BORDEAUX : Musée des Beaux
Arts
" Made in USA : l'art américain
de 1908 à 1947"
Jusqu'au 31 Décembre 2001
"Made in USA", réunit une présentation d'oeuvres emblématiques de l'art
américain de 1908 à 1947, dans le cadre d'un projet d'échanges entre les musées
français et américains pour familiariser en particulier le public français avec l'art
américain, depuis l'Ash Can School, issu de l'impressionnisme, jusqu'aux oeuvres
majeures des expressionnistes abstraits comme Barnet Newmann ou Jackson Pollock.
Cette exposition, rassemble des peintures et des oeuvres graphiques, mais aussi des
photographies et des sculptures, prêtées par différents collectionneurs et musées
français et américains, et sera présentée dans différentes villes de France, en
commençant par Bordeaux, pour partir ensuite
pour le Musée des Beaux-Arts de Rennes (18 janvier 2002 - 31 mars 2002) puis le Musée Fabre de Montpellier (12 avril 2002 - 23
juin 2002).
COLMAR : Musée d'Unterlinden " Jost Haller : peintre de la
chevalerie "
Jusqu'au 16 décembre 2001
Cette exposition proposée par le
Musée Unterlinden de Colmar, dans le cadre d'une série d'expositions consacrées à
l'art rhénan du XVème et XVIème siècles, est exceptionnelle à plus d'un titre, par
l'invitation qu'elle nous fait à redécouvrir Jost Haller, le peintre alsacien de la
chevalerie et l'inventeur d'un style si particulier, qui fût oublié pendant des
siècles.
Jost Haller mêle l'art alsacien et l'art flamand, pour réaliser des retables sur
panneaux de bois, ou des oeuvres miniatures caractéristiques des oeuvres picturales de
l'époque.Dans un style courtois et précieux imprégné de l'art gothique international,
il sait rendre avec une extrême précision la richesse des détails, la transparence de
l'eau dans une carafe de verre, les plis délicats des riches étoffes, la finesse du
grain de peau, et les brillances et reflets des armures.
Jost Haller doit son nom de "peintre de la
chevalerie" par les deux retables qui lui sont attribués : "Les Chevaliers de
Saint-Jean de Bergheim" et " Les Chevaliers Teutoniques de Sarrebruck".
Toutes les oeuvres connues de l'artiste sont ainsi réunies pour la première fois, soit
six panneaux peints et une quarantaine de miniatures, dont le fameux " Retable des
Chevaliers Teutoniques de Sarrebruck " datant de 1455-1460, contitué de quatre
panneaux conservés séparément à la Pinacothèque de Munich, au Musée National de
Nuremberg ou dans des collections privées et qui ont été rassemblé pour reconstituer
l'oeuvre dans son ensemble. On pourra aussi découvrir la "Prédiction de St
Jean-Baptiste" et "Le Combat de St Georges terrassant le Dragon" peints
dans les années 1445-1450, mais aussi sa "Salomé", de multiples fois
recopiées depuis sa redécouverte dans les années 1980
Des miniatures illustrant un "Livre de prières" de Dame Lorette de
Herbeviller appartenant aux collections du Musée du Louvre, sont ausi présentées,
constituées de portraits de saints, enluminés de la main de l'artiste, sont exposées
individuellement
Peintre officiel des comtes de Sarrebruck, Jost Haller est un maître de l'Ecole des
Primitifs Alsaciens, et le seul peintre de Strasbourg identifié par son nom, avant
Hans Baldung Grien, et Martin Schongauer sur lesquels il aura exercé son influence.
La ville de Strasbourg était au XVème siècle le foyer artistique le plus riche de la
région rhénane.Formé à Strasbourg, le nom de Jost Haller apparait à partir de 1438.
Il rejoint vers 1450 la ville de Metz pour honorer diverses commandes prestigieuses, puis
ensuite Sarrebruck, où il devient le peintre des comtes de Nassau-Sarrebruecken (jusque
vers 1470). La plupart des ses oeuvres sont malheureusement détruites par les
Réformateurs protestants, quelques années plus tard entre 1524 et 1530 pendant la
période de l'iconoclasme.
Adresse : Musée d' Unterlinden - 1, Place
d'Unterlinden 68100 Colmar - Renseignements : 03 89 20 15 50
LABASTIDE ROUAIROUX : Musée du Textile " Les artistes et le textile "
Jusqu'au 28 octobre 2001
C'est à partir de 1909 que les arts rejoignent la mode et que les peintres s'interessent
au textile et à l'impression sur tissus avec Diaghilev pour lequel Léon Bakst réalise
des costumes, des rideaux de scènes et des décors pour ses Ballets Russes . Miro,
Chagall, Picasso, Dufy, Cocteau, Braque, Matisse, Kandinsky et d'autres grands artistes
s'interesseront ensuite à l'impression des dessins et à la peinture sur les robes, les
foulards, les vêtements.
Cette exposition du Musée du Textile du Tarn, réunit les réalisations d'un certain
nombre de ces précurseurs depuis le début du siècle, dont les étoffes en soie
imprimée de Raoul Dufy réalisées dans les années 1920-25 par le soyeux Lyonnais
Bianchini Ferier. On peut y découvrir aussi un costume d'une femme "Jota"
créé en 1919 pour le ballet "Le Tricorne" sur une musique de Manuel de Falla
réalisé par Picasso, une robe de soie crème aux effets bleu, vert et rose pour le
ballet "Daphnis et Chloé" créée par Chagall en 1959.
Plus d'une quarantaine de foulards et imprimés sur soie, sont aussi présentés, en
provenance de la Galerie Maeght, l'ensemble témoignant s'il le fallait encore, qu'à
coté du prêt à porter industriel, il ya une place pour les artistes dans le textile,
avec la possibilité d'un renouveau de l'imprimé d'art dans le monde de la mode.
Adresse : Musée du Textile Rue de la Rives 81270 Labastide Rouairoux -
Renseignements : 05 63 98 08 60
VANNES : Musée des Beaux
Arts - De la Cohue
" L'Age d'or de la peinture en
Bretagne"
Jusqu'au 28 octobre 2001
Ce sont 70 oeuvres de 32 peintres qui
illustrent dans cette exposition l'"Age d'or de la peinture en Bretagne" sur
plus d'un demi siècle de création, entre 1880 et 1950, et réunissant les plus grands
peintres de cette époque de Maurice Denis à Paul Sérusier.
Ces chefs d'oeuvres en provenance de collections privées, mais aussi de collections
de communes ou de musées bretons sont en grande partie peu connues du grand
public. C'est ainsi que l'on peut découvrir un tableau de Maurice Denis intitulé
"Notre-Dame de la Clarté", mais aussi des toiles telles que " Les Remparts
de Vannes" d' Emile Jourdan, " Vue de Groix" d' Henry Moret,
"Aiguilles de port-Coton" de Constantin Kousnetzoff, ou "Amas de
rochers" de Charles Filiger
Cette exposition est aussi l'occasion de rendre un hommage aux villages qui ont tant
inspirés ces peintres, tels que Le Faouët, Pont Aven, Rochefort-en-Terre et où les
artistes découvraient la peinture en plein air et la pureté des couleurs avivées
par l'océan, à la fin du XIXème siècle. Si la Bretagne avait attiré les écrivains
au début siècle, les peintres eux aussi avaient été séduits par sa douceur de vivre, ses paysages
contrastés, ses vues de la mer, ses ports, mais aussi par un esprit, et une identité
forte des lieux.
LODEVE : Musée de Lodève " Derain et Vlaminck
1900-1915 "
Jusqu'au 28 octobre 2001
Cette superbe exposition organisée par le Musée
de Lodève, présente, au travers quatre-vingts tableaux d'André Derain et de Maurice de
Vlaminck, l'évolution des oeuvres des deux artistes pendant la période de leurs
échanges intenses dans leur atelier commun de Chatou, entre 1900 et 1915. Cette
présentation permet de mettre en évidence le rôle fondateur qu'ont eu les deux artistes
dans l'invention du fauvisme.
En provenance de différentes collections privées internationales et de nombreux
musées étrangers, sont réunies ici des oeuvres de Derain telles que "La Seine au
Pecq" de 1905, "Le Pont de Charring Cross" de 1906 , "Paysage sur
Seine" de 1909, et pour Vlaminck, des oeuvres telles que "L'homme à la
pipe" peint en 1900, "Les Ecluses à Bougival" de 1906, "Bord de
rivière" de 1907 ou encore "Paysage près de Martigues" réalisé en 1913.
NANCY : Musée des Beaux Arts " Jean Prouvé 1901-1984"
Jusqu'au 15 octobre 2001
Nancy commémore le centenaire de la naissance de Jean Prouvé. C'est un large éventail
de l'oeuvre de l'architecte et du constructeur nancéien, devenu l'une
référence en matière d'architecture et de design du XXème siècle, qui est
présentée dans le cadre du Musée des Beaux Arts.
Le but que s'était assigné l'artiste était de mettre l'art à portée de tous. Cette
ambition, on la voit naître au travers cette rétrospective de l'artiste, et des photos,
maquettes, dessins, et mobiliers qui permettent de découvrir la grande
personnalité du fils de Victor Prouvé et du filleul d'Emile Gallé. . Jean Prouvé en
effet a toujours voulu se démarquer des ornements décoratifs inspirés par la nature,
propre aux artistes de l'Ecole de Nancy, pour se tourner résolument vers le modernisme et
l'utilisation nouvelle de matériaux comme l'aluminium, le fer et la tôle d'acier.
Ainsi les meubles et éléments d'architectures créés dans ses ateliers sont présentés
ici et montrent la complexité de l'oeuvre de cet artiste. Les photos nous
rappellent aussi qu'on lui doit notamment la rampe d'escalier de la brasserie
Flo-Excelsior à Nancy de 1929, la maison du Peuple de Clichy en 1939, la
"maison des jours heureux" pour Emmaus en 1956, les murs-rideaux de la Tour
Nobel de la défense en 1967.
Cette exposition est accompagnée d'une présentation des divers autres aspects de son
oeuvre, notamment de son mobilier, et de ses éléments démontables aux Galeries Poirel
de Nancy, et de son oeuvre d'architecte au parc de la Pépinière.
RENNES : Musée des Beaux Arts " Mathurin Méheut- Dédicaces"
Jusqu'au 15 octobre 2001
Mathurin Méheut (1882-1958) fût toute
sa vie fidèle à la Bretagne. Il semble
l'avoir rendue éternelle dans son oeuvre et au travers ses dessins, ses aquarelles et ses
peintures qui retraçent la vie simple des hommes, des saisons et des jours tranquilles.
Cette exposition est un hommage particulier fait par la Bretagne à cet illustrateur
infatiguable, en complément à l'exposition permanente qui se tient au Musée
Mathurin Méheut de Lamballe.
NICE : Musée D'Art Moderne et d'Art Contemporain " Arman "
Jusqu'au 14 octobre 2001
Cette exposition rétrospective
consacrée à Arman constitue un véritable évènement, par le fait qu'elle a
réussit à réunir 150 oeuvres pour couvrir tout le parcours de l'artiste jusqu'à
aujourd'hui
Auteur avecYves Klein du "Manifeste du Nouveau Réalisme", Arman mène une
interrogation permanente sur l'objet, le sujet de l'objet, et sa fonction depuis 1960. Il
quitte cette année là, l'abstraction et la peinture, pour tourner sa création vers
l'objet et son contenu. Son obsession de l'objet, de sa composition, de sa structure, de
son contenu est constante depuis lors, ce qui l'amène dans ses différentes actions
publiques faites aussi de spectacle, de présenter ces objets qui l'obsédent découpés,
tranchés, dé-composés, comme pour en découvrir leur âme. Cette présentation nous
fait découvrir ainsi les premiers travaux d'Arman qu'il réalise sur papier, les
Poubelles, les Accumulations, les Colères, les Combustions, jusqu'aux oeuvres
"sculptées" les plus récentes jusque dans la dimension monumentale de
certaines d'entre elles.
SAINT PAUL DE VENCE : Fondation Maeght " Wassily Kandinsky "
Jusqu'au 10 octobre 2001
La rétrospective Kandinsky ouverte à
la Fondation Maeght a permis de réunir les plus grands chefs d'oeuvre du peintre en
provenance du monde entier. Les plus grands musées tels la Galerie Tretiakov de Moscou,
la Galerie Louisiana de Copenhague, la Galerie Nationale d'Erevan en Arménie, le Musée
Guggenheim de New York, le Musée de Saint-Pétersbourg, le Centre Georges
Pompidou, ou de la Fondation Beyeler de Bâle, parmi d'autres, ont acceptés de participer
à cette grande rétrospective sur Wassily Kandinsky (1866-1944) qui rassemble une
centaine d'oeuvres du peintre et permettent de mieux approcher et comprendre l'évolution
de son oeuvre.
Cette exposition permet de comprendre celui qui d'une manière définitive a influencé
toute l'histoire de la peinture du XXème siècle, alors qu'il se destinait d'abord à des
études d'économie et de droit.
Elle montre la cohérence de l'évolution du peintre en dehors des apparences, et comment
s'est effectué le passage entre le figuratif et l'abstraction lyrique, puis vers l'
abstraction géométrique qu'il adopte d'une manière définitive à partir de 1922, date
où il devient professeur au Bauhaus de Berlin.
MONTBELIARD : Musée du Château des Ducs de Wurtemberg " Picasso, un homme du trait"
Jusqu'au 1er octobre 2001
Le Musée du Château des Ducs de
Wurtemberg a réuni en ses murs plus d'une centaine d'estampes réalisées par
Picaso entre 1912 et 1972, à la fois réalisée par la technique de la gravure sur bois
ou sur cuivre, mais aussi des lithographies et des gravures faites par linogravure ou
monotype sur les différents thèmes de prédilection de l'artiste que sont la femme,
l'artiste et son modèle, le minotaure et le taureau.
DIJON : Musée des Beaux Arts " Dresde, le Rêve des Princes"
Jusqu'au 1er octobre 2001
80 tableaux du XVIIème et
XVIIIème siècles illustrent dans cette exposition la grandeur passée de la ville de
Dresde, ville de l'ex-république démocratique allemande, et la renaissance des relations
et des échanges entre cette ville au glorieux passé artistique et les musées de France
.
Adresse : Palais des Etats de Bourgogne 21000 Dijon
- Renseignements : 03 80 74 52 09
AJACCIO : Musée Fesch " Napoléon, Bonaparte et
l'Italie"
Jusqu'au 1er octobre 2001
Cette exposition a pour fil
conducteur tant le rôle de Napoléon Bonaparte dans l'organisation administrative et
politique de l'Italie que le rôle qui lui même et les membres de sa famille ont eu
notamment dans le domaine des arts. L'Italie, où plusieurs membres de la famille
impériale ont porté de titres importants, -Napoléon était Empereur des Français, mais
aussi Roi d'Italie, -fût également la terre d'exil d'une majorité d'entre eux.
L'exposition s'articule en trois parties. Les conquêtes : les deux campagne d'Italie, et
la Péninsule entre révolution et Empire; les règnes : l'organisation du pouvoir
napoléonien en Italie et ses représentations; les destins : la destinée romanesque des
Bonaparte, du trône à l'exil en Italie.
Venues de france et d'Italie, des oeuvres des grands peintres et sculpteurs néoclassiques
sont réunies au Musée Fesch, qui porte le nom du Cardinal Fesch, oncle de Napoléon,
pour cette exposition dont des oeuvres de Appiani, Gros, David ou encore Canova
Cette exposition produite par la
Succession Vasarély, présente des toiles de grands formats géométriques, qui sont
parmi symboles mêmes de l'oeuvre de Vasarely.
Une présentation des oeuvres en "noir et blanc" des années 50 est aussi
proposée. Des créations figuratives et intimistes moins connues des années 30-40 sont
également réunies, où l'on découvre qu'avant de se lancer dans la réalisation de son
art numérique, l'artiste a travaillé le mouvement et les couleurs.
Adresse : 110, rue Alexandre le Grand Fécamp -
Renseignements : 02 35 10 26 10
AJACCIO : Palais Bénédictine : http://www.benedictine.fr
ALENCON : Musée des Beaux Arts " Hundertwasser-
Hommage"
Jusqu'au 30 septembre 2001
L'artiste autrichien Friedrich Hundertwasser (1928-2000) avait acheté une maison dans la
région du Perche, tout près d'Alençon en 1957. C'est un hommage que lui rend
aujourd'hui le Musée des Beaux-Arts de cette ville par la présentation de 15 oeuvres
réalisées dans sa ferme de la Picaudière, ainsi que par celle d'une tapisserie, des
sérigraphies, des aquarelles, mais aussi des maquettes d'immeubles, du fait qu'il fût
aussi un architecte de renom. Il réalisa en effet entre 1983 et 1985 des immeubles à
Vienne, qui le firent remarquer, par leurs couleurs vives et leurs toitures en terrasses
composées de jardins colorés dont en particulier le "Hundertwasser Haus", un
immeuble étonnant construit en 1983 et repérable à ses fenêtres tordues aux couleurs
criardes, ses toits regorgeant de plantes vertes et ses parquets bombés, qui est
aujourd'hui l'un des lieux les plus visités de la capitale autrichienne.
Fervent écologiste, il considérait qu'il devait "transformer les villes sans âme
où se développent l'alcoolisme et le trafic de drogue", pour permettre aux
habitants de "vivre à nouveau en harmonie avec la nature". L'homme répétait
que "la ligne droite est exempte de divinité"
Sa devise était " Un monde aux couleurs gaies est synonyme du paradis".
AUVERS SUR OISE : Musée Daubigny " Le chat, inspiration des
artistes "
Jusqu'au 30 septembre 2001
Plus de 200 oeuvres, réunissant
des tableaux, des sculptures, des céramiques ont été réunies de la Collection Lavech
de Chancy, dont le thème et le sujet unique fût le chat, inspirateur des artistes.
Monsieur et Mme Lavech de Chancy, collectionneurs passionnés, ont rassemblé tout au long
de leur vie des oeuvres, ayant le chat comme sujet, dont ils ont fait don au Musée
Daubigny. Cette exposition permet ainsi parmi les principaux artistes, d'admirer des
oeuvres gravées de Stenlein, des sculptures de Barye, des céramiques de Sandoz,
Gallé ou encore de Deck
TOULON : Hôtel des Arts " Pharaon Noir "
Jusqu'au 23 septembre 2001
Cette exposition intitulée "Pharaon Noir" réunit les oeuvres de Jean-Paul Marcheschi, faites de papiers, de sculptures, et de
parties de murs passés aux flammes des bougies ou de flambeaux, mélés de cire et de
suie, sur le thème du temps, du sommeil et de la mort.
Ce sont les ténèbres qui semblent hanter les lieux, mais davantages les hurlements, les
agonies, les cris, pour inciter à une réflexion sur la mort, et ainsi donc sur la vie.
Ainsi de la "Salle de la fin de la nuit", à la "Chambre du Pharaon",
non loin des gisants de la "Chambre des époux", on peut découvrir dans la
pénombre un cortège d'objets ayant appartenus aux morts, et des sculptures de bronze couvertes de cire, un manteau de soie brodé d'or et
de perles avec des traces de brûlures qui fait du lieu un sanctuaire où rodent des
fantômes
"Pharaon noir" est pour l'artiste corse une fiction, car les personnages mis en
scène dans ces oeuvres n'ont pas d' histoire et les représentations de la mort ne
s'appuient sur aucune autre réalité que l'imaginaire.
Il s'agit là pour Jean-Paul Marcheschi, de dépasser l' état irréversible et étouffant
de l'angoisse, et d'exprimer un cri au sens de ce qui serait une déclinaison du
"Cri" de Munch.
MARSEILLE : Musée Cantini " Le très singulier Félix
Vallotton "
Jusqu'au 10 septembre 2001
Cette exposition nous fait découvrir
Félix Valloton avec ses nus, ses portraits, ses scènes de la vie quotidienne et ses
paysages. Avec ses gravures sur bois, comme avec ses peintures, il se démarque de
ses contemporains par une esthétique que l'on retrouvera plus tard chez certains
expressionnistes : par les lignes, les formes, la composition, les couleurs . En marge des
mouvements officiels il participe au cercle des Nabis, avec Bonnard et Vuillard, en
particulier entre 1896 et 1899. Il reste moins connu pour son engagement dans l'Affaire
Dreyfus, contre la politique coloniale, ou pour ses ambiguités face à l'émancipation de
la femme au début du XXème siècle. Il dessine, grave et peint aussi des scènes
sociales, plus ou moins satiriques ou humoristiques, mais aussi des portraits qui restent
son travail préféré, et dans lesquels il excelle.
CAEN : Musée des Beaux Arts
" Peintres du Nord en voyages dans
l'Ouest"
Jusqu'au 27 août 2001
Cette exposition intitulée
" Peintres du Nord en voyages dans l'Ouest - Modernité et impressionnisme
1860-1900" présente différents artistes venus du Nord de l'Europe pour découvrir
en France l'esprit de modernité qui y règne dans les années 1870 et 1880. Ces artistes
découvrent un véritable épanouissement dans la pratique de l'art en plein air,
mêlé à la fois de réalisme et d'impressionisme, mais découvrent aussi le souffle de
la liberté dans les contacts qu'ils nouent avec non seulement les peintres français,
mais aussi avec les écrivains, les musiciens et l'ensemble des artistes de l'époque.
STRASBOURG : Musée d'Art Moderne et Contemporain
" Kandinsky : 1913-1921 - les
oeuvres sur papier"
Jusqu'au 26 août 2001
Wassily Kandinsky a influencé
d'une manière essentielle toute l'histoire de la peinture d'avant-garde du XXème
siècle. Cette exposition montre combien son oeuvre était d'une grande cohérence en
dehors des apparences, et comment elle a évolué par une lente progresion de
l'abstraction lyrique vers une abstraction géométrique qu'il découvre et adopte d'une
façon définitive à partir de la période où il devient professeur en 1922 au Bauhaus
de Berlin. Son oeuvre sur papier moins connue du public, et présentée ici pour la
première fois, s'appuie sur cette lente évolution, et montre l'influence qu'elle eut,
comme l'ensemble de son oeuvre sur des artistes tels que Hans Hartung, Fritz Winter ou
Wols.
TOULOUSE : Les Abattoirs
" Joël Hubaut : Psyclom-clom
epidemik cyberpink "
Jusqu'au
19 août 2001
Depuis le 9 février, un dépôt d'objets roses est ouvert au Musée des Abattoirs,
destiné à alimenter l'exposition de Joël Hubaut, après celle de Nantes, intitulée
"Psyclom-clom epidemik cyberpink", par laquelle le public en cédant ou déposant des objets de
couleur rose, participe et nourrit l'oeuvre.
Illustration : Affiche
de l'exposition
Adresse : 76, Allées Charles de Fitte 31300 Toulouse - Renseignements : 05 62 48
58 00
TOULOUSE : Musée des Augustins
" Nicolas Tournier : peintre
caravagesque "
Jusqu'au
01 juillet 2001
Il s'agit ici de la première
exposition consacrée à Nicolas Tournier (1590-1639) et à son oeuvre. Il fût en effet
l'un des représentants les plus significatifs en France au côté de Georges de la Tour,
d'une tendance picturale alliant à la suite du Caravage le travail sur les clairs obscurs
dans la représentation de scènes populaires. La plupart de ses tableaux étant
conservés au Musée des Augustins à Toulouse, ce Musée lui rend hommage aujourd'hui,
par la présentation d'une quarantaine de ses chefs d'oeuvres, dont certains en provenance
de collections européennes et américaines, mais aussi du Musée du Louvre.
NANTES : Lieu Unique
" Joël Hubaut : Clom Trok - Lu
Pink Pink"
Jusqu'au 17 juin 2001
L'artiste Joël Hubaut présente une nouvelle
installation intitulée "Clom Trok", constituée d'un dépôt d'objets roses de
toutes sortes. Depuis début novembre, en effet, les Nantais étaient invités à venir
déposer des objets roses qu'ils souhaitent vendre, par petites annonces dans la presse.
Ce sont quelque 800 objets qui ont été répertoriés, et qui vendus entre 1 et 10.000
Francs. "Dans cette oeuvre, c'est vous et moi qui sommes invités à activer la
sculpture monochrome rose, en achetant ou en vendant des objets roses... Nous avons reçu
de tout, des antiquités aux fringues en passant par des bijoux ou des jouets...En
transformant mes installations en dépôts-ventes, j'ajoute une valeur active à l'oeuvre
qui est basculée directement dans l'espace social", explique Joël Hubaut.
Après d'autres installations monochromes, Joël Hubaut a choisi le rose qui est
pour lui, "la couleur la plus mutante, la plus émancipatrice et celle qui a le plus
de peps, alors qu'avant, elle était simplement connotée homosexuelle ou poupée
Barbie".
lIlustration : image
non disponible
Adresse : Lieu Unique 44000 Nantes - Renseignements : 02 40 41 65 65
POITIERS : Musée Sainte Croix
" Les figures du paysage : de Callot à Delacroix "
Jusqu'au 15 juin 2001
Le but de cette exposition est d'illustrer la
manière de concevoir le paysage dans l'histoire de la peinture et d'observer l'
évolution de cet art dans le dessin et dans les techniques de la peinture depuis le
XVIIème jusqu'au milieu du XIXème, au travers les oeuvres de Callot, Van Goyen,
Chasseriau ou Delacroix . Une grande partie des dessins présentés dans cette exposition
proviennent de la Collection Alexandre Babinet, qui ont été légués en 1882 et dont une
grande partie sont présentés pour la première fois au public.
ORNANS : Musée Gustave
Courbet
" Courbet : le regard des autres
"
Jusqu'au 10 juin 2001
Le Musée Gustave Courbet, qui est installé
dans la maison natale du peintre à Ornans, petite ville appelée "La Venise de la
Franche-Comté", propose actuellement une exposition sur l'univers de l'artiste
franc-comtois intitulée "Courbet, le regard des autres". Déjà présentée à
New York et Genève, cette exposition se compose de plus de 70 documents graphiques et
photographiques rares qui montrent le peintre à travers le regard d'autres artistes
contemporains, photographes, graveurs, et caricaturistes.
Il n'y a pas de toile présentée donc ici, mais un ensemble de dessins, et de
gravures du maître, qui sont exposés, aux côtés de la collection permanente du
musée.
PAU : Musée des Beaux Arts
" Tras los montes : paysages
d'Espagne 1870-1920 "
Jusqu'au 31 mai 2001
Cette exposition nous
propose une présentation et une découverte de la peinture espagnole au travers la
peinture de la nature et la représentation des paysages entre les périodes 1870 et
1920. Différentes oeuvres significatives de peintres espagnols tels que Beruete, Sorolla,
Zuloaga sont rassemblées, en provenance de différents musées dont le Musée des Beaux
Arts d'Asturies pour témoigner d'un attachement qui fût dominant dans leurs travaux,
celui d'un renouvellement de ce genre pictural et d'une rupture avec les conventions
néo-classiques dominantes dans l'art espagnol jusqu'alors.
LYON : Musée des Beaux Arts
" Les Pont-Neuf de Camille
Pissarro"
Jusqu'au 31 mai 2001
Il s'agit ici de présenter cinq des tableaux de
Camille Pissarro de sa série des "Pont-Neuf" afin de comprendre l'importance de
ces représentations en série chez l'artiste, qui recherchait par la répétition de ces
séries à reproduire les effets infiniment changeants de la lumière, des couleurs, des
impressions rendus par les mouvements de la foule déambulant sur le pont pour se
rendre d'une rive à l'autre de la Seine. Pissarro a peint une série de 13 tableaux
représentant le Pont-neuf entre 1901 et 1902, ce qui montre chez l'artiste une
fascination pour ce thème du pont et des fluidités croisées entre l'eau et la foule que
l'on retrouve aussi dans ses autres séries telles que celles des Grands Boulevards de
Paris ou des Bords deSeine et des Ponts de Rouen.
MANTES LA JOLIE : Musée de l'Hôtel Dieu
" La Collégiale dans la
Ville"
Jusqu'au 31 mai 2001
Voilà une exposition qui
témoigne dans le détail de la richesse de la ville de Mantes la Jolie en matière d'art
et d'architecture médiévale. Cette cité née au XIème siècle nous offre la
possibilité de découvrir ici l'architecture des bâtiments religieux de la ville, et le
descriptif de la vie quotidienne à cette époque. Le Portail des Echevins, en
particulier, construit en 1320 et détruit au moment de la révolution est reconstitué ici, tandis que des maquettes et des documents
permettent de reconstruire l'histoire de la ville au travers les siècles.
Illustration : image non disponible
Adresse : Musée de l'Hôtel Dieu Mantes la Jolie - Renseignements : 01 34 78
86 60
NICE : Musée d'Art Moderne
" Ben- Je cherche la
vérité"
Jusqu'au 27 mai 2001
Il s'agit ici d'une véritable rétrospective
qui nous est proposée par le Musée d'Art Moderne de Nice, avec la participation active
de l'artiste lui-même. Au travers près de deux cents oeuvres qui retracent tout le
parcours du peintre, jusqu'aux réalisations les plus récentes, on découvre un artiste
en interrogation constante sur la vie et sur l'art : à la fois peintre et plasticien,
musicien, théoricien, poète.
Ben est un personnage . Il dit de
lui-même : "`Je suis né le 18 juillet 1935 à Naples de mère
Irlandaise et Occitane, père Suisse Français. J'ai vécu en Turquie, Egypte et Grèce.
J'arrive à Nice en 1949. Je cherche à faire ce qui n' a pas été fait. J'ai peur
d'être un raté. J'aime les spaghettis. Parfois l'art m'emmerde. J'ai envie d'être un
arbre. Je suis abonné au Monde. Je perds la mémoire et ça m'embête. J'aime les
extrêmes en art. J'expose un peu partout, mais ça m'angoisse. Je vis actuellement à
Nice avec ma femme Annie dans les collines. Il y a un grand tilleul devant la maison .Mes
enfants sont grands ... L'exploration et l'exploitation d'un concept est le socle de la
démarche artistique, alors chaque artiste explore une direction, produit un motif
jusqu'à son épuisement : Klein le monochrome, César les compressions, Buren les
rayures, Ben l'écriture. C'est plus le concept que l'uvre, dans sa matérialité,
qui importe. L'art est devenu une question d'attitude. Il n'y a pas de création sans
prise de position par rapport à l'acte de création..."
Il aimerait passer à la postérité plus comme théoricien que comme artiste. Le
matériau de sa peinture : la vérité, qu'il divise en vérité subjective : "`je
suis jaloux", et objective:"cette toile pèse 2kg300". Il a ses têtes de
Turc : les intellos, la culture, la manipulation, la désinformation, et ses dadas : le
sexe, l'Occitanie, L'Ethnisme, la poésie, internet. Il glose sans fin. Après tant
d'années à écrire sur tous les sujets sur tous les supports :"J'ai honte de me
répéter. Celui qui se répète est aussi répréhensible que celui qui copie", il
doute et le dit. Si l'art est dans une impasse, si l'avant-garde ne joue plus son rôle
d'empêcheur de penser en rond, à quoi bon continuer, mais il continue. Tant qu'il y a
des mots, il y a de la vie. Ben a souvent été taxé d'imposteur, de bouffon. Ses
détracteurs considèrent ses peintures comme d'aimables graffitis dignes de figurer sur
les murs des toilettes d'une école primaire. Ben s'en contrefiche, ce qui ne l'empêche
pas d'avoir un regard critique sur sa production artistique, dont il est le premier à
relativiser l'importance à l'aune d'autres formes d'expression.
TOULOUSE : Musée des Beaux Arts
" Jacques de Bellange
1575-1616"
Jusqu'au 24 mai 2001
Cette exposition consacrée
à Jacques de Bellange permettra au public de découvrir cet artiste lorrain du 17ème
siècle, encore méconnu mais que l'on peut placer dans le domaine de la gravure, sur le
même pied que Durer ou Rembrandt. Eaux fortes, dessins, sanguines, soit au total plus de
90 oeuvres ont été réunies pour découvrir la modernité de cet artiste né vers 1575
et mort en 1616, tombé dans l'oubli avant d'être redécouvert voilà quelques annnées.
Le Musée de Rennes s'inscrit depuis quelque temps dans la volonté de faire redécouvrir
les chefs-d'oeuvres méconnus de l'art français du 17ème siècle. Ainsi ces gravures,
subtiles et élégantes, mettent en scène des personnages ambigus, tel ce
"St-Jean", androgyne, ou des compositions plus complexes et d'une grande
maîtrise technique, comme le "Martyre de Sainte-Lucie" ou les "Trois
Maries au Tombeau". Le mystère de l'oeuvre de Jacques de Bellange tient aussi du
mystère qui entoure l'artiste, dont on ne connaît pas les dates précises de la
naissance et de la mort, ni son origine, ni encore où il fût formé, et dont on ne
connaît à aujourdhui, aucun portrait.
LYON : Musée des Beaux Arts
" Félix Valloton :
1865-1925"
Jusqu'au 20 mai 2001
Félix Valloton est connu pour ses nus, ses portraits, ses paysages et sa participation au cercle des Nabis en
particulier entre 1896 et 1899. Il reste moins connu pour son engagement dans l'Affaire
Dreyfus, contre la politique coloniale, ou pour ses ambiguités face à l'émancipation de
la femme au début du XXème siècle. Il dessine, grave et peint aussi des scènes
sociales, plus ou moins satiriques ou humoristiques. Tel est l'objet de cette exposition
que nous propose le Musée des Beaux Arts de Lyon.
VILLENEUVE D'ASCQ : Musée d'Art Moderne
" Le Fauvisme en Noir et
Blanc"
Jusqu'au 8 mai 2001
Cette exposition intitulée " Le Fauvisme
en noir et blan" concerne la période qui va de Gauguin à Maurice de Vlaminck et les
dessins et estampes chez les Fauves dans leur rapport à leur environnement . Elle rassemble une centaine d'estampes et de livres illustrés
réalisés par les artistes fauves (Derain, Dufy, Friesz, Matisse, Vlaminck), leurs
précurseurs (Gauguin, Maillol, Munch, Valloton, Valtat) ainsi que leurs contemporains
expressionnistes allemands (Heckel, Kirchner, Schmidt-Rottluff).
Cette exposition fait part