoulas, dans le
Finistère, le Musée National de la Marine au accueille, la plus grande des
expositions jamais consacrée en France à la piraterie et à la flibusterie.
Ce sont les aventures mythiques du célèbre Barbe Noire, de John Rackham ou de Francis
Drake que l'on découvre, dont les lettres de gloire sont davantage l'expression d'une
volonté de voguer librement sur les mers, et de lutter contre l'hégémonie de la flotte
toute puissante de l'Espagne catholique.
PARIS : Musée Zadkine
" Raoul Marek : La Salle du Monde-Exil"
Du 16 mai au 13 octobre 2002
Raoul Marek, artiste suisse vivant entre Paris et Berlin propose ici, au travers ses
oeuvres nouvelles faites de montages photographiques de grand format, une réflexion
générale et au sens large sur l'exil. L'exil au sens du départ, mais aussi au sens de
l'ailleurs, au sens de l'exil personnel, comme au sens de l'exil en soi.
Sur le thème du déplacement, du transit, mais aussi de la fuite, du temps et de
l'espace, les visuels qu'il présente dans le parcours de cette exposition témoignent du
déplacement compris comme une séparation, une douleur, une absence, mais pour mieux se
retrouver soi- même dans les voyages, les hasards, les dérives qui permettent les
rencontres nécessaires entre les individus, les croisements des cultures, et les
échanges de tous les savoirs.
PARIS : Musée d'Orsay
"Kupka, oeuvres graphiques 1894-1912 "
Du 25 juin au 06 octobre 2002
Actuellement
Cette exposition est la première grande exposition
consacrée à l'oeuvre graphique de Frantisek Kupka, et à proposer une étude approfondie
de cet aspect de la période figurative de l'artiste, quelque peu oubliée derrière
l'importance historique et esthétique de son oeuvre abstrait.
Frantisek Kupka né en Bohême en 1871 exprime très tôt son goût marqué pour le dessin
et pour la peinture ce qui lui permet dès 17 ans de s'inscrire dans les cours du peintre
suédois Alois Strudnicka (1842-1927) et d'entrer à l'Académie des Beaux Arts de Prague
en 1889 d'où il sort diplômé en 1892. Il voyage ensuite en Autriche, en Scandinavie et
arrive en France en 1896.
Il s'installe à Paris dans le quartier de Montmartre où l'un de ses compatriotes Alfons
Mucha réside déjà, et vit en réalisant des affiches pour les pièces Sarah Bernhardt.
Kupka décide de tenter de gagner lui aussi sa
vie en étant illustrateur, mais tout en continuant de peindre. C'est ainsi qu'il réalise
des affiches pour des cabarets comme "Le Chat Noir" ou "L'Ane Rouge",
et qu'il travaille pour Aristide Bruant. Il s'impose rapidement alors comme l'un des
principaux dessinateurs de la presse satirique, notamment pour "L'Assiette au
Beurre" et qu'il devient illustrateur de textes littéraires, avant que ne s'opère
son passage à l'abstraction.
PARIS : Galerie Nationale du Jeu
de Paume
"Georges Mathieu "
Du 18 juin au 06 octobre 2002
Cette exposition rassemble un ensemble d'oeuvres de Georges Mathieu, l'inventeur de
l'abstraction lyrique, pour une relecture de certains travaux qu'il a pu réaliser
dans le cadre de diverses actions publiques et de happenings.
Ces oeuvres peu connues proviennent de divers musées d'Europe, d'Asie et des Etats-Unis,
et éclairent le visiteur sur l'oeuvre autant que sur l'homme.
PARIS : Maison de l' Unesco - Salle
Miró
" Minn Kyoung-Kap : Vers la Nature"
Du 6 septembre au 25 septembre 2002
Eusan Minn Kyoung-Kap, membre de l'Académie
Nationale des Arts de Corée est considéré comme le plus grand artiste de son
époque dans son pays. A l'âge de 70 ans, il a
consacré les quarantes dernières années de sa vie à exprimer sa sensibilité
artistique propre à sa culture coréenne, et plus particulièrement son amour et son
admiration profonde pour la nature, au travers une réflexion quant à sa fragilité, et
quant à son devenir incertain en raison des méfaits de l'homme.
Les différentes expositions réalisées depuis les années 1960 dans le monde, montrent
une oeuvre en constante évolution, depuis l'expression figurative des forêts et des
montagnes de son pays dans ses oeuvres premières, vers les étapes d'une progression
insensible vers l'abstraction, qui semble le conduire au coeur même de la substance
vivante des végétaux et des plantes, aujourd'hui.
La vingtaine de tableaux présentés dans
cette exposition, montre une oeuvre pionnière à vocation universelle, par rapport à
l'esprit traditionnel de l'art coréen. Son approche, son esprit, et l'infini respect pour
la nature qu'elle transmet touche la sensibilité de tous les hommes qui veulent bien
s'arrêter un instant devant l'une de ses toiles. Eusan Minn Kyoung-Kap exprime par là dans une langue artistique qu'il adresse
à tous les pays du monde, et qui se veut être compréhensible par tous, un hymne au
respect nécessaire de notre nature, car essentielle à la vie, à son devenir, mais aussi
à l'harmonie entre les peuples, et à la paix entre les hommes.
PARIS : Musée du Louvre
" Ingres, les cartons de vitraux du Louvre"
Du 24 mai au 23 septembre 2002
Le Musée du Louvre possède la plus
importante des collections d'oeuvres de Jean-Auguste Dominique Ingres (1780-1867), dont en
particulier une série de 25 cartons peints par l'artiste entre 1842 et 1844 pour la
réalisation des vitraux de la Chapelle Saint-Ferdinand et de la Chapelle Royale Saint
Louis à Dreux.
Le Prince Ferdinand, Duc dOrléans, fils aîné du roi, protecteur et mécène du
peintre, meurt d'un accident le 13 juillet 1842 sur la route de Paris à Neuilly sur
Seine. Ingres qui venait de réaliser le portrait du Prince Ferdinand, propose en sa
mémoire, de dessiner les vitraux de la chapelle qui sera édifiée sur le lieu de la mort
du Prince. (*)
Les cartons que l'on peut voir dans cette exposition sont ceux des vitraux qui orneront
cette Chapelle et de la Chapelle Royale Saint Louis à Dreux. Par l'influence de
Violet-Le-Duc, et de ses travaux de restauration des monuments anciens, le moyen âge et
l'architecture sont des sujets dans l'air du temps, et les arts du vitrail, de la
sculpture, de l'architecture sont au centre de grandes discussions esthétiques et
pratiques auxquelles Ingres participent.
Entrés dans les collections du Louvre en
1874, ils sont très peu connus du grand public, car ayant fait l'objet d'une salle
d'exposition à partir de 1925, celle ci restera très souvent inaccessible à partir de
1930, et ce n'est qu'en 1967, à l'occasion d'une rétrospective consacrée au peintre
qu'on les découvrira à nouveau, pour être finalement à nouveau remisés dans une
réserve.
Au début des années1980, ces cartons ressortent pour être présentés dans les salles dédiées au XIXème siècle, lesquelles
salles sont mises en rénovation en 1992, et les cartons à nouveau renvoyés dans les
réserves.
C'est donc la première fois depuis lors que ces cartons réapparaissent au centre d'une
exposition consacrée uniquement sur ce sujet de l'art du vitrail pour cet artiste, où
Ingres montre à la fois ses références à l'Antiquité et au Gothique au travers un certain académisme, mais également une distanciation par
rapport à ces repères, en s'impliquant dans une décoration liée à la réalité de son
époque.
PARIS : Museum National d'Histoire
Naturelle
Jardin des Plantes
" Le siècle de Théodore Monod"
Du 8 mai au 9 septembre 2002
De nombreux dessins, documents, photos, manuscrits, correspondances, et livres nous font
partager dans cette exposition, la vie, la carrière et la vision du monde de cet éminent
et infatiguable scientifique, Théodore Monod
( 1902-2001), spécialiste du désert qui nous a quitté voilà près d'un an.
Il s'agit de rendre hommage ici à l'un de nos plus grands et des derniers voyageurs
naturalistes français, mais aussi botaniste, océanographe, ichtyologue, et philosophe
engagé dans une spiritualité mêlee de réalité profond au contact des peuples du
désert. Cet hommage est accompagné également d'une importante exposition
photographique, avec plus de quarante photographies de Patrick Darfin portant sur "Le
Désert Blanc".
PARIS : Musée d'Art et
d'Histoire du Judaïsme
" Marc Chagall : Hadassah"
Jusqu'au 1er septembre 2002
Les vitraux de la synagogue de l'Hôpital Hadassah à Jérusalem, installés et inaugurés
en février 1962, sont l'une des réalisations les plus impressionnantes de Marc Chagall.
Cette exposition présente quarante ans après, les croquis, esquissses, dessins et
maquettes ainsi que les vitraux d'essai qui ont précédés à la création de cette
oeuvre. C'est Myriam Freund et l'architecte Joseph Neufeld qui après avoir visité sa
rétrospective au Musée des Arts Décoratifs, en 1959, demandent à Marc Chagall, la
création des vitraux de la synagogue de l'Hôpital Hadassah à Jérusalem,
alors en construction.
Douze vitraux pour douze fenêtres de
plein cintre sont ainsi à réaliser. Marc Chagall en s'inspirant des prophéties de Jacob
et de Moïse, choisit alors le thème les douze tribus d'Israël. Il commence ses
esquisses à partir de petits dessins en noir et blanc marqués par des contrastes
d'ombres et de lumières. Il procéde ensuite à enrichir ce premier travail par des
dessins colorés, pour chacun des vitraux à l'aide de papiers et de tissus collés. Il
travaille ensuite à la colorisation des ensembles et aux études des effets de la
lumière à l'aide d'aquarelles et de gouaches, en s'appuyant sur les conseils de
Charles Marq, maître verrier, à Reims.
Marc Chagall considère que le vitrail ne peut être que le prolongement naturel de
la peinture, car il dépasse le simple effet de la couleur sur la surface plane,
pour donner de la matière et de la profondeur à la couleur, par ses effets et ses
jeux de transparence. Telle est la rencontre qui nous est proposée ici, avec les
préparatifs d'une oeuvre, dont on voit le cours de la création, dans ses différentes
phases, et les étapes successives, qui parfois longtemps travailléees et recommencées,
permettent d'aboutir à cette oeuvre achevée qu'on appelle un chef-d'oeuvre.
PARIS : Espace Electra
" Méliès, Magie et Cinéma"
Du 26 avril au 31 août 2002
Réalisée en partenariat avec la
Cinémathèque Française et la Cinémathèque Méliès, cette exposition chronologique et
thématique, retrace les étapes du génie de Méliès à travers maquettes, éléments de
décors, costumes de scènes, manuscrits, films, et démontre ce que fut la contribution
de Georges Méliès ( 1861-1938) pour le septième art.
La cinématographie ne porte alors que sur les films documentaires, et est essentiellement
uns distraction que l'on présente dans les foires, destinée à amuser le public.
Georges Méliès, lui, ouvre en grand les portes du cinéma en apportant à cette
technique : la magie, le fantastique, le rêve, l'évasion, la fiction, qui font ce
que le septième art est devenu au fil du XXème siècle.
Cette exposition fête également le
centenaire du film " Le Voyage dans la Lune " de Méliès et rend hommage à ce
pionnier de l'histoire du cinéma, qui dès 1897, crée le premier studio de
l'histoire du cinéma à Montreuil, dans lequel , il va pouvoir inventer et utiliser tout
un ensemble de machines et de mécaniques de théâtre pour procéder aux premiers
truquages, pour reconstituer des décors, des trompe l'oeil, mais également des
catastrophes, des explosions, des naufrages.
Parmi les nombreux films qu'il tournera, plus de 500, on retient "Le Voyage
dans la Lune" réalisé en 1902, où il montre son goût pour l'univers de Jules
Verne. Méliès réalisera également en 1906 " Deux cents milles sous les mers"
où dans une profusion de décors, les comédiens deviendront de véritables figures
vivantes et en 1908 " le Conte de la Grand-mère et le Rêve de l'Enfant ", où
il cherche à étonner le public par la reproduction d'un univers de végétation
luxuriante.
Méliès sera à partir de 1923, obligé de vendre ses films pour rembourser ses dettes,
période pendant laquelle, il en détruira également un grand nombre. Il sera contraint
d'ouvrir une boutique de jouets et de confiseries pour survivre et rembourser ses
créanciers. Certains de ses films seront retrouvés en 1929 et projetés Salle Pleyel. Il
sera nommé en 1936 Président d'Honneur de la Cinémathèque, fondée par Henri Langlois
et Franju.
PARIS : Musée du Louvre - Hall Napoléon
" Les artistes du Pharaon "
Jusqu' au 22 juillet 2002 >>> Prolongation jusqu'au 5 août
Cette superbe exposition a pour objet de
faire découvrir l'ensemble de ce qui constituait le quotidien des hommes, des ouvriers et
des artistes dont la vie et le destin étaient dévolus au pharaon.
En Haute Egypte, sur la vallée occidentale du Nil, il y avait un village appelé Set
Maat, aujourd'hui appelé Deir -el Medineh. Ce village, situé au pied de la Vallée des
Rois, était le site, où pendant cinq siècles, entre 1500 et 1050 av. J.C., ont vécu
les milliers d'artistes, architectes, décorateurs, sculpteurs qui ont creusés,
édifiés, sculptés et ornés de fresques les tombeaux pharaoniques, mais aussi les
sépultures des personnages les plus importants du Nouvel Empire.
PARIS : Musée d'Orsay
" Piet Mondrian de 1892 à 1914.
Les chemins de l'abstraction"
Jusqu'au 14 juillet 2002
Le peintre hollandais Piet Mondrian (1872-1944) fut l'un des pionniers les plus influents
de la peinture abstraite. Cette grande exposition du Musée d'Orsay sous-titrée "
les chemins de l'abstraction", nous fait découvrir cette période qui mena
l'artiste de la figuration la plus réaliste, à l'abstraction et au cubisme abstrait.
Il s'agit de la première grande exposition en France sur Mondrian, depuis la grande
rétrospective qui lui avait été consacrée en 1969 au Musée de l'Orangerie. Avec cent
dix oeuvres, en provenance du Gemeentemuseum de La Haye, pour la plupart, on retrouve le
parcours qui conduit Mondrian entre 1892 et 1914 de ses débuts figuratifs en
hollande aux premiers moments de l'abstraction.
Mondrian qui est entré à l'Académie
Nationale des Beaux-Arts d'Amsterdam en 1892, subit d'abord l'influence de l'Ecole de La
Haye, en travaillant la forme, le style, la lumière et l'espace par des oeuvres
naturalistes et des paysages académiques, tel un tableau "Au Stadhouderskade
à Amsterdam " peint en 1898, représentant dans des tonalités bleues et grises les
bords d'un canal .
Piet Mondrian est alors un peintre réaliste très soucieux de représenter la réalité
et la nature dans tous ses aspects, car c'est elle qui permet l'accés aux révélations
spirituelles et aux "vérités supérieures", selon une pensée traditionnelle
liée au protestantisme. Natures mortes et paysages de campagne sont ses sujets dominants,
mais il construit à partir de 1897, des oeuvres faites de lignes claires, par
l'utilisation qu'il developpe du crayon noir, de l'aquarelle, de la gouache, dans des
dominantes bleues, grises ou brunes, dans des oeuvres souvent mélancoliques.
A partir de 1904, sa peinture change et les paysages laissent la place à des scènes
d'intérieurs avec l'abandon des tonalités nuancées au profit de longs aplats de
couleurs. Sous l'influence de peintres tels que Cornelius Spoor, Jan Sluyters ou Jan
Toorop, il se tourne progressivement vers le fauvisme comme en témoigne des oeuvres
telles que "Le nuage rouge" de 1907, "Moulin dans la clarté du soleil
"en 1908, ou encore "Dévotion", "Crépuscule", "L'arbre
bleu". Mais il s'interresse aussi au divisionnisme de Signac, dans des oeuvres telles
que "Dunes", ou à un certain expressionnisme de Van Gogh dans une oeuvtre
telle que " Le Pommier en bleu".
Il poursuit également une réflexion philosophique sur le rôle de l'artiste, en quête
de permanence et d'universel, et considère que l'artiste doit saisir l'essence des
choses, et s'échapper du matérialisme qui conduit à la simple retranscription ou
imitation de la nature, dans les limites de la perception ."
Après des toiles qui célèbrent la couleur, succèdent des uvres dans lesquelles
Mondrian explore avant tout les lignes. "Phare à Westkapelle" réalisé en 1910
fait entrevoir la direction que Mondrian prendra ensuite. «Je trouve vraiment que la
grande ligne est l'élément primordial dans une chose, c'est ensuite que vient la
couleur», dit-il..
Adepte de théosophie, il s'engage dans des compositions fondées sur l'ésotérisme et la
spiritualité tel que dans l'énigmatique triptyque " Evolution" qu'il peint en
1910, qui représente l'évolution de la femme entre la réalité matérielle vers la
vérité mystique. Car Mondrian cherche à faire de sa peinture un langage universel, dont
il considère qu'elle doit rendre compte des réalités essentielles au-delà des
apparences sensibles.
Lors d'une exposition à Amsterdam, en 1912, il découvre le cubisme et décide alors de
s'installer à Paris pour rejoindre le groupe des peintres "cubistes". C'est au
cours de cette période parisienne, entre 1912 et 1914, qu'il passe d'un cubisme figuratif
à un cubisme plus abstrait dans lequel les objets perdent leur fonction figurative pour
ensemble de lignes formelles horizontales et verticales, mêlées aux couleurs primaires
dans un espace à deux dimensions. Il poursuit l'exploration des mêmes thèmes, comme les
arbres et les façades d'immeubles, telles "Pommier en fleur " , en 1912, et
"Composition ovale en plans de couleurs" en 1914.
"Je sentis que seuls les cubistes avaient découvert le bon chemin, et pendant
longtemps, je fus très influencé par eux", écrira plus tard Mondrian.
En 1914, il retourne aux Pays-Bas pour l'été, mais la déclaration de la guerre
l'empêche de revenirà Paris. Il connaît alors une renommée internationale, car il est
considéré comme l' inventeur d'une forme d'art "universelle".
Cette exposition présente une période qui n'est pas la plus connue du peintre, mais elle
permet de saisir la lente évolution vers l'abstraction à laquelle de nombreux artistes
succomberont à sa suite tout au long du XXème siècle.
PARIS : Musée Rodin
" Les portraits de Victor Hugo "
Jusqu'au 7 juillet 2002
Dans le cadre du bi-centenaire de la naissance de Victor Hugo, Le Musée Rodin présente
actuellement une cinquantaine d'oeuvres qui retrace l' histoire de l'artiste et de son
modèle que fut Victor Hugo. Au côté de bronzes, de plâtres et de terres cuites, du maître
de la sculpture française, des photographies sont exposés pour la première fois avec
des dessins, et deux pointes sèches de Rodin représentant le portrait de Victor
Hugo de trois quarts, fait en 1884 et de Victor Hugo de face, de 1885.
La dernière acquisition du Musée Rodin est une épreuve unique du premier état de la
gravure du Victor Hugo de trois-quarts que Rodin dédicaça à la fois à Hugo et à
Bazire.
PARIS : Musée Jacquemart André
" La passion du dessin. Dessins du XVè au XXè
siècle.
La collection Jan et Marie-Anne Krugier-Poniatowski"
Jusqu'au 30 juin 2002
Le Musée Jacquemart-André présente ici la
collection de Jan et Marie-Anne Krugier-Poniatowski, dont leur passion du dessin leur a
permis de rassembler un nombre important d'oeuvres qui, par leur qualité intemporelle,
participent d' une filiation étroite au travers les siècles, entre les différents
artistes.
Cette collection qui s'est constituée depuis plus de 30 ans, réunit un nombre de
dessins, donc on découvre ici en partie, près de 160 oeuvres de maîtres, mais aussi
d'artistes moins connus sur une période qui va du XVème aun XXème siècle.
PARIS : Centre National d'Art et de Culture Georges Pompidou
" La Révolution Surréaliste"
Jusqu'au 24 juin 2002
Cette importante exposition du Centre Georges
Pompidou intitulée " La Révolution Surréaliste" présente la plus vaste
rétrospective consacrée au surréalisme depuis plus de trente ans, avec la présence
d'un ensemble des oeuvres majeures du plus influant des courants artistiques du XXème
siècle, sur l'histoire de l'art, la littérature, la poésie, la pensée philosophique et
politique de ce siècle.
Cette exposition qui a pu réunir plus de 600 oeuvres de 60 artistes différents, s'ouvre
sur le début du mouvement dans les années 1920 et s'achève sur les années 1940, qui a
vu de nombreux artistes être contraints à l'exil aux Etats-Unis.
Avec le nom d'artistes tels que Giorgio de Chirico, Max Ernst, Masson, Magritte, Dali,
Mirò, Giacometti, Man Ray ou encore Bellmer, tous les peintres les plus engagés dans le
surréalisme sont présents dans cet ensemble de présentation monographique, qui
s'organise autour des thèmes dominants de ces artistes : "Rêve",
"Nuit", "Ville", "Histoire", "Erotisme",
"Blasphème".
PARIS : Musée National des Arts et Traditions Populaires
" Héros Populaires "
Jusqu'au 10 juin 2002
Dans la mémoire populaire, les
héros personnifient et concrétisent des modèles de vie idéale ou mythique d'une
époque.
L'objet de cette exposition est de montrer ce que furent et ce que sont, les idéaux et
les valeurs propres à chaque époque, au travers l'histoire occidentale, depuis l'an mil
juqu'à aujourd'hui, exprimés dans les exploits, les aventures et les représentations
idéalisées de ces personnages au travers l'imagerie populaire, mais aussi dans les arts
graphiques, la réclame ou la publicité, la peinture ou plus récemment dans la
photographie.
PARIS : Musée Carnavalet
" Les Stroganoff : princes et mécènes"
Du 6 mars au 2 juin 2002
Dans le cadre des échanges avec les musées
mondiaux, le Musée Carnavalet présente la collection d'art des Comtes Stroganoff, une
famille de marchands et d'industriels russes, qui a réunit au fil du temps dans leur
Palais de St-Pétersbourg depuis le XVIIIème siècle une collection très importante
d'objets d'arts, de différentes époques.
Composée de nombreuses peintures, d'aquarelles, de gravures, mais aussi de meubles, de
bijoux, et de nombreux objets rares , cette collection est aujourd'hui répartie entre
différents musées, dont le Musée de l'Ermitage, le Musée Russe, le Château de
Pavlovsk, sont ici présentés pour la première fois en Europe Occidentale.
'est ainsi que des oeuvres de peintres français seront présentés, notamment des
tableaux de Nicolas Poussin, de Claude Lorrain, de Jacques Blanchard, de Jean-François de
Troy, ou encore de Elisabeth-Louise Vigée-Lebrun, mais on pourra découvrir aussi la
"Grande Coupe " en malachite sur tripode en bronze doré du Musée
de
l'Ermitage, et de nombreux autres objets rares, tels des tabatières en argent, des
services à thé, des émaux de Solvytchegodsk, des dessus de cheminées et des
colonnettes de marbre ou de malachite, ainsi qu'un petit salon complet en provenance du
Château de Pavlovsk.
PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Chasseriau, un autre romantisme"
Jusqu'au 27 mai 2002
Le peintre Théodore Chassériau (1819 -1856)
n'avait pas fait l'objet d'exposition importante et d'aucune rétrospective en France
depuis 1933. Cette présente exposition qui rassemble près de deux cents tableaux,
dessins et eaux-fortes, répare cet oubli, et restaure l'image de ce peintre français
dont on ne retenait le souvenir jusque là que de quelques oeuvres, marquées par ses
toiles exaltant la beauté féminine et son goût pour l'orientalisme.
L'oeuvre de Chassériau, au travers l'histoire de l'art, a été jusque là souvent
réduite à une influence très marquée par Ingres et Delacroix, et totalement passée
sous silence la singularité et la complexité de son inspiration.
Né à Saint-Domingue d'une mère créole et d'un père diplomate, Théodore Chassériau a
12 ans lorsqu'il entre dans l'atelier d'Ingres. lI est vite remarqué par la précocité
de son talent, alors qu'il réalise déjà des portraits et des scènes d'histoire.
Ingres, en 1835 alors qu'il a à peine 17 ans dira de lui : "Cet enfant sera le
Napoléon de la peinture".
Ses dons de portraitiste qu'il aura tout au
long de sa courte carrière, tant en dessin qu'en peinture s'exprime au travers des
oeuvres telles que "Les Deux Soeurs" qu'il réalise d'abord dans son cercle
familial, puis en réalisant des portraits d'amis tel son "Portrait de
Tocqueville", et son " Portrait de Lacordaire" ou parmi le milieu mondain
qu'il fréqente, tel le "Portrait de Marie d'Agoult", ou "Baigneuse
endormie près d'une source ", qui est le portrait réalisé en 1850 de son amie, la
comédienne Alice Ozy.
Son goût pour l'histoire, s'exprime d'abord par des oeuvres portant sur la mythologie, et
mettant en scène les tourments de l'homme, en proie aux amours impossibles, ou à
l'injustice, thèmes chers à la période romantique, renforcé par un voyage en Italie de
1840 à 1841, à la suite duquel, il réalise " Les Troyennes", " La
Toilette d'Esther", "Andromède attachée au rocher par les Néréides",
"Apollon et Daphné" ou encore "Jésus au jardin des Oliviers". Il est
aussi très inspiré par l'oeuvre de Shakespeare, à partir de laquelle il réalise une
série d'eaux-fortes sur Othello et Desdémone. Un voyage en Algérie en 1846, lui permet
de donner une nouvelle vision de l'Orient, par laquelle, il cherche à s'exprimer, comme
témoin de la vie quotidienne en Afrique du Nord.
PARIS : Musée Guimet
" L'Afghanistan, une histoire
millénaire "
Jusqu'au 27 mai 2002
Cette exposition du Musée des Arts Asiatiques, démontre l'extraordinaire fécondité artistique de
l'Afghanistan au travers l'histoire et le point de confluence que ce pays a représenté
entre le Bouddhisme, l'Hellenisme, l'art de l'Islam et l'art Mongol.
Situé au carrefour de l'occident et de l'asie, l'Afghanistan a subit au travers son
histoire toutes les influences, d'abord grecques, puis scythes, puis indiennes et
iraniennes, par les conquêtes successives de Darius, d'Alexandre le Grand, des
califes de Bagdad, ou encore de Gengis Khan et de Tamerlan. Au centre d'une histoire
bouleversée et sanglante, c'est un pays et des artistes qui ont su transformer ces
influences en une synthèse artistique extrêmement riche, sans jamais dégénérer en un
art déchiré et disparate entre ces influences.
Ce sont ainsi 250 objets, en provenance de divers musées français, étrangers, et de
collections qui témoignent de la vivacité particulière, de la richesse et du caractère
universel des arts dans ce pays.
Des objets en bronzes gréco-romains, des
ivoires de l'Inde, des laques de Chine, des miniatures islamiques, des figurines grecques,
des sculptures bouddhiques, jalonnent le parcours de cette exposition et retracent cette
histoire si tourmentée. Pour retracer ce pays de confluence des arts et des cultures, des
sceaux de bonzes, des lapis lazuli, des figurines zoomorphes de la région de Kandahar, et
datant de 2800 av.J.C., mais aussi des haches cérémonielles. Des verres d'Alexandrie,
des ivoires du trésor de Bégram découverts en 1937 des statues en schiste du Gandhara
aux frontières du Pakistan, des bouddhas de Hadda,mais aussi des gouaches sur toiles,
représentant des peintures bouddhiques figurant le dieu solaire Surya, de Bamiyan, datant
du VIIe siècle, qui sont autant de témoignages du riche patrimoine artistique afghan.
Cette exposition se voulait être à l'origine une protestation contre la destruction par
les Talibans des statues des Boudhas de Bamiyan et une mobilisation contre la destruction,
d'un des plus grands patrimoines de l'histoire de l'humanité. Elle est devenue avec la
situation actuelle un témoignage pour faire connaître à l'extraordinaire richesse et la
diversité de ce patrimoine afin qu'il soit préservé et mis en valeur.
PARIS : Palais de Tokyo
" Les Tendances de l'Art Contemporain"
Jusqu'au 26 mai 2002
Dans cette première exposition proposée par le Palais de Tokyo, dont la vocation est de
réunir toutes les expressions nouvelles et possibles des arts contemporains, ce sont 20
artistes qui présentent leurs oeuvres, du Thaïlandais Gupta à l'artiste suédoise
Gunilla Klingberg, et les mettent dans le contexte d'une interrogation sur les problèmes
de l'art contemporain.
Le Palais de Tokyo qui a été construit de 1934 à 1937 est l'un des
monuments qui reste de l'Exposition Internationale de Paris inaugurée le 27 mai 1937. Il
fut le lieu du Musée d'Art Moderne jusqu'à l'ouverture du Centre Georges Pompidou, puis
il devient le Musée du Cinéma d'Art et d'Essai de 1977 à 1986.
Après une fermeture de plusieurs années, c'est en
1999, que le Ministère de la Culture décide de le réhabiliter, pour en faire un
laboratoire multi-disciplinaire consacré aux arts contemporains.
PARIS : Musée du Louvre - Aile Richelieu
" Belles et Inconnues "
Jusqu'au 24 mai 2002
Intitulée " Belles et Inconnues -
Sculptures en terre cuite du XVIème et XVIIème siècle" cette exposition réunit
une soixantaine de pièces réalisées par les ateliers de sculpture de la ville du Mans
qui fut l'un des centre les plus importants de la création de sculptures en terre cuite,
pendant la Renaissance.
Les ateliers du Mans étaient surtout reconnus à l'époque, par leur art et leur
production dans le domaine de la statuaire religieuse destinée aux églises.
De grandeur identique à la taille humaine pour les églises, ou de tailles plus réduites
pour les cultes privés, l'essentiel des statues étaient sculptées, modelées et peintes
dans la région du Mans par des familles entières d'artisans.
Cette exposition composée de près d'une
soixantaine de pièces qui ont toutes été restaurées pour l'occasion, témoigne d'un
art original et d'un patrimoine un peu oublié d'une région particulière de France, au
travers des oeuvres anonymes, mais de grande qualité, où les oeuvres sont présentées
en fonction d'une thématique liée à la symbolique religieuse : allant de la Nativité,
à la Mise au tombeau, en passant par le thème de la Vierge et l'Enfant, ou celui des
Etapes de la Passion du Christ ou du Cortège des Saints.
VERSAILLES : Château de Versailles
" Madame de Pompadour et les arts"
Jusqu'au 19 mai 2002
La Marquise de Pompadour (1721-1764), épouse du fermier général Charles Le Normant
d'Etiolles et favorite de Louis XV a été représentée par les plus grands artistes au
milieu de livres, d'estampes, de meubles et d'objets dart, montrant le rôle
culturel important, tout autant que politique qu'elle a eu de son temps.
Grande admiratrice de François Boucher, elle reste néanmoins sensible, sous
linfluence de son frère le Marquis de Marigny, au néoclassicisme naissant.
Pour la première fois, tous les portraits de la Marquise de Pompadour sont réunis.
Nattier, Boucher, Quentin de La Tour, Liotard, Carle Van Loo, Drouais ont été les
peintres de la Marquise, qui nhésitait pas à utiliser son image, qu'elle soit
peinte ou gravée, à des fins politiques.
Ce sont plus de 150 oeuvres d'arts qui sont
sont réunies autour de ces portraits, avec des tableaux, des dessins, des sculptures, des
meubles, des bijoux, des vêtements lui ayant appartenus, tel un tableau de Chardin,
un bureau en laque de Bernard Van Risen Burgh, ou des objets précieux en or, qui
recréent lunivers de l'époque et nous font découvrir les goûts très personnels
de la Marquise.
Pour l'occasion et dans le cadre de lexposition, le premier appartement de la
marquise, récemment restauré et remeublé, situé dans laile nord du château est
également ouvert à la visite.
PARIS : Musée d'Orsay
" Thomas Eakins "
Jusqu'au 12 mai 2002
Cent trente cinq oeuvres de Thomas Eakins (1844-1916), peintre réaliste et photographe
américain, qui fut longtemps un artiste maudit et boudé par l'Amérique puritaine
témoignent dans cette exposition d'un attachement de l'artiste à la nature humaine, à
la fois dans sa plastique corporelle, mais, aussi dans sa dimension intellectuelle.
Né à Philadelphie, c'est à l'Académie de Pennsylvanie qu'il étudie le dessin en
faisant des copies d'antiques, et des études de nu, tout en suivant des cours d'anatomie
et des cours de chirurgie, à laquelle il a faillit se consacrer. Il se tourne finalement
vers l'art et vient à Paris, suivre des cours de dessins à l'Ecole des Beaux-Arts,
dans les ateliers de Gérôme et de Bonnat, pour perfectionner ses études du nu, et
apprendre aussi le modelage pour mieux appréhender l'anatomie.Parallèlement, il apprend
la peinture.