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Mai 2008
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EXPOSITIONS PASSEES
AUTOUR DU MONDE
Année 2001


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EXPOSITIONS PARIS et ILE DE FRANCE || EXPOSITIONS FRANCE et REGIONS || EXPOSITIONS AUTOUR DU MONDE

 || Le mONDE dEs ARTS ||
AFRIQUE DU SUD

CAPE TOWN
South Africa National Gallery
" Marc Chagall  - The light of Origins"
Jusqu'au
14 janvier 2001

Marc Chagall : " Résistance "  (détail) 1937-1948   © Musée National d'Art Moderne Paris

Cette exposition hautement symbolique consacrée à Marc Chagall (1887-1985) regroupe de nombreuses peintures, lithographies, aquarelles et tapisseries.

lIIustration :
Marc Chagall : " Résistance "  (détail du Tryptique Résistance- Résurrection-Libération) 1937-1948  
©
Musée National d'Art Moderne Paris


LE CAP : South African National Gallery
http://www.museums.org.za

ALLEMAGNE

BERLIN : Musée du Bauhaus
" Les Enfants de l'Ange "
Jusqu'au 15 octobre 2001


Friedl Dicker-Brandeis (1898-1944), artiste juive et autrichienne, décoratrice, architecte, peintre et tapissière surnommée "l'Ange" par des enfants juifs du camp de concentration nazi de Theresienstadt, se voit rendre hommage à Berlin par cette une exposition qui présente quelque 200 tableaux peints par les enfants juifs de Theresienstadt.
Friedl Dicker-Brandeis, qui nait à Vienne en 1898, meurt le 9 octobre 1944 assassinée par les nazis au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, après deux ans passés au camp de concentration de Theresienstadt, aujourd'hui Terezin, en République tchèque, où matricule 548, et enseignant le dessin et la peinture, elle essaie de faire oublier aux enfants, ses co-détenus, l'enfer de l'univers concentrationnaire.
Organisée par le Centre Simon Wiesenthal, du nom du chasseur de criminels de guerre nazis, basé à Los Angeles en Californie, cette exposition présente 200 tableaux et dessins des enfants, ainsi que des documents personnels, tableaux, dessins, maquettes de décors, tapisseries, textiles, objets, photos, lettres, qui de par le monde, qui ont pu être retrouvé concernant Friedl Dicker-Brandeis et son oeuvre.
Friedl Dicker-Brandeis, à Vienne, choisit très tôt la voie artistique. Elle suit les cours du peintre Johannes Itten, l'un des principaux et théoriciens de l'Ecole du Bauhaus, qu'elle rejoint en 1919 . à Weimar. Là, elle prend sa place auprès de Walter Gropius, Wassily Kandinsky, Paul Klee, avant que d'être cataloguée par le nazisme avec bien d'autres, d'artiste "dégénérée". Elle est arrêtée et déportée à Theresienstadt en décembre 1942 ,"camp-modèle" aux apparences d'une petite ville avec des magasins, des cafés, un théâtre, un orchestre, des jardins, des écoles, servant aux nazis de vitrine de respectabilité pour mieux cacher au monde l' extermination des juifs. Au total, entre 1941 et 1945, ce sont 140.000 Juifs qui auront été parqués dans ce camp de Bohême-Moravie, dans lequel 35.000 d'entre eux y sont morts et 90.000 autres auront été conduits vers les chambres à gaz.

IIIustration : Friedl Dicker-Brandeis : "Autoportrait en automobile" 1940 © Coll. Part

BERLIN : Martin Gropius Bauhaus : http://www.berlinerfestspiele.de


Friedl Dicker-Brandeis : "Autoportrait en automobile" 1940 © Coll. Part
ALLEMAGNE

BERLIN : Musée Die Bruecke
Gruenewald - Berlin
" Die Bruecke "
Jusqu'au 24 juin 2001

Le Musée "Die Bruecke",  rassemble pour la première fois dans une exposition , les oeuvres les plus représentatives  des peintres du collectif "Die Bruecke"- Le Pont-, qui ont été les précurseurs de l'expressionisme allemand. Ce sont 150 toiles, dessins et aquarelles qui ont été choisis et présentés ici, parmi une collection d'oeuvres, composée au total de près de 400 huiles et de plus d'un millier de dessins.
Ce collectif  crée en 1905 par de jeunes peintres, dont Karl Schmidt-Rottluff, Ernst Ludwig Kirchner, Erich Heckel et Fritz Bleyl à Dresde et rejoint ensuite par Max Pechstein, Otto Mueller et Emil Nolde, veut se définir comme "un pont vers de nouvelles rives".
Influencés dans un premier temps par le  travail pictural de Vincent Van Gogh et la tension des toiles d'Edvard Munch, ces différents artistes expriment rapidement leur propre style,  en outrageant les formes et en utilisant des couleurs brutes et violentes pour exprimer "directement et authentiquement" leurs impressions, selon leur propre devise.
Ils se laissent conduire par leurs impulsions et leurs sentiments intérieurs. Ils considérent que la forme est expressive lorsqu'elle est distordue et créée dans l'instant, et la couleur bien plus parlante quand elle est brute et spontanée. C'est ainsi que les portraits  peuvent prendre des couleurs vertes, les yeux être teintés de jaune, avec les cheveux rouges, et les paysages faits de montagnes bleues et d'ombres roses, alliés à des contours déformant les traits des figures et les tracés des paysage. Ces artistes se qualifient eux mêmes de "jeunes sauvages" et de "révolutionnaires" à une époque où l'ordre prussien vante ordre et discipline. La liberté se manifeste aussi dans le choix des scènes, inspirées par l'expression d'un idéal du retour de l'homme à la nature, rêvé par Nietzsche, mêlée d'un sentiment de lassitude et de ressentiment à l'égard de la civilisation ressentie par les artistes de cette époque
A partir de 1911, la solidarité de ces peintres se détériorent, attirés qu'ils sont pour certains, par la vie urbaine de Berlin, la fièvre de ses nuits et les nouvelles tendances de l'art comme le futurisme italien et le cubisme français. Les toiles de cette période témoignent de l'évolution du style, partagé entre ces différentes tendances et le changement apporté par l' environnement et le cosmopolitisme de la ville. Les formes arrondies, et les couleurs chaudes disparaissent, ainsi par exemple chez Kirchner dont la palette s'assombrit, les formes se compriment, et s'écrasent dans une atmosphère menaçante et comme annonciatrice de la Première Guerre mondiale, qui survient un an après la dissolution du collectif "Die Bruecke" en 1913.

Illustration : Erik Heckel : " Fillette Debout "  1910   Gravure sur bois avec couleurs  54,1 x 40 cm   © Coll. Part.

Erik Heckel : " Fillette Debout "  1910    © Coll. Part.

ALLEMAGNE

TUBINGEN : Kunsthalle
Philosophenweg 76- Tübingen (tél : + 49 70 71 96 910)
" Le Douanier Henri Rousseau : Passeur de la Modernité"
Jusqu'au 17 juin 2001

Henri Rousseau : " Un Soir de Carnaval " 1886 © Museum of Art Philadelphie 

Employé à l'octroi de Paris, et douanier donc, Henri Rousseau, en total autodidacte dans la peinture, cherchera dès 1885 à participer à tous les salons dont le plus notoire " Les Indépendants", pour faire reconnaître son style naïf qui le tient éloigné de tous les standards de la peinture de son époque, des circuits officiels, et lui vaut l'ironie de tous les critiques. Il a une admiration totale pour la peinture académique, et de Bouguereau en particulier, dont il s'efforce d'imiter le réalisme et le détail des compositions. Cela se traduit chez lui par des scènes bien éloignées, des scènes mythologiques qui inspirent les peintres qu'il admire.Ce sont des scènes de sa vie quotidienne, de son imagination rêveuse, ou de ses visions fantaisistes, qu'il peint et qui ne répondent à aucune norme esthétique ou technique de l'époque : les perspectives sont écrasées, les proportions sont absentes, les dessins sont soulignés de traits, les couleurs sont vives, les objets sont juxtaposés sans réelle règle de composition. "Un Soir de Carnaval "en 1886, lui permet de se faire connaître dans un genre de composition libre, réaliste, et naïve qui parvient a séduire Alfred Jarry et Guillaume Apollinaire, car il échappe aux critères esthétiques communs. Rousseau parvient à séduire aussi Delaunay, Picasso, mais aussi Kandinsky qui voit en lui le parfait contrepoint réaliste et primitif de l'abstraction et de  la vision théorique qui est la sienne. Cette exposition montre combien Rousseau fût en effet le passeur vers la modernité et par là vers l'acceptation d'un art libre sans unité de lieu, de temps ou de perspective.

Illustration : Henri Rousseau : " Un Soir de Carnaval " 1886 Huile sur toile 116 x 89 cm ©
Museum of Art Philadelphie 

ALLEMAGNE

MANNHEIM : Reiss Museum
" L'Or des Princes Barbares "
Jusqu'au 04 juin 2001

Appliques de harnais de selle d'Apaphida II  à têtes d'aigles  © Musée Nationalm de Roumanie Bucarest

Plus de 600 objets divers et précieux réunis dans cette superbe exposition, où l'on peut découvrir les bagues, colliers, boucles d'oreilles, fibules, épingles à cheveux, boucles, miroirs en bronze, peignes en os, vaisselles, et ustensiles ou armes diverses ayant appartenus aux tribus des Huns, des Ostrogoths et autres Wisigoths de l'époque des Grandes Invasions durant les IVème et Vème siècles de notre ère.

Illustration :
Appliques de harnais de selle d'Apaphida II  à têtes d'aigles. Or , grenats cloisonnés, yeus incrustés en verre   © Musée Nationalm de Roumanie Bucarest


 

 

 

ALLEMAGNE

BERLIN : Musée Hamburger Bahnhof
" Luc Thyman, Peintre de la cruauté "
Jusqu'au 13 mai 2001


image non disponible

Le peintre belge Luc Tuyman, retrace la douloureuse histoire de l'Allemagne et la Shoah, dans les murs du Musée Hamburger Bahnhof à Berlin, par une exposition de peintures et de portraits directement inspirés des photographies des magazines de propagande de la Wehrmach, ou de celles des bourreaux nazis.
Ce sont d'abord des lieux : des chambres à gaz, des dortoirs de déportés, le quartier général du parti nazi, qui se traduisent par des ombres, des taches, des lignes, des points, pour souligner l''horreur du régime, apposées par le peintre sur des photographies copiées ou  collées sur des toiles.
Ce sont aussi des portraits, inspirés de photographies du magazine Signal, qui publiait des reportages photographiques des fronts, et qui était distribué à partir de 1940 en Allemagne et dans les pays occupés. Les taches, les couleurs, les traits de peinture rendent les personnages et les lieux méconnaissables, mais les personnages sombres, les visages effacés, et les choses floues baignent dans des ombres et des formes indéfinies dont le mystère est lourd d'images plus réelles : une silhouette grise au visage fondu dans la pénombre, représente Himmler, chef de la Gestapo, un  skieur tombé dans la neige au visage dur et blanc représente Albert Speer, l'architecte d' Hitler, la photographie de Reinhard Heydrich, l'organisateur de l'extermination juive, est collée dans un décor de bureau, pourvue des lunettes de soleil, dans un regard vide.
Les identités floues de ces lieux et de ces hommes en font des images de la honte, selon Luc Tuyman, qui a choisi d'interpréter et de traiter les documents historiques comme sujets d'art, tout en étant obsédé par l'impossibilité de représenter la cruauté telle quelle fût.


ALLEMAGNE

HAMBOURG : Hamburger Kunsthalle
" Emil Nolde : Légende, Vision, Extase "
Jusqu'au 04 mars 2001

Cette exposition est composée autour de 70 tableaux, peints par Nolde entre 1909 et le milieu des années 20 sur le thème de la religion et de la foi . Ces peintures religieuses montrent une grande intensité  expressive et indiquent dans certaines de ses peintures figuratives une recherche pour une compréhension spirituelle plus profonde. Les peintures religieuses ont marqué le début d'une nouvelle phase artistique chez Nolde, non seulement en termes de contenu mais aussi avec de nouvelles possibilités d'expressions stylistiques influencée par l'Impressionisme. Il s'est concentré sur la représentation des visions intérieures au lieu de la reproduction des impressions sensorielles, a préféré les extrémités du spirituel à la description des sujets quotidiens et a remplacé la fluidité de la forme par des couleurs intenses. Nolde on le voit dans certaines de ses toiles, présentes ici, qu'il ne s'est pas intéressé à la religion dans un sens conventionnel, mais plutôt du point de vue de l' extase.

Illustration : Emil Nolde: " Jeune Couple "  1931-1935   Aquarelle sur carton  53 x 37 cm   © Coll. Tyssen Lugano


Emil Nolde " Jeune Couple "  1931-1935  Aquarelle sur carton © Coll. Tyssen Lugano

ALLEMAGNE

NUREMBERG : Germanisches National Museum
Kartäusergasse Nuremberg
" Albrecht Dürer, gravures"
Jusqu'au 09 janvier
2001

Albrecht Dürer (1471-1528) était fils d'orfèvre à Nuremberg. Au lieu de succéder à son père, dans son noble métier, il préfère s'interrese à la gravure et voyager. Il rencontre à Venise certains des maîtres de l'humanisme et de la Renaissance et décide par son art, allié au développement de l'imprimerie, d'ouvrir son pays à ce renouveau des idées et des arts. Il diffuse ainsi ses gravures faites de scènes allégoriques, de scènes bibliques, mais aussi des portraits, au travers l'Allemagne et les pays du nord. Ce sont près de 300 de ces gravures que l'on nous propose de découvrir ici en provenance de collections privées.

lIIustration :
Albrecht Dürer : " Malancolia  " 1514   © Coll. Part.

Albrecht Dürer : " Malancolia  " 1514   © Coll. Part.

AUTRICHE

VIENNE : Bank Austria Kunstforum
" Kazimir Malévitch"

Jusqu'au  02 décembre 2001

Kasimir Malévitch : "  Un anglais à Moscou " 1914 Huile sur toile 88  x 57 cm. © Stedelijk Museum Amsterdam


Cette rétrospective consacrée au peintre russe Kazimir Malevitch (1878-1935), constitue l'une des plus importantes expositions jamais organisées hors de Russie sur cet artiste de l'avant-garde russe.
Ce sont 120 oeuvres qui ont été réunies, en provenance pour la plupart du Musée d'Etat de Saint Petersbourg, pour permettre de mieux connaître le parcours de ce peintre, qui fût contraint de modifier les dates de ses oeuvres pour essayer d'échapper à la censure communiste et stalinienne.
Malevitch qui a participé aux premiers moments de la révolution russe en 1905 est un peintre engagé, qui se met au service de la révolution. Ses premiers tableaux figuratifs, inspirés de la vie paysanne, et marqués par l'expressionnisme, le fauvisme, et le cubisme, sont des hymnes à l'homme et à l'humanité.
A partir de 1915, il s'engage dans l'art abstrait. Il présente pour la première fois en 1915 à Saint Petersbourg, dans une exposition intitulée "0,10", qui fait scandale, des tableaux composés de  multiples formes géométriques sur des fonds blancs, et invente le "suprématisme", qu'il expose dans un manifeste, dans lequel il écrit que le primat en tout est l'émotion, et que celle-ci doit être au dessus de toute autre considération artistique, et hors même de la réalité. Son oeuvre la plus "radicale " est " Carré Noir sur Fond blanc", peinte en 1913 qui est une rupture totale, voire nihiliste avec l'art ancien, qu'il ne considère être que des reproductions de la nature. L'art pour lui n'a d'autre fin que son propre but, à partir de ses propres formes, de ses propres matières, de ses propres couleurs.
Elu député au soviet de Moscou en 1917, et Directeur de l'Institut d'Etat pour les arts à Léningrad en 1924, il poursuit des recherches qui viennent s'opposer aux principes du réalisme socialiste. Son institut est fermé en 1929, et il est même emprisonné pendant quelques mois, en 1930. Pour ne pas être condamné au reproche d'anticonformiste, il antidate ses tableaux de sa dernière période, à partir de 1920 où il revient au figuratif, pour faire croire aux autorités, qu'en fait il est toujours resté proche de la peinture figurative, même dans ses périodes abstraites
Cette exposition nous fait découvrir des tableaux, des dessins, des objets, et des esquisses d'architectures qui présentent toutes les facettes de cette oeuvre en quête d'absolu, mieux connue  depuis les années de la perestroïka, du fait que ses oeuvres avaient pour une partie été reléguées dans les réserves des musées soviétiques

lIlustration : Kasimir Malévitch : "  Un anglais à Moscou " 1914 Huile sur toile 88  x 57 cm. © Stedelijk Museum Amsterdam

VIENNE :  Bank Austria Kunstforum http://www.kunstforum-wien.at

 

 

 

 

BELGIQUE

BRUXELLES : Palais des Beaux Arts
Palais des beaux-arts - Annexe   Ravenstein, 23 Bruxelles (Tél: 2 507 84 66 )
" Marcel Broodthaers : l'homme de lettre à la conquête de l'espace"
Jusqu'au 10 juin 2001

Le Palais des Beaux Arts de Bruxelles consacre actuellement un importante rétrospective à l'artiste belge Marcel Broodthaers (1924-1976), qui demeure l'une des figures majeures de la deuxième moitié du XXème siècle et dont l'oeuvre met en question le statut et le rôle de l'art.
Cette exposition qui présente quelques 200 pièces, rend compte aussi des multiples formes du travail de cet artiste qui a su utiliser tour à tour la peinture, la sculpture, l'assemblages d'objets, la photographie, les textes, le film, et met en lumière le rôle important de l'écrit dans son oeuvre : Extraits de textes, de poèmes, de réflexions et jeux d'écriture parsèment en effet les oeuvres de l'artiste.
Marcel Broodthaers, dans les années 60, travaille des series de créations insolites en utilisant des matériaux ordinaires, comme des coquilles de moules collées sur des grandes toiles ou entassées dans d'énormes récipients, ou des morceaux de charbon ou des coquilles d'oeufs.
Dans les années 70 son art devient plus conceptuel . Cette structure qu'il met sur pied en 1968 à Bruxelles, sous le nom de "Musée d'Art Moderne, Département des Aigles" devient le point de départ d'une série d'expositions où il se questionne sur l'art, sur sa fonction, et s'interroge sur l'idée d'oeuvre d'art, sur la place de l'art dans la société, et sur les liens entre l'art et le commerce.


image non disponible

BELGIQUE


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BRUXELLES  : Musées Royaux d'Arts et d'Histoire
Parc du Cinquantenaire Bruxelles
" Les Joyaux Méconnus de Russie
Jusqu'au 1er avril  2001

Plus de 1600 bijoux, médailles, pierres et objets d'orfévrerie, témoins de la magnificence et de la richesse des Tsars de Russie, sont réunis dans cette exposition exceptionnelle du Musée du Cinquantenaire. On y découvre des gemmes uniques, mais aussi des créations de Bolin ou de Fabergé et autres objets de joailleries en provenance des ateliers de Moscou ou de St Pétersbourg acquis durant son règne par la famille tsariste.

BELGIQUE

LIEGE : Salle Saint Georges
" Picasso : Les Représentations du Visage
Jusqu'au 31 janvier 2001

Pablo Picasso : " Portrait de Lola "  1899  © Coll. Part.

La représentation du visage n'a cessé d'obséder Pablo Picasso, tout au long de son oeuvre. C'est le thème de cette exposition présentée par la ville de Liège laquelle a réunit près de 150 oeuvres
(dessins, gouaches, sculptures et huiles), depuis l'année 1899 avec un portrait de "Lola", jusqu'en 1971, soit deux ans avant sa mort, avec la série des mousquetaires et des arlequins.
L' évolution picturale apparait dans les portraits de ses compagnes successives réalisés par le peintre : Fernande d'abord, puis Marie-Thérèse, Dora Maar, et Françoise Gilot. L'exposition présente ainsi de manière alternée une série de portraits de Marie-Thérèse et de Dora Maar  réalisés entre les années 1920 et 1940 mettant en évidence  leurs personnalités radicalement opposées.
L'ensemble de l'exposition a été construite autour de la seule toile de Picasso conservée dans les collections publiques en Belgique, "La Famille Soler" acquise en 1939 par le Musée d'Art moderne et d'Art contemporain de Liège et qui figure parmi les vingt tableaux les plus célèbres de l'artiste.

Illustration : Pablo Picasso : " Portrait de Lola "  1899  sépia sur papier  23,1 x 17 cm   © Coll. Part.

CANADA

MONTREAL : Musée des Beaux Arts
" Picasso érotique"

Pavillon Michal et Renata Hornstein
1379, Rue Sherbrooke Ouest  Montréal - Tél : (514) 285-1600

Jusqu'au 23 septembre 2001

Pablo Picasso : " Nu féminin" 1901 Huile sur toile 70 x 90,2 cm © Musée National d'Art Moderne Centre Georges Pompidou  Paris

Après sa présentation à la Galerie Nationale du Jeu de Paume à Paris, l'exposition "Picasso érotique" s'est installée à Montréal au Musée des Beaux Arts pour montrer des peintures qui en leur temps ont parfois fait scandale .
Ce sont plus de trois cents oeuvres, peintures, gravures, croquis, sculptures, dessins et céramiques qui sont réunis à l'occasion de cette exposition consacrée à la dimension de l'érotique dans l'oeuvre de Picasso dont près d'un tiers n'ont jamais été présentées .
Les oeuvres présentées ici : femmes nues, étreintes, baisers, phallus, accouplements,  sont à peu de chose près les mêmes qu'à Paris, mais la présentation de Montréal est fondamentalement différente.
La présentation classique et chronologique de Paris a été délaissée au profit d'une mise en scène de l'oeuvre, et d'un voyeurisme, avec des cloisons courbes, des trous de serrure pour apercevoir les oeuvres les plus osées, des fentes dans les cloisons pour souligner telle ou telle dimension érotique d'une toile ou d'une sculpture.
Accompagnées parfois de photos ou d 'extraits de vieux films érotiques, les oeuvres sont traitées dans leur contexte réél, non comme des expressions purement esthétiques et intellectuelles, mais comme réalité des différents moments vécus par l'artiste au cours de sa carrière. Le public découvre ainsi que la célèbre toile "Les Demoiselles d'Avignon", s'appelait à l'origine de l'aveu même de   Picasso  "Le Bordel d'Avignon". De même que certaines oeuvres sont présentées dans des salles obscures par allusion aux scènes de maisons closes, mais aussi à des oeuvres qui ont influencé le peintre, tel Degas, ou encore une gravure de Rembrandt  intitulée  "La Femme qui pisse", présentée en regard de "La Pisseuse surprise par deux vieillards" de Picasso.
Ont été mis particulièrement en valeur ainsi les éléments qui alimentent le regard, le fantasme et le plaisir, dans l'art du peintre et dans l'évolution du mécanisme entre l'exhibitionnisme et le voyeurisme tout au long du parcours artistique du maître catalan .

lIlustration : Pablo Picasso : " Nu féminin" 1901.Huile sur toile 70 x 90,2 cm. © Musée National d'Art Moderne Centre Georges Pompidou  Paris
MONTREAL : Musée des Beaux Arts http://www.mbam.qc.ca


CANADA

MONTREAL : Musée des Beaux Arts
3400, Avenue du Musée
" De Dürer à Rembrandt "
Jusqu'au 04 février 2001

Rembrandt  " Sarah se plaint de Agar à Abraham " ©  Coll. Musée Bonnat Bayonne

Cette exposition du Musée des Beaux Arts rassemble une sélection d'oeuvres de la collection permanente du Musée pour porter  témoignage de l'incidence de la gravure sur l'évolution de l'art en Europe sur l'imaginaire populaire des époques où ont vécu ces artistes. La découverte des procédés de gravure, au quinzième siècle, a permis par exemple de diffuser des images publiquement et a permis  aux artistes de se faire connaître entre eux. L'exposition retrace l'évolution des différentes techniques au travers vingt-six estampes réalisées par des maîtres tels que Israel Van Meckenem, Albrecht Dürer, Jacopo de Barbari, Federico Barocci, Jacques Callot, Claude Lorrain et Rembrandt, entre autres.

lIlustration : Rembrandt  " Sarah se plaint de Agar à Abraham " Dessin à la plume 19 x 30,4 cm  ©  Coll. Musée Bonnat Bayonne

CANADA

TORONTO : Art Gallery of Toronto
317 Dundas Street West Toronto
Matisse, la collection du Musée des Beaux-Arts de Baltimore"
Jusqu'au 14 janvier 2001

Henri Matisse  : "l'Homme Nu - Le Serf "  1900  © Coll. Part.

Grand Maître de la peinture moderne, Matisse a inventé une manière d'utiliser les couleurs qui s'inspire beaucoup des motifs et des impressions textiles."Je ne peins pas des femmes mais des images", remarquait l'artiste qui montra toujours son souci du réel dans ce siècle livré à l'abstraction. Cette exposition offre un regard sur les cinquante années de la carrière de Matisse, avec une trentaine de peintures, une  vingtaine de sculptures, des dessins et un livre illustré.
Une part importante est consacrée au "Grand nu allongé", à ce moment des années 30 où Matisse utilise la photographie pour mieux parvenir à l'achèvement de son oeuvre. Matisse photographiait en effet les différentes étapes de sa création, ( vingt-deux étapes furent nécessaires pour le "Grand nu allongé") et travaillait en épinglant les clichés sous ses yeux pour mieux visualiser les options qu'il avait envisagées.
D'autres toiles essentielles sont aussi présentes dans cette exposition telles que "Le Nu bleu" peinte en 1907, "Le Grand Nu Allongé", intitulé à l'origine Le Nu Rose de 1935), "La Robe Jaune" de 1929 et "L'Odalisque au miroir" de 1923, ainsi que parmi les sculptures " Le Serf ", exécuté d'après le modèle masculin Bevilaqua, qui posa aussi à diverses reprises  pour Rodin.

Illustration : Henri Matisse  : "l'Homme Nu - Le Serf  "  1900  Huile sur toile 100 x 72 cm © Coll. Part.

ESPAGNE

BARCELONE : Fondation La Caixa
" Afghanistan, une histoire millénaire "

108 Paseo San Juan, Barcelone.
Jusqu'au 23 décembre 2001


Cette exposition intitulée "Afghanistan, une histoire millénaire" permet de découvrir le richissime patrimoine culturel et artistique de l'Afghanistan, en partie détruit par trente ans de guerre et par le régime des Talibans depuis des années.
Ce sont 230 oeuvres d'arts en provenance de collections privées et de nombreux musées, tels que le Musée de l'Homme et le Musée Guimet de Paris, le Museum fur Indische Kunst de Berlin, et le Musée de l'Hermitage de Saint Peters bourg qui sont présentées ici au public. Elles permettent de voir la richesse culturelle de ce pays et de comprendre l
' évolution de son histoire depuis l'Antiquité, dans une présentation qui met en relief au travers un panorama du patrimoine afghan, les périodes particulières des arts gréco-bouddhiques, dont les bouddhas de Bamyan étaient la représentation la plus symbolique, et celles de l'islamisation de l'Afghanistan à partir du XVème siècle.

Boudha géant de Bamiyan  Afghanistan  ©

C'est au début de cette année que l'organisation de cette manifestation a été décidée par la Fondation Caixa, au moment où les Talibans ont mis à exécution à l'aide d'explosifs la destruction des Bouddhas géants du Vème siècle, sculptés dans la falaise de la vallée de Bamyan, au centre du pays.

ESPAGNE

MADRID : Musée du Prado
P° del Prado s/n. 28014 Madrid - Tél : (91) 330 28 00. 330 29 00
" Murillo : enfance "
Jusqu'au  09 décembre 2001


Cette exposition est dédiée au thème de l'enfance chez Bartolomé Estaban Murillo (1617-1682), qui est considéré comme l'un des grands maîtres de la peinture baroque espagnole.
Ce sont une quinzaine d'oeuvres qui ont été réunies, parmi les oeuvres les plus importantes de l'artiste sévillan :dont des scènes qu'elles soient religieuses ou profanes, qui constituent de véritables chefs-d'oeuvre de la peinture de l'enfance .

MADRID : Musée du Prado : http://www.museoprado.mcu.es
   /  http://www.mcu.es/prado


ESPAGNE

VALENCIA : Musée des Beaux Arts
" La Renaissance Méditerranéenne :
Jusqu'au 02 septembre 2001

Cette exposition sur la Renaissance Méditerranéenne, et qui est la prolongation de l'exposition du Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid a pour objet, au travers d'une centaine d'oeuvres, d' illustrer les voyages des artistes, les itinéraires  et les influences mutuelles de leurs oeuvres en Italie, France et Espagne au cours du XVe siècle.
Ces 102 tableaux, dont des oeuvres de Van Eyck, de Van der Weyden, de Berruguete ou de Jean de Flandres, en provenance de différentes collections publiques et privées d'Europe et du monde, mettent  en évidence les différences entre les différents peuples de la Méditerranée et le fait que la culture naît des différences, de la confrontation et des échanges entre ces peuples.

IIIustration : D'après Rogier Van der Weyden  "Saint Luc dessinant le portrait de la Vierge  " copie fin du XVème
Huile sur panneau de chêne  133 x 107 cm © Musée Groeninge  Bruges - Belgique



D'après Rogier Van der Weyden  "Saint Luc dessinant le portrait de la Vierge  " copie fin du XVème Huile sur panneau de chêne  133 x 107 cm © Musée Groeninge  Bruges - Belgique

ESPAGNE

MADRID : Musée Thyssen- Bornemisza
" La Renaissance Méditerranéenne :
Jusqu'au 06 mai 2001

Cette exposition sur la Renaissance Méditerranéenne a pour objet, au travers d'une centaine d'oeuvres, d' illustrer les voyages des artistes et les itinéraires de leurs oeuvres en Italie, France et Espagne au cours du XVe siècle.
Ces 102 tableaux, dont des oeuvres de Van Eyck, de Van der Weyden, de Berruguete ou de Jean de Flandres, en provenance de différentes collections publiques et privées d'Europe et du monde, soit du Metropolitan de New York, de la National Gallery of Art de Washington et de Melbourne, du Musée d'Art de Cleveland  et de Princeton, des musées ou galeries de Florence, Bologne, Venise, Berlin, Francfort, de la Bibliothèque Nationale de France ou du Louvre, ou encore de cathédrales comme celle de Valence, sont toutes remarquables et précieuses pour leur rareté et leur représentativité pour le XVe siècle. Ce sont principalement des peintures sur bois mais il y a aussi des incunables, des sculptures et des textiles, qui représentent la Renaissance Méditerranéenne en une même exposition et mettent  en évidence les différences entre les différents peuples de la Méditerranée et le fait que la culture naît des différences, de la confrontation et des échanges entre ces peuples.
L'exposition concue selon un ordre chronologique est composée de trois parties représentant chacune des phases de l'évolution artistique du XVe siècle.
Une première partie, "la Méditerranée Cosmopolite", qui est dédiée à l'art gothique et aux relations entre les cours française, hollandaise, italienne et les centres germaniques de 1390 à 1440, souligne l'influence italienne et l'importance à l'époque des villes de la côte méditerranéenne espagnole comme Valence.
La deuxième partie, "la Méditerranée Bipolaire", illustre ce que futrent entre 1440 et1460 les deux grandes évolutions artistiques du moment avec le naturalisme des Pays-Bas et l'introduction de la technique de la peinture à l'huile ainsi que le développement de la perspective qui s'étend de l'Italie vers l'ensemble de la Méditerranée occidentale.
La troisième et dernière partie, "la Méditerranée Plurielle" montre entre 1460 et 1500 la fusion de la perspective avec l'art français et flamand, dont l'oeuvre picturale de Jean de Flandres ou de Pedro Berruguete représente la synthèse de ces influences.


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ESPAGNE

MADRID :  Museo Thyssen-Bornemisza
" Explorer l'Eden : les paysages américains du XIXème"
Jusqu'au 14 janvier 2001

Thomas Cole : "Paysage au tronc d'arbre " 1826 © Providence Museum of Art Rhode Island

Cette exposition propose un voyage au travers la peinture paysagiste américaine du XIXe siècle, qui reste encore assez méconnue en Europe malgré l' influence sur la tradition paysagiste anglo saxonne de la peinture occidentale.  L'ensemble des oeuvres rassemblées ici sont présentées selon un parcours chronologique, allant du romantisme au naturalisme,  et de Thomas Cole, le père du paysagisme nord-américain, à celle de Winslow Homer, peintre annonciateur de l'art moderne.

Illustration : Thomas Cole : "Paysage au tronc d'arbre " 1826 Huile sur toile
67,3 x 82,6 cm © Providence Museum of Art Rhode Island

MADRID : Museo Thyssen Bornemisza
http://www.offcampus.es


ETATS UNIS

BALTIMORE : Musée des Beaux Arts
" Matisse. La collection des soeurs Cone"
Jusqu'au 30 septembre 2001

Plus d'une centaine d'oeuvres d'Henri Matisse sont présentées au Musée des Beaux-Arts de Baltimore aux Etats Unis, qui conserve la fabuleuse collection des soeurs Cone. Composée de plus de 3.000 pièces diverses, dont environ 500 oeuvres de Matisse et quelque 113 oeuvres de Picasso, qui ont été léguées il y a cinquante ans au Baltimore Museum of Art, cette collection est désormais mise en valeur après deux ans de restauration et après la rénovation du Musée des Beaux-Arts de Baltimore
Ainsi le "Nu Bleu - Souvenir de Biskra " de 1907, le grand "Nu Couché" réalisé en 1935, "Robe Violette et Anémones" ou le "Corso Fleuri de Nice " de Matisse sont présentés dans la "Galerie Cone" qui a été considérablemnt agrandie . De nombreux dessins et esquisses, permettent aussi de suivre le parcours de Matisse (1869-1954), influencé par Cézanne, à ses débuts, puis inspiré par le "fauvisme", jusqu'à sa passion pour les "odalisques" de sa dernière période niçoise.
Cette exposition présente aussi Matisse le sculpteur, avec des oeuvres comme "Le Jaguar", "Le Serf", "La Serpentine", un nu allongé, ou le buste "Tiari", réalisé après un voyage à Tahiti.
A côté d'oeuvres impressionnistes, la galerie présente également quelques oeuvres sur papiers du jeune Picasso, sur le thème des saltimbanques.
Etta (1870-1949) et Claribel Cone (1864-1929) filles d'une famille d'épiciers en gros de Baltimore,  évoluèrent dans le milieu des immigrés juifs-allemands américain où elles se lient d'amitiés avec Léo Stein et sa soeur, l'écrivain Gertrude Stein, les deux intellectuels qui influencèrent le plus la vie artistique américaine de l'époque. Mécènes et collectionneurs, Léo et Gertrude, qui s'étaient installés à Paris, permettent aux soeurs Cone d' acquérir des toiles des plus grands : Bonnard, Cézanne, Renoir, Manet, Gauguin, et leur permettent de rencontrer Picasso en 1901, et Matisse en 1906.

lIIustration : Henti Matisse "Odalisque Jaune " 1926 Huile sur toile 54 x 81 cm © National Gallery Ottawa -Canada

BALTIMORE : Museum of Arts http://www.artbma.org


Henti Matisse "Odalisque Jaune " 1926 Huile sur toile 54 x 81 cm © National Gallery Ottawa -Canada

ETATS-UNIS

NEW YORK : Metropolitan Museum of Art
1000 Fifth Avenue, New York (Tél : +212 570 39 51)
" Vermeer et l'Ecole de Delft "
Jusqu'au 27 mai 2001

Le Metropolitan Museum of Art de New York présente ici une rare exposition réunissant près de la moitié des oeuvres du peintre hollandais Jan Vermeer (1632-1675). Ce sont 15 oeuvres qui sont présentes dans cette exposition exceptionnelle, sur les 34 oeuvres du peintre qui existent dans le monde.
Intitulée "Vermeer et l'école de Delft", elle cherche à situer l'artiste, à Delft, où il a vécu et travaillé jusqu'à sa mort à l'âge 43 ans.  Cette exposition réunit donc aussi 159 oeuvres d'art, dont 85 peintures d'une trentaine d'artistes hollandais, dessins, tapisseries, et porcelaines de Delft  en provenance de collections privées et publiques de différents pays. ll s'agit donc de  montrer aussi en quoi Vermeer a emprunté à son époque dans la composition de son oeuvre.
Delft, petite cité à quelques kilomètres de La Haye était en effet une cité riche et cosmopolite, dont la richesse provenait de l'industrie du lin, mais aussi de la bière . De riches commerçants payaient pour avoir dans leur intérieur des portraits ou des peintures. Vermeer parmi de nombreux autres artistes dans ce contexte du XVIIème siècle, était un peintre reconnu pour la douceur, la subtilité et la transparence de  ses peintures.
Cinq des tableaux présents proviennent des collections du Metropolitan Museum, et l'oeuvre la plus fameuse du peintre, "La Peinture" du Musée Kunsthistorisches de Vienne,
retrouvée après le Seconde Guerre mondiale dans la résidence d'Hitler, est aussi présente. On peut découvrir aussi sa première peinture "L'Entremetteuse" de 1656 du Staatliche Kunstsammlungen de Dresde, ainsi que  "Diane et ses compagnes" du Koninkliijk Kabinet van Schildeerijen Mauritshuis de La Haye, et "Le Christ dans la maison de Marthe et Marie" en provenance de la Galerie Nationale d'Ecosse d'Edimbourg, mais aussi "Le Verre de Vin" du Musée Staatliche de Berlin, et "La Fille au Chapeau Rouge", de la National Gallery de Washington.

Illustration : Jan Vermeer  " La Peinture"  Huile sur toile 120 x 100  cm ©   Kunsthistorisches Museum Vienne


Jan Vermeer  " La Peinture"  ©   Kunsthistorisches Museum Vienne

ETATS UNIS

BALTIMORE : Walters Art Museum
600 North Charles Street Baltimore (Tél: 410 547 9000)
" Edouard Manet - Les Natures Mortes"
Jusqu'au 06 mai  2001

Edouard Manet : " Bouquet de lilas dans un vase" 1882 © Nationalgalerie Berlin

Après sa présentation au Musée d'Orsay à Paris à l'automne dernier, cette exposition a traversé l'Atlantique pour prendre place au Walters Art Museum de Baltimore. Edouard Manet ( 1832-1883) s'est toujours inspiré des sujets les plus simples ou les plus ordinaires dans l'ensemble de son oeuvre. Dans ses natures mortes, cette simplicité s'amplifie dans l 'equilibre des compositions. Certaines de ces petites toiles qu'il réalise sont l'objet de cadeaux qu'il fait à des amis, à des proches ou à des personnes aimées. Ce sont surtout des fleurs, des violettes, des pivoines ou encore des bouquets composés, autant d'oeuvres qui sont réunies pour la première fois dans cette grande exposition.

Illustration : Edouard Manet : " Bouquet de lilas dans un vase" 1882 Huile sur toile 54 x 42 cm © Nationalgalerie Berlin

ETATS UNIS

NEW YORK : Metropolitan Museum of Art
1000, Fifth Avenue, New York (Tél : +212 570 39 51)
" Corrège et Parmesan - Maîtres du dessin de la Renaissance"
Jusqu'au 06 mai  2001

Corrège -  Esquisse  Dessin à la sanguine 31,5x 21 cm ©  Coll. Musée Bonnat Bayonne

Corrège(1489-1534) et Parmesan (1503-1540)   furent les deux plus grands maîtres de la Renaissance italienne.Cette exposition  présente au public plus de 130 dessins et esquisses en provenance de collections privées anglaises et américaines. Elle constitue une première de par le fait que ces oeuvres  préparatoires pour les deux artistes sont montrées ensemble en une même exposition . Corrège est devenu célébre par les effets d'ombre et de lumière qu'il a su utiliser dans ses esquisses et ses peintures. Parmesan s'est dégagé de la tutelle de Corrège en devenant un maître du portrait  et des scènes de genre . L'exposition présente une grande variété de types de dessin, de croquis et d'esquisses pour chacun des deux artistes ainsi que des études, et des ébauches de composition qui permettent d 'illustrer la différence de leurs puissances créatrices. Plusieurs de ces oeuvres étaient des travaux préparatoires pour les peintures à l'huile et les fresques et sont maintenant considérés comme des étapes essentielles dans l'histoire de l'art italien.

Illustration : Corrège   Esquisse  Dessin à la sanguine 31,5x 21 cm ©  Coll. Musée Bonnat Bayonne

ETATS-UNIS

NEW YORK : Metropolitan Museum of Art
1000 Fifth Avenue, New York (Tél : +212 570 39 51)
" L'Argent dans le Pérou Ancien  "
Jusqu'au 22 avril 2001

L'argent n'était pas considéré comme un métal secondaire, contrairement à ce que pourraît laisser croire l'utilisation importante de l'or dans les objets de culte des civilisations anciennes d'Amérique . Car si l'or possédait en quelquesorte une vertu dans la relation avec le sacré, l'argent revêtait aussi un caractère en relation avec le divin : il avait un rapport avec l'eau, puisqu'il s'appelait aussi "la pluie de la lune", en contrepoint de la "sueur du soleil" que représentait l'or. C'est dire si l'argent était un métal qui indiquait autant que l'or, la puissance et le prestige de celui ou ceux qui l'utilisaient, en tant qu'objets rituels, ou en tant que parures pour les cérémonies. Cet ainsi que cet exposition permet de découvrir des ornements, des objets, des bijoux, des couvre-chefs, des diadèmes coulés et travaillés dans ce métal, de mêmes que des ustensiles, des statuettes, des figurines, dont celle d'un joueur de flûte de Pan, qui illustrent la richesse du peuple inca, et celle de son art sacré et sacrificiel.



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