BERLIN : Musée du Bauhaus
" Les Enfants de l'Ange
"
Jusqu'au 15 octobre 2001
Friedl Dicker-Brandeis
(1898-1944), artiste juive et autrichienne, décoratrice, architecte, peintre et
tapissière surnommée "l'Ange" par des enfants juifs du camp de concentration
nazi de Theresienstadt, se voit rendre hommage à Berlin par cette une exposition qui
présente quelque 200 tableaux peints par les enfants juifs de Theresienstadt.
Friedl Dicker-Brandeis, qui nait à Vienne en 1898, meurt le 9 octobre 1944 assassinée
par les nazis au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, après deux ans
passés au camp de concentration de Theresienstadt, aujourd'hui Terezin, en République
tchèque, où matricule 548, et enseignant le dessin et la peinture, elle essaie de faire
oublier aux enfants, ses co-détenus, l'enfer de l'univers concentrationnaire.
Organisée par le Centre Simon Wiesenthal, du nom du chasseur de criminels de guerre
nazis, basé à Los Angeles en Californie, cette exposition présente 200 tableaux et
dessins des enfants, ainsi que des documents personnels, tableaux, dessins, maquettes de
décors, tapisseries, textiles, objets, photos, lettres, qui de par le monde, qui ont pu
être retrouvé concernant Friedl Dicker-Brandeis et son oeuvre.
Friedl Dicker-Brandeis, à Vienne, choisit très tôt la voie artistique. Elle suit les
cours du peintre Johannes Itten, l'un des principaux et théoriciens de l'Ecole du
Bauhaus, qu'elle rejoint en 1919 . à Weimar. Là, elle prend sa place auprès de Walter
Gropius, Wassily Kandinsky, Paul Klee, avant que d'être cataloguée par le nazisme avec
bien d'autres, d'artiste "dégénérée". Elle est arrêtée et déportée à
Theresienstadt en décembre 1942 ,"camp-modèle" aux apparences d'une petite
ville avec des magasins, des cafés, un théâtre, un orchestre, des jardins, des écoles,
servant aux nazis de vitrine de respectabilité pour mieux cacher au monde l'
extermination des juifs. Au total, entre 1941 et 1945, ce sont 140.000 Juifs qui auront
été parqués dans ce camp de Bohême-Moravie, dans lequel 35.000 d'entre eux y sont
morts et 90.000 autres auront été conduits vers les chambres à gaz.
BERLIN : Musée Die Bruecke Gruenewald- Berlin
" Die Bruecke " Jusqu'au 24 juin 2001
Le Musée "Die Bruecke", rassemble
pour la première fois dans une exposition , les oeuvres les plus représentatives
des peintres du collectif "Die Bruecke"- Le Pont-, qui ont été les
précurseurs de l'expressionisme allemand. Ce sont 150 toiles, dessins et
aquarelles qui ont été choisis
et présentés ici, parmi une collection d'oeuvres, composée au total de près de
400 huiles et de plus d'un millier de dessins.
Ce collectif crée en 1905 par de jeunes peintres, dont Karl Schmidt-Rottluff, Ernst
Ludwig Kirchner, Erich Heckel et Fritz Bleyl à Dresde et rejoint ensuite par Max
Pechstein, Otto Mueller et Emil Nolde, veut se définir comme "un pont vers de
nouvelles rives".
Influencés dans un premier temps par le travail pictural de Vincent Van Gogh et la
tension des toiles d'Edvard Munch, ces différents artistes expriment rapidement leur
propre style, en outrageant les formes et en utilisant des couleurs brutes et
violentes pour exprimer "directement et authentiquement" leurs impressions,
selon leur propre devise.
Ils se laissent conduire par leurs impulsions et leurs sentiments intérieurs. Ils
considérent que la forme est expressive lorsqu'elle est distordue et créée dans
l'instant, et la couleur bien plus parlante quand elle est brute et spontanée. C'est
ainsi que les portraits peuvent prendre des couleurs vertes, les yeux être teintés
de jaune, avec les cheveux rouges, et les paysages faits de montagnes bleues et d'ombres
roses, alliés à des contours déformant les traits des figures et les tracés des
paysage. Ces artistes se qualifient eux mêmes de "jeunes sauvages" et de
"révolutionnaires" à une époque où l'ordre prussien vante ordre et
discipline. La liberté se manifeste aussi dans le choix des scènes, inspirées
par l'expression d'un idéal du retour de l'homme à la nature, rêvé par Nietzsche,
mêlée d'un sentiment de lassitude et de ressentiment à l'égard de la civilisation
ressentie par les artistes de cette époque
A partir de 1911, la solidarité de ces peintres se détériorent, attirés qu'ils sont
pour certains, par la vie urbaine de Berlin, la fièvre de ses nuits et les nouvelles
tendances de l'art comme le futurisme italien et le cubisme français. Les toiles de cette
période témoignent de l'évolution du style, partagé entre ces différentes tendances
et le changement apporté par l' environnement et le cosmopolitisme de la ville. Les
formes arrondies, et les couleurs chaudes disparaissent, ainsi par exemple chez Kirchner
dont la palette s'assombrit, les formes se compriment, et s'écrasent dans une atmosphère
menaçante et comme annonciatrice de la Première Guerre mondiale, qui survient un an
après la dissolution du collectif "Die Bruecke" en 1913.
BERLIN : Musée Hamburger Bahnhof
" Luc Thyman, Peintre de la
cruauté "
Jusqu'au 13 mai 2001
image non disponible
Le peintre belge Luc Tuyman, retrace la douloureuse histoire de
l'Allemagne et la Shoah, dans les murs du Musée Hamburger Bahnhof à Berlin, par une
exposition de peintures et de portraits directement inspirés des photographies des
magazines de propagande de la Wehrmach, ou de celles des bourreaux nazis.
Ce sont d'abord des lieux : des chambres à gaz, des dortoirs de déportés, le quartier
général du parti nazi, qui se traduisent par des ombres, des taches, des lignes, des
points, pour souligner l''horreur du régime, apposées par le peintre sur des
photographies copiées ou collées sur des toiles.
Ce sont aussi des portraits, inspirés de photographies du magazine Signal, qui publiait
des reportages photographiques des fronts, et qui était distribué à partir de 1940 en
Allemagne et dans les pays occupés. Les taches, les couleurs, les traits de peinture
rendent les personnages et les lieux méconnaissables, mais les personnages sombres, les
visages effacés, et les choses floues baignent dans des ombres et des formes indéfinies
dont le mystère est lourd d'images plus réelles : une silhouette grise au visage fondu
dans la pénombre, représente Himmler, chef de la Gestapo, un skieur tombé dans la
neige au visage dur et blanc représente Albert Speer, l'architecte d' Hitler, la
photographie de Reinhard Heydrich, l'organisateur de l'extermination juive, est collée
dans un décor de bureau, pourvue des lunettes de soleil, dans un regard vide.
Les identités floues de ces lieux et de ces hommes en font des images de la honte, selon
Luc Tuyman, qui a choisi d'interpréter et de traiter les documents historiques comme
sujets d'art, tout en étant obsédé par l'impossibilité de représenter la cruauté
telle quelle fût.
ALLEMAGNE
HAMBOURG : Hamburger Kunsthalle
" Emil Nolde : Légende,
Vision, Extase "
Jusqu'au 04 mars 2001
Cette exposition est composée autour de 70
tableaux, peints par Nolde entre 1909 et le milieu des années 20 sur le thème de la
religion et de la foi . Ces peintures religieuses montrent une grande intensité
expressive et indiquent dans certaines de ses peintures figuratives une recherche pour une
compréhension spirituelle plus profonde. Les peintures religieuses ont marqué le début
d'une nouvelle phase artistique chez Nolde, non seulement en termes de contenu mais aussi
avec de nouvelles possibilités d'expressions stylistiques influencée par
l'Impressionisme. Il s'est concentré sur la représentation des visions intérieures au
lieu de la reproduction des impressions sensorielles, a préféré les extrémités du
spirituel à la description des sujets quotidiens et a remplacé la fluidité de la forme
par des couleurs intenses. Nolde on le voit dans certaines de ses toiles, présentes ici,
qu'il ne s'est pas intéressé à la religion dans un sens conventionnel, mais plutôt du
point de vue de l' extase.
NUREMBERG : Germanisches National Museum
Kartäusergasse Nuremberg
" Albrecht Dürer, gravures"
Jusqu'au 09 janvier 2001
Albrecht Dürer (1471-1528) était fils d'orfèvre à Nuremberg.
Au lieu de succéder à son père, dans son noble métier, il préfère s'interrese à la
gravure et voyager. Il rencontre à Venise certains des maîtres de l'humanisme et de
la Renaissance et décide par son art, allié au développement de l'imprimerie, d'ouvrir
son pays à ce renouveau des idées et des arts. Il diffuse ainsi ses gravures faites de
scènes allégoriques, de scènes bibliques, mais aussi des portraits, au travers
l'Allemagne et les pays du nord. Ce sont près de 300 de ces gravures que l'on nous
propose de découvrir ici en provenance de collections privées.
VIENNE : Bank Austria Kunstforum
" Kazimir Malévitch"
Jusqu'au 02 décembre 2001
Cette rétrospective consacrée
au peintre russe Kazimir Malevitch (1878-1935), constitue l'une des plus importantes
expositions jamais organisées hors de Russie sur cet artiste de l'avant-garde russe.
Ce sont 120 oeuvres qui ont été réunies, en provenance pour la plupart du Musée d'Etat
de Saint Petersbourg, pour permettre de mieux connaître le parcours de ce peintre, qui
fût contraint de modifier les dates de ses oeuvres pour essayer d'échapper à la censure
communiste et stalinienne.
Malevitch qui a participé aux premiers moments de la révolution russe en 1905 est un
peintre engagé, qui se met au service de la révolution. Ses premiers tableaux
figuratifs, inspirés de la vie paysanne, et marqués par l'expressionnisme, le fauvisme,
et le cubisme, sont des hymnes à l'homme et à l'humanité.
A partir de 1915, il s'engage dans l'art abstrait. Il présente pour la première fois en
1915 à Saint Petersbourg, dans une exposition intitulée "0,10", qui fait
scandale, des tableaux composés de multiples formes géométriques sur des fonds
blancs, et invente le "suprématisme", qu'il expose dans un manifeste, dans
lequel il écrit que le primat en tout est l'émotion, et que celle-ci doit être au
dessus de toute autre considération artistique, et hors même de la réalité. Son oeuvre
la plus "radicale " est " Carré Noir sur Fond blanc", peinte en 1913
qui est une rupture totale, voire nihiliste avec l'art ancien, qu'il ne considère être
que des reproductions de la nature. L'art pour lui n'a d'autre fin que son propre but, à
partir de ses propres formes, de ses propres matières, de ses propres couleurs.
Elu député au soviet de Moscou en 1917, et Directeur de l'Institut d'Etat pour les arts
à Léningrad en 1924, il poursuit des recherches qui viennent s'opposer aux principes du
réalisme socialiste. Son institut est fermé en 1929, et il est même emprisonné pendant
quelques mois, en 1930. Pour ne pas être condamné au reproche d'anticonformiste, il
antidate ses tableaux de sa dernière période, à partir de 1920 où il revient au
figuratif, pour faire croire aux autorités, qu'en fait il est toujours resté proche de
la peinture figurative, même dans ses périodes abstraites
Cette exposition nous fait découvrir des tableaux, des dessins, des objets, et des
esquisses d'architectures qui présentent toutes les facettes de cette oeuvre en quête
d'absolu, mieux connue depuis les années de la perestroïka, du fait que ses
oeuvres avaient pour une partie été reléguées dans les réserves des musées
soviétiques
BRUXELLES : Palais des Beaux Arts Palais des beaux-arts - Annexe
Ravenstein, 23 Bruxelles (Tél: 2 507 84 66 )
" Marcel Broodthaers :
l'homme de lettre à la conquête de l'espace"
Jusqu'au 10 juin 2001
Le Palais des
Beaux Arts de Bruxelles consacre actuellement un importante rétrospective à l'artiste
belge Marcel Broodthaers (1924-1976), qui demeure l'une des figures majeures de la
deuxième moitié du XXème siècle et dont l'oeuvre met en question le statut et le rôle
de l'art.
Cette exposition qui présente quelques 200 pièces, rend compte aussi des multiples
formes du travail de cet artiste qui a su utiliser tour à tour la peinture, la sculpture,
l'assemblages d'objets, la photographie, les textes, le film, et met en lumière le rôle
important de l'écrit dans son oeuvre : Extraits de textes, de poèmes, de réflexions et
jeux d'écriture parsèment en effet les oeuvres de l'artiste.
Marcel Broodthaers, dans les années 60, travaille des series de créations insolites en
utilisant des matériaux ordinaires, comme des coquilles de moules collées sur des
grandes toiles ou entassées dans d'énormes récipients, ou des morceaux de charbon ou
des coquilles d'oeufs.
Dans les années 70 son art devient plus conceptuel . Cette structure qu'il met sur pied
en 1968 à Bruxelles, sous le nom de "Musée d'Art Moderne, Département des
Aigles" devient le point de départ d'une série d'expositions où il se questionne
sur l'art, sur sa fonction, et s'interroge sur l'idée d'oeuvre d'art, sur la place de
l'art dans la société, et sur les liens entre l'art et le commerce.
image non disponible
BELGIQUE
image non disponible
BRUXELLES : Musées Royaux d'Arts et d'Histoire Parc du Cinquantenaire Bruxelles " Les Joyaux Méconnus
de Russie"
Jusqu'au 1er avril 2001
Plus de 1600 bijoux, médailles, pierres et objets
d'orfévrerie, témoins de la magnificence et de la richesse des Tsars de Russie, sont
réunis dans cette exposition exceptionnelle du Musée du Cinquantenaire. On y découvre
des gemmes uniques, mais aussi des créations de Bolin ou de Fabergé et autres objets de
joailleries en provenance des ateliers de Moscou ou de St Pétersbourg acquis durant son
règne par la famille tsariste.
BELGIQUE
LIEGE
: Salle Saint Georges " Picasso : Les
Représentations du Visage "
Jusqu'au 31 janvier 2001
La représentation du visage n'a cessé d'obséder
Pablo Picasso, tout au long de son oeuvre. C'est le thème de cette exposition présentée
par la ville de Liège laquelle a réunit près de 150 oeuvres
(dessins, gouaches, sculptures et huiles), depuis l'année 1899 avec un portrait de
"Lola", jusqu'en 1971, soit deux ans avant sa mort, avec la série des
mousquetaires et des arlequins.
L' évolution picturale apparait dans les portraits de ses compagnes successives
réalisés par le peintre : Fernande d'abord, puis Marie-Thérèse, Dora Maar, et
Françoise Gilot. L'exposition présente ainsi de manière alternée une série de
portraits de Marie-Thérèse et de Dora Maar réalisés entre les années 1920 et
1940 mettant en évidence leurs personnalités radicalement opposées.
L'ensemble de l'exposition a été construite autour de la seule toile de Picasso
conservée dans les collections publiques en Belgique, "La Famille Soler"
acquise en 1939 par le Musée d'Art moderne et d'Art contemporain de Liège et qui figure
parmi les vingt tableaux les plus célèbres de l'artiste.
MONTREAL : Musée des Beaux Arts
" Picasso érotique" Pavillon Michal et Renata Hornstein
1379, Rue Sherbrooke Ouest Montréal - Tél : (514) 285-1600
Jusqu'au 23 septembre 2001
Après sa présentation à la Galerie
Nationale du Jeu de Paume à Paris, l'exposition "Picasso érotique" s'est
installée à Montréal au Musée des Beaux Arts pour montrer des peintures qui en leur
temps ont parfois fait scandale .
Ce sont plus de trois cents oeuvres, peintures, gravures, croquis, sculptures, dessins et
céramiques qui sont réunis à l'occasion de cette exposition consacrée à la dimension
de l'érotique dans l'oeuvre de Picasso dont près d'un tiers n'ont jamais été
présentées .
Les oeuvres présentées ici : femmes nues, étreintes, baisers, phallus,
accouplements, sont à peu de chose près les mêmes qu'à Paris, mais la
présentation de Montréal est fondamentalement différente.
La présentation classique et chronologique de Paris a été délaissée au profit d'une
mise en scène de l'oeuvre, et d'un voyeurisme, avec des cloisons courbes, des trous de
serrure pour apercevoir les oeuvres les plus osées, des fentes dans les cloisons pour
souligner telle ou telle dimension érotique d'une toile ou d'une sculpture.
Accompagnées parfois de photos ou d 'extraits de vieux films érotiques, les oeuvres sont
traitées dans leur contexte réél, non comme des expressions purement esthétiques et
intellectuelles, mais comme réalité des différents moments vécus par l'artiste au
cours de sa carrière. Le public découvre ainsi que la célèbre toile "Les
Demoiselles d'Avignon", s'appelait à l'origine de l'aveu même de
Picasso "Le Bordel d'Avignon". De même que certaines oeuvres sont
présentées dans des salles obscures par allusion aux scènes de maisons closes, mais
aussi à des oeuvres qui ont influencé le peintre, tel Degas, ou encore une gravure de
Rembrandt intitulée "La Femme qui pisse", présentée en regard de
"La Pisseuse surprise par deux vieillards" de Picasso.
Ont été mis particulièrement en valeur ainsi les éléments qui alimentent le regard,
le fantasme et le plaisir, dans l'art du peintre et dans l'évolution du mécanisme entre
l'exhibitionnisme et le voyeurisme tout au long du parcours artistique du maître catalan
.
MONTREAL : Musée des Beaux Arts 3400, Avenue du Musée " De
Dürer à Rembrandt "
Jusqu'au 04 février 2001
Cette exposition du Musée des Beaux Arts rassemble une sélection
d'oeuvres de la collection permanente du Musée pour porter témoignage de
l'incidence de la gravure sur l'évolution de l'art en Europe sur l'imaginaire populaire
des époques où ont vécu ces artistes. La découverte des procédés de gravure, au
quinzième siècle, a permis par exemple de diffuser des images publiquement et a
permis aux artistes de se faire connaître entre eux. L'exposition retrace
l'évolution des différentes techniques au travers vingt-six estampes réalisées par des
maîtres tels que Israel Van Meckenem, Albrecht Dürer, Jacopo de Barbari, Federico
Barocci, Jacques Callot, Claude Lorrain et Rembrandt, entre autres.
TORONTO : Art Gallery of Toronto 317 Dundas Street West Toronto " Matisse,
la collection du Musée des Beaux-Arts de Baltimore"
Jusqu'au 14 janvier 2001
Grand Maître de la peinture moderne, Matisse a
inventé une manière d'utiliser les couleurs qui s'inspire beaucoup des motifs et des
impressions textiles."Je ne peins pas des femmes mais des images",
remarquait l'artiste qui montra toujours son souci du réel dans ce siècle livré à
l'abstraction. Cette exposition offre un regard sur les cinquante années de la carrière
de Matisse, avec une trentaine de peintures, une vingtaine de sculptures, des
dessins et un livre illustré.
Une part importante est consacrée au "Grand nu allongé", à ce moment
des années 30 où Matisse utilise la photographie pour mieux parvenir à l'achèvement de
son oeuvre. Matisse photographiait en effet les différentes étapes de sa création, (
vingt-deux étapes furent nécessaires pour le "Grand nu allongé") et
travaillait en épinglant les clichés sous ses yeux pour mieux visualiser les options
qu'il avait envisagées.
D'autres toiles essentielles sont aussi présentes dans cette exposition telles que
"Le Nu bleu" peinte en 1907, "Le Grand Nu Allongé", intitulé à
l'origine Le Nu Rose de 1935), "La Robe Jaune" de 1929 et "L'Odalisque au
miroir" de 1923, ainsi que parmi les sculptures " Le Serf ", exécuté
d'après le modèle masculin Bevilaqua, qui posa aussi à diverses reprises pour
Rodin.
BARCELONE : Fondation La Caixa
" Afghanistan, une histoire
millénaire "
108 Paseo San Juan, Barcelone. Jusqu'au 23 décembre 2001
Cette exposition intitulée "Afghanistan, une histoire millénaire" permet de
découvrir le richissime patrimoine culturel et artistique de l'Afghanistan, en partie
détruit par trente ans de guerre et par le régime des Talibans depuis des années.
Ce sont 230 oeuvres d'arts en provenance de collections privées et de nombreux musées,
tels que le Musée de l'Homme et le Musée Guimet de Paris, le Museum fur Indische Kunst
de Berlin, et le Musée de l'Hermitage de Saint Peters bourg qui sont présentées ici au
public. Elles permettent de voir la richesse culturelle de ce pays et de comprendre l' évolution de son histoire depuis l'Antiquité, dans une présentation qui met
en relief au travers un panorama du patrimoine afghan, les périodes particulières des
arts gréco-bouddhiques, dont les bouddhas de Bamyan étaient la représentation la plus
symbolique, et celles de l'islamisation de l'Afghanistan à partir du XVème siècle.
C'est au début de cette année que
l'organisation de cette manifestation a été décidée par la Fondation Caixa, au moment
où les Talibans ont mis à exécution à l'aide d'explosifs la destruction des Bouddhas
géants du Vème siècle, sculptés dans la falaise de la vallée de Bamyan, au centre du
pays.
ESPAGNE
MADRID : Musée du Prado P° del Prado s/n. 28014
Madrid - Tél
: (91) 330 28 00. 330 29 00 " Murillo : enfance "
Jusqu'au 09 décembre 2001
Cette exposition est dédiée au
thème de l'enfance chez Bartolomé Estaban Murillo (1617-1682), qui est considéré comme
l'un des grands maîtres de la peinture baroque espagnole.
Ce sont une quinzaine d'oeuvres qui ont été réunies, parmi les oeuvres les plus
importantes de l'artiste sévillan :dont des scènes qu'elles soient religieuses ou
profanes, qui constituent de véritables chefs-d'oeuvre de la peinture de l'enfance .
MADRID : Musée du Prado : http://www.museoprado.mcu.es
/ http://www.mcu.es/prado
ESPAGNE
VALENCIA : Musée des Beaux Arts
" La Renaissance
Méditerranéenne :
Jusqu'au 02 septembre 2001
Cette exposition sur la Renaissance
Méditerranéenne, et qui est la prolongation de l'exposition du Musée Thyssen-Bornemisza
de Madrid a pour objet, au travers d'une centaine d'oeuvres, d' illustrer les voyages des
artistes, les itinéraires et les influences mutuelles de leurs oeuvres en Italie,
France et Espagne au cours du XVe siècle.
Ces 102 tableaux, dont des oeuvres de Van Eyck, de Van der Weyden, de Berruguete ou de
Jean de Flandres, en provenance de différentes collections publiques et privées d'Europe
et du monde, mettent en évidence les différences entre les différents peuples de
la Méditerranée et le fait que la culture naît des différences, de la confrontation et
des échanges entre ces peuples.
MADRID : Musée Thyssen- Bornemisza
" La Renaissance
Méditerranéenne :
Jusqu'au 06 mai 2001
Cette
exposition sur la Renaissance Méditerranéenne a pour objet, au travers d'une centaine
d'oeuvres, d' illustrer les voyages des artistes et les itinéraires de leurs oeuvres en
Italie, France et Espagne au cours du XVe siècle.
Ces 102 tableaux, dont des oeuvres de Van Eyck, de Van der Weyden, de Berruguete ou de
Jean de Flandres, en provenance de différentes collections publiques et privées d'Europe
et du monde, soit du Metropolitan de New York, de la National Gallery of Art de Washington
et de Melbourne, du Musée d'Art de Cleveland et de Princeton, des musées ou
galeries de Florence, Bologne, Venise, Berlin, Francfort, de la Bibliothèque Nationale de
France ou du Louvre, ou encore de cathédrales comme celle de Valence, sont toutes
remarquables et précieuses pour leur rareté et leur représentativité pour le XVe
siècle. Ce sont principalement des peintures sur bois mais il y a aussi des incunables,
des sculptures et des textiles, qui représentent la Renaissance Méditerranéenne en une
même exposition et mettent en évidence les différences entre les différents
peuples de la Méditerranée et le fait que la culture naît des différences, de la
confrontation et des échanges entre ces peuples.
L'exposition concue selon un ordre chronologique est composée de trois parties
représentant chacune des phases de l'évolution artistique du XVe siècle.
Une première partie, "la Méditerranée Cosmopolite", qui est dédiée à l'art
gothique et aux relations entre les cours française, hollandaise, italienne et les
centres germaniques de 1390 à 1440, souligne l'influence italienne et l'importance à
l'époque des villes de la côte méditerranéenne espagnole comme Valence.
La deuxième partie, "la Méditerranée Bipolaire", illustre ce que futrent
entre 1440 et1460 les deux grandes évolutions artistiques du moment avec le naturalisme
des Pays-Bas et l'introduction de la technique de la peinture à l'huile ainsi que le
développement de la perspective qui s'étend de l'Italie vers l'ensemble de la
Méditerranée occidentale.
La troisième et dernière partie, "la Méditerranée Plurielle" montre entre
1460 et 1500 la fusion de la perspective avec l'art français et flamand, dont l'oeuvre
picturale de Jean de Flandres ou de Pedro Berruguete représente la synthèse de ces
influences.
image non disponible
ESPAGNE
MADRID : Museo Thyssen-Bornemisza
" Explorer l'Eden : les
paysages américains du XIXème"
Jusqu'au 14 janvier 2001
Cette exposition propose un voyage au travers
la peinture paysagiste américaine du XIXe siècle, qui reste encore assez méconnue en
Europe malgré l' influence sur la tradition paysagiste anglo saxonne de la peinture
occidentale. L'ensemble des oeuvres rassemblées ici sont présentées selon un
parcours chronologique, allant du romantisme au naturalisme, et de Thomas Cole, le
père du paysagisme nord-américain, à celle de Winslow Homer, peintre annonciateur de
l'art moderne.
BALTIMORE : Musée des Beaux Arts
" Matisse. La collection des
soeurs Cone"
Jusqu'au 30 septembre 2001
Plus d'une centaine d'oeuvres d'Henri Matisse sont
présentées au Musée des Beaux-Arts de Baltimore aux Etats Unis, qui conserve la
fabuleuse collection des soeurs Cone. Composée de plus de 3.000 pièces diverses, dont
environ 500 oeuvres de Matisse et quelque 113 oeuvres de Picasso, qui ont été léguées
il y a cinquante ans au Baltimore Museum of Art, cette collection est désormais mise en
valeur après deux ans de restauration et après la rénovation du Musée des Beaux-Arts
de Baltimore
Ainsi le "Nu Bleu - Souvenir de Biskra " de 1907, le grand "Nu
Couché" réalisé en 1935, "Robe Violette et Anémones" ou le "Corso
Fleuri de Nice " de Matisse sont présentés dans la "Galerie Cone" qui a
été considérablemnt agrandie . De nombreux dessins et esquisses, permettent aussi de
suivre le parcours de Matisse (1869-1954), influencé par Cézanne, à ses débuts, puis
inspiré par le "fauvisme", jusqu'à sa passion pour les "odalisques"
de sa dernière période niçoise.
Cette exposition présente aussi Matisse le sculpteur, avec des oeuvres comme "Le
Jaguar", "Le Serf", "La Serpentine", un nu allongé, ou le buste
"Tiari", réalisé après un voyage à Tahiti.
A côté d'oeuvres impressionnistes, la galerie présente également quelques oeuvres sur
papiers du jeune Picasso, sur le thème des saltimbanques.
Etta (1870-1949) et Claribel Cone (1864-1929) filles d'une famille d'épiciers en gros de
Baltimore, évoluèrent dans le milieu des immigrés juifs-allemands américain où
elles se lient d'amitiés avec Léo Stein et sa soeur, l'écrivain Gertrude Stein, les
deux intellectuels qui influencèrent le plus la vie artistique américaine de l'époque.
Mécènes et collectionneurs, Léo et Gertrude, qui s'étaient installés à Paris,
permettent aux soeurs Cone d' acquérir des toiles des plus grands : Bonnard, Cézanne,
Renoir, Manet, Gauguin, et leur permettent de rencontrer Picasso en 1901, et Matisse en
1906.
NEW YORK : Metropolitan Museum of Art 1000 Fifth Avenue, New York (Tél
: +212 570 39 51)
" Vermeer et l'Ecole de Delft
"
Jusqu'au 27 mai 2001
Le
Metropolitan Museum of Art de New York présente ici une rare exposition réunissant près
de la moitié des oeuvres du peintre hollandais Jan Vermeer (1632-1675). Ce sont 15
oeuvres qui sont présentes dans cette exposition exceptionnelle, sur les 34 oeuvres du
peintre qui existent dans le monde.
Intitulée "Vermeer et l'école de Delft", elle cherche à situer l'artiste, à
Delft, où il a vécu et travaillé jusqu'à sa mort à l'âge 43 ans. Cette
exposition réunit donc aussi 159 oeuvres d'art, dont 85 peintures d'une trentaine
d'artistes hollandais, dessins, tapisseries, et porcelaines de Delft en provenance
de collections privées et publiques de différents pays. ll s'agit donc de montrer
aussi en quoi Vermeer a emprunté à son époque dans la composition de son oeuvre.
Delft, petite cité à quelques kilomètres de La Haye était en effet une cité riche et
cosmopolite, dont la richesse provenait de l'industrie du lin, mais aussi de la bière .
De riches commerçants payaient pour avoir dans leur intérieur des portraits ou des
peintures. Vermeer parmi de nombreux autres artistes dans ce contexte du XVIIème siècle,
était un peintre reconnu pour la douceur, la subtilité et la transparence de ses
peintures.
Cinq des tableaux présents proviennent des collections du Metropolitan Museum, et
l'oeuvre la plus fameuse du peintre, "La Peinture" du Musée Kunsthistorisches
de Vienne, retrouvée
après le Seconde Guerre mondiale dans la résidence d'Hitler, est aussi présente. On peut découvrir aussi sa première peinture
"L'Entremetteuse" de 1656 du Staatliche Kunstsammlungen de Dresde, ainsi
que "Diane et ses compagnes" du Koninkliijk Kabinet van Schildeerijen
Mauritshuis de La Haye, et "Le Christ dans la maison de Marthe et Marie" en
provenance de la Galerie Nationale d'Ecosse d'Edimbourg, mais aussi "Le Verre de
Vin" du Musée Staatliche de Berlin, et "La Fille au Chapeau Rouge", de la
National Gallery de Washington.
BALTIMORE : Walters Art Museum
600 North Charles Street Baltimore (Tél: 410 547 9000) " Edouard Manet - Les
Natures Mortes"
Jusqu'au 06 mai 2001
Après sa présentation au Musée d'Orsay à Paris
à l'automne dernier, cette exposition a traversé l'Atlantique pour prendre place au
Walters Art Museum de Baltimore. Edouard Manet ( 1832-1883) s'est toujours
inspiré des sujets les plus simples ou les plus ordinaires dans l'ensemble de son oeuvre. Dans ses natures
mortes, cette simplicité s'amplifie dans l 'equilibre des compositions. Certaines de
ces petites toiles qu'il réalise sont l'objet de cadeaux qu'il fait à des amis, à des
proches ou à des personnes aimées. Ce sont surtout des fleurs, des violettes, des
pivoines ou encore des bouquets composés, autant d'oeuvres qui sont réunies pour la
première fois dans cette grande exposition.
NEW YORK : Metropolitan Museum of Art 1000, Fifth Avenue, New
York (Tél : +212 570 39
51) " Corrège et
Parmesan - Maîtres du dessin de la Renaissance"
Jusqu'au 06 mai 2001
Corrège(1489-1534) et Parmesan (1503-1540)
furent les deux plus grands maîtres de la Renaissance italienne.Cette
exposition présente au public plus de 130 dessins et esquisses en provenance de
collections privées anglaises et américaines. Elle constitue une première de par le
fait que ces oeuvres préparatoires pour les deux artistes sont montrées ensemble
en une même exposition . Corrège est devenu célébre par les effets d'ombre et de
lumière qu'il a su utiliser dans ses esquisses et ses peintures. Parmesan s'est dégagé
de la tutelle de Corrège en devenant un maître du portrait et des scènes de genre
. L'exposition présente une grande variété de types de dessin, de croquis et
d'esquisses pour chacun des deux artistes ainsi que des études, et des ébauches de
composition qui permettent d 'illustrer la différence de leurs puissances créatrices.
Plusieurs de ces oeuvres étaient des travaux préparatoires pour les peintures à l'huile
et les fresques et sont maintenant considérés comme des étapes essentielles dans
l'histoire de l'art italien.
NEW YORK : Metropolitan Museum of Art 1000 Fifth Avenue, New York (Tél
: +212 570 39 51)
" L'Argent dans le Pérou
Ancien "
Jusqu'au 22 avril 2001
L'argent n'était pas considéré comme un métal secondaire,
contrairement à ce que pourraît laisser croire l'utilisation importante de l'or dans les
objets de culte des civilisations anciennes d'Amérique . Car si l'or possédait en
quelquesorte une vertu dans la relation avec le sacré, l'argent revêtait aussi un
caractère en relation avec le divin : il avait un rapport avec l'eau, puisqu'il
s'appelait aussi "la pluie de la lune", en contrepoint de la "sueur du
soleil" que représentait l'or. C'est dire si l'argent était un métal qui indiquait
autant que l'or, la puissance et le prestige de celui ou ceux qui l'utilisaient, en tant
qu'objets rituels, ou en tant que parures pour les cérémonies. Cet ainsi que cet
exposition permet de découvrir des ornements, des objets, des bijoux, des couvre-chefs,
des diadèmes coulés et travaillés dans ce métal, de mêmes que des ustensiles, des
statuettes, des figurines, dont celle d'un joueur de flûte de Pan, qui illustrent la
richesse du peuple inca, et celle de son art sacré et sacrificiel.