DUSSELDORF : Kunstsammlung
Nordrhein Westfalen
" La Révolution Surréaliste "
Du 20 juillet au 24 novembre 2002
Cette importante exposition, après le Centre Georges Pompidou à Paris, présente la plus vaste
rétrospective consacrée au surréalisme depuis plus de trente ans, avec la présence
d'un ensemble des oeuvres majeures du plus influant des courants artistiques du XXème
siècle, sur l'histoire de l'art, la littérature, la poésie, la pensée philosophique et
politique de ce siècle.
Cette exposition qui a pu réunir plus de 600 oeuvres de 60 artistes différents, s'ouvre
sur le début du mouvement dans les années 1920 et s'achève sur les années 1940, qui a
vu de nombreux artistes être contraints à l'exil aux Etats-Unis.
Avec des noms tels que Giorgio de Chirico, Max Ernst, Masson, Magritte, Dali, Mirò,
Giacometti, Man Ray ou encore Bellmer, tous les peintres les plus engagés dans le
surréalisme sont présents dans cet ensemble de présentation monographique, qui
s'organise autour des thèmes dominants de ces artistes : "Rêve",
"Nuit", "Ville", "Histoire", "Erotisme",
"Blasphème".
BERLIN : Palais Martin Gropius-Bau
" Le Classicisme Grec : idée ou réalité
"
Du 1er mars au 2 juin 2002
Les Musées Nationaux Allemands qui organisent au
Martin-Gropius-Bau de Berlin, cette importante exposition sur "Le Classicisme
Grec" est au centre de diverses manifestations culturelles organisées à Berlin et
dans le Land de Brandebourg, sur ce même sujet .
Ce sont plus de six cents oeuvres et objets d'arts en provenance des musées du monde
entier, qui illustrent ici l'époque classique de la Grèce, dont l'influence rayonna
partout dans tout le monde méditerranéen. Les arts plastiques, l'architecture, mais
aussi la philosophie, et la tragédie, sont les manifestations d'une grandeur de la
Grèce à cette époque et plus particulièrement d'Athènes, qui constituèrent des
modèles de référence pour le monde antique.
Cette exposition, en huit étapes allant de l'Athènes du Vème siècle avant l'ère
chrétienne, jusqu'à son influence sur le classicisme de l'Empire Romain, offre une large
présentation de l'époque, et veut faire ressortir les influences du classicisme
hellénique sur les siècles qui suivirent, et ses répercussions encore dans les
différents contextes culturels au cours de l'histoire moderne.
C'est ainsi que des monuments de marbre
et de bronze, des éléments d'architecture de temples célèbres de l'Acropole, des vases
en céramiques illustrés de scènes de la vie quotidienne des Athéniens, sont réunis,
ainsi que des objets funéraires trouvés dans les tombeaux, des objets en provenance des
ateliers des artistes et des artisans, qui montrent l'intensité et la richesse de
la créations artistique à cette époque faite d'un grand soucis de perfection, et
de beauté, mais montrent aussi ce que furent les conquêtes intellectuelles et politiques
de la Grèce avec en contrepartie négative, l'exploitation, l'exclusion, la guerre,
la violence et l'esclavage.
BERLIN : Neue Nationalgalerie
" Andy Warhol "
Jusqu'au 06 janvier 2002
Andy Warhol (1930-1987), le grand maître du Pop
Art, fait l'objet ici d'une grande rétrospective qui permet au public d'admirer près de
160 oeuvres, dont de nombreuses parmi elles sont en provenance de collections privéees,
et demeurent peu connues ou sont montrées pour la première fois.
Certaines peintures, dessins et films présents, proviennent aussi de divers musées du
monde, et en particulier du Museum of Modern Art de New York (MOMA), dont la série les
"Treize hommes les plus recherchés", qui est réunie aussi pour la première
fois depuis 35 ans .
Au nombre des séries est présente aussi
celle des célèbres boîtes de soupe Campbell's, mais on peut aussi y découvrir les
portraits d'"Elvis Presley" et de "Mao", réalisés dans les annnées
1960, ainsi que des séries de photos de presse retouchées par l'artiste telles
"Bombe Atomique", "Accident de voitures", "Suicide", ou
encore "Chaise électrique".
Cette rétrospective souligne l'importance et l'influence qu'Andy Warhol a eu sur l'art
actuel, et situe l'artiste américain, au rang et à la place qui lui revient dans
l'histoire de l'art moderne, au delà des caricatures d'artiste et de provocateur dans
lesquelles il fût souvent ramené, avant que d'être réellement reconnu.
BRUGES : Groeninge Museum
" Jan Van Eyck et les primitifs flamands "
Du 15 mars au 30 juin 2002
Jan Van Eyck (1390-1441) fut considéré comme l'un des plus grands artistes de son temps.
Car s'il n'existe qu'une quarantaine de tableaux attribués officiellement à ce peintre,
dont vingt seulement sont présentés ici, cette exposition met en relief les relations
intenses que les primitifs flamands eurent avec les peintres du sud qu'ils aient été
italiens, espagnols, portugais ou français , jusqu'à les influencer de manière
déterminante.
Intitulée " Jan Van Eyck et les primitifs flamands ", l'exposition couvre les
années 1430 à 1530, soit un siècle de rétrospective artistique, et démontre la
richesse des liens culturels entretenus entre les artistes de l'époque sur le plan de
l'inspiration thématique, des représentations esthétiques, et des des techniques.
Van Eyck qui fut considéré comme l'un des
plus grands artistes de son temps, et qui s'est engagé au service de Jean de Bavière,
passe à celui de Philippe le Bon en 1425 comme valet de chambre, devient peintre de cour,
ce qui lui permet de voyager au travers toute l'Europe et de rencontrer ainsi au travers
les principaux maîtres des pays du Sud.
QUEBEC : Musée de la Civilisation
" Xi'an, Capitale Eternelle "
Jusqu'au 02 septembre 2002
Cette exposition intitulée "Xi'an Capitale
Eternelle" brosse non seulement le portrait de cette ville, qui fût la première
capitale de la Chine, et qui a dominé l'empire pendant près de 1 200 ans, mais elle
reconstitue les grands moments de lhistoire chinoise : la vie rituelle, avec la
dynastie des Zhou, lunification de lempire avec la dynastie des Qin et la vie
de l'empereur Quin Shihuang (259-210 av J.C.) qui parvint, au prix de nombreuses et
sanglantes batailles, à unifier le pays et à édifier la Grande Muraille de Chine,
lédification de lempire et la dynastie des Han, qui fût l'une des plus
brillantes de la civilisation chinoise pour avoir établi une période humaniste, et
donné le pouvoir aux artistes et aux lettrés, et le bouddhisme avec les dynasties
des Han aux Tang, et enfin le cosmopolitisme, avec la dynastie des Tang.
Cette exposition, réunit différents
chefs d'oeuvre, en provenance de Chine, et de la région Shaanxi, près de Xi'an au nord
du pays, où ont été mis au jour, en 1974, plus de 7000 guerriers de terre cuite,
dont cinq d'entre eux seront présentés ici.
L'HOSPITALET DE LLOBREGAT
: Centre Culturel Tecla Sala " Dora Maar "
Du 24 juin au 29 septembre 2002
Cette grande rétrospective consacrée à Dora
Maar, de son vrai nom Théodora Markovic, photographe et peintre, nous offre le
privilège de découvrir le talent trop méconnu de cette femme qui fut le modèle, la
compagne de Pablo Picasso et l'égérie des surréalistes, et dont une seule exposition
avait été réalisée jusque là, en 1990 à Paris.
Ce sont, pour l'occasion plus de 200 pièces, photographies en noir et blanc, oeuvres de
l'artiste elle même, tableaux de Picasso et oeuvres de plusieurs surréalistes qui ont
été rassemblés en provenance de nombreuses collections privées, et de divers musées
Cette exposition nous fait découvrir l'univers photographique de Dora Maar qui emprunte
à la fois au surréalisme et au photo-reportage de rue, avec des vues de Paris des
années trente.
Une série de photos totalement exceptionnelles nous font découvrir également les
différentes étapes en cours de réalisation du "Guernica" de Picasso, dans son
atelier de la Rue des Grands Augustins à Paris, en 1937.
Dora Maar qui est connue comme l'un des
modèles privilégiés de Picasso, et comme sa compagne durant quelques années, de 1936
à 1943, s'installe ensuite près d'Avignon où elle se retire dans une maison pour y
vivre seule dans une profonde solitude. Elle meurt en juillet 1997, dans un appartement
délabré de la Rue de Savoie à Paris, où l'on retrouve de nombreuses oeuvres inconnues
de Picasso.
Elle devient célèbre pour le grand public suite à la vente aux enchères d'octobre
1998, où nombre de ses photographies et de ses biens, sont dispersés, parmi lesquels de
nombreux ouvrages dédicacés par des amis poètes et artistes, mais aussi des peintures,
des dessins, des collages et des bijoux de Picasso.
Morte à l'âge de 90 ans, elle était réputée pour sa beauté et pour son élégance,
mais aussi par ce qu'elle était une femme engagée qui fréquenta le groupe Octobre où
elle côtoya de nombreux artistes surréalistes, tels Paul Eluard, André Breton et Jean
Cocteau, mais aussi des photographes célèbres tels Brassaï, Cartier-Bresson ou encore
Man Ray.
MADRID : Musée Thyssen-Bornemisza
" Alfred Sisley : Poète de l'Impressionnisme
"
Jusqu'au 15 septembre 2002
L'objet de cette grande exposition du Musée Thyssen -Bornemisza consacrée au peintre
paysagiste franco-britannique Alfred Sisley (1839-1899), est de remettre à son vrai
niveau, cet artiste qui à partir des années 1880, fut peu à peu éclipsé, et sans
doute injustement par les oeuvres de Degas, de Monet, et de Renoir. Cette présentation
permet de voir ce poète de l'impressionisme sous un nouveau jour, en mettant en avant
la sensibilité toute particulière de l'artiste pour les paysages anglais du début
du XIXème siècle. Alfred Sisley qui a passé quatre années à Londres, avant que de
devenir peintre a été fortement impressionnée par l'oeuvre de John Constable, notamment
dans sa manière de travailler les paysages, les nuages, le ciel, et les personnages dans
la composition de ses toiles.
Cette rétrospective sur l'oeuvre impressionniste de Sisley est la deuxième grande
exposition consacrée à ce peintre en Europe depuis un siècle, après la grande
exposition qui lui avait été consacré en 1992 à la Royal Academy de Londres et au
Grand Palais à Paris en 1993, et avant qu'elle ne passe par le Musée des Beaux Arts de
Lyon l'automne prochain.
Ce sont quelques 72 oeuvres souvent méconnues
du grand public qui ont été choisies et prêtées par différents musées et par des
collectionneurs particuliers, parmi d'autres, de France, des Etats-Unis, d'Allemagne, du
Canada, d'Ecosse, d' Italie, de Roumanie, ou d'Espagne, en dehors des oeuvres du Musée
d'Orsay et de Rouen dont la cession n'a pas été autorisée.
Ce choix a été réalisé afin de montrer l'apport de Sisley dans la progression du
mouvement impressionniste à partir de 1860, ainsi que l'évolution de son style et des
solutions qu'il apporte aux problèmes de l'impressionisme.
L'exposition, présentée de manière chronologique, montre les premières oeuvres de
Sisley réalisées entre 1860 et 1870, en particulier des paysages de Fontainebleau, de
Montmartre, puis d' Argenteuil, de Louveciennes ou encore de Bougival, puis sa seconde
période à Marly-le-Roi de 1870 à 1874 et les dernières années à Moret-sur-Loing de
1880 à 1899, où il s'est retiré en raison de ses difficultés financières. Elle montre
également que son oeuvre n'a pas subi de déclin à partir des années 1880, comme on a
pu le prétendre quelquefois et il suffit de s'arrêter devant les paysages de cette
période ou devant les paysages du Pays de Galles, qu'il peint encore deux ans avant sa
mort, pour s'en convaincre.
BILBAO : Musée Guggenheim
" Paris, Capitale des Arts : 1900-
1968"
Du 21 mai au 03 septembre 2002
L'exposition " Paris, capitale des arts :
1900-1968 " réunit deux cents quatre-vingts oeuvres en provenance des plus grands
musées ou de collections privées du monde entier, pour rappeler que durant près de
soixante-dix ans, Paris fut le centre mondial de la création artistique, avant que New
York, à partir des années soixante ne prenne le relais . La force créatrice,
l'inspiration, le génie issu de l'impressionnisme, convergent en provenance de
différents pays, et fleurissent en ce début du XXème siècle aux quatres coins de Paris
: Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés et le Quartier Latin, où on assiste
à l'émergence des plus grands artistes, avec des toiles qui sont présentées ici au
côté de réalisations d'artistes moins connus, et qui deviendront les chefs d'oeuvres
emblématiques que l'on connaît.
C'est ainsi que se mêlent par exemple le
"Portrait d'Olga", peint par Picasso en 1923, au côté des oeuvres sombres de
Marie Laurencin, le tableau de Marcel Duchamp de 1919, reproduisant la Joconde avec des
moustaches, sous le titre "LHOOQ", don de Duchamp à Louis Aragon au début des
annnées 1930, ou encore les dessins d'Antonin Artaud de 1946.
FORT WORTH : Kimbell Art Museum
" Piet Mondrian "
Jusqu'au 8 décembre 2002
L'artiste hollandais Piet Mondrian (1872-1944) fut
l'un des pionniers les plus influents de la peinture abstraite. Cette grande exposition
permet de découvrir cette période qui mena l'artiste de la figuration la plus réaliste,
à l'abstraction et au cubisme abstrait.
Avec quelques cent dix oeuvres, en provenance pour la plupart, du Gemeentemuseum de La
Haye, on retrouve le parcours qui conduit Mondrian entre 1892 et 1914 de ses débuts
figuratifs en Hollande aux premiers moments de l'abstraction.
Mondrian qui est entré à l'Académie
Nationale des Beaux-Arts d'Amsterdam en 1892, subit d'abord l'influence de l'Ecole de La
Haye, en travaillant la forme, le style, la lumière et
l'espace par des oeuvres naturalistes et des paysages académiques, tel un tableau
"Au Stadhouderskade à Amsterdam " peint en 1898, représentant dans des
tonalités bleues et grises les bords d'un canal .
Piet Mondrian est alors un peintre réaliste très soucieux de représenter la réalité
et la nature dans tous ses aspects, car c'est elle qui permet l'accés aux révélations
spirituelles et aux "vérités supérieures", selon une pensée traditionnelle
liée au protestantisme. Natures mortes et paysages de campagne sont ses sujets dominants,
mais il construit à partir de 1897, des oeuvres faites de lignes claires, par
l'utilisation qu'il developpe du crayon noir, de l'aquarelle, de la gouache, dans des
dominantes bleues, grises ou brunes, dans des oeuvres souvent mélancoliques.
A partir de 1904, sa peinture change et les paysages laissent la place à des scènes
d'intérieurs avec l'abandon des tonalités nuancées au profit de longs aplats de
couleurs.
Sous l'influence de peintres tels que Cornelius Spoor, Jan Sluyters ou Jan Toorop, il se
tourne progressivement vers le fauvisme comme en témoigne des oeuvres telles que "Le
Nuage Rouge" de 1907, "Moulin dans la Clarté du Soleil "en 1908, ou encore
"Dévotion", "Crépuscule", "L'Arbre Bleu". Mais il
s'interresse aussi au divisionnisme de Signac, dans des oeuvres telles que
"Dunes", ou à un certain expressionnisme de Van Gogh dans une oeuvtre
telle que " Le Pommier en Bleu".
Il poursuit également une réflexion philosophique sur le rôle de l'artiste, en quête
de permanence et d'universel, et considère que l'artiste doit saisir l'essence des
choses, et s'échapper du matérialisme qui conduit à la simple retranscription ou
imitation de la nature, dans les limites de la perception ."
Après des toiles qui célèbrent la couleur, succèdent des uvres dans lesquelles
Mondrian explore avant tout les lignes. "Phare à Westkapelle" réalisé en 1910
fait entrevoir la direction que Mondrian prendra ensuite. "Je trouve vraiment que la
grande ligne est l'élément primordial dans une chose, c'est ensuite que vient la
couleur " , dit-il..
Adepte de théosophie, il s'engage dans des compositions fondées sur l'ésotérisme et la
spiritualité tel que dans l'énigmatique triptyque " Evolution" qu'il peint en
1910, qui représente l'évolution de la femme entre la réalité matérielle vers la
vérité mystique. Car Mondrian cherche à faire de sa peinture un langage universel, dont
il considère qu'elle doit rendre compte des réalités essentielles au-delà des
apparences sensibles.
Lors d'une exposition à Amsterdam, en 1912, il découvre le cubisme et décide alors de
s'installer à Paris pour rejoindre le groupe des peintres "cubistes". C'est au
cours de cette période parisienne, entre 1912 et 1914, qu'il passe d'un cubisme figuratif
à un cubisme plus abstrait dans lequel les objets perdent leur fonction figurative pour
ensemble de lignes formelles horizontales et verticales, mêlées aux couleurs primaires
dans un espace à deux dimensions. Il poursuit l'exploration des mêmes thèmes, comme les
arbres et les façades d'immeubles, telles "Pommier en Fleurs " , en 1912, et
"Composition Ovale en Plans de Couleurs" en 1914.
"Je sentis que seuls les cubistes avaient découvert le bon chemin, et pendant
longtemps, je fus très influencé par eux", écrira plus tard Mondrian.
En 1914, il retourne aux Pays-Bas pour l'été, mais la déclaration de la guerre
l'empêche de revenir à Paris. Il connaît alors une renommée internationale, car il est
considéré comme
l' inventeur d'une forme d'art "universelle".
Cette exposition présente une période qui n'est pas la plus connue du peintre, mais elle
permet de saisir la lente évolution vers l'abstraction à laquelle de nombreux artistes
succomberont à sa suite tout au long du XXème siècle.
NEW YORK : Metropolitan Museum of Art
" Paul Gauguin : l'attrait de l'exotisme "
Du 20 juin au 20 octobre 2002
Le Metropolitan Museum of Art de New York,
dans cette importante rétrospective rend hommage à Paul Gauguin
( 1848-1903), et à une oeuvre avant tout éprise de liberté, de nature, de solitude et
de simplicité.
Intitulée " Paul Gauguin dans les collections new-yorkaises -L'attrait de l'exotisme
-", cette exposition qui rasssemble 120 oeuvres, dont 63 en provenance des
fonds du Metropolitan Museum et les autres de divers musées américains ou collections
privées new-yorkaises, couvre toute la vie de Gauguin et son parcours de peintre à
Paris, puis avec ses séjours en Bretagne, en Provence, à la Martinique, à Tahiti et aux
Iles Marquises.
Il est
vrai que le peintre sera longtemps plus apprécié aux Etats-Unis qu'en France, et que sa
première exposition à New York se tient dès 1913 à l'Armory Show. Le Metropolitan
Museum et le Musée de Brooklyn acquièrent quelques uns de ses tableaux dès 1920, et en
1929, il est à l'affiche de la première exposition inaugurale du Musée d'Art Moderne,
au côté de Cézanne , Van Gogh et Seurat.
Plusieurs tableaux majeurs, sont au nombre des oeuvres qui ont été rassemblées,
telles ses " Baigneuses Tahitiennes", le "Je vous salue Marie"
ou" Les Hommes et les chevaux blancs", mais également des oeuvres moins
connues, détenues par des collectionneurs privés, ainsi que des sculptures, des
céramiques, des lithographies et de nombreux dessins. On peut également découvrir des
objets en bois, travaillés et sculptés par l'artiste, comme une canne en buis avec une
silhouette de femme, tel qu'on en fabriquait alors en Bretagne, ou encore, une coque de
noix de coco gravée et sculptée et signée par Gauguin lors de l'un de ses voyages à
Tahiti
NEW YORK : Metropolitan Museum of
Art
" Thomas Eakins "
Jusqu'au 15 septembre 2002
Cent trente cinq oeuvres de Thomas Eakins
(1844-1916), peintre réaliste et photographe américain, qui fut longtemps un artiste
maudit et boudé par l'Amérique puritaine témoignent dans cette exposition d'un
attachement de l'artiste à la nature humaine, à la fois dans sa plastique corporelle,
mais, aussi dans sa dimension intellectuelle.
Né à Philadelphie, c'est à l'Académie de Pennsylvanie qu'il étudie le dessin en
faisant des copies d'antiques, et des études de nu, tout en suivant des cours d'anatomie
et des cours de chirurgie, à laquelle il a faillit se consacrer. Il se tourne finalement
vers l'art et vient à Paris, suivre des cours de dessins à l'Ecole des Beaux-Arts,
dans les ateliers de Gérôme et de Bonnat, pour perfectionner ses études du nu, et
apprendre aussi le modelage pour mieux appréhender l'anatomie.
Parallèlement, il apprend la peinture.
SAINT LOUIS : The Saint-Louis Art
Museum
" Henri Matisse - Ellsworth Kelly : Dessins de
plantes "
Jusqu'au 14 juillet 2002
Après son séjour à Paris, cette exposition
présente la rencontre apocryphe entre Henri Matisse, le grand maître français de
lart de la première partie du XXème siècle, et Ellsworth Kelly artiste
américain, qui a vécu à Paris quelques années, et qui est aujourd'hui l'une des
figures majeures de lart abstrait.
C'est la rencontre entre les mêmes passions chez ces deux artistes pour le dessin des
plantes, des fleurs, des algues, des feuillages et des végétations dans une démarche
qui les rassemble ici, mais qu'au final de la création tout oppose.
Henri Matisse, dès 1900 et plus tard dans les années 40, cherche par le dessin à
explorer et reproduire les innombrables formes et figures de la nature, au travers des
traits simplifiés à l'extrême dans des figures décoratives
Ellsworth Kelly de son côté est envoûté par le motif végétal qui lui sert de modèle
et dont il recherche les formes les plus abstraites.
Cette exposition souligne les affinités
créatrices entre ces deux démarches qui consiste par le dessin à reproduire la
fragilité et l'architecture délicate de la fleur ou de la feuille où apparait la
matérialité même du végétal dans sa forme naturelle, sa matière, sa consistance, ses
aspérités, ses imperfections, et ses infinies nuances, dans une recherche décorative
chez Matisse, et dans une volonté dépuration objective chez Kelly, qui l'entraîne
vers l'abstraction.
NEW YORK : Neue Galerie 1048 Fith Avenue New York, NY 100 028 (Tél.
00.1.212.628.6200)
" New Worlds : German and Austrian
Art, 1890-1940 "
Jusqu'au 18 février 2002
A quelques pas du Metropolitan Museum, la "Neue Galerie" au coin de la
86ème Rue et de la 5ème Avenue, propose un nouveau lieu destiné à la
présentation d'oeuvres d'arts du XXème siècle.
Dans un hôtel particulier , tout près de Central Park, la "Neue Galerie", en
référence à la Neue Galerie de Vienne, fondée en 1923, où Gustav Klimt exposait, se
veut être le lieu de présentation de toute une tendance de l'art du XXème siècle qui
commence avec la Sécession de l'Ecole de Vienne, jusqu'à l'expressionisme et au
dadaïsme.
L'immeuble qui abrite "La Neue Galerie" a été construit en 1914 dans un style
louis XIII et rénové récemment par l' architecte allemande Annabelle Selldorf
Le maître des lieux est le peintre autrichien Gustav Klimt, avec une présentation de
plusieurs de ses oeuvres dans un décor et un style appartenant au décor viennois de son
époque, fait de bois sombre et de parquet ciré dans lequel éclate l'oeuvre impertinente
du peintre.
On peut y admirer le " Portrait de
la Baronne Elisabeth Bachofen-Echt ", peint en 1914, " La Maison
Forestière à Weissenbach sur l'Attersee, de 1912, " La Danseuse "
réalisée vers 1916-1918, mais aussi des oeuvres d' Egon Schiele, tel que " Paysage
de Rivière avec deux arbres " de 1913 ou "Le Portrait du peintre Karl
Zabovsek" de 1910, des oeuvres d 'Oskar Schlemmer dont " Cinq
Nus" de 1929.
Dans une salle entièrement consacrée au dadaïsme, on peut encore y admirer entre autres
des oeuvres d'Otto Dix tel le " Portrait de l'avocat Dr Fritz Glaser "
peint en 1921, de George Grosz, de Max Beckmann, de Ludwig Mies Van Der Rohe,
ou encore Marcel Breuer.
NOTTINGHAM : Lakeside
Art Center
" Rubens : dessins d'Italie "
Du 21 septembre au 8 décembre 2002
Cette exposition de la Galerie Djanogly au Lakeside Art Center est consacrée à
Peter Paul Rubens (1577-1640), sans doute l'un des artistes les importants de l'histoire
de l'art occidental. Ce sont plus de 70 oeuvres d'art qui ont été rassemblées ici par
la Galerie Nationale d'Ecosse à Edimbourg, avec des portraits, des peintures
allégoriques et religieuses, des paysages, mais également des motifs décoratifs, des
tapisseries, et des livres pour illustrer le talent débordant et diversifié de Rubens.
Les oeuvres de jeunesse furent
essentiellement des oeuvres d'inspiration religieuse, réalisées comme pour participer à
l'oeuvre de l'église catholique contre le protestantisme. Mais nommé diplomate Peter
Paul Rubens a beaucoup voyagé alors entre les Pays Bas, l'Italie, l'Espagne, la France,
et l'Angleterre, période pendant laquelle son art a beaucoup évolué en se distinguant
par de vigoureuses oppositions colorées dans lesquelles la lumière jouait un grand
rôle, sans doute sous l'influence de ses voyages, en Italie particulièrement entre 1600
et 1608.
Ce sont ses liens avec l'Italie que
cette exposition retrace. Elle est la première de ce genre à se tenir en Grande
-Bretagne, en montrant comment Rubens a copié, étudié et adapté le travail des
artistes italiens, non simplement en ces années de voyages, mais également ensuite
durant toute sa vie. Car en dehors de la réalisation de copies d'oeuvres de la la
Renaissance Italienne, Rubens est intervenu également sur des originaux et des copies
réalisées par d'autres artistes en participant à améliorer leurs techniques de travail
et de dessin. C'est ce que montre cette exposition qui rassemble nombre de dessins
d'artistes italiens de l'époque, largement marqués par l'influence de Rubens.
Par ailleurs les oeuvres exposées prouvent que Rubens n'a pas simplement imité l'art
italien mais il a eu également un dialogue avec les artistes de cette époque par la
réalisation d'adaptations qui attirérent à lui des disciples et des collectionneurs
durant son vivant. Ces copies peintes n'ont jamais été vendues et les nombreux
dessins ont contribués à ses travaux d'études que Rubens a poursuivi de longues années
par un dialogue continu avec l'art italien en enrichissant ainsi sa propre créativité.
LONDRES : The National Gallery
" Vêtements et drapés en peinture "
Du 19 juin au 8 septembre 2002
Bien qu'il passe souvent inaperçu, le
tissu joue un rôle essentiel dans la peinture et au travers l'histoire de la peinture. Il
constitue un élément qui permet d'approcher et d'identifier l'époque, le sujet, le
style d'une composition réalisée par un artiste.
Cette exposition de la National Gallery explore certaines des manières dont les artistes
occidentaux ont employé les vêtements et les draperies en tant qu'éléments expressifs
dans la peinture depuis le milieu du XVème jusqu'au milieu du XXème siècle.
Par la présentation thématique qui en a été choisie, le visiteur peut effectuer une
visite panoramique au travers cinq siècles de peinture européenne.
La nudité d'abord depuis le moyen-âge,
représenté par des images de femme a montré l'influence indubitable de la mode d'une
époque. En effet les artistes ont peint le corps nu de la femme par la représentation,
qui était de peindre un idéal féminin au travers la forme créée par leurs vêtements.
Ainsi en peignant la femme, ils la peignaient sous une forme idéalisée dans une nudité
naturelle, dans des représentations qui étaient la manière de faire de l'époque.
Les peintres du XVIème siècle libérés des vêtements et des drapés, ont ensuite
commencé à accentuer l'existence du tissu, en lui donnant de la matière et du volume
afin de souligner l'impact émotif ou psychologique des compositions. Le drapé a
également commencé à apparaître dans les portraits. A partir de la deuxième partie du
XVIIème, le drapé est devenu un peu théâtral, dans des figures et des arrangements de
costumes soulignant les caractères des personnages dans leurs dimensions artificielles.
Avec l'époque romantique, c'est une impulsion nostalgique et un retour vers le
classicisme antique, dans un mouvement néo-classique faisant l'éloge de la simplicité
et la vertu. C'est ainsi que les vêtements et les drapés suggérent la finesse des
textures que l'on trouvait sur les statues grecques et romaines, tandis que les
vêtements masculins longtemps amples et associés à la tenue féminine, sont peu à peu
repensés et évoluent vers le costume simple et élégant .
Au XIXème siècle, les vêtements entre les femmes et les hommes se différencient, vers
des vêtements flamboyants pour les femmes, marqués de sensibilité, de sensualité
et d'émotion, d'imagination, tandis que pour l'homme la tenue reste sombre et
fonctionnelle.
La forme et le sentiment chez les peintres européens du début du XXème siècle ont
subordonné la représentation du vêtement à la représentation et au traitement formel,
traitant les habits comme n'importe quel autre élément de leur compsition. Ils les
utilisent comme des modèles de couleur, pour donner de l'émotion et de l'expression,
mais aussi pour produire des effets subjectifs aux compositions.
LONDRES : Tate Britain
" Matisse - Picasso "
Du 11 mai au 18 août 2002
Cette exposition
"Matisse-Picasso" qui rassemble quelques 130 oeuvres, peintures et sculptures de
deux des plus grands artistes de la peinture du XXème siècle, fait le pari de rassembler
deux peintres que tout opposait.
La force calme et déterminée de Matisse contraste avec la vitalité et le bouillonnement
de Picasso. Ce sont les tempéraments de l'homme du nord et de l'homme du sud, qui
rassemblés au travers de leurs oeuvres présentes ici, montrent le rapport ambigu et
opposé entre les deux artistes, où l'on voit au fil des toiles et des années passées,
que la modernité de la création n'a pas toujours été du côté de Picasso, au même
titre que le classicisme n'a pas toujours été du côté de Matisse.
Les oeuvres présentées face à face,
paysages, portraits et natures mortes, montrent non pas totalement une rivalité, mais une
émulation qui naît entre les deux artistes, à partir des années 1910, peu après que
Picasso et Matisse ne se soient rencontrés chez Gertrude Stein en 1906.
Matisse qui est de 12 ans plus âgé que Picasso, est alors déjà un peintre reconnu pour
son oeuvre fauviste, mais Picasso qui est né en 1881, apparaît déjà comme un peintre
surdoué.
Dès lors c'est un "échange" permanent entre les deux peintres, qui faute de ne
pas s'aimer, tout au moins s'observent dans l'évolution de leur art et se reconnaissent
une certaine admiration mutuelle.
Lorsque Matisse quitte Paris en 1917 pour s'installer à Nice, Picasso de son côté
s'engage davantage dans le mouvement surréaliste, ce qui éloigne davantage encore les
deux hommes.
Mais ils poursuivent par l'entremise de leurs oeuvres un dialogue passionnel, par lequel
ils se jaugent, se mesurent, se copient, en travaillant à distance, et dans le temps sur
des thèmes semblables. C'est ainsi par exemple qu'une oeuvre telle que " Les Trois
Musiciens " de Picasso " peinte en 1923, constitue une réponse à "La
leçon de piano" réalisée en 1916 par Matisse, une composition assez abstraite
faite de bandes de différentes couleurs, où semble transparaître sa critique, et sa
vision du cubisme.
Après la Seconde Guerre Mondiale, Picasso se rapproche de Matisse, en lui rendant
quelquefois visite, et en s'installant en 1948 à Vallauris, non loin de chez lui. La
guerre a apaisés les deux hommes, qui s'acceptent mutuellement dans leurs différences et
s'avouent leur admiration respective.
LONDRES : Royal Academy of Arts
" Paris, Capitale des Arts : 1900- 1968"
Jusqu'au 19 avril 2002
L'exposition " Paris, capitale des arts : 1900-1968 " réunit deux cents
quatre-vingts oeuvres en provenance des plus grands musées ou de collections privées du
monde entier, pour rappeler que durant près de soixante-dix ans, Paris fut le centre
mondial de la création artistique, avant que New York, à partir des années soixante ne
prenne le relais . La force créatrice, l'inspiration, le génie issu de
l'impressionnisme, convergent en provenance de différents pays, et fleurissent en ce
début du XXème siècle aux quatres coins de Paris : Montmartre, Montparnasse,
Saint-Germain-des-Prés et le Quartier Latin, où on assiste à l'émergence des plus
grands artistes, avec des toiles qui sont présentées ici au côté de réalisations
d'artistes moins connus, et qui deviendront les chefs d'oeuvres emblématiques que l'on
connaît.
C'est ainsi que se mêlent par exemple le "Portrait d'Olga", peint Picasso en
1923, au côté des oeuvres sombres de Marie Laurencin, et non loin de là, le tableau de
Marcel Duchamp de 1919, reproduisant la Joconde avec des moustaches, sous le titre
"LHOOQ", don de Duchamp à Louis Aragon au début des annnées 1930, ou encore
les dessins d'Antonin Artaud de 1946.
LONDRES : Hayward Gallery
" Paul Klee, la nature de la création "
Jusqu'au 1er avril 2002
La Hayward Gallery a réunit dans cette exposition qui constitue une véritable
rétrospective, une centaine d'oeuvres de Paul Klee (1879-1940), et présente la parcours
créatif de ce peintre qui a tant influencé l'art moderne.
En six étapes, depuis le voyage initiatique du peintre en Tunisie en 1914 avec Louis
Moilliet et August Macke, jusqu'à sa dernière période (1937-1940), où affaiblit
par la maladie le peintre, produit des compositions très épurées, le visiteur
découvre chaque étape du processus de création de Paul Klee, accompagnée par les
considérations de l'artiste sur l'art et sur la créativité, publiées à Bâle en 1956
.
Cette exposition montre comment Paul Klee a clarifié la notion d'abstraction au début du
XXe siècle, davantage que Picasso, Matisse, Braque Kandinsky ou Mondrian en démontrant
que les éléments que sont les formes, les couleurs, les lignes ne sont pas
seulement des outils servant à la composition, mais qu'ils sont des éléments
constituants par eux mêmes l'oeuvre.
Paul Klee très souvent commençait
d'abord par le dessin d'une grille, qui lui permettait de poser les formes et les lignes,
et qui lui donnait ensuite l'intuition et l'automatisme du graphisme à quoi s'ajoutait
ensuite l'expression figurative.
C'est ainsi que des oeuvres telles que " Le Jardin de Roses" peint en 1920,
" La Clé Brisée" réalisée en 1938 ou l' " Enlacement "
de 1939, qui sont d'authentiques chefs d'oeuvres sont présentes ici au nombre des oeuvres
qui ont été choisies, en provenance de différents musées allemands, au côté de
nombreuses oeuvres prêtées par la Fondation Paul Klee de Berne, qui illustrent la
période du peintre au Bauhaus.
LONDRES : Tate Modern
" Andy Warhol "
Jusqu'au 1er avril 2002
Cette grande rétrospective de la Tate Modern de Londres consacrée à Andy Warhol
(1928-1987), a pour but de mettre en avant les aspects les moins connus de l'oeuvre de
l'artiste surnommé le pape américain du Pop Art.
Considéré par certains comme le génial chroniqueur du mode de vie américain ou par
d'autres comme un artiste opportuniste exploitant l'image des célébrités, il reste
quinze ans après sa mort en 1987, un artiste controversé, qui ne laisse personne
indifférent.
Il est né en 1929 à Pittsburgh, mais n'arrive qu'assez tard dans le monde de l'art.
Cette exposition permet de découvrir ses premiers dessins, présentés ici selon un ordre
chronologique, les portraits qu'il réalise dans son atelier de New York dans les années
1950, mais aussi les oeuvres des années 1960 qui ont fait sa gloire, avec son "Elvis
Presley" en pose de cow-boy, ou encore son " Mao", son "Elizabeth
Taylor en Cléopâtre, et son "Jackie Kennedy" réalisée peu après
l'assassinat en 1963 du Président John Kennedy.
Le "Portrait de Marilyn
Monroe" avec ses 32 versions, et ses célèbres "Boîtes de soupe
Campbell's" de 1967, sont aussi présentes, de même que des oeuvres plus noires de
Warhol composées de séries de photos de presse illustrant la mort : une femme
gisant dans une voiture, un suicidé se jetant d'un immeuble, un corps dans une ambulance
accidentée, un pied écrasé sous les roues d'un camion, mais aussi des oeuvres beaucoup
moins connues de l'artiste, dans le domaine du film, et des vidéos.
Plus de 200 de ces oeuvres sont réunies dans cette rétrospective, représenatnt son
parcours sur une cinquantaine d'années, et qui montrent Andy Warhol chroniqueur et
critique souvent, mais faisant aussi souvent l'apologie cynique ou froide de la société
américaine, avec un regard nouveau, et affûté sur les travers et le temps de la vie
moderne : la gloire, le pouvoir, la richesse, le sexe, qui font de lui un témoin
spectateur de la réalité historique de son époque.
LONDRES : Tate Britain
"Exposed : The Victorian Nude "
Jusqu'au 27 janvier 2002
La Tate Britain présente une exposition intitulée "Exposed : The Victorian
Nude ", qui concerne les oeuvres d' artistes anglais du XIXème siècle, peintres et
sculpteurs, qui en pleine époque Victorienne, n'hésitent pas à montrer leurs
contemporains envahis de pensées érotiques, et qui représentent sans hésiter, femmes
et hommes, nus, dans de nombreuses compositions, qui venaient s'installer dans les
riches demeures des lords et des banquiers de l'époque.
C'est ainsi qu'avant de s'éclipser devant la déferlante de la mode impressionniste qui
préfèra la peinture et le plein air, les sensations et les impressions, davantage que la
suggestion des drapés des bains turcs, des nus voilés en atelier, et de la sculpture,
cette tendance connaissait un véritable succés avec les peintures par exemple de
nombreux nus sensuels, suggestifs, troublants, lascifs, érotiques, mais aussi parfois
impudiques, indécents, ou pervers, la fin de siècle approchant.
Les oeuvres de peintres tels qu' Arthur Hacker
(1858-1919), Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), Joseph Noël Paton (1821-1901), Herbert
Schmalz (1857-1935), mais encore d' Alma Tadema, de Sargent, de Burne-Jones, de
Calderon, de Whistler, ou John Everett Millais, présentés à la Tate Britain,
témoignent de cette période de la peinture et de l'art du XIXème siècle, en réaction
contre la sévérité de l'ère victorienne, mais en proie aussi aux questions de
moralité, de sexualité et de désir .
L'exposition de la Tate Modern de Londres, " Surréalisme : désir illimité
", nous montre ce que fût
l' effervescence créatrice des surréalistes en littérature et dans les arts plastiques,
mais aussi dans le théâtre, le cinéma, la photo, la publicité, jusqu'à leurs
positions dans l'action politique.
Toiles, photographies, culptures, dessins, textes et films réunis dans le cadre de cette
exposition, montrent combien les surréalistes ont pu devoir à la psychanalyse de Sigmund
Freud, et à ses disciples, tel Adler ou Jung, qui ouvrirent à la connaissance l'âme
humaine, par la découverte de l'insconscient.
André Breton et Louis Aragon se rencontrent pendant la guerre, en 1917, alors qu'ils
étaient mobilisés au Val-de-Grâce, en tant qu'étudiants en médecine. Ils découvrent
les secrets de l'inconscient, et se révoltent contre l'horreur et l'absurdité de la
guerre, dans leur apprentissage de la médecine, et s'insurgent tous deux contre le
pragmatisme et le rationalisme, pour porter en avant leur croyance avant tout à la vie,
et à l'esprit de l'homme. D'abord par l'écriture, mais ensuite par la peinture,
les jeunes artistes explorent les expériences de la beauté, de l'amour, de la
sexualité, de l'érotisme, de l'insconscient, par diverses méthodes.