PARIS : Centre National d'Art et de Culture Georges Pompidou
" Jean Dubuffet :
1901-1985"
Jusqu'au 31 décembre 2001
L'exposition "Jean Dubuffet"
au Centre Pompidou, consacre le centenaire de la naissance de l'artiste en une importante
rétrospective qui retrace l'itinéraire du défenseur de l'Art Brut, au travers les
différents cycles et séries qui ont ponctués son oeuvre. Près de 400 oeuvres sont
présentées ici au public, parmi les quelques 10000 oeuvres qu'il a réalisées.
Cette première grande rétrospective regroupe ainsi des dessins, des peintures, des
ensemble modelés et sculptés qui met en relief le caractère novateur de cette oeuvre
tant décriée, mais dont l'importance est désormais reconnue dans l'histoire moderne de
l'art.
En dehors de toute école ou de toute tendance officielle ou officieuse, Jean Dubuffet
affirmait : " l'art doit naître du matériau et la spiritualité doit emprunter le
langage du matériau ".
A l'inverse de toute les conceptions
artistiques antérieures dans lesquelles, l'artiste est le maître de la matière, il
s'agit chez Dubuffet d'accompagner la matière, de s'en faire l'interprète, d'annuler la
distance entre elle et lui-même, de s'en remettre à son exigence, pour exprimer la
fusion instantanée et spontanée dans l'oeuvre, de l'artiste et de la matière. C'est une
conception innovante, provocatrice, et révolutionnaire dans la mesure où le primat est
donné à la spontanéité, et à l'inspiration immédiate produite par la
"brutalité" de la matière.
PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" L'Or des Rois Scythes"
Jusqu'au 31 décembre 2001
Cette exposition qui nous vient des
Etats-Unis, nous révèle les résultats des dernières fouilles effectuées dans les
tombes monumentales du pays des Scythes, les "kourganes"- au nord de la mer
Noire, et datant de 700 à 300 avant Jésus Christ.
Les Scythes étaient ces cavaliers nomades indo-européens qui se déplaçaient
entre le Danube et le Fleuve Jaune et qui se sont fixés à partir du Xème avant J.C.
dans ces régions au nord de l'Iran, dans les steppes entre la Mer Noire et le Caucase.
Guerriers redoutables, ils avancèrent jusqu'en Egypte au VIIème siècle avant J.C.où le
Pharaon Psammétik 1er, pu les retenir en leur payant un tribu. Ils développèrent une
civilisation particulière, en contact avec l'hellenisme, mais aussi avec l'orient, et un
art animalier très caractéristique.
Ce sont les grandes invasions des Huns et des
peuples germaniques qui les firent disparaître en tant que civilisation originale.
Ces collections d'objets en provenance des musées ukrainiens nous font découvrir la vie
et la destinée de ces guerriers aristocrates des steppes décrits par Hérodote.
PARIS : Musée National de la Marine
" Mille sabords . Tintin, Haddock
et les bateaux"
Jusqu'au 12 novembre 2001 »»»Prolongation jusqu'au 10 décembre 2001
Dans un cadre exceptionnel de plus de 700 mètres carrés, le Musée de la Marine offre à
Tintin, le jeune reporter, et à son ami le capitaine Haddock, une exposition
retraçant les épisodes les plus passionnants de leurs aventures au travers le monde et
sur les océans. Sont ainsi présentés les objets de la collection personnelle de Hergé,
le père créateur de Tintin et de son fidèle Milou, à partir desquels le dessinateur a
travaillé et s'est inspiré pour donner à ses personnages et à ses scènes d'aventures
un caractère d'authenticité. Ce sont donc des dessins originaux d'Hergé qui sont aussi
exposés pour la première fois, mais aussi des gravures du XVIIème siècle, des
maquettes, et un ensemble de documents provenant en partie de collections privées.
Adresse : Palais de Chaillot Place du Trocadéro 75016 Paris - Renseignements : 01 53 65
69 69
PARIS : Bibliothéque François Mitterrand
" Graphismes 1997- 2001"
Jusqu'au 11 novembre 2001 »»»Prolongation jusqu'au 20 novembre
2001
Ce sont 200 créateurs et graphistes du
monde entier qui sont réunis dans cette exposition de la BNF, pour permettre un
état des lieux de l'art graphique, discipline exigeante, qui est assimilée souvent en
France à l'art décoratif.
L'exposition, présentée en libre accès dans l'une des galeries de la bibliothèque,
montre à travers différentes sections la grande diversité de la création
internationale : affiches -"faire regarder"-, mise en page -"faire
lire"-, logos et ligne graphique -"faire reconnaître"-, signalétique
-"faire se repérer"-, oublier l'écran -télévision, internet-.
De nombreuses affiches, publications et supports permettent de voir l'extrême
créativité de ce secteur, en termes d'invention visuelle dont la fonction est avant tout
de transmettre une image, une idée, un engagement, une reconnaissance ou une
identité. C'est ainsi que l'on peut venir découvrir les travaux les plus divers dont
ceux entres autres de
l'américain Charles Spencer Anderson, très "néo-kitsch", ceux du finlandais
Kari Piippo donnant dans le minimalisme, le polonais expressionniste Roman Kalarus,
l'autrichien constructiviste Stephan Fuhrer, les constructions colorées d'Irma Boom des
Pays Bas, les typographies de la française Catherine Zask.
Adresse : Quai François
Mauriac - 75013 Paris - Renseignements : 01 53 79 59 59
PARIS : Fondation Dina Vierny
" Maillol peintre"
Jusqu'au 20 octobre 2001
Aristide Maillol (1861-1944) dont on ne retient principalement que l'
oeuvre de sculpteur, débuta par la peinture, marquée par l'influence des nabis de 1890
à 1900. S'étant joint au groupe "Les Prophètes", il rencontre Maurice
Denis, Edouard Vuillard, Pierre Bonnard et Paul Gauguin. Avec Gauguin il découvre dès
l'année 1894, ce qui sera le centre de son oeuvre de peintre, mais aussi de sculpteur :
le corps nu de le femme. Il s'agit de mettre en valeur la beauté du corps féminin, de
lui donner de nouvelles proportions, de le définir dans un autre rapport à l'espace, de
rehausser les formes des courbes, pour accentuer la pureté de la nudité, et par là de
s'affranchir de toutes les influences classiques. Ses recherches l'amène à la sculpture,
et ses sculptures le renvoie à la peinture sans que jamais, il ne se soit éloigné de
son objet : le corps féminin, dont il ne tarira plus jamais les éloges après avoir
rencontré dans les années 1930, son modèle fétiche, Dina Vierny .Cette exposition rend
hommage à l'artiste mort en 1944, en mettant en avant son oeuvre peint peu connu du
public.
PARIS : Jardin du Luxembourg
" Lucien Bénière : trésors
inattendus"
Jusqu'au 30 septembre 2001
Lucien Bénière invite le promeneur du Luxembourg à
méditer devant "La Grande Murale", et à découvrir en 97 tableaux, la
virtuosité par laquelle il parvient à travailler le bois dans toutes ses essences. La
finesse et la générosité qu'il parvient à donner à la matière est un véritable
travail d'orfèvre, la dentelle la plus fine travaillée âprement dans le bois côtoie
les formes les plus sauvages d'un bois qui aurait été façonné et usé pendant des
années par les eaux d'un torrent tumultueux. Chaque partie est chaleureuse, riche,
étonnante, et met en relief dans cette présentation côte à côte, les formes chaudes
ou colorées du tableau qui suit ou du tableau qui précède pour révéler les trésors
inattendus et infinis offerts par l'art de Lucien Bénière, comme dans un plat pays,
quand il n'y a que la cathédrale pour unique montagne.
Une oeuvre de 75 mètres de long représentant plus de 8000 heures de travail et qui
est probablement la plus grande fresque en bois du monde réalisée par un seul homme.
Adresse : Jardin du Luxembourg Paris - Renseignements : 01 45 28 16 61
PARIS : Centre Georges Pompidou
" Hitchcock et l'art :
coïncidences fatales"
Jusqu'au 24 septembre 2001
Alfred Hitchock (1899-1980), le maître du suspense, fut aussi un maître des arts, par
les nombreuses références à la peinture, au graphisme ou à l'architecture, présentes
dans son oeuvre cinématographique. C'est l'objet de cette grande exposition qui par 200
peintures, gravures, dessins, livres et sculptures des XIXème et XXème siècles, ainsi
que plus de 300 photos de tournage,
d' affiches, de maquettes, de costumes, et des extraits de films montre combien l'univers
hitchockien s'est imprégné de thèmes propres à l'histoire de l'art : la femme, le
désir, la peur par exemple et de multiples autres thèmes du symbolisme pictural.
Les héroïnes d' Hitchock pour nombre d'entre elles, ont pour modèle les femmes
mystères, et évanescentes, de certains préraphaëlites, tel Dante Gabriel Rossetti, par
exemple avec son tableau
"Bocca Baciata". Marqué par l'univers fantastique d'Edgar Allan Poe, il est
aussi troublé par le symbolisme de peintres tels que Rackham, Martini ou Odilon Redon,
l'un des peintres préférés du maître qui lui inspirent ses images inquiétantes de
constructions néo-gothiques, et de maisons hantées. Ses lieux de crimes et ses
intérieurs font penser à des tableaux des peintres nabis tels que Spilliaert,
Vuillard, ou encore Félix Vallotton.
Alfred Hitchock est aussi fasciné par la représentation des espaces et des perspectives
qui générent une angoisse immédiate, telles les peintures De Giorgio de Chirico, ou
encore celles de Magritte, de Munch, de Weiss.
Cette exposition constitue ainsi une véritable redécouverte du maître du suspense et de
l'épouvante, et un voyage de référence dans l'histoire artistique des deux derniers
siècles.
PARIS : Musée Carnavalet
" Un château pour un royaume"
Jusqu'au 16 septembre 2001
Dans le cadre de la saison hongroise en France, cette exposition a pour objet
de retracer les grandes heures du Château de Budapest, symbole ô combien de l'histoire mouvementée de la Hongrie, depuis son
édification au Moyen Age sous les règnes successifs des Anjou et de Sigismond de
Luxembourg
( règne de 1387 à 1437), jusqu'aux heures douloureuses de la
Seconde Guerre mondiale.
Ce sont 300 objets d'arts exceptionnels,
dont des statues gothiques, des pièces d'orfévrerie médiévale, des manuscrits
enluminés, des marbres sculptés, des costumes, des porcelaines, des portraits des
différents monarques, des sculptures, des gravures, des photos, des monnaies qui ont
été réunis pour cette superbe exposition qui couvre en une dizaine de salles, près de
huit sièclesd'art et d'histoire du royaume de Hongrie.
PARIS : Galerie Nationale du Jeu de Paume
" Eduardo Chillida : oeuvres
récentes"
Jusqu'au 16 septembre 2001
Le sculpteur espagnol Eduardo Chillida, Grand Prix de Sculpture de la
Biennale de Venise en 1958, né en 1924 à San Sebastian est considéré comme l'un des
plus grands sculpteurs de la fin du XXème siècle.
Cette exposition qui est la première rétrospective en France concernant cet artiste
réunit une centaine d'oeuvres, à la fois sculptures er dessins, en provenance de la
Fondation Chillida à Zabalga en Espagne, le Kunstmuseum et la Fondation Beyeler à Bâle,
la Fondation Caixa à Barcelone, le Musée des Beaux Arts de Bilbao et de divers autres
musées européens ou américains.
Elle couvre un demi siècle de création, depuis les premières sculptures métalliques,
en plomb , puis en fer forgé, mais aussi ses travaux réalisés dans le bois, l'acier, le
granit et différents matériaux depuis les années 1960, et nous fait découvrir une
oeuvre essentiellement abstraite se jouant de la matière et de l'espace,
des vides et des pleins, des jeux de lumière et d'ombre, des courbes et des lignes.
PARIS : Maison de l'Amérique Latine
" Chefs d'oeuvre de l'art
Pré-colombien"
Jusqu'au 09 septembre 2001
Cette exposition est une première en France. Une cinquantaine de chefs d'oeuvre de
la collection privée suisse, Barbier-Mueller, en provenance du Nicaragua, du Costa Rica
et du Panama, sont présentés ici dans un ensemble de l'art précolombien, fait de
sculptures, de céramiques pour apporter témoignage de la richesse de l' art d'Amérique
centrale, qui demeure moins connu que les arts des Mayas du Mexique ou des Incas du
Pérou.
Cette collection qui regroupe au total plus de 500 oeuvres présentées au Musée
Barbier-Mueller depuis près de cinq ans à Barcelone, est réunie en partie ici, dans une
présentation des oeuvres les plus significatives, qui couvrent les 1.700 années
antérieures à l'arrivée des Conquistadores à la fin du XVème siècle.
C'est ainsi que l'on peut découvrir un art des pays d'Amérique centrale très
marqué et différencié selon les pays et les régions géographiques, avec au nord de la
péninsule le Nicaragua et le Costa Rica où domine le jade en provenance des peuples
mayas, et au sud, le Panama qui travaille l'or de Colombie.
Des pièces datées de 200 av. J.C. à 500 ap. J.C., ainsi que des sculptures de
pierre ou de jade, des bâtons d'apparat, des sièges de cérémonie du Nicaragua sont
présentes. En provenence du Costa Rica, des figurines en terre cuite, pots à
encens en céramique, des statuettes en basalte. Tandis qu'en provenance du Panama, sont
présentées diverses céramiques aux motifs géométriques aux couleurs vives.
PARIS : Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme
" La Haggadah par Gérard
Garouste"
Jusqu'au 05 septembre 2001
Gérard Garouste a toujours été particulièrement interessé par les grands textes
fondateurs : "L'Ecclésiaste", "La Divine Comédie", "Don
Quichotte". Cette fois, c'est le grand texte initiatique de la religion juive, le
récit du périple du peuple d'Israël au travers le désert, "La Haggadah" qui
inspire Garouste. Ce récit métaphorique qui mêle la foi, la mythologie, le
symbolisme et l'histoire donne à l'artiste matière ainsi à interpréter et à
illustrer les "Dix plaies d'Egypte", ou les "Tables de la Loi". Cette
exposition rassemble ainsi de nombreuses gouaches et des dessins à l'encre de Garouste,
ainsi que des gravures et lithographies inspirées de la bible.
PARIS : Musée Bouchard
" La Céramique de Bouchard"
Jusqu'au 15 mars 2001 »»»Prolongation jusqu'au 08 septembre 2001
Ce que l'on sait peu, c'est qu'avant les débuts de la guerre de 1914, et en dehors de son
activité de sculpteur Bouchard s'était essayé à la céramique et avait réalisé un
certain nombre de terres cuites. Mais c'est surtout après 1925 et jusqu'en 1930,
qu'il s'était beaucoup consacré à cette activité. C'est ainsi qu'il avait réalisé un
certains nombre de modèles soit en grès, en biscuit ou encore en porcelaine
émaillée et qu'il les avait confiés à la Manufacture de Sèvres. Ce sont une
trentaine de ces modèles et de ces céramiques qui sont ici exposées et présentées au
public
lIlustration : image non disponible
Adresse : 25, Rue de l'Yvette , 75016 Paris - Renseignements : 01 46 47 63 46
PARIS : Musée du Louvre
" Le Trésor de la Sainte
Chapelle "
Jusqu' au 27 août 2001
Le trésor de la Sainte-Chapelle
a été constitué par Saint Louis, à partir de 1239, autour des reliques majeures de la
Passion du Christ, provenant du trésor impérial de Constantinople, et qui étaient
tombées en 1204, lors de la quatrième croisade aux mains des Croisés. Il réunissait
ainsi à la fois des oeuvres byzantines et médiévales qui comptaient parmi les plus
grands chefs-d'oeuvre du Moyen Âge.
Cette exposition regroupera donc l'ensemble des oeuvres qui subsistent de ce trésor. Tout
d'abord, les vestiges des reliques et les reliquaires des palais impériaux byzantins
(dont le célèbre Grand Camée de France, le plus grand et le plus beau des camées
antiques). Puis des reliures, reliquaires et manuscrits enluminés, qui témoignent de la
constitution du trésor autour de ces reliques sous Saint Louis. De Philippe le Bel
jusqu'au XVIIIe siècle, mitres de soie, manuscrits, ivoires, retables sculptés ou
émaillés sont venus l'enrichir, autant de signes de l'intérêt profond que le trésor
n'a cessé d'éveiller. La dispersion et le sort des reliques après la Révolution seront
enfin évoqués autour des deux spectaculaires reliquaires de la Couronne d'épines.
Après celui de Saint-Denis, présenté avec succès au Louvre en 1991, c'est l'un des
plus prestigieux trésors du Moyen Âge qui sera révélé ici au public.
Adresse : Le Louvre Place de la Pyramide 75001 Paris -
Renseignements : 01 41 20 51 51
PARIS : Bibliothèque François Mitterand
"Antoni Tàpies"
Jusqu'au 29 juillet 2001
L'exposition ici de l'oeuvre gravé d'Antoni Tàpies a pour objet de faire découvrir une
partie très importante dans l'oeuvre de l'artiste catalan, qui est celle de l'estampe et
qui demeure encore peu connue du grand public. Ainsi sur le papier, les objets, les
traces, les traits, les griffures, les signes, les graffitis, prennent une matérialité
différente et une dimension totalement artistique.
PARIS : Musée du Louvre
" L'Etrange et le Merveilleux
en terre d'Islam "
Jusqu'au 23 juillet 2001
Les plus beaux spécimens de l'art et de l'imaginaire sont réunis dans cette exposition
consacrée aux représentations médiévales liées à l'Islam. Les démons et les
merveilles de l'imaginaire s'expriment au travers les héros fantastiques, les êtres
mi-hommes mi-bêtes, les animaux mythiques, les costumes, et toute une iconographie du
merveilleux que l'on retrouve dans les "Milles et une Nuits" ou dans ' Les
Merveilles des Choses créées et les Curiosités des Choses existantes", textes
écrits au Xème et XIIIème siècle, mais encore présents aujourd'hui dans la
littérature. L'ensemble de l'art islamiste est totalement imprégné de cette référence
à la métamorphose et de ces représentations transcrivant la transformation fantastique
ou fantasmatique des êtres entre l'animal et le végétal. Ce sont des références à un
besoin de protection, c'est à dire à un besoin de puissance . Le mysticisme est le
prolongement du merveilleux sur le chemin de l'initiation et sur le chemin de la
sagesse.Tel est l'objet de cette superbe exposition qui nous plonge dans l'imaginairede
l'Orient.
Adresse : Le Louvre Place de la Pyramide 75001 Paris - Renseignements : 01 41 20 51 51
PARIS : Musée du Louvre
" Les gemmes de Louis XIV
"
Jusqu'au 23 juillet 2001
La collection de gemmes (vases en
pierres dures) rassemblée par Louis XIV fut l'une des plus importantes du genre en
Europe. Si les souverains français avaient commencé dès Charles V à s'intéresser à
ce type de vases, peu d'entre eux rivalisèrent avec Louis XIV, dont la collection se
constitua autour d'objets sélectionnés par Mazarin, que le roi acquit après la mort de
ce dernier, en 1661. Enrichie par de nombreux achats et rejointe par celle du Dauphin, la
collection du roi comptait en 1723 environ neuf cent cinquante pièces en agate, sardoine,
jaspe, jade, lapis, améthyste ou cristal de roche.
L'histoire de la collection fut ensuite assez mouvementée: les gemmes, oubliées en
partie puis remises au goût du jour, endommagées et restaurées, furent exposées au
public et entrèrent au Louvre, mais certaines servirent également à régler des
créances de l'État ou à décorer des palais. Ces vases, qui allient pierre dure et
monture d'orfèvrerie, non sans fantaisie, sont souvent constitués d'éléments
d'époques différentes. C'est un panorama de l'histoire des vases en pierres dures de
l'Antiquité jusqu'à la fin du XVIIe siècle qui est ainsi proposé au regard des
visiteurs.
Adresse : Le Louvre Place de la Pyramide 75001 Paris -
Renseignements : 01 41 20 51 51
PARIS : Palais de la Découverte
" Pompéi, nature, sciences
et techniques"
Jusqu'au 22 juillet 2001
Il s'agit dans cette superbe
exposition de présenter de très nombreux objets archéologiques, artistiques ou
techniques qui permettent d'observer et de comprendre ce qu'étaient les connaissances des
romains dans les différents domaines des sciences et des arts, au moment de la
disparition de Pompéi, le 24 août 79 de notre ère, sous les cendres du Vésuve.
C'est ainsi que l'on peut découvrir de multiples objets de la vie courante : des objets
en vannerie, des cruches en verre, lequel verre servait à faire des bijoux, mais aussi
des vitres, un moulin pour la fabrication de l'huile d'olive, un appareil en bronze pour
chauffer les plats, une pompe foulante à deux cylindres, un sistre, instrument de musique
métallique, un speculum car on connaissait à l'époque dejà la césarienne, des bouches
de fontaine et une vanne de canalisation en bronze, des outils de maçonnerie, des
balances, ainsi que diverses fresques et bas reliefs.
PARIS : Museum National d'Histoire Naturelle
" Diamants"
" Au coeur de la terre, au coeur des étoiles, au coeur du pouvoir"
Jusqu'au 15 juillet 2001
Le diamant, pierre d'exception, fait l'objet d'une exposition exceptionnelle sur 1200
mètres carrés, à la Galerie de Minéralogie du Muséum, à Paris, transformée pour
l'occasion en la plus grande chambre forte publique de France.
Protégée par une porte d'acier et des verres blindés, cette exposition est ouverte tous
les jours de 9h00 à minuit et réunit plus de 400 gemmes très rares, qui ne seront
peut-être plus jamais présentés. Ainsi les joyaux des Couronnes d'Europe sont réunis
dans une crypte sous haute surveillance et pour la première fois, le Portugal présente
l'intégralité des diamants de la Couronne portugaise.
La première partie de cette présentation concerne les diamants, dont seront présentés
pour la première fois des milliers d'exemplaires bruts, préservés pour leur beauté, et
dont certains dépassent 600 carats. Par ailleurs deux diamants extraordinaires du groupe
De Beers, qui semblent être les plus beaux spécimens minéralogiques connus, sont
présentés dans un coffre-fort spécial.
Dans la partie consacrée aux gisements, sont présents des pays tels que l'Inde, où le
Français François Tavernier a acquit pour le roi de France le diamant bleu de la
Couronne de France, mais aussi le Brésil où des gisements sont découverts en 1726,
l'Afrique du Sud où le premier diamant fut trouvé en 1866.
Une troisième partie de l'exposition est consacrée à la taille du diamant, qui fut
inventée en Italie, à Venise ou à Gênes.
Dans ce même cadre, le rôle du diamant en tant qu' affirmation du pouvoir apparaît
aussi dans une série de peintures prêtées par Versailles, Florence, Copenhague et
Washington.
PARIS : Musée d'Orsay
" Carlo Bugatti
1856-1940"
Jusqu'au 15 juillet 2001
Décorateur et architecte,
créateur et fabricant de mobilier, de modèles d'orfèvrerie, d'instruments de musique,
et même d'une bicyclette de compétition..., Carlo Bugatti fut particulièrement inventif
et original. Il débute à Milan vers 1880, obtient ses premiers succès hors d'Italie en
1888, puis triomphe à l'exposition d'art décoratif de Turin en 1902. Il s'installe à
Paris en 1904, avant de se retirer à Pierrefonds en 1910. L'exposition s'efforce de
retracer sa carrière, de montrer la diversité de sa production et sa recherche d'une
forme toujours plus pure, ligne directrice de toute son oeuvre. Il fut célèbre, mais ses
deux fils, Rembrandt Bugatti, le sculpteur animalier, et Ettore Bugatti, le constructeur
d'automobiles, le furent davantage.
Adresse : 1, rue de la Légion d'Honneur 75007 Paris -
Renseignements : 01 40 49 48 14
PARIS : Musée d'Orsay
" Gabriele d'Annunzio
1863-1938"
Jusqu'au 15 juillet 2001
Gabriele D'Annunzio
s'imposa comme écrivain et poète au tournant du siècle, revalorisant la littérature
italienne en Europe. Auteur talentueux, il s'intéressait également à la peinture, la
photographie, la musique, et rêvait de faire de sa vie une "oeuvre d'art
totale" à la Wagner. Il transforma sa demeure sur le lac de Garde en création
insolite qu'il nomma Il Vittoriale. Pour évoquer ce lieu étrange où il vécut,
l'exposition présente des peintures et des sculptures d'artistes qui entourèrent
D'Annunzio, des objets d'art, des manuscrits précieux, des décors, des affiches et des
vêtements de l'étonnante garde-robe de cet esthète original.
Adresse : 1, rue de la Légion d'Honneur 75007 Paris -
Renseignements : 01 40 49 48 14
PARIS : Musée Cernuschi
" L'Or des Amazones "
Jusqu'au 15 juillet 2001
Cette exposition réunit des pièces rares qui illustrent une période importante de
l'histoire des peuplades nomades des steppes d'Europe et d'Asie entre le VIème siècle
av. J.C. et le IVème siècle de notre ère. C'est une période pendant laquelle les
échanges commerciaux entre les peuplades de l'est et de sud de l'Oural, et celles de
l'ouest, mais aussi les conflits entre ces peuplades, et les migrations brassent les
formes traditionnelles et anciennes de ces cultures et de leurs savoirs et apportent
un renouvellement dans les coutumes, les traditions, les connaissances, et aussi dans la
production artisanale des objets.
Adresse : 1, Avenue Velasquez 75008 Paris - Renseignements : 01 45 63 50 75
PARIS : Musée d'Orsay
" Italies - L'Art Italien à
l'épreuve de la modernité 1880 -1910"
Jusqu'au 15 juillet 2001
Le Musée d'Orsay poursuit son approche artistique de l'Europe avec une exposition sur
l'Art Italien au tournant du XXème siècle. L'Italie, "mère des arts", jeune
nation tout juste unifiée, cherche son identité dans une culture nourrie d'un immense
passé, se tournant aussi vers la modernité. Après les Macchiaioli qui, à
Florence, dès 1855, donnèrent une orientation nouvelle à la peinture et avant Le
Futurisme, véritable explosion de l'avant-garde en 1909, ce sont trente années de
création qui sont exposées ici. Peintures, sculptures et photographies de grands
artistes mal connus en France - Pellizza da Volpedo, Segantini, Medardo Rosso, le comte
Primoli, Balla, De Chirico - témoignent d'un foisonnement profondément original : le
réalisme et sa dissolution, un certain cosmopolitisme mondain, le divisionnisme et le
symbolisme, l'utopie du progrès, la modernité, et les futuristes.
PARIS : Musée du Louvre
" Un siècle de dessin à
Bologne 1490-1580 "
Jusqu'au 02 juillet 2001
Cette exposition présente les
principaux aspects du dessin à Bologne durant le siècle qui sépare les années 1480,
dominées par la forte personnalité de Giovanni II Bentivoglio, et les années 1572-1585
qui virent un Bolognais, Ugo Boncompagni, élevé au pontificat sous le nom de Grégoire
XIII.
Une soixantaine de feuilles magistrales de maîtres peu connus ont été choisies, pour
l'essentiel, dans les collections du Cabinet des dessins. Elles témoignent de la vigueur
du dessin dans la seconde ville des États de l'Église, depuis le proto-classicisme de
Francesco Francia jusqu'à la veille de la fondation de l'Accademia dei Desiderosi et de
la réforme artistique engagée par les trois Carrache.
PARIS : Trianon de Bagatelle
"Echos du Paradis : les Jardins
Persans et leur rayonnement "
Jusqu'au 01 juillet 2001
Le jardin est né au milieu du VIe siècle avant J. C. en Iran, à Pasargades, dans le
palais de Cyrus, fondateur de la dynastie achéménide. Des portiques y encadraient de
longues allées d'eau et des bassins disposés en carrés et des parterres partagés en
deux axes perpendiculaires, dans un espace entouré d'un mur, un enclos, qui se disait "pairidaeza", en persan,
devenu "paradeisos" en grec, et "paradis".
Le Coran décrit ce paradis
comme un jardin clos planté d'arbres aux feuillages épais et aux fruits délicieux, où
coulent des ruisseaux d'eau pure, de lait, de miel, ou de vin. Cette image, qui est liée
au thème de l'oasis, lieu de repos, de fraîcheur et de plaisirs sensuels dans la culture
musulmane, trouve sa concrétisation en Iran, à partir du VIe siècle avant J. C. avec
les conquérants arabes . Le jardin divisé en quatre parties, le "tchahâr
bâgh" est parfois limité à une simple cour plantée d'arbres, mais il peut se
développer en de multiples allées et en divers canaux et fontaines et se constituer de
toutes les végétations, et de toutes les fleurs. Depuis Tamerlan jusqu'aux aux
Grands Moghols, des Safavides jusqu'aux Qâdjârs, le modèle du jardin sera sans cesse
amélioré, et décliné sous toutes les formes en orient et sur tout le pourtour de la
Méditerranée. C'est à
cette découverte que nous convie cette exposition au travers une centaine d'oeuvres
faites de miniatures, de gravures, de textiles, de céramiques et même de photographies
de jardins qui subsistent encore aujourd'hui à Téhéran, Ispahan, ou Chiraz.
PARIS : Centre Georges Pompidou
" Les Années Pop "
Jusqu'au 18 juin 2001 »»Prolongation jusqu'au 02 juillet 2001
Cette exposition-événement du Centre Georges Pompidou sur les "Années
Pop", de 1956 à 1968, est l' occasion de revivre une époque de grande créativité
spontanée issue des mouvements "pop" dans le domaine des arts plastiques, mais
aussi de l'architecture, du design, de la musique, et du cinéma.
Les fauteuils gonflables en plastique fluo, les mini-jupes "Pravda" que
l'on trouve chez Jean- Charles de Castelbajac, la lampe "Eclipse"des années 60
retrouvent les tendances mode et design d'un moment où le "Pop" revient en
force, après des années de grisaille, liées aux drames du sida ou de la drogue, avec le
nouveau besoin d'un retour à l'optimisme, aux couleurs et au design.
Cette exposition montre comment dans les années 60, l'art se retrouve dans le
quotidien et le quotidien dans l'art, reproduit en série et consommable, comme chez Andy
Warhol ou chez l'artiste français Martial Raysse, mais aussi chez les couturiers, tel
Paco Rabanne qui créée une robe en pastilles de plastique rouges, ou des robes en
plastique et en métal tricotés, ou encore en jersey d'aluminium et Plexi, courtes et
colorées.
Ce sont plus de 300 oeuvres en arts plastiques, et plus d'une centaine d'oeuvres
dans le domaine de l'architecture et le design qui sont donc ainsi réunies, et qui en
cela rejoint la tendance actuelle des boutiques design, ou l'on retrouve de
nombreuses rééditions d'objets Pop : meubles, sièges, lampes, montres, inspirés
de l'univers de Warhol, de Lichtenstein, de Wesselmann, ou d'Arman.
PARIS : Musée Dapper / Des Arts traditionnels d'Afrique Noire
" Arts d'Afrique"
Jusqu'au 30 juin 2001
Après deux ans de fermeture pour travaux le Musée Dapper qui a ouvert à
nouveaux ses portes,
accueille une exposition intitulée "Arts d'Afrique", qui réunit plus de
150 objets lesquels témoignent de la richesse des civilisations du centre de l'Afrique.
Des bronzes et ivoires du Bénin, des statues et masques Dogon, un masque Punu du Gabon,
une statuette Lobi du Burkina Fasso, la statue de la princesse bangwa du Cameroun,
déjà remarquée et photographiée par Man Ray en 1937, sont entre autres les
pièces les plus remarquables de cette superbe exposition.
Adresse : 39, bis Rue Paul Valéry 75016 Paris - Renseignements : 01 45 00 01 50
PARIS : Hôtel de la Monnaie
" Pablo Gargallo - Catalan de
Catalogne et Catalan de l'Ecole de Paris"
Jusqu'au 10 juin 2001
Le sculpteur catalan Pablo Gargallo (1881-1934) s'essaya à tous les types de
sculpture : la taille de la pierre de manière traditionnelle, la sculpture modelée dans
la terre, mais aussi le travail du métal et la découpe du fer. Ce sont ces
différents aspects de l'oeuvre de l'artiste qui nous sont présentés ici et qui montre
les oppositions dans lesquelles allèrent ses recherches pendant toute une partie de sa
vie.
PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Paul Signac "
Jusqu'au 28 mai 2001
Depuis près de quarante ans, le public n'a pas eu
l'occasion d'avoir une vision d'ensemble de l'oeuvre de Paul Signac (1863-1935), ami de
Seurat et théoricien du néo-impressionnisme. Cette exposition permet de redécouvrir cet
artiste, encore mal connu. Les oeuvres choisies dans les collections publiques et privées
du monde entier montrent les différentes facettes de son art : les premiers paysages
impressionnistes, les savoureuses scènes d'intérieur néo-impressionnistes, les marines
quasi abstraites des années héroïques, les toiles éclatantes de couleur inspirées par
Saint-Tropez. Sans oublier les dessins et les aquarelles, auxquels ce marin, inlassable
voyageur, accorde, dès 1900, beaucoup de temps, ni les toiles tardives qu'il consacre aux
ports de France et d'Europe. Au tournant du siècle, ces oeuvres vibrantes de couleur,
retiennent l'attention d'une nouvelle génération de peintres, parmi lesquels Matisse et
ses amis fauves.
PARIS : Musée Jacquemart André
" Les Primitifs Italiens de la collection Jacquemart-André"
Jusqu'au 25 mars 2001 »»Prolongation jusqu'au 27 mai 2001
Ce sont cinquante tableaux qui sont
présentés dans le cadre de cette superbe exposition, dont la plus grande partie n'a
jamais été vu par le public jusqu'à ce jour. En effet ces oeuvres de Giotto, de
Lorenzo, de Boticelli entre autres ou de da Monaco, étaient à l'abri dans les réserves
du Musée dans l'attente pour une partie, de leur complète restauration. Ces travaux de
nettoyage des toiles et de restauration ont permis d'ailleurs de faire des découvertes
importantes dont cette
présentation permet de prendre connaissance dans le détail.
SAINT GERMAIN EN LAYE : Musée Départemental Le Prieuré
" Maurice Denis - L'Eternel
Printemps "
Jusqu'au 20 mai 2001
Dans une maison du XVIIème siècle qui
fût à partir de 1914 le demeure de Maurice Denis, est réunie une importante et très
belle collection de tableaux de l'artiste et de ses amis de l'école symboliste. Pour la
première fois on peut y découvrir l'ensemble décoratif en 10 panneaux dans leurs bois
d'origine, et jamais montré au public, de Maurice Denis intitulé " L'Eternel
Printemps", qui vient d'être acquis et totalement restauré par le Musée. Cette
composition décorative représente un ensemble de paysage dans lequel des femmes sont au
bain, à la fontaine, au jardin, ou sont rassemblées pour écouter de la musique ou pour
converser. A voir abolument.
PARIS : Galerie Nationale du Jeu de Paume
" Picasso érotique "
Jusqu'au 20 mai 2001
Ce sont près de trois cents oeuvres, peintures,
gravures, croquis, sculptures et dessins qui sont réunis à l'occasion de cette
exposition consacrée à la dimension de l'érotique dans l'oeuvre de Picasso. Sont mis
particulièrement en valeur les éléments qui alimentent le regard, le fantasme et le
plaisir, dans l'art du peintre et dans l'évolution du mécanisme entre l'exhibitionnisme
et le voyeurisme tout au long de son parcours artistique, jusqu'à une certaine
mortification dans la représentation des corps dans les oeuvres de sa dernière période.
La première période, qui va de 1899 à 1907, regroupe les nombreux feuillets, dessins et
aquarelles exécutés dans les bordels de Barcelone que le jeune Picasso fréquente
assidûment dans son étape initiatique à l'amour. "Environnement vaginal",
"Le Maquereau" ou "Le Phallus" peuvent faire rougir mais les
dessins tendres, comme "Etreinte" ou "Nu couché avec Picasso à ses
pieds" peuvent aussi émouvoir.
La deuxième période qui va jusque dans les années trente, sera celle des deux grandes
passions du peintre pour Marie-Thérèse Walter et Dora Maar, époque où il peint
le "Minotaure", qui incarne la force virile et la fécondité.
Une troisième partie de l'exposition couvre la fin de la vie de Picasso, entre 1967 et
1971, où domine un certain voyeurisme. Cela donne une série d'oeuvres gravées telles
que "Raphaël et la Fornarina", où un pape d'abord caché derrière un rideau,
se rapproche progressivement des deux amants pour mieux les observer.
PARIS : Musée Marmottan
" Les Aquarelles de Paul
Signac "
Jusqu'au 15 mai 2001
Cette exposition nous dévoile un aspect
de l'oeuvre de Paul Signac moins connu, à savoir les dessins et aquarelles du peintre,
dont une partie provient de la collection de l'américain James T. Dyke,
dont il légue en 1999 un ensemble de 133 dessins et aquarelles à l'Arkansas Arts Center
de Little Rock, lesquelles oeuvres sont actuellement montrées au Musée Marmottan.
Paul Signac, est encouragé par Pissarro lorsqu'il s'essaye à l'aquarelle au cours de
l'été 1892. "L'aquarelle n'est qu'un moyen de notation, une sorte de
mémorandum, un procédé rapide et fécond, permettant à un peintre d'enrichir son
répertoire d'éléments trop passagers pour être fixés par le procédé lent de la
peinture à l'huile (...) Une preste mise en place au crayon, rehaussée de quelques
touches d'aquarelle, fixera la construction, le mouvement ", écrira t'il en 1927. Le
travail réel est celui qui se fait à l'atelier, avec la peinture à l'huile et sur
toile. L'aquarelle est un instantané : elle enregistre les sensations du moment qui
viennent ensuite constituer, construire et nourrir le tableau. Les aquarelles de Signac
sont faites d'impressions et de sensations transcrites rapidement, ce qui les rend très
vivantes, et réalistes, appuyé en cela par l'intensité des couleurs qu'il utilise. Car
Signac, on le sait est un théoricien de la couleur, et un adepte de la couleur pure.
PARIS : Pavillon des Arts
" Ani, Capitale de l'Arménie,
An 1000"
Jusqu'au 13 mai 2001
Ani fût la capitale médoiévale de l'Arménie
autour de l'an mil. Rien ou peu ne subsiste de cette cité marchande qui symbolisait à
l'époque le raffinement d'une civilisation à mi-chemin entre l'Orient et l'Occident et
qui fût soumise aux pires avatars de l'histoire. Envahie, pillée, spoliée, maintes
fois, la ville est alos abandonnée à la fin du XIV ème siècle par ses habitants.
Jusqu'en 1892 où une équipe d'archéologues russes et arméniens découvre quelques
traces de ruines au milieu d'un paysage abandonné. L'histoire en 1918 reprend son triste
travail, puisque le site devient territoire turc et se trouve de nouveau abandonné par
les contraintes politiques d'alors. Cette exposition regroupe un certain nombre d'objets
issus des fouilles du début du XXème siècle : objets de culte, outils, manuscrits,
enluminures, au côté de gravures, de documents qui retracent la grandeur et l'histoire
de cette cité oubliée, et qui constitue en tant que telle un cri d'alarme pour que
reprennent des fouilles sur place et que soit préservé ce site au passé glorieux.
Illustration : image non disponible
Adresse : 101, rue Rambuteau 75001 Paris - Renseignements : 01 42 33 82 50
PARIS : Musée Carnavalet
" Les Artistes Américains à
Paris en 1900"
Jusqu'au 29 avril 2001
BOULOGNE : Musée Albert Kahn
" Thessalonique, Destinées Balkaniques"
Jusqu'au 31 décembre 2000 »»Prolongation jusqu'au 01 mai 2001
Albert Kahn banquier et mécène se rend dans
les Balkans en avril 1913 avec le photographe Auguste Léon et s'arrête à Thessalonique,
centre de gravité de la guerre déclenchée par la Bulgarie, la Serbie et la Grèce
contre l'Empire Ottoman. Mais elle est historiquement une ville pluri-ethnique : ville
juive, puis turque, puis grecque, on y trouve aussi des Bulgares et des réfugiés de
divers pays. En 1918, c'est le photographe Léon Busy qu'Albert Kahn envoie à
Thessalonique prendre de nombreuses photos autochromes ( premier procédé de
photographie en couleur) dans le but pour lui, de faire connaître le monde par le moyen
des photos, pour mieux le comprendre et mieux
uvrer pour la compréhension entre les peuples et pour la paix.
SEVRES : Musée de la Céramique
" Marcoville ou le rêve en
verre"
Jusqu'au 23 avril 2001
L'art de Marcoville consiste en un empilage de
fragments de verre, les uns par dessus les autres jusqu'à constituer les effets et les
figures souhaités. Il construit ainsi des pièces qui représentent des fleurs, des
personnages, des maisons, et de multiples représentations, qu'il recouvre ensuite de
peintures vives et florescentes, pour constituer un art d'une certaine densité naïve et
décorative.
Illustration : Affiche de l'Exposition
Adresse : Place de la Manufacture 92310 Sèvres - Renseignements : 01 41 14 04
20
PARIS : Musée Maillol - Fondation Dina Vierny
" La Vérité Nue -
L'Expressionnisme Autrichien "
Jusqu'au 23 avril 2001
Plus de cent vingt tableaux de Egon Schiele, Oskar
Kokoschka, Richard Gerstl et Herbert Boeckl sont présentés dans cette importante
exposition, en provenance de collections publiques, mais aussi de diverses collections
privées et dont une partie sont encore peu connus du grand public en France. Ces quatres
représentants de l'expressionnisme autrichien sont réunis ici pour nous permettre de
mieux appréhender le dialogue qui s'est noué en Autriche à cette époque ent